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Îles Galápagos

Équateur
Facteurs affectant le bien en 1999*
  • Espèces envahissantes/exotiques marines
  • Espèces envahissantes/exotiques terrestres
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Pêche/collecte de ressources aquatiques
  • Ressources financières
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Incendie (problème résolu);
  • Zone protégée de taille limitée,
  • Surpêche;
  • Pression touristique;
  • Manque de ressources financières;
  • Nécessité d'une législation spéciale (problème résolu)
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 1999
Demandes approuvées : 24 (de 1979-1998)
Montant total approuvé : 517 850 dollars E.U.
1998 Ecological Monitoring in the Galapagos Archipelago - ... (Approuvé)   92 500 dollars E.U.
1998 Urgent development of ecological monitoring through a ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1996 Preparation of Interpretation Materials for the ... (Non approuvé)   0 dollars E.U.
1994 Fire figthing equipment for Galapagos (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
1992 Revision of the management plan for Galapagos Islands (Approuvé)   29 000 dollars E.U.
1992 One fellowship for an officer from the Galapagos ... (Approuvé)   3 100 dollars E.U.
1992 Support to 3 resource persons and organization of a ... (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
1992 Financial contribution to a training course organized ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1990 Training in Costa Rica of one specialist from the ... (Approuvé)   2 000 dollars E.U.
1990 Study to investigate the impacts of tourism on ... (Approuvé)   14 000 dollars E.U.
1989 Purchase of 2 motor-boats and spare parts, as well as ... (Approuvé)   59 500 dollars E.U.
1989 Financial contribution to the Charles Darwin Foundation ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1989 One study grant enabling the superintendent of ... (Approuvé)   4 000 dollars E.U.
1988 Purchase of 4 boats for strengthening the protection of ... (Approuvé)   54 000 dollars E.U.
1988 Consultancy services for reviewing and preparing a ... (Approuvé)   4 250 dollars E.U.
1987 1.5 month consultancy mission to follow-up the zoning ... (Approuvé)   2 500 dollars E.U.
1987 Contribution to consultancy mission for the development ... (Approuvé)   2 000 dollars E.U.
1987 Provision of 2 experts for 3.5 months to advise on the ... (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
1986 Financial support to the environmental education and ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1985 Contribution to the training of an environmental ... (Approuvé)   2 500 dollars E.U.
1985 4-month training in management of protected areas ... (Approuvé)   6 000 dollars E.U.
1985 Contribution to purchase of equipment for Galapagos ... (Approuvé)   10 500 dollars E.U.
1982 Financial contribution to a training course organised ... (Approuvé)   10 000 dollars E.U.
1979 Purchase of equipment to eliminate invasive species in ... (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
1979 Training seminar in the Galapagos (Approuvé)   12 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 1999**

juin 1996: mission d'étude

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédentes délibérations : A sa dernière session (Kyoto, 1998), le Comité a félicité le gouvernement équatorien d'avoir assuré l'adoption de la loi spéciale sur les Galapagos le 18 mars 1998 par le Service officiel de l'Enregistrement des Galapagos en tant que Loi n° 278 et a décidé de ne pas inclure les Galapagos sur la Liste du patrimoine mondial en péril. La loi prévoit l'extension de la limite extérieure de la réserve marine de 24 à 64 km des côtes et la création d'une importante réserve de 130 000 km2 pour la conservation de la biodiversité marine où ne seront autorisés que le tourisme et la pêche artisanale. De plus, la loi traite la plupart des grandes questions relatives à la conservation et au développement durable des Galapagos, y compris les cinq points qui avaient été décrits dans les rapports des sessions du Bureau et du Comité en 1998.

