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© Bertrand Limbour / Bertrand Limbour

Atelier sur la conservation urbaine, Chandigarh, Inde

Chandigarh est la première ville nouvelle construite après l'Indépendance de l'Inde en 1947. Elle est connue dans le monde entier pour son urbanisme et son architecture. Le plan d'aménagement urbain de la ville a été conçu par Le Corbusier à partir d'un plan précédent d'Albert Mayer. La plupart des édifices de la ville ont été imaginés par Pierre Jeanneret, Jane Drew et Maxwell Fry. A la fois capitale d’un territoire de l’Union et des deux États voisins, la ville de Chandigarh, Inde, était dans une phase de transition et subissait une importante pression urbaine qui devait être abordée à l’échelle du territoire. La participation de la ville au réseau des villes indiennes de culture vivante, Indian Heritage Cities Network (IHCN), a été un jalon important pour assurer le travail de sensibilisation auprès des autorités. Le projet d’inscription transnationale et en série de L’œuvre architecturale et urbaine de Le Corbusier sur la Liste du patrimoine mondial et l’élaboration de la Recommandation concernant le paysage urbain historique (PUH), qui n’était pas encore adoptée à l’époque, ont donné l'impulsion à un atelier de formation sur la conservation urbaine de Chandigarh.

L’atelier international sur la « Gestion des Paysages urbains historiques du XXe siècle », 18-21 décembre 2007, Chandigarh UT, Inde, a été organisé par l’administration de Chandigarh et l’Archaeological Survey of India (ASI) avec le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO et le Bureau de l’UNESCO à New Delhi, avec le soutien de la Convention France-UNESCO avec l’appui du ministère français de la Culture, et le Fonds-en-dépôt néerlandais. Des participants de 8 États parties (Brésil, France, Inde, Israël, Italie, Malte, Suisse, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord) ainsi que des représentants de l’ICOMOS, du Centre du patrimoine mondial, du ministère français de la Culture, de la Fondation Le Corbusier, de l’Epures, de l’agence d’urbanisme de Saint-Etienne (France), et des représentants de la Ville du Havre (France) ont assisté à cet atelier. La réunion s’inscrivait dans la continuité de précédentes discussions sur le Paysage urbain historique qui ont eu lieu lors de réunions organisées à Paris (France), Jérusalem (Israël), Saint-Pétersbourg (Fédération de Russie) et Olinda (Brésil). Par ailleurs, elle faisait également suite à une réunion organisée au Havre (France) la même année sur les villes modernes du XXe siècle: Brasilia, Chandigarh, Le Havre, Tel Aviv.

Les participants ont assisté à des présentations sur la gestion de villes du patrimoine mondial, les paysages urbains historiques et la sauvegarde du patrimoine de l’Inde à travers un certain nombre de présentations clés, des études de cas, et des discussions approfondies.

De plus, une présentation a été faite sur le projet d’inscription transnationale et en série de L’œuvre architecturale et urbaine de Le Corbusier, ainsi que des présentations des trois villes modernes inscrites sur la Liste du patrimoine mondial, Brasilia (Brésil), Le Havre (France) et Tel Aviv (Israël). Les participants ont également exploré la ville de Chandigarh, et ont eu la possibilité de visiter quelques réalisations de Le Corbusier comme la Haute Cour, et des réalisations urbaines ou architecturales de Pierre Jeanneret, Jane Drew ou Mawxell Fry. La discussion concernant le terme de paysage urbain historique a soulevé de nombreuses questions qui ont été abordées dans le contexte de l'urbanisme au XXe siècle. Avec une attention particulière portée à Chandigarh, les participants ont noté que les paysages urbains historiques apportent différents regards sur le patrimoine, le paysage urbain et le territoire urbain à plus grande échelle.

En examinant les données sur Chandigarh et Le Corbusier, les participants ont mis en avant que le paysage urbain historique nécessitait une analyse approfondie et une recherche en référence aux normes internationales pour identifier les caractéristiques, les valeurs et les conditions d’une protection et d'une inscription. Les qualités, l’esprit et le ressenti d’une ville devaient être compris à travers ses attributs significatifs, et ils devaient être considérés comme des outils essentiels pour justifier les valeurs, y compris les valeurs immatérielles, dans la spécificité de biens culturels et naturels.

La gestion du changement dans les paysages urbains historiques a été considérée comme étant un enjeu digne d'intérêt. Il a été souligné également combien la participation à une proposition d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial était une opportunité pour développer des outils de conservation et de développement urbain en s’appuyant sur la reconnaissance du patrimoine de la ville. L’approche PUH a été envisagée comme pouvant servir à développer des outils de gestion urbaine pour Chandigarh, qui pourraient, à leur tour, être utiles dans le cadre d’un plan de gestion du patrimoine mondial. L’Administration de Chandigarh avait à cette occasion proposé la mise en place d’un Comité du patrimoine à vocation consultative.

A la suite de cet atelier, les échanges ont continué avec le Bureau de l’UNESCO de New Delhi, le réseau des villes indiennes (IHCN), la Fondation Le Corbusier et avec l’agence d’urbanisme de Saint-Etienne, l’Epures, autour de coopérations bilatérales entre Chandigarh UT et Saint-Etienne Métropole, France.

Etats parties (1)
Objectifs stratégiques
  • Crédibilité
  • Conservation
  • Communication