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Réserve de la biosphère Río Plátano

Honduras
Facteurs affectant le bien en 2017*
  • Activités illégales
  • Cadre juridique
  • Espèces envahissantes/exotiques terrestres
  • Identité, cohésion sociale, modifications de la population locale / des communautés
  • Infrastructures hydrauliques
  • Modification du régime des sols
  • Ressources financières
  • Ressources humaines
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Élevage de bétail / pacage d’animaux domestiques
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Manque de clarté des limites du bien
  • Ressources humaines et financières
  • Identité, cohésion sociale, changements dans la population locales et communauté
  • Implantations illégales
  • Pâturage illégal de bétail et empiètement agricole
  • Exploitation forestière illégale
  • Pêche commerciale illégale
  • Braconnage
  • Espèces exotiques envahissantes
  • Gestion insuffisante
  • Impacts potentiels des projets d’aménagement hydroélectrique Patuca I, II et III
  • Non-respect des lois et lacunes en matière d’application des lois
  • Manque de clarté vis-à-vis de la propriété foncière et de l’accès aux ressources naturelles
  • Déforestation et dégradation forestière
  • Chevauchement avec d’importants sites archéologiques impliquant un besoin d’harmonisation de la gestion du patrimoine culturel et naturel
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril
  • Exploitation forestière illégale 
  • Occupation illégale 
  • Manque de clarté concernant la propriété foncière 
  • Capacité réduite de l'État Partie 
  • Détérioration générale de la loi, de l'ordre et de la sécurité dans la région
Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

Adopté, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/6236 

Mesures correctives pour le bien

Adoptées, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/4439 

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

Adopté, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/6236 

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2017

Montant total accordé au bien : 80 000 dollars EU (qui s’ajoutent aux quelque 100 000 dollars EU d’assistance technique en nature) dans le cadre du projet d'évaluation de l'efficacité de la gestion « Mise en valeur de notre patrimoine ».

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2017
Demandes approuvées : 8 (de 1982-2015)
Montant total approuvé : 223 628 dollars E.U.
2015 Studies in view of the redefinition of boundaries of ... (Approuvé)   25 628 dollars E.U.
1996 Conservation strategy and preparation of a management ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
1988 Equipment for Rio Platano Biosphere Reserve (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1987 Consultant services, training and equipment for ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
1985 Strengthen protection and management of Rio Platano ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1983 Implementation of protective measures, of training ... (Approuvé)   26 000 dollars E.U.
1982 Financial contribution towards ecodevelopment ... (Approuvé)   67 025 dollars E.U.
1982 Rio Platano Biosphere Reserve (Approuvé)   4 975 dollars E.U.
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2017

Le 1er février 2017, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/196/documents/, qui rend compte du suivi des demandes du Comité et des recommandations formulées sous la direction de l’Institut de conservation et de développement des forêts, des zones protégées et de la faune et la flore sauvages (ICF) et d’un Comité technique ad hoc (organisation interinstitutionnelle en charge de la gestion du site) qui rassemble une grande diversité de secteurs. Les activités entreprises et les réflexions menées peuvent être résumées comme suit :

