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Îles Galápagos

Équateur
Facteurs affectant le bien en 2016*
  • Activités illégales
  • Cadre juridique
  • Espèces envahissantes/exotiques terrestres
  • Gouvernance
  • Identité, cohésion sociale, modifications de la population locale / des communautés
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Pêche/collecte de ressources aquatiques
  • Vastes infrastructures et/ou installations touristiques / de loisirs
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Cadre juridique (mise en œuvre inappropriée de la loi spéciale sur les Galápagos)
  • Gouvernance
  • Pêche illégale, non déclarée et non réglementée / ramassage de ressources aquatiques.
  • Espèces envahissantes étrangères / biosécurité (mesures de quarantaine inappropriées et inefficaces) 
  • Identité, cohésion sociale, évolution de la population locale (fort taux d'immigration) 
  • Impacts du tourisme et des loisirs
  • Importantes infrastructures hôtelières et connexes.
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2016

Montant total accordé au bien : 3,5 millions de dollars EU pour la capitalisation d’un fonds en dépôt pour les espèces introduites, gestion des espèces introduites, études de gestion du tourisme et autre soutien technique.

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2016
Demandes approuvées : 25 (de 1979-2001)
Montant total approuvé : 567 850 dollars E.U.
2001 Emergency assistance request for Galapagos Islands ... (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
1998 Ecological Monitoring in the Galapagos Archipelago - ... (Approuvé)   92 500 dollars E.U.
1998 Urgent development of ecological monitoring through a ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1996 Preparation of Interpretation Materials for the ... (Non approuvé)   0 dollars E.U.
1994 Fire figthing equipment for Galapagos (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
1992 Revision of the management plan for Galapagos Islands (Approuvé)   29 000 dollars E.U.
1992 One fellowship for an officer from the Galapagos ... (Approuvé)   3 100 dollars E.U.
1992 Support to 3 resource persons and organization of a ... (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
1992 Financial contribution to a training course organized ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1990 Training in Costa Rica of one specialist from the ... (Approuvé)   2 000 dollars E.U.
1990 Study to investigate the impacts of tourism on ... (Approuvé)   14 000 dollars E.U.
1989 Purchase of 2 motor-boats and spare parts, as well as ... (Approuvé)   59 500 dollars E.U.
1989 Financial contribution to the Charles Darwin Foundation ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1989 One study grant enabling the superintendent of ... (Approuvé)   4 000 dollars E.U.
1988 Purchase of 4 boats for strengthening the protection of ... (Approuvé)   54 000 dollars E.U.
1988 Consultancy services for reviewing and preparing a ... (Approuvé)   4 250 dollars E.U.
1987 1.5 month consultancy mission to follow-up the zoning ... (Approuvé)   2 500 dollars E.U.
1987 Contribution to consultancy mission for the development ... (Approuvé)   2 000 dollars E.U.
1987 Provision of 2 experts for 3.5 months to advise on the ... (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
1986 Financial support to the environmental education and ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1985 Contribution to the training of an environmental ... (Approuvé)   2 500 dollars E.U.
1985 4-month training in management of protected areas ... (Approuvé)   6 000 dollars E.U.
1985 Contribution to purchase of equipment for Galapagos ... (Approuvé)   10 500 dollars E.U.
1982 Financial contribution to a training course organised ... (Approuvé)   10 000 dollars E.U.
1979 Purchase of equipment to eliminate invasive species in ... (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
1979 Training seminar in the Galapagos (Approuvé)   12 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2016**

Juin 1996 : mission de suivi réactif conjointe UNESCO/UICN (en présence du président du Comité du patrimoine mondial) ; février 2003 : mission de l’UNESCO ; juin 2003 : mission de l'UNESCO ; avril 2005 : visite informelle de l’UNESCO ; février/mars 2006 : mission de suivi réactif conjointe UNESCO/UICN ; avril 2007 : mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/UICN (en présence du président du Comité du patrimoine mondial) ; avril 2009 : visite informelle de l’UNESCO ; avril-mai 2010 : mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/UICN.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

L'État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 26 février 2016, consultable à l’adresse https://whc.unesco.org/fr/list/1/documents. Les progrès accomplis relatés sont organisés en quatre champs thématiques et peuvent être résumés comme suit :

Biosécurité :

  • Promotion d’une agriculture durable locale afin de réduire les risques de biosécurité des produits frais importés, plus inspection et quarantaine des produits importés ;
  • Remplacement partiel des navires de marchandises, pour faciliter les efforts de contrôle et de quarantaine ;
  • Définition de normes de transport entre les îles, complétant les normes environnementales existantes pour l’exploitation de navires dans la réserve marine des Galápagos ;
  • Construction d’un nouveau port à Guayaquil planifiée pour 2016 et 2017 en vue d’optimiser le contrôle et la gestion de la biosécurité dans la principale ville continentale desservant l’archipel ;
  • Créée en 2012, l’agence de biosécurité des Galápagos (ABG), en espagnol Agencia de Regulación y Control de la Bioseguridad y Cuarentena para Galápagos, opère dans les principaux ports et aéroports avec une mission exhaustive applicable à tous les écosystèmes terrestres et marins. La surveillance, la gestion et l’éradication des espèces envahissantes étrangères (EES) sont réalisées en coordination avec d’autres agences ;
  • Le Fonds pour le contrôle des espèces envahissantes des Galápagos (FEIG) a permis la réalisation de projets consacrés à l’éradication des EES.

Tourisme

  • Tandis qu’un moratoire de 2013 sur un nouveau projet hôtelier a été levé en 2014, des réglementations strictes pour les infrastructures d’hébergement ont été mises en place ;
  • Un modèle d’écotourisme adopté en 2010 est revu en tenant compte des quatre piliers suivants : (i) gouvernance, (ii) restructuration des destinations, (iii) promotion / marketing du tourisme et (iv) suivi, notamment à travers l’observatoire du tourisme des Galápagos.

Dispositif de gouvernance évolutif

  • Une nouvelle loi spéciale (Ley Orgánica de Régimen Especial de Galápagos) est entrée en vigueur en juin 2015. Elle établit des objectifs globaux basés sur un ensemble de principes fondamentaux et définit les responsabilités institutionnelles, entre autres stipulations ;
  • Le plan d’utilisation des sols et de développement durable des Galápagos et le plan de gestion des aires protégées des Galápagos pour le Bien-Vivre sont présentés comme des cadres de planification généraux.

Déchets solides

  • Les déchets solides font l’objet d’efforts de recyclage dans trois centres et sont autrement déposés dans des décharges sur les principales îles habitées. Une des décharges ne détient pas encore les permis applicables ni les plans approuvés.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2016

Les informations communiquées par l’État partie répondent à la plupart des préoccupations formulées dans les décisions antérieures du Comité du patrimoine mondial.

Les risques de biosécurité sont directement liés à l’augmentation considérable du trafic, du tourisme et de la population locale. Bien que les progrès accomplis dans la planification du nouveau port à Guayaquil, les projets d’éradication des espèces envahissantes étrangères soutenus par le FEIG et la définition des normes régissant les transports soient appréciés, les espèces envahissantes étrangères demeurent une menace pour le bien et la gestion et le contrôle de la biosécurité ont encore besoin d’être consolidés.

Le nombre de visiteurs annuels a dépassé 200 000 depuis 2013, alors qu’il n’en comptait que 40 000 environ au début des années 1990. L’État partie rapporte 215 691 visiteurs en 2014 et  113 613 visiteurs durant le seul premier semestre de 2015. Une progression si rapide au sein d’un environnement insulaire fragile soulève des inquiétudes, d’autant plus exacerbées par l’application limitée du cadre règlementaire existant. Les réglementations récemment développées sur les aménagements hôteliers, y compris par le biais de la loi spéciale de 2015, sont notées avec une certaine inquiétude, leur efficacité devant être étroitement évaluée. Il manque toujours une stratégie de tourisme clairement définie pour les Galápagos, qui établit notamment des mécanismes visant à décourager toute croissance rapide et incontrôlée du nombre de visiteurs, identifiée par le Comité comme une question en suspens dans sa décision de retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril à sa 34e session. L’élaboration d’une telle stratégie était déjà une des demandes clés du Comité dans la décision 34 COM 7A.15, adoptée en 2010.

Le paysage institutionnel complexe et le financement limité continuent de compromettre l’efficacité et la coordination des efforts pour traiter les questions de biosécurité et de tourisme. On craint également que la nouvelle loi spéciale ne complique davantage les relations entre toutes les institutions et parties prenantes impliquées. La nouvelle loi fait également l’objet de préoccupations synthétisées dans une pétition de la société civile qui a été soumise à l’UNESCO en août 2015.

Conformément aux précédentes analyses, recommandations et décisions du Comité, il est essentiel que le pouvoir et les ressources des institutions impliquées dans la gestion du bien, ainsi que la coordination entre elles, soient davantage consolidés pour veiller à ce que l’étendue des multiples défis soit traitée de manière exhaustive et garantisse la protection de la Valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien dans son ensemble. Six ans après le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril, que le Comité avait explicitement associé à des attentes concrètes en vue de répondre aux nombreux défis, plusieurs de ces défis ne sont toujours pas traités, notamment l’élaboration d’une stratégie de tourisme clairement définie, comme souligné précédemment.

D’autres enjeux, tels que la biosécurité, requièrent de nouveaux efforts unifiés. Tandis que les progrès accomplis par l’État partie doivent être favorablement accueillis, il est recommandé au Comité du patrimoine mondial de demander à l’État partie de poursuivre ses efforts afin de pleinement traiter tous les points en suspens, en particulier les risques de biosécurité et la croissance du tourisme. Il est également recommandé au Comité de demander à l’État partie d’inviter, avant sa 42e session, une mission de suivi réactif de l’UICN sur le bien pour évaluer si les autres points évoqués par le Comité du patrimoine mondial lors du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril ont été traités.

Décisions adoptées par le Comité en 2016
40 COM 7B.74
Îles Galapagos (Equateur) (N 1bis)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7B.Add,
  2. Rappelant les décisions 34 COM 7A.15, 35 COM 7B.30, 36 COM 7B.32 et 38 COM 7B.83, adoptées à ses 34e (Brasilia, 2010), 35e (UNESCO, 2011), 36e (Saint-Pétersbourg, 2012) et 38e (Doha, 2014) sessions respectivement,
  3. Accueille favorablement les progrès accomplis par l’État partie dans la mise en œuvre des recommandations de la mission de suivi réactif de 2010 ;
  4. Note les progrès accomplis par l’État partie dans la gestion des déchets solides et demande à l’État partie de poursuivre ses efforts en vue d’établir un système efficace de gestion des déchets solides et d’améliorer également la gestion des eaux usées sur terre et en mer ;
  5. Demande également à l’État partie de fournir des informations complémentaires concernant la récente modification de zonage de la partie marine du bien annoncée en mars 2016, en vue d’évaluer les conséquences sur les menaces posées par la pêche illégale signalées dans les précédentes décisions du Comité ;
  6. Exprime son inquiétude quant à l’exhaustivité et efficacité des réponses de gestion, en particulier à l’égard des défis principaux et annexes liés à la biosécurité et au tourisme, qui continuent de demander un renforcement des efforts actuels et prie instamment l’État partie de mettre pleinement en œuvre les demandes formulées par le Comité lorsqu’il a décidé de retirer le bien de la Liste du patrimoine mondial en péril à sa 34e session, notamment :
    1. élaborer et mettre en œuvre une stratégie de tourisme clairement définie pour les Galápagos, portant en particulier sur l’établissement des mécanismes visant à décourager toute croissance rapide et incontrôlée du nombre de visiteurs,
    2. finaliser la chaîne d’inspection et de contrôle de la biosécurité en mettant en place les installations de fret dédiées auprès d’un quai de chargement unique à Guayaquil et en envisageant de faire de Baltra le seul point d’entrée autorisé pour les îles à accueillir des marchandises du continent ;
  7. Demande en outre à l’État partie d’inviter, avant sa 42e session en 2018, une mission de suivi réactif de l’UICN sur le bien pour évaluer les progrès accomplis dans les réponses apportées à ces points en suspens ;
  8. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018.
Projet de décision : 40 COM 7B.74

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7B.Add,
  2. Rappelant les décisions 34 COM 7A.15, 35 COM 7B.30, 36 COM 7B.32 et 38 COM 7B.83, adoptées à ses 34e (Brasilia, 2010), 35e (UNESCO, 2011), 36e (Saint-Pétersbourg, 2012) et 38e (Doha, 2014) sessions respectivement,
  3. Accueille favorablement les progrès accomplis par l’État partie dans la mise en œuvre des recommandations de la mission de suivi réactif de 2010 ;
  4. Note les progrès accomplis par l’État partie dans la gestion des déchets solides et demande à l’État partie de poursuivre ses efforts en vue d’établir un système efficace de gestion des déchets solides et d’améliorer également la gestion des eaux usées sur terre et en mer ;
  5. Demande également à l’État partie de fournir des informations complémentaires concernant la récente modification de zonage de la partie marine du bien annoncée en mars 2016, en vue d’évaluer les conséquences sur les menaces posées par la pêche illégale signalées dans les précédentes décisions du Comité ;
  6. Exprime son inquiétude quant à l’exhaustivité et efficacité des réponses de gestion, en particulier à l’égard des défis principaux et annexes liés à la biosécurité et au tourisme, qui continuent de demander un renforcement des efforts actuels et prie instamment l’État partie de mettre pleinement en œuvre les demandes formulées par le Comité lorsqu’il a décidé de retirer le bien de la Liste du patrimoine mondial en péril à sa 34e session, notamment :
    1. élaborer et mettre en œuvre une stratégie de tourisme clairement définie pour les Galápagos, portant en particulier sur l’établissement des mécanismes visant à décourager toute croissance rapide et incontrôlée du nombre de visiteurs,
    2. finaliser la chaîne d’inspection et de contrôle de la biosécurité en mettant en place les installations de fret dédiées auprès d’un quai de chargement unique à Guayaquil et en envisageant de faire de Baltra le seul point d’entrée autorisé pour les îles à accueillir des marchandises du continent ;
  7. Demande en outre à l’État partie d’inviter, avant sa 42e session en 2018, une mission de suivi réactif de l’UICN sur le bien pour évaluer les progrès accomplis dans les réponses apportées à ces points en suspens ;
  8. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018.
Année du rapport : 2016
Équateur
Date d'inscription : 1978
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(viii)(ix)(x)
Liste en péril (dates) : 2007-2010
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2016) .pdf
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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