Nouvelles informations : Des informations récentes reçues par l'UICN indiquent que des mesures positives ont été prises pour renforcer l'intégrité de ce site. La réglementation générale pour la mise en œuvre de la loi spéciale pour les Galapagos a été approuvée. Néanmoins, les différentes réglementations spéciales n'ont pas été mises au point et il reste donc beaucoup de parties de la loi à faire appliquer. Le grand motif de préoccupation réside dans le fait qu'il n'y a toujours pas de réglementation concernant l'application des diverses dispositions de la loi traitant du contrôle des espèces introduites, de l'évaluation d'impact environnemental, de l'audit environnemental et d'autres instruments de protection de l'environnement. Il est urgent de disposer d'une réglementation concernant les pêcheries, coordonnée avec la planification de la gestion de la réserve marine et d'une réglementation concernant le tourisme. S'agissant du tourisme, il est particulièrement préoccupant de constater que l'association de réglementations relatives à l'environnement et au tourisme devrait strictement réguler l'application de la quatrième disposition transitoire de la loi spéciale pour les Galapagos, qui exempte l'Ile Isabela et ses résidents de certaines contraintes relatives liées à l'expansion touristique. Cette loi spéciale pourrait, si elle était mal appliquée, ouvrir la voie à des aménagements indésirables qui auraient des effets négatifs sur la conservation des Galapagos.

En août 1998, une nouvelle Constitution est entrée en vigueur en Equateur. Cette Constitution contient diverses dispositions nationales sur l'environnement qui pourraient s'avérer bénéfiques pour les Galapagos. Cela a également modifié le système judiciaire en transférant aux instances judiciaires locales une grande partie du pouvoir permettant à des organismes comme le Parc national des Galapagos d'appliquer des sanctions. Pour ce qui est des Galapagos, la nouvelle Constitution réaffirme le statut spécial de l'archipel.

Malgré les retards dans la mise au point des réglementations, il se manifeste une rapide évolution vers la création d'un système d'inspection utilisant la quarantaine pour les Galapagos. Les inspections devraient débuter dans les ports et les aéroports, sur le continent et dans les îles vers le milieu de 1999. La Station de recherche Charles Darwin (CDRS) aide à coordonner les activités dans les îles, fournit une certaine assistance technique et met en œuvre un programme intensif de sensibilisation. Le système américain de la quarantaine (APHIS) et l'Institution équatorienne fournissent une assistance technique. Il est question de financer une grande partie de l’infrastructure d'inspection de la quarantaine, la formation et les services d'experts par l'intermédiaire de deux projets de la Banque interaméricaine de développement.

S'agissant de l'éradication d'espèces étrangères aux îles, le ministère de l'Environnement a préparé une demande de financement au Fonds pour l'environnement mondial afin de protéger la biodiversité terrestre des Galapagos. Le projet en est au stade préparatoire et est centré sur l'éradication des espèces de mammifères introduites. Il complète d'autres parties de la stratégie de conservation pour les Iles Galapagos qui vise à contrôler le développement d'espèces envahissantes appartenant à d'autres classifications animales et végétales. Un projet a été présenté par le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO, en concertation avec la CDRS, pour assurer un financement au titre du Programme pour l'environnement et la biodiversité du Fonds des Nations Unies pour les partenariats internationaux (UNFIP). Ce projet, intitulé "Contrôle et éradication des espèces envahissantes, condition nécessaire pour la conservation de la biodiversité endémique du site du patrimoine mondial des Iles Galapagos", devrait coûter 3 999 850 dollars. Sur ce montant, 2 000 000 de dollars seront utilisés pour créer un Fonds de dotation destiné à fournir un appui à long terme au contrôle et à l'éradication d'espèces envahissantes aux Galapagos. Plusieurs partenaires internationaux, notamment le programme MAB de l’UNESCO, le Bureau régional de la FAO pour l'Amérique latine, le CIUS et le SCOPE (Comité scientifique pour la protection de l'environnement) ont soutenu le projet et le gouvernement équatorien et l'UICN ont demandé à l'UNFIP de considérer favorablement le projet. La décision de l'UNFIP à cet égard sera communiquée lors de la session du Bureau.