  • Tous les efforts déployés sont guidés par la recherche d’un équilibre entre, d’un coté, les engagements nationaux et internationaux en matière de conservation, y compris ceux pris au titre de la Convention, et, d’un autre coté, les droits, intérêts et aspirations des peuples autochtones et des communautés afro-honduriennes et ladinos (métisses) ;
  • Une procédure de grande envergure visant à établir des titres de propriété en faveur des populations autochtones Miskitos et Pechs, a été mise en œuvre dans la zone culturelle de la réserve ;
  • Des survols et, dans certaines zones, des vérifications sur le terrain sont actuellement organisés afin de détecter, dès leur installation, les activités et occupations illégales ;
  • Les ressources humaines et financières limitées sont compensées par la coopération multilatérale et bilatérale, notamment un programme de soutien budgétaire de l’Union européenne en faveur du secteur forestier (PASPFOR), une coopération financière et technique soutenue par le gouvernement allemand, tout comme par exemple le projet PROTEP, et des efforts déployés au niveau régional pour soutenir le Corridor biologique mésoaméricain ;
  • Parmi les autres aides et soutiens, on citera un accord avec la Société pour la conservation de la vie sauvage (Wildlife Conservation Society – WCS) destiné à renforcer le système national d’aires protégées. Le bien est également éligible à des projets financés par le Fonds mondial de l’environnement (Global Environment Fund – GEF) destinés à soutenir certaines aires protégées du Honduras ;
  • Le système de suivi intégral (SIMONI) de la réserve était en cours de mis en place en 2016 et plusieurs actions ont été menées pour améliorer et mettre à jour les informations relatives au suivi biologique comme, par exemple, les données concernant les félins et leurs proies ;
  • L’État partie s’est montré désireux de faire usage des arguments, conclusions et recommandations formulés dans le cadre de l'assistance internationale de 2015, comme bases d’une éventuelle modification importante des limites du bien, tout en soulignant la nécessité absolue de consulter les parties prenantes locales sur le sujet, y compris les populations autochtones et les communautés afro-honduriennes. À cette fin, des accords de coopération ont été signés avec des représentants des populations autochtones Miskitos et Pechs. Le processus d’accord avec la Fédération afro-hondurienne et la communauté Tawahka débutera en 2017 ;
  • Indépendamment d’une éventuelle modification des limites du bien en vertu de la Convention, la planification à court, moyen et long termes élaborée dans le cadre du plan d’action du Comité technique ad hoc définit des orientations générales fort utiles. Dans le même temps, il est admis qu’une modification des limites impliquerait la nécessité de revoir et d’affiner l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) ;
  • Le projet hydroélectrique Patuca III, également connu sous le nom de Piedras Amarillas, est toujours interrompu en raison de « problèmes de financement et d’expropriation des terres avoisinantes ». Il est précisé que de nouveaux prêts du gouvernement chinois permettraient de reprendre les travaux. La liste de multiples impacts sociaux et environnementaux est dressée.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2017

Les efforts constants déployés par l’État partie en réponse aux différentes décisions du Comité, depuis que le bien a été inscrit pour la deuxième fois sur la Liste du patrimoine mondial en péril (en 2011), notamment la plus récente décision 40 COM 7A.33 (Istanbul/UNESCO, 2016), sont accueillis avec satisfaction. Les acteurs de la coopération bilatérale et multinationale devraient être félicités pour leur contribution substantielle et renouvelée aux efforts du gouvernement, un travail en commun entrepris de longue date. Toutefois, l’aide extérieure ne saurait être envisagée comme une compensation durable au sous-financement et au manque de ressources humaines systématiques, généralement observés dans une zone protégée aussi vaste, éloignée et sujette à conflits. Aussi, il est recommandé au Comité de demander à l’État partie de garantir un financement gouvernemental durable pour le bien. En outre, un effort de coordination générale des partenariats est fortement recommandé pour, par exemple, les multiples initiatives mises en œuvre par l’État partie afin de suivre le bien, initiatives qui doivent être harmonisées dans le cadre du système de suivi intégré (SIMONI) qui a été créé.

S’agissant des menaces en cours pour le bien, il est pris note de la poursuite des survols et des contrôles sur le terrain. Ces opérations devraient être maintenues pour détecter, le plus tôt possible, les activités illégales ainsi que les nouveaux établissements du même type, ce qui permettra d’apporter des réponses immédiates, contrairement aux expulsions réalisées une fois les établissements bien installés.

