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Assistance préparatoire et assistance technique pour la valorisation de la ville historique de Grand Bassam, Côte d'Ivoire

© 43ème BIMA

Grand Bassam est la première capitale de ce qui était alors la colonie française de Côte d’Ivoire, de 1893 à 1900. La ville historique, également appelée « quartier France » a été construite sur une bande de terre entre la Lagune Ouladine au nord, et l’Océan Atlantique au sud. La ville historique n’a pour ainsi dire pas changé depuis la période coloniale, gardant la même configuration et une grande partie de ses bâtiments d’origine, même si une partie d’entre eux est dégradée par le temps ou les restaurations inadaptées.

Fin 2007, un expert français de l'AEPAUMED (Association Européenne pour le Patrimoine Architectural et Urbain du Pourtour Méditerranéen), a été choisi par le Centre du patrimoine mondial, et a réalisé, avec deux architectes de l'équipe de l'AEPAUMED, deux missions à Grand Bassam en coopération avec le Ministère de la Culture et de la Francophonie de Côte d'Ivoire, la Commission nationale ivoirienne pour l'UNESCO, et la Mairie de Grand-Bassam. Ce travail a permis : d’effectuer un premier repérage des éléments patrimoniaux et de définir une méthode de travail avec l'ensemble des partenaires institutionnels ivoiriens ; de collecter des informations permettant de décrire la forme urbaine : plan de la ville, tracé des rues (avenues, rues et ruelles, plantations) et la typologie architecturale de chacune des zones ; de réaliser des relevés d’architecture des bâtiments les plus caractéristiques, ainsi qu’un repérage photographique précis et enfin de proposer un Plan d’Intérêt patrimonial permettant d’évaluer la qualité patrimoniale de la ville historique selon des critères spécifiquement architecturaux (édifice exceptionnel, remarquable ou ordinaire).

Fin janvier 2008, le dossier de nomination a été déposé officiellement auprès du Centre du patrimoine mondial. Suite au dépôt du dossier, le Centre du patrimoine mondial a demandé à l’équipe de l’AEPAUMED de poursuivre le travail pour fournir les compléments d’informations nécessaires et plus particulièrement la mise en œuvre des activités de conservation de Grand-Bassam : mécanisme de mesures de contrôle et de suivi dans la zone proposée pour inscription et dans la zone tampon ; plan de gestion ; formation. Un dossier d’informations complémentaires à été déposé début 2009.

Le dossier a été renvoyé sur proposition de l’ICOMOS, qui recommandait notamment d’étendre le périmètre du site pour inclure la zone vernaculaire (le dossier initialement présenté étant centré sur le quartier colonial) et en particulier le quartier Nzima, situé en bordure de la lagune. Habitée notamment des communautés de pêcheurs, cette zone est en effet un témoignage essentiel de l’histoire de l’occupation de la ville. Grand-Bassam a finalement été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 2012 à l’occasion de la 36e session du Comité du patrimoine mondial (Saint-Pétersbourg 2012).

Un plan d’action pour la finalisation du dossier avait été établi en lien avec la direction du patrimoine et les services de la ville lors de l’atelier organisé à Grand Bassam en octobre 2011 (dans le cadre du projet Patrimoine culturel et développement local). L’apport technique de la CFU était ciblé sur deux points essentiels : l’analyse urbaine et architecturale du quartier Nzima (afin de rééquilibrer la description du site sur le périmètre étendu) et la reformulation des critères et de l’analyse comparative. En complément, une assistance technique était apportée par l’équipe de la CFU auprès de la direction du patrimoine de Côte d’Ivoire nationale pour finaliser la rédaction du dossier.

Il a été décidé d’engager la restauration d’un monument emblématique. Un projet de restauration du palais de justice est prévu, avec le cofinancement de l’Etat et de l’Association Internationale des Maires Francophones, dont la ville de Grand Bassam est membre. La CFU a été sollicitée pour apporter un appui à maîtrise d’ouvrage pour aider à la programmation, et l’élaboration du cahier des charges et le suivi.

La CFU est également sollicitée pour identifier une collectivité française afin d’engager une coopération technique à long terme et apporter un appui technique à la maison du patrimoine, mise en place par le Ministère de la Culture de Côte d’Ivoire pour effectuer le suivi, le contrôle et la gestion depuis 2012.

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