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Réserve de la biosphère Río Plátano

Honduras
Facteurs affectant le bien en 2019*
  • Activités illégales
  • Cadre juridique
  • Espèces envahissantes/exotiques terrestres
  • Identité, cohésion sociale, modifications de la population locale / des communautés
  • Infrastructures hydrauliques
  • Modification du régime des sols
  • Ressources financières
  • Ressources humaines
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Élevage de bétail / pacage d’animaux domestiques
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Ressources financières
  • Ressources humaines
  • Activités illégales (Implantations illégales, Pâturage illégal de bétail et empiètement agricole, Exploitation forestière illégale, Pêche commerciale illégale, Braconnage et commerce de d’espèces protégées)
  • Espèces envahissantes/exotiques terrestres
  • Modification du régime des sols (déforestation et dégradation forestière)
  • Cadre juridique (Non-respect des lois et lacunes en matière d’application des lois)
  • Élevage de bétail / pacage d’animaux domestiques
  • Système de gestion/plan de gestion (Manque de clarté des limites du bien, Manque de clarté vis-à-vis de la propriété foncière et de l’accès aux ressources naturelles)
  • Infrastructures hydrauliques (Impacts potentiels des projets d’aménagement hydroélectrique Patuca I, II et III)
  • Identité, cohésion sociale, modifications de la population locale / des communautés
  • Chevauchement avec d’importants sites archéologiques impliquant un besoin d’harmonisation de la gestion du patrimoine culturel et naturel
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril
  • Exploitation forestière illégale 
  • Occupation illégale 
  • Manque de clarté concernant la propriété foncière 
  • Capacité réduite de l'État Partie 
  • Détérioration générale de la loi, de l'ordre et de la sécurité dans la région
Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

Adopté, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/6236 

Mesures correctives pour le bien

Adoptées, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/6236 

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

Adopté, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/6236 

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2019

Montant total accordé au bien : 80 000 dollars EU (qui s’ajoutent aux quelque 100 000 dollars EU d’assistance technique en nature) dans le cadre du projet d'évaluation de l'efficacité de la gestion « Mise en valeur de notre patrimoine ».

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2019
Demandes approuvées : 8 (de 1982-2015)
Montant total approuvé : 223 628 dollars E.U.
2015 Studies in view of the redefinition of boundaries of ... (Approuvé)   25 628 dollars E.U.
1996 Conservation strategy and preparation of a management ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
1988 Equipment for Rio Platano Biosphere Reserve (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1987 Consultant services, training and equipment for ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
1985 Strengthen protection and management of Rio Platano ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1983 Implementation of protective measures, of training ... (Approuvé)   26 000 dollars E.U.
1982 Financial contribution towards ecodevelopment ... (Approuvé)   67 025 dollars E.U.
1982 Rio Platano Biosphere Reserve (Approuvé)   4 975 dollars E.U.
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2019

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation de conservation du bien le 4 février 2019, disponible à http://whc.unesco.org/en/list/196/documents, complété le 14 février 2019 par des informations sur un projet hydroélectrique.

L’État partie répond à la décision 42 COM 7A.44 comme suit :

  • Le Comité ad hoc pour la protection du bien, initialement créé sur la base de décrets de 2011 et 2013, a été réactivé pour coordonner les actions prioritaires pour le bien et ses environs. Deux réunions ont rassemblé en 2018 la Confédération des peuples autochtones du Honduras, la Direction des peuples autochtones et afro-honduriens et de nombreuses institutions gouvernementales, dont les forces de défense et la police nationale ;
  • Une campagne présidentielle intitulée « SOS Honduras : arrêtons la destruction des forêts » a été lancée le 8 novembre 2018 dans le but de renforcer le financement, les capacités et la coordination entre les secteurs, les institutions, les organisations non gouvernementales (ONG) et les acteurs de la coopération. Les objectifs concrets comprennent des points de contrôle impliquant plusieurs agences et la mise en œuvre d’un programme national de gardes forestiers ;
  • Soutenue par le gouvernement allemand, c’est grâce à la coopération de longue date avec les peuples autochtones et les communautés locales que l’on continue d’attribuer des droits à la terre et à l’accès aux ressources naturelles, et de promouvoir les plans de vie (« planes de vida »), qui font partie intégrante de la gouvernance et de la gestion du bien et de ses abords ;
  • Reconnaissant l’importance de la région de la Mosquitia au Honduras sur le plan de la conservation, la Wildlife Conservation Society (WCS), la Global Wildlife Conservation (GWC) et le US Fish and Wildlife Service (USFWS) soutiennent l’État partie en renforçant les capacités techniques et en équipant le personnel de terrain ;
  • Les survols et les enquêtes au sol visant à détecter les activités illégales se sont poursuivis en 2018 et un accord de coopération entre l’Instituto Nacional de Conservación y Desarrollo Forestal (ICF) et le ministre de la Défense nationale est en cours de négociation, visant à renforcer le suivi et la surveillance.

