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Sommet Africité. Cameroun, Yaoundé (Africité 3, 2004) ; Kenya, Nairobi (Africité 4, 2006) ; Maroc, Marrakech (Africité 5, 2009)

Depuis 2003, à l’occasion de l’organisation d’une session spéciale sur le patrimoine lors du Sommet Africités 3 (Yaoundé,  décembre 2003), le Partenariat pour le développement municipal (PDM) et l’UNESCO ont entrepris une collaboration visant à faire entrer la problématique du patrimoine dans les préoccupations des municipalités africaines. L’UNESCO, dans le cadre de la Convention France-UNESCO, avec le soutien du Sénat français et la collaboration de plusieurs partenaires et de collectivités, a donc travaillé à la définition d’un projet de renforcement des capacités des collectivités locales africaines dans ce domaine, qui se déroule par étapes et se poursuit actuellement.

Le livre Patrimoine culturel & développement local – Guide à l’attention des collectivités locales africaines, conçu à la demande des élus, a été élaboré et coédité avec CRAterre-Ensag en 2006. Il a été présenté et distribué lors d’une nouvelle session spéciale sur le patrimoine organisée au cours d’Africités 4 (Nairobi, septembre 2006). À cette occasion, les élus ont souligné l’importance primordiale de la formation à l’attention des décideurs mêmes ainsi que des techniciens municipaux, et ont demandé à l’UNESCO d’élaborer et de mettre en œuvre des formations à la gestion des ressources patrimoniales et culturelles. La première étape pour réfléchir à une stratégie globale de formation et aux modalités de sa mise en place a consisté en une réunion de trois jours à Paris en septembre 2007. Ces journées ont permis de faire se rencontrer des acteurs essentiels dans le domaine du patrimoine et de l’urbanisme et des collectivités locales en Afrique, d’évaluer leurs complémentarités et de faire le point sur les attentes de chacun par rapport aux formations à mettre en place. Sur la base des résultats de ces rencontres, une phase pilote de deux ans (2008-2009) a été lancée pour la mise en œuvre des formations. La CFU et le PDM, rejoints depuis 2008 par l’Association internationale des maires francophones (AIMF), sont les maîtres d’ouvrage de ce projet, avec l’assistance technique de CRAterre-ENSAG. La première formation a eu lieu du 18 au 21 novembre 2008 à Porto-Novo et a réuni des élus du Bénin, du Togo et du Burkina Faso. Ce séminaire de sensibilisation a été organisé conjointement avec l’atelier des directeurs du patrimoine culturel du programme Africa 2009 et a été accueilli à l’École du patrimoine africain (EPA). En 2009, des formations sur base nationale sont prévues au Mali et en Mauritanie. Un projet a été déposé auprès de l’Union européenne, avec l’AIMF pour chef de file pour permettre de développer notablement l’activité sur trois ans. Ce projet, qui  répond à une exigence clairement exprimée par les élus africains, prévoit l’organisation de quatre sessions de sensibilisation et deux ateliers d’échange pour les élus, ainsi que quatre sessions de formation et deux cours d’approfondissement pour les techniciens municipaux. A cela s’ajoute un volet « approfondissement de la connaissance », qui permettra de cadrer les contenus de formation au début du projet, et un volet « diffusion communication » sur le projet et ses enjeux.

La Convention France-UNESCO a coordonné la participation du Centre du patrimoine mondial au Sommet Africités 5, qui a eu lieu à Marrakech, Maroc, en décembre 2010, pour une session spéciale de formation « Patrimoines et développement : la diversité comme alternative ». Cette session de formation a été financée par l'Union Européenne et pilotée par l’Association Internationale des Maires francophones (AIMF).

Le résultat du projet est l’ouvrage « Patrimoine culturel et enjeux territoriaux en Afrique francophone » a été publié en décembre 2012. Cet outil conçu comme un outil d’aide à la décision s’inscrit en appui aux politiques du patrimoine engagés par les collectivités territoriales africaines, dans un contexte où les acteurs locaux jouent un rôle croissant. Cet ouvrage destiné en priorité aux élus et techniciens municipaux, intéresse également les professionnels du patrimoine.