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Îles Galápagos

Équateur
Facteurs affectant le bien en 2002*
  • Activités illégales
  • Espèces envahissantes/exotiques marines
  • Espèces envahissantes/exotiques terrestres
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Pêche/collecte de ressources aquatiques
  • Ressources financières
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Incendie (problème résolu);
  • Nécessité d'une législation spéciale (problème résolu)
  • Zone protégée de taille limitée (problème résolu); 
  • Surpêche;
  • Pression touristique;
  • Manque de ressources financières;
  • Manque d'application de la loi;
  • Pêche illégale et braconnage;
  • Espèces invasives
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2002
Demandes approuvées : 25 (de 1979-2001)
Montant total approuvé : 567 850 dollars E.U.
2001 Emergency assistance request for Galapagos Islands ... (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
1998 Ecological Monitoring in the Galapagos Archipelago - ... (Approuvé)   92 500 dollars E.U.
1998 Urgent development of ecological monitoring through a ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1996 Preparation of Interpretation Materials for the ... (Non approuvé)   0 dollars E.U.
1994 Fire figthing equipment for Galapagos (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
1992 Revision of the management plan for Galapagos Islands (Approuvé)   29 000 dollars E.U.
1992 One fellowship for an officer from the Galapagos ... (Approuvé)   3 100 dollars E.U.
1992 Support to 3 resource persons and organization of a ... (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
1992 Financial contribution to a training course organized ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1990 Training in Costa Rica of one specialist from the ... (Approuvé)   2 000 dollars E.U.
1990 Study to investigate the impacts of tourism on ... (Approuvé)   14 000 dollars E.U.
1989 Purchase of 2 motor-boats and spare parts, as well as ... (Approuvé)   59 500 dollars E.U.
1989 Financial contribution to the Charles Darwin Foundation ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1989 One study grant enabling the superintendent of ... (Approuvé)   4 000 dollars E.U.
1988 Purchase of 4 boats for strengthening the protection of ... (Approuvé)   54 000 dollars E.U.
1988 Consultancy services for reviewing and preparing a ... (Approuvé)   4 250 dollars E.U.
1987 1.5 month consultancy mission to follow-up the zoning ... (Approuvé)   2 500 dollars E.U.
1987 Contribution to consultancy mission for the development ... (Approuvé)   2 000 dollars E.U.
1987 Provision of 2 experts for 3.5 months to advise on the ... (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
1986 Financial support to the environmental education and ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1985 Contribution to the training of an environmental ... (Approuvé)   2 500 dollars E.U.
1985 4-month training in management of protected areas ... (Approuvé)   6 000 dollars E.U.
1985 Contribution to purchase of equipment for Galapagos ... (Approuvé)   10 500 dollars E.U.
1982 Financial contribution to a training course organised ... (Approuvé)   10 000 dollars E.U.
1979 Purchase of equipment to eliminate invasive species in ... (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
1979 Training seminar in the Galapagos (Approuvé)   12 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2002**

juin 1996: mission d'étude

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2002

La station de recherche Charles Darwin (CDRS) a adressé à l’UICN un rapport sur l’état de conservation du site. 

 

Le projet concernant les espèces invasives, lancé en 1999 par l’UNESCO, la Fondation des Nations Unies et la Fondation Charles Darwin, a suscité un grand élan de soutien chez d’autres donneurs En particulier, une initiative du FEM/PNUD devrait permettre, en liaison avec le projet, d’établir un fonds de dotation pour les programmes de conservation à long terme du parc national des Galápagos et de la Station Charles Darwin. Lors de sa visite dans les îles, en novembre 2001, le président de l’Equateur a confirmé le soutien du gouvernement au statut de patrimoine mondial de la réserve marine et à la campagne en faveur du fonds de dotation.

 

En plus de ces projets, le gouvernement équatorien a bénéficié d’un prêt de la BIAD (Banque interaméricaine de développement) d’environ 20 millions de dollars pour la conservation des espèces marines, la procédure de mise en quarantaine et le renforcement des capacités institutionnelles. Tous ces projets sont en voie de mise en œuvre, malheureusement avec quelques retards d’ordre administratif. Le prêt est une démonstration particulièrement évidente de la volonté du gouvernement équatorien de financer la conservation des Galápagos. 

 

Le Park Service et la station de recherche Charles Darwin ont fait des progrès sur de nombreux fronts; en voici trois exemples : la lutte biologique contre la cochenille australienne, un parasite qui attaque 60 espèces de plantes natives ; l’éradication des porcs et des chèvres de l’île de Santiago (les porcs seront prochainement déclarés éradiqués, tandis que les chèvres ont été considérablement réduites en nombre) ; et l’évaluation des impacts de la marée noire causée par le Jessica (pollution faible et étendue, mais peu d’impacts mesurables, sauf dans le cas des iguanes marins de Santa Fe).

 

L’INGALA a fait un progrès majeur en engageant le processus consistant à définir qui sont les résidents permanents des Galápagos et à évaluer certains problèmes liés à l’octroi des permis de séjour.

 

Il est un point particulièrement préoccupant : l’essoufflement de la préparation des quatre réglementations spéciales qui, selon la Loi spéciale pour les Galápagos votée en mars 1998, auraient du être rédigées et promulguées trois mois après l’adoption de cette même loi, à savoir :

·  la réglementation des pêcheries artisanales ;

·  la réglementation du tourisme dans les zones naturelles protégées ;

·  la réglementation sur la procédure de quarantaine, les espèces introduites et l’agriculture ;

·  le réglementation du contrôle environnemental, notamment les évaluations et audits d’impacts sur l’environnement.

 

Des progrès importants ont été faits au premier semestre 2001 dans le domaine des pêcheries, du tourisme et de la quarantaine, mais depuis, les choses ont peu évolué.

 

Cette absence de réglementation a plusieurs conséquences, notamment :

·  les principes et directives de la Loi spéciale pour les Galápagos qui ont trait à la principale menace pour les îles, à savoir les espèces invasives, ne peuvent être totalement mises en pratique ;

·  les investissements du gouvernement et de la communauté internationale dans la lutte contre les espèces invasives ne peuvent porter les fruits escomptés à long terme, car les mesures pour réduire l’afflux de nouvelles espèces invasives sont entravées par l’absence de règles claires et de cadre institutionnel ;

·  il n’existe aucun instrument légal permanent pour établir la pêche artisanale locale sur une base durable, limiter la capacité des flottilles locales et concilier des activités telles que la pêche, le tourisme, la recherche scientifique et la conservation ;

·  à cause de l’absence de limites clairement établies, les institutions se méfient des investissements dans la pêche artisanale locale, craignant que le secteur ne se développe davantage et n’exerce encore plus de pression sur des ressources déjà surexploitées ;

·  l’incertitude qui pèse sur la réglementation de la pêche artisanale locale est une cause fondamentale de conflits sociaux ; si les forums de gestion participative existent et fonctionnement généralement bien, ils ont besoin de s’inscrire dans le cadre de règles de base régissant toutes les activités économiques dans la réserve ;

·  il n’y a aucune limite de fixée dans le domaine du tourisme, qu’il s’agisse du type ou de l’ampleur des activités, en dehors des croisières classiques ;

·  les tentatives d’intégration des considérations environnementales dans la planification des projets concernant les Galápagos dépendent de la bonne volonté de ceux qui les engagent et ne s’accompagnent d’aucune procédure ou processus décisionnel clair ;

·  plus le temps passe, plus il sera difficile de mettre en œuvre les aspects environnementaux de la Loi spéciale.

 

Un autre point en rapport avec le cadre légal suscite de sérieuses inquiétudes : il serait question de proposer une modification de la Loi spéciale pour autoriser la pêche industrielle à l’intérieur de la réserve marine. 

 

La CDRS insiste sur le fait qu’il s’agit d’une zone marine protégée complexe et fragile, qui offre une combinaison unique de populations d’eaux chaudes et froides, ainsi que de nombreux grands animaux marins. Lors des cycles El Niño – La Niña, elle est soumise à d’importantes fluctuations environnementales dont les effets peuvent entrer en interaction avec les impacts d’activités humaines telles que la pêche. C’est sans aucun doute la zone océanique de cette taille la plus importante sur le plan scientifique et celle qui recèle la majorité de la faune sauvage sur laquelle repose l’ensemble du tourisme des Galápagos. La pêche industrielle dans la réserve ne saurait être justifiée ou considérée comme compatible avec la préservation des valeurs scientifiques et touristiques de ces îles. 

 

La troisième cause d’inquiétude est la permanence des activités de pêche illégale, qui visent notamment les requins, recherchés pour leurs ailerons. Les requins sont une composante très importante de l’écosystème marin, surtout aux Galápagos où ils sont nombreux et représentent le principal attrait du tourisme de plongée, activité qui offre de grandes possibilités de développement. Alléchés par les prix élevés payés par les marchés d’Extrême-Orient, les pêcheurs des Galápagos et du continent capturent illégalement des requins en grand nombre. Or, la plupart des espèces ont des taux de reproduction très bas et ne tolèrent qu’une très faible exploitation. La contrebande et le commerce d’ailerons de requins pêchés illégalement est un commerce sophistiqué, facilité par le fait que la pêche au requin est légale en Equateur, à l’extérieur des Galápagos. 

 

La CDRS pense que pour résoudre le problème il faut une réelle volonté politique du gouvernement à l’échelle nationale et locale, et l’effort concerté du Park Service, de la marine, de la police, des collectivités locales et des responsables locaux. A ce jour, la tendance était de considérer le problème comme socialement et politiquement trop difficile à aborder.

 

A propos de la Réforme intégrée de l’éducation, demandée par la Loi spéciale, la CDRS constate qu’un comité directeur a été récemment constitué à cet effet par l’INGALA. A ce jour, le processus a souffert d’un manque d’expertise technique.

 

La coopération entre les quatre Etats parties du Pacifique oriental, à savoir l’Equateur, le Costa Rica, la Colombie et Panamá, pour créer une réserve marine entre les îles Galápagos et l’île Cocos (Costa Rica) est un signe très encourageant de la volonté des Etats parties d’œuvrer pour la conservation de la région. Le but de cette proposition est d’aider les gouvernements de ces pays à renforcer et coordonner les politiques nationales, les règlements et les dispositions institutionnelles pour la conservation à long terme et l’utilisation durable des îles et de leur diversité biologique dans l’océan Pacifique. La proposition de création de cette réserve est en cours de préparation en vue d’un financement du Fonds pour l’environnement mondial, en coopération avec le PNUE, Conservation Internationale, l’UICN et le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Décisions adoptées par le Comité en 2002
26 COM 21B.7
Iles Galápagos (Equateur)

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Prend note que des progrès notoires ont été faits dans la lutte contre les espèces envahissantes, la conservation des espèces marines, la quarantaine et le renforcement institutionnel, essentiellement grâce à la mise en œuvre des projets UNESCO/Fondation des Nations Unies (UNF)/Fondation Charles Darwin, Fonds pour l'environnement mondial (FEM)/Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et Banque interaméricaine du développement (BIAD). Il y a des signes manifestes de l'engagement du Gouvernement en faveur de la conservation, notamment avec l'octroi du statut de patrimoine mondial à la Réserve marine des Galápagos et la mobilisation de ressources pour appuyer sa gestion. Toutefois, ces avancées positives sont de plus en plus remises en cause par l'incapacité d'achever et de promulguer les réglementations spéciales sans lesquelles la Loi spéciale pour les Galápagos - et en particulier ses volets environnementaux - ne peut être correctement appliquée ; 

2. Prie instamment l'État partie d'adopter le plus tôt possible les réglementations qui émanent de la Loi spéciale pour les Galápagos, conformément aux recommandations du Comité à sa 25e session en 2001, lors de l'inscription de la Réserve marine des Galápagos sur la Liste du patrimoine mondial.

Le Comité pourrait souhaiter adopter la décision suivante :

 

« Le Comité note que des progrès importants ont été faits dans la lutte contre les espèces invasives, la conservation des espèces marines, la quarantaine et le renforcement institutionnel, essentiellement grâce aux projets UNESCO/UNF/Fondation Charles Darwin, FEM/PNUD et BIAD, et que le gouvernement équatorien a donné des signes clairs de sa volonté d’œuvrer pour la conservation des îles, notamment avec l’octroi du statut de patrimoine mondial à la réserve marine des Galápagos et la mobilisation de ressources pour appuyer sa gestion. Mais ces avancées positives sont de plus en plus remises en cause par l’incapacité d’achever et de promulguer les réglementations spéciales, sans lesquelles la Loi spéciale pour les Galápagos – et en particulier ses volets environnementaux – ne peut être correctement mise en œuvre. Le Comité exhorte donc l’Etat partie à adopter ces réglementations le plus tôt possible, conformément aux recommandation du Comité en 2001, lors de l’inscription de la réserve marine des Galápagos sur la Liste du patrimoine mondial. »

Année du rapport : 2002
Équateur
Date d'inscription : 1978
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(viii)(ix)(x)
Liste en péril (dates) : 2007-2010
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 26COM (2002)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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