Le plan de gestion de la Réserve marine a été approuvé le 18 mars 1999, malgré des complications dues à l'absence d'une réglementation générale concernant la loi spéciale. L'approbation du plan de gestion devrait marquer la fin de la pêche commerciale dans la réserve marine et la création d'un Groupe de gestion participative pour la Réserve. Pour une bonne mise en œuvre du plan de gestion, il est essentiel de disposer d'une définition claire des zones de gestion, spécialement des zones de protection stricte d'où l'on ne peut rien emporter.

Les détails des dispositions concernant les pêcheries artisanales – y compris la définition du terme "artisanal" dans le contexte des Galapagos – doivent également être décidés au moyen d'un exercice technique qui a été instauré en collaboration avec l'Institut des Pêcheries nationales mais qui tirerait grand profit d'avis techniques internationaux éclairés. Une troisième question à considérer dans la mise en œuvre du plan de gestion est la création de mécanismes de régulation de la capacité totale de la pêche dans les îles.

Malgré l'aspect positif de tous ces faits nouveaux, la décision de rouvrir les pêcheries de concombres des mers pendant deux mois (du 1er avril au 31 mai 1999) a sérieusement préoccupé les ONG nationales et internationales de conservation. Les deux principaux motifs de crainte concernent la situation de la ressource elle-même et la capacité de gérer efficacement les activités des pêcheries. Un rapport reçu de la Fondation Charles Darwin indique que la réouverture des pêcheries de concombres des mers fait suite à une évaluation de ces populations dans les zones de pêche. Un programme commun de suivi et de surveillance entre le GNPS, la CDRS et la marine équatorienne a été mis en place avec l'aide de six patrouilleurs. Grâce à l'appui de la Société zoologique de Francfort, la patrouille marine est renforcée par une patrouille aérienne. Ce système de surveillance s'avère très efficace pour faire appliquer la loi. La situation actuelle est encore confuse quant au nombre de bateaux et de pêcheurs et cela est préoccupant. Les résultats du suivi montrent un niveau de prise extrêmement bas par rapport à celui de 1994 et les plongeurs vont maintenant chercher les concombres de mer dans les eaux plus profondes. Les résultats actuels montrent que cette activité n'est pas viable et pourrait avoir de nouveaux effets préjudiciables sur l'ensemble de la vie marine de la Réserve.

La délégation permanente de l'Equateur auprès de l’UNESCO, par courrier en date du 8 avril, a fourni une réponse à la question de la pêche au concombre de mer. Elle a aussi transmis, par lettre du 27 avril 1999, un double de la résolution de l'organisme interinstitutionnel pour la gestion de la Réserve marine des Galapagos ainsi que des déclarations concernant la situation des pêcheries. Tous ces documents ont été transmis à l'UICN pour étude.

Action requise

Le Bureau pourrait souhaiter complimenter l’Etat partie de ses efforts pour améliorer la conservation du site du patrimoine mondial des Iles Galapagos, particulièrement à une époque de difficultés économiques. Le Bureau pourrait souhaiter reconnaître l'appui fourni par l'USAID, la Société zoologique de Francfort, la Fondation Barbara Delano, le WWF et la Fondation David et Lucile Packard pour renforcer la gestion de ce site. Le Bureau pourrait demander à l’Etat partie de fournir des exemplaires du plan de gestion récemment adopté pour la Réserve marine au Centre et à l'UICN pour étude. Le Bureau pourrait demander à l'UICN de déterminer si le plan constitue une base satisfaisante pour une nouvelle proposition d'inscription de la réserve marine comme extension au site du patrimoine mondial et de lui présenter ses conclusions à sa prochaine session de novembre 1999. Le Bureau pourrait également inviter l'Etat partie à présenter le premier de ses rapports annuels sur l’état de conservation des Galapagos à la vingt-troisième session du Comité.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédents débats :

Vingt-deuxième session du Comité – