Que ce soit à propos des sites naturels, des formations géologiques remarquables et des réserves de flores et faunes, des monuments historiques, des sites archéologiques, des paysages urbains et ruraux, lieux de mémoire, l’intérêt pour le patrimoine mondial est en constante progression. Cependant, une inquiétude généralisée se fait jour quant à la sauvegarde de ces sites. Les problèmes relatifs au rôle du patrimoine dans le monde actuel, à l’identification et la responsabilisation des gestionaires et parties prenantes en charge de ce patrimoine s’avèrent de plus en plus complexes. Le patrimoine peut être utilisé par les populations pour mettre en avant ses identités et ses valeurs, il peut donc être un moyen pour faire face aux mutations socio-économiques accélérées du monde actuel. De plus, il peut être un moyen d’intégration dans le développement durable et peut prendre part à des processus de modernisation difficiles. Le patrimoine, matériel ou immatériel, est avant tout fragile et précieux et il est donc nécessaire d’être attentif à maintenir sa diversité.
L’UNESCO cherche à encourager l’identification, la protection et la préservation du patrimoine matériel et immatériel à travers le monde. Ceci est considéré comme étant primordial pour l’humanité. Le gouvernement français en tant qu’état membre de l’UNESCO s’est étroitement impliqué dans la conservation du patrimoine et dans l’établissement d’une politique visant à promouvoir et faciliter les contributions techniques et financières pour la préservation du patrimoine. La convention France-UNESCO, partie intégrante de l’intérêt que porte la France au patrimoine et aux politiques culturelles actives, établit de fait une nouvelle approche de la coopération internationale.
Principes de l’accord
La Convention de coopération signée, en 1997, entre l'UNESCO et le Gouvernement de la République française sur la protection et la mise en valeur du patrimoine monumental, urbain et naturel a été fondée afin de contribuer à une meilleure connaissance du patrimoine culturel et naturel, afin d’intégrer la préservation du patrimoine au développement urbain et territorial, et afin d’associer la dimension sociale à la conservation du patrimoine.
Cet accord entre la France et l'UNESCO est le premier accord de type bilatéral avec le support de l'UNESCO dans le domaine de la sauvegarde du patrimoine.
Effet de levier
Durant les quinze dernières années, une centaine de projets ont été mis en oeuvre dans plus de cinquante pays à travers le monde. La France a apporté un budget global d'environ 3,7 millions d'euros à l'UNESCO dans le cadre de la convention France-UNESCO, ce qui a permis à l'Organisation de mobiliser plus de 18 millions d'euros dans le cadre de la convention France-UNESCO.
Pour de nombreux projets, la CFU a apporté une contribution financière peu élevée quantitativement mais essentielle qualitativement, car ces fonds de démarrage ont permis de mobiliser des bailleurs importants tels que l'Agence Française de Développement et l'Union européenne.
Objectifs
- Participer à la stratégie globale du patrimoine mondial, ceci en suivant les objectifs stratégiques du Comité du patrimoine qui visent à développer la Liste du patrimoine mondial plus représentative et plus équilibrée, à promouvoir l'une des missions de l'UNESCO consistant à protéger et sauvegarder le patrimoine commun de l'humanité et à poursuivre son engagement dans les objectifs du Millénaire pour le développement ( MDG) des Nations Unies.
- Favoriser le renforcement des compétences dans des réseaux de collectivités locales, et les actions à long terme. Développer des projets favorisant le développement durable économique et social.
- Donner une impulsion au développement de partenariats inter cités et inter sites, promouvoir une coopération décentralisée pour la protection du patrimoine impliquant des autorités françaises au niveau local et régional, favoriser l'aide internationale et les programmes de coopération.
Un outil de travail
La Convention France-UNESCO est un outil opérationnel de coopération internationale, à travers lequel la France met à la disposition de l'UNESCO une assistance technique et financière. S'appuyant sur l'expertise reconnue de la France, sur ses nombreuses années de pratique, d'enseignements et de formations spécialisées, sur ses corps de professionnels et d'experts (chercheurs, historiens, archéologues, architectes, conservateurs, urbanistes, restaurateurs, juristes, économistes, etc.), la Convention mobilise les acteurs impliqués dans la gestion du patrimoine en France pour intervenir sur le terrain à la demande des pays.
La convention France-UNESCO est un accord qui améliore les partenariats et l'assistance technique et ainsi donc d'assurer une responsabilité partagée de la communauté internationale dans la coopération pour la sauvegarde du patrimoine.
Nos activités : assistance technique et aide aux états parties
- Crédibilité, protection, conservation et gestion du patrimoine mondial
- Renforcement des compétences et des mécanisms de gouvernance des Etats parties et des gouvernements locaux
- Programmes thématiques et projets
- Communication et publications
Liens partenaires