En ce qui concerne le projet de centrale hydroélectrique Patuca III ou Piedras Amarillas, les impacts sociaux et environnementaux présentés par l’État partie sont des plus graves car on note parmi ceux-ci des déplacements de populations, un possible encouragement à l’extension des limites des terres agricoles et une réduction des surfaces destinées à la production avec des conséquences sur la sécurité alimentaire. En outre, il est pris note de l’absence de prise en considération spécifique du bien et des impacts possibles du projet sur sa valeur universelle exceptionnelle (VUE), et il est par conséquent recommandé au Comité de demander à l’État partie de soumettre une évaluation des impacts possibles du projet sur la VUE du bien, réalisée conformément à la Note consultative de l’UICN sur le patrimoine mondial consacrée à l’évaluation environnementale, avant que ne soit prise toute décision de reprise des travaux.

La volonté explicite de l’État partie de suivre les recommandations formulées conjointement dans le cadre de l’assistance internationale de 2015, encouragée par le Comité dans sa décision 40 COM 7A.33, est accueillie avec satisfaction, de même que sa détermination à veiller à ce que tous les efforts de conservation et de gestion respectent pleinement les accords de gouvernance préexistants et les procédures de consultation et de négociation avec tous les détenteurs de droits et parties prenantes concernés, y compris les populations autochtones et les communautés afro-honduriennes et ladinos (métisses). Il est évident que le concept de modification des limites est des plus sensibles  et pourrait être facilement interprété comme une remise en question des droits et des accords de gouvernance définis au terme d’années de négociation. Il conviendrait d’expliquer clairement que l’intention de cette démarche est de renforcer la protection tant de la conservation du bien que de l’utilisation consentie des ressources locales contre des utilisateurs de ressources venus de l'extérieur et des projets de développement commercial de grande envergure, et que les modifications de limites devront être conçues afin d’accorder la meilleure protection possible à la VUE du bien et de façon à ne pas mettre en péril les moyens de subsistance et les droits des populations locales et autochtones. Il est recommandé au Comité d’encourager vivement l’État partie à poursuivre la procédure participative de consultation et de négociation mise en place afin d’élaborer une proposition de modification importante des limites.