L’État partie a renouvelé son engagement à poursuivre les actions en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril et à élaborer une modification importante des limites. Une Liste indicative actualisée a été soumise, condition nécessaire pour la future proposition d’inscription.

Le projet hydroélectrique Patuca III serait en construction et ses impacts environnementaux potentiels sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien n’ont pas été évalués conformément à la Note consultative de l’UICN sur le patrimoine mondial : l’évaluation environnementale. Toutefois, l’État partie s’engage à donner suite à la demande du Comité et sollicite une assistance financière dans le cadre de la coopération internationale pour entreprendre l’évaluation, bien qu’aucune ressource n’ait été obtenue à ce jour.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2019

Les efforts continus pour accorder des droits aux peuples autochtones et aux communautés locales, y compris les Afro-Honduriens, au sein et aux abords du bien, ainsi que la coopération bilatérale à l’appui de solutions novatrices en matière de gouvernance et de gestion sont à nouveau accueillis favorablement. Il est recommandé que le Comité se félicite du soutien des partenaires internationaux gouvernementaux et non gouvernementaux dans le domaine de la conservation, tels que la WCS, la GWC et le USFWS, ce qui réaffirme avec force l’importance extraordinaire du bien en matière de conservation. En outre, la réactivation du Comité ad hoc, associée à la campagne gouvernementale SOS Honduras, est considérée comme une autre mesure positive.

L’État partie, toutefois, n’explique pas en détail l’efficacité des efforts de coordination, le sous-financement systémique et le manque de personnel qui entravent la gestion et la protection du bien depuis 1996, date à laquelle le bien a été inscrit pour la première fois sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Rien n’indique que la réponse de l’État partie, depuis la deuxième inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 2011, entraîne une inversion des tendances inquiétantes dans ce bien vaste et reculé. Tout en reconnaissant les résultats des tentatives antérieures visant à induire des changements décisifs par l’intermédiaire du Comité ad hoc, il sera éminemment important de maintenir la dynamique politique du Comité ad hoc et de la campagne SOS Honduras et d’appuyer le suivi avec des ressources gouvernementales appropriées, complétées par des projets financés de l’extérieur.

Si les activités, y compris celles proposées dans le cadre de plusieurs programmes de coopération internationale, sont accueillies favorablement, il devient clair qu’une démarche alternative est nécessaire pour progresser suffisamment vers l’achèvement des mesures correctives et l’atteinte de l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR). Il est rappelé que le Comité a recommandé l’étude d’une modification importante des limites en tant qu’étape cruciale dans ce processus et à la suite de l’approbation de cette approche recommandée, l’État partie a depuis lors mis à jour avec succès sa Liste indicative en incluant la réserve de biosphère du Río Plátano. Il est recommandé que le Comité encourage vivement l’État partie à lancer la proposition de modification importante des limites dans le cadre d’un processus participatif doté de ressources suffisantes, en coordonnant les nombreux efforts en cours, secteurs, projets, parties prenantes gouvernementales et non gouvernementales, y compris les populations autochtones et les communautés locales au sein et autour du bien. Étant donné la reconnaissance simultanée du statut de réserve de biosphère, il sera important d’harmoniser le processus avec les exigences formelles du Programme sur l’homme et la biosphère de l’UNESCO (MAB).

À la lumière des préoccupations du Comité concernant le projet hydroélectrique Patuca III (Piedras Amarillas) exprimées dans plusieurs décisions (y compris la décision 42 COM 7A.44), il est alarmant que la construction de ce projet ait progressé. Même s’il est noté que l’État partie est prêt à entreprendre une évaluation des impacts potentiels du projet, il est regrettable qu’aucune avancée n’ait été effectuée à ce jour dans le lancement de cette évaluation requise. Il est recommandé que le Comité réitère sa plus vive préoccupation et demande des éclaircissements immédiats sur la situation actuelle s’agissant des impacts actuels et potentiels sur la VUE du bien.

Décisions adoptées par le Comité en 2019
43 COM 7A.4
Réserve de la biosphère Río Plátano (Honduras) (N 196)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7A,
  2. Rappelant les décisions 41 COM 7A.3 et 42 COM 7A.44, adoptées respectivement à ses 41e(Cracovie, 2017) et 42e (Manama, 2018) sessions,
  3. Félicite l’État partie pour la réactivation du Comité ad hoc dédié à la gestion et à la protection du bien, ainsi que pour la campagne présidentielle « SOS Honduras : arrêtons la destruction des forêts » ;
  4. Félicite également les partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux pour leur soutien continu à la conservation du bien et pour les avancées effectuées dans la délivrance de titres fonciers et l’octroi d’un accès local négocié aux ressources naturelles dans les zones tampons et culturelles de la réserve de biosphère ;
  5. Note avec préoccupation que les efforts déployés à ce jour n’ont pas abouti à des avancées significatives vers l’atteinte de l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR), et prie instamment l’État partie et les partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux concernés de veiller à ce que les activités proposées correspondent à l’ampleur et à la complexité des défis bien documentés, afin de progresser vers la réalisation des mesures correctives et vers l’atteinte du DSOCR ;
  6. Accueille favorablement l’inscription sur la Liste indicative de l’État partie de la réserve de biosphère de Río Plátano comme condition préalable à la modification importante des limites du bien et encourage vivement l’État partie à poursuivre la proposition de modification importante des limites comme une étape cruciale vers l’atteinte du DSOCR, et en particulier à :
    1. Coordonner les nombreux secteurs et institutions gouvernementaux impliqués à différents niveaux,
    2. Solliciter le soutien du Centre du patrimoine mondial, des Organisations consultatives et d’autres États parties, le cas échéant,
    3. Garantir la pleine participation des peuples autochtones et des communautés locales en tant que composante essentielle de la proposition,
    4. Garantir la pleine prise en compte du patrimoine archéologique du bien et des acteurs correspondants ;
  7. Réitère sa plus vive préoccupation quant au fait que l’État partie n’ait pas fait rapport sur les impacts possibles du projet hydroélectrique de Patuca III (Piedras Amarillas), malgré des demandes répétées, au moment où la construction serait en cours ou achevée, et demande fortement à l’État partie de faire immédiatement rapport sur l’état du projet et comment il garantira que les impacts actuels et potentiels sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien sont spécifiquement évalués, conformément à la Note consultative de l’UICN sur le patrimoine mondial : l’évaluation environnementale ;
  8. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020 ;
  9. Décide de maintenir Réserve de la biosphère Río Plátano (Honduras) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
43 COM 8C.2
Mise à jour de la Liste du patrimoine mondial en péril (biens maintenus)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/19/43.COM/7A, WHC/19/43.COM/7A.Add, WHC/19/43.COM/7A.Add.2, WHC/19/43.COM/7A.Add.3 et WHC/19/43.COM/7A.Add.3.Corr),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :
  • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 43 COM 7A.41)
  • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 43 COM 7A.42)
  • Autriche, Centre historique de Vienne, (décision 43 COM 7A.45)
  • Bolivie (État plurinational de), Ville de Potosí (décision 43 COM 7A.48)
  • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 43 COM 7A.6)
  • Égypte, Abou Mena (décision 43 COM 7A.17)
  • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 43 COM 7A.3)
  • Honduras, Réserve de la Biosphère Río Plátano (décision 43 COM 7A.4)
  • Îles Salomon, Rennell Est (décision 43 COM 7A.2)
  • Indonésie, Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (décision 43 COM 7A.1)
  • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 43 COM 7A.18)
  • Iraq, Hatra (décision 43 COM 7A.19)
  • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision 43 COM 7A.20)
  • Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (site proposé par la Jordanie) (décision 43 COM 7A.22)
  • Kenya, Parcs nationaux du Lac Turkana (décision 43 COM 7A.12)
  • Libye, Ancienne ville de Ghadamès (décision 43 COM 7A.26)
  • Libye, Site archéologique de Cyrène (décision 43 COM 7A.23)
  • Libye, Site archéologique de Leptis Magna (décision 43 COM 7A.24)
  • Libye, Site archéologique de Sabratha (décision 43 COM 7A.25)
  • Libye, Sites rupestres du Tadrart Acacus (décision 43 COM 7A.27)
  • Madagascar, Forêts humides de l’Atsinanana (décision 43 COM 7A.13)
  • Mali, Tombeau des Askia (décision 43 COM 7A.55)
  • Mali, Tombouctou (décision 43 COM 7A.54)
  • Mali, Villes anciennes de Djenné (décision 43 COM 7A.53)
  • Micronésie (États fédérés de), Nan Madol : centre cérémoniel de la Micronésie orientale (décision 43 COM 7A.43)
  • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 43 COM 7A.14)
  • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 43 COM 7A.56)
  • Ouzbékistan, Centre historique de Shakhrisyabz (décision 43 COM 7A.44)
  • Palestine, Palestine : pays d’olives et de vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (décision 43 COM 7A.30)
  • Palestine, Vieille ville d’Hébron/Al-Khalil (décision 43 COM 7A.29)
  • Panama, Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo (décision 43 COM 7A.50)
  • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 43 COM 7A.51)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville d'Alep (décision 43 COM 7A.31)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Bosra (décision 43 COM 7A.32)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Damas (décision 43 COM 7A.33)
  • République arabe syrienne, Villages antiques du Nord de la Syrie (décision 43 COM 7A.34)
  • République arabe syrienne, Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din (décision 43 COM 7A.35)
  • République arabe syrienne, Site de Palmyre (décision 43 COM 7A.36)
  • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St Floris (décision 43 COM 7A.5)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 43 COM 7A.7)
  • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 43 COM 7A.8)
  • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 43 COM 7A.9)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision 43 COM 7A.10)
  • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 43 COM 7A.11)
  • République-Unie de Tanzanie, Réserve de gibier de Selous (décision 43 COM 7A.16)
  • Sénégal, Parc national du Niokolo-Koba (décision 43 COM 7A.15)
  • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 43 COM 7A.46)
  • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Liverpool – Port marchand (décision 43 COM 7A.47)
  • Venezuela (République bolivarienne du), Coro et son port (décision 43 COM 7A.52)
  • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 43 COM 7A.38)
  • Yémen, Vieille ville de Sana’a (décision 43 COM 7A.39)
  • Yémen, Ancienne ville de Shibam et son mur d'enceinte (décision 43 COM 7A.40)
Projet de décision : 43 COM 7A.4

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7A,
  2. Rappelant les décisions 41 COM 7A.3 et 42 COM 7A.44, adoptées respectivement à ses 41e(Cracovie, 2017) et 42e (Manama, 2018) sessions,
  3. Félicite l’État partie pour la réactivation du Comité ad hoc dédié à la gestion et à la protection du bien, ainsi que pour la campagne présidentielle « SOS Honduras : arrêtons la destruction des forêts » ;
  4. Félicite également les partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux pour leur soutien continu à la conservation du bien et pour les avancées effectuées dans la délivrance de titres fonciers et l’octroi d’un accès local négocié aux ressources naturelles dans les zones tampons et culturelles de la réserve de biosphère ;
  5. Note avec préoccupation que les efforts déployés à ce jour n’ont pas abouti à des avancées significatives vers l’atteinte de l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR), et prie instamment l’État partie et les partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux concernés de veiller à ce que les activités proposées correspondent à l’ampleur et à la complexité des défis bien documentés, afin de progresser vers la réalisation des mesures correctives et vers l’atteinte du DSOCR ;
  6. Accueille favorablement l’inscription sur la Liste indicative de l’État partie de la réserve de biosphère de Río Plátano comme condition préalable à la modification importante des limites du bien et encourage vivement l’État partie à poursuivre la proposition de modification importante des limites comme une étape cruciale vers l’atteinte du DSOCR, et en particulier à :
    1. Coordonner les nombreux secteurs et institutions gouvernementaux impliqués à différents niveaux,
    2. Solliciter le soutien du Centre du patrimoine mondial, des Organisations consultatives et d’autres États parties, le cas échéant,
    3. Garantir la pleine participation des peuples autochtones et des communautés locales en tant que composante essentielle de la proposition,
    4. Garantir la pleine prise en compte du patrimoine archéologique du bien et des acteurs correspondants ;
  7. Réitère sa plus vive préoccupation quant au fait que l’État partie n’ait pas fait rapport sur les impacts possibles du projet hydroélectrique de Patuca III (Piedras Amarillas), malgré des demandes répétées, au moment où la construction serait en cours ou achevée, et demande fortement à l’État partie de faire immédiatement rapport sur l’état du projet et comment il garantira que les impacts actuels et potentiels sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien sont spécifiquement évalués, conformément à la Note consultative de l’UICN sur le patrimoine mondial : l’évaluation environnementale ;
  8. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020 ;
  9. Décide de maintenir Réserve de la biosphère Río Plátano (Honduras) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
Année du rapport : 2019
Honduras
Date d'inscription : 1982
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(viii)(ix)(x)
Liste en péril (dates) : 1996-2007, 2011-présent
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2019) .pdf
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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