Les réflexions qui, inévitablement, se feront jour dans le cadre de cette procédure sont, par essence, identiques aux questions de fond auxquelles il convient de répondre pour retirer le bien de la Liste du patrimoine mondial en péril. Une modification importante des limites du bien et les efforts visant à retirer celui-ci de la Liste du patrimoine mondial en péril devraient donc être envisagés et organisés dans le cadre d’une démarche intégrée et participative nécessitant une totale harmonisation. Enfin, il est recommandé au Comité de maintenir la Réserve de la biosphère Río Plátano sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décisions adoptées par le Comité en 2017
41 COM 7A.3
Réserve de la biosphère Río Plátano (Honduras) (N 196)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 40 COM 7A.33, adoptée à sa 40e session (Istanbul/UNESCO, 2016),
  3. Félicite l’État partie et les partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux pour les progrès supplémentaires réalisés dans le suivi intégré du bien et l’octroi d’un accès local négocié aux terres et aux ressources naturelles, et encourage l’État partie et les partenaires à poursuivre et renforcer ces efforts ;
  4. Accueille avec satisfaction l’effort entrepris par l’État partie pour mettre en œuvre une procédure de grande envergure visant à établir des titres de propriété en faveur des populations autochtones qui résident sur le territoire du bien et au-delà de ses limites ;
  5. Note les efforts déployés par l’État partie afin de contrôler les activités illégales, réitère toutefois sa préoccupation quant à l’inadéquation persistante des ressources humaines, financières et logistiques allouées par l’État partie afin de relever ces défis ;
  6. Recommande à l’État partie de poursuivre ses survols et contrôles sur le terrain afin de détecter dès que possible des activités illégales et de nouveaux établissements humains, permettant ainsi une réponse immédiate et évitant d’avoir recours à des expulsions une fois ces établissements bien en place ;
  7. Encourage également l’État partie à se conformer, comme il l’a fait précédemment, aux conclusions et recommandations formulées dans le cadre des discussions mises en place à l’occasion de l’assistance internationale de 2015, en poursuivant la procédure de consultation et de négociation qui sous-tend l’élaboration d’une proposition de modification importante des limites prenant pleinement en considération les intérêts, droits et aspirations des populations autochtones et des communautés afro-honduriennes et ladinos (métisses), avec, si nécessaire, le soutien technique du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN ;
  8. Estime que la modification importante des limites du bien et les efforts à entreprendre pour retirer le bien de la Liste du patrimoine mondial en péril sont étroitement liés et devraient être envisagés et mis en œuvre dans le cadre d’une même démarche cohérente ;
  9. Rappelle sa demande auprès de l’État partie afin qu’il rende compte des possibles impacts du projet Patuca III, et demande à l’État partie de veiller à ce que les impacts actuels et potentiels du projet sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien soient évalués de façon spécifique, conformément à la Note consultative de l’UICN sur le patrimoine mondial consacrée à l’évaluation environnementale, et de s’assurer que la mise en œuvre de ce projet ne sera autorisée qu’une fois cette évaluation achevée ;
  10. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018 ;
  11. Décide de maintenir Réserve de la biosphère Río Plátano (Honduras) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
41 COM 8C.2
Mise à jour de la Liste du patrimoine mondial en péril (biens maintenus)
Le Comité du patrimoine mondial,
  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/17/41.COM/7A, WHC/17/41.COM/7A.Add et WHC/17/41.COM/7A.Add.2),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :
    • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 41 COM 7A.54)
    • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 41 COM 7A.55)
    • Belize, Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize (décision 41 COM 7A.2)
    • Bolivie (État plurinational de), Ville de Potosí (décision 41 COM 7A.23)
    • Chili, Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (décision 41 COM 7A.24)
    • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 41 COM 7A.6)
    • Égypte, Abou Mena (décision 41 COM 7A.32)
    • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 41 COM 7A.1)
    • Honduras, Réserve de la Biosphère Río Plátano (décision 41 COM 7A.3)
    • Îles Salomon, Rennell Est (décision 41 COM 7A.19)
    • Indonésie, Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (décision 41 COM 7A.18)
    • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 41 COM 7A.33)
    • Iraq, Hatra (décision 41 COM 7A.34)
    • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision 41 COM 7A.35)
    • Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (site proposé par la Jordanie) (décision 41 COM 7A.36)
    • Libye, Ancienne ville de Ghadamès (décision 41 COM 7A.40)
    • Libye, Site archéologique de Cyrène (décision 41 COM 7A.37)
    • Libye, Site archéologique de Leptis Magna (décision 41 COM 7A.38)
    • Libye, Site archéologique de Sabratha (décision 41 COM 7A.39)
    • Libye, Sites rupestres du Tadrart Acacus (décision 41 COM 7A.41)
    • Madagascar, Forêts humides de l’Atsinanana (décision 41 COM 7A.14)
    • Mali, Villes anciennes de Djenné (décision 41 COM 7A.28)
    • Mali, Tombouctou (décision 41 COM 7A.29)
    • Mali, Tombeau des Askia (décision 41 COM 7A.30)
    • Micronésie (États fédérés de), Nan Madol : centre cérémoniel de la Micronésie orientale (décision 41 COM 7A.56)
    • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 41 COM 7A.15)
    • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 41 COM 7A.31)
    • Ouzbékistan, Centre historique de Shakhrisyabz (décision 41 COM 7A.57)
    • Palestine, Lieu de naissance de Jésus : l’église de la Nativité et la route de pèlerinage, Bethléem (décision 41 COM 7A.42)
    • Palestine, Palestine : pays d’olives et de vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (décision 41 COM 7A.43)
    • Panama, Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo (décision 41 COM 7A.25)
    • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 41 COM 7A.26)
    • République arabe syrienne, Ancienne ville d'Alep (décision 41 COM 7A.44)
    • République arabe syrienne, Ancienne ville de Bosra (décision 41 COM 7A.45)
    • République arabe syrienne, Ancienne ville de Damas (décision 41 COM 7A.46)
    • République arabe syrienne, Villages antiques du Nord de la Syrie (décision 41 COM 7A.47)
    • République arabe syrienne, Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din (décision 41 COM 7A.48)
    • République arabe syrienne, Site de Palmyre (décision 41 COM 7A.49)
    • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St Floris (décision 41 COM 7A.4)
    • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 41 COM 7A.7)
    • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 41 COM 7A.8)
    • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 41 COM 7A.9)
    • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision 41 COM 7A.10)
    • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 41 COM 7A.11)
    • République-Unie de Tanzanie, Réserve de gibier de Selous (décision 41 COM 7A.17)
    • Sénégal, Parc national du Niokolo-Koba (décision 41 COM 7A.16)
    • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 41 COM 7A.21)
    • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Liverpool – Port marchand (décision 41 COM 7A.22)
    • Venezuela (République bolivarienne du), Coro et son port (décision 41 COM 7A.27)
    • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 41 COM 7A.51)
    • Yémen, Vieille ville de Sana’a (décision 41 COM 7A.52)
    • Yémen, Ancienne ville de Shibam et son mur d'enceinte (décision 41 COM 7A.53)
        Projet de décision : 41 COM 7A.3

        Le Comité du patrimoine mondial,

        1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7A,
        2. Rappelant la décision 40 COM 7A.33, adoptée à sa 40e session (Istanbul/UNESCO, 2016),
        3. Félicite l’État partie et les partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux pour les progrès supplémentaires réalisés dans le suivi intégré du bien et l’octroi d’un accès local négocié aux terres et aux ressources naturelles, et encourage l’État partie et les partenaires à poursuivre et renforcer ces efforts ;
        4. Accueille avec satisfaction l’effort entrepris par l’État partie pour mettre en œuvre une procédure de grande envergure visant à établir des titres de propriété en faveur des populations autochtones qui résident sur le territoire du bien et au-delà de ses limites ;
        5. Note les efforts déployés par l’État partie afin de contrôler les activités illégales, réitère toutefois sa préoccupation quant à l’inadéquation persistante des ressources humaines, financières et logistiques allouées par l’État partie afin de relever ces défis ;
        6. Recommande à l’État partie de poursuivre ses survols et contrôles sur le terrain afin de détecter dès que possible des activités illégales et de nouveaux établissements humains, permettant ainsi une réponse immédiate et évitant d’avoir recours à des expulsions une fois ces établissements bien en place ;
        7. Encourage également l’État partie à se conformer, comme il l’a fait précédemment, aux conclusions et recommandations formulées dans le cadre des discussions mises en place à l’occasion de l’assistance internationale de 2015, en poursuivant la procédure de consultation et de négociation qui sous-tend l’élaboration d’une proposition de modification importante des limites prenant pleinement en considération les intérêts, droits et aspirations des populations autochtones et des communautés afro-honduriennes et ladinos (métisses), avec, si nécessaire, le soutien technique du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN ;
        8. Estime que la modification importante des limites du bien et les efforts à entreprendre pour retirer le bien de la Liste du patrimoine mondial en péril sont étroitement liés et devraient être envisagés et mis en œuvre dans le cadre d’une même démarche cohérente ;
        9. Rappelle sa demande auprès de l’État partie afin qu’il rende compte des possibles impacts du projet Patuca III, et demande à l’État partie de veiller à ce que les impacts actuels et potentiels du projet sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien soient évalués de façon spécifique, conformément à la Note consultative de l’UICN sur le patrimoine mondial consacrée à l’évaluation environnementale, et de s’assurer que la mise en œuvre de ce projet ne sera autorisée qu’une fois cette évaluation achevée ;
        10. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018 ;
        11. Décide de maintenir Réserve de la biosphère Río Plátano (Honduras) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
        Année du rapport : 2017
        Honduras
        Date d'inscription : 1982
        Catégorie : Naturel
        Critères : (vii)(viii)(ix)(x)
        Liste en péril (dates) : 1996-2007, 2011-présent
        Documents examinés par le Comité
        Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
        Rapport (2017) .pdf
        arrow_circle_right 41COM (2017)
        Exports

        * : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

        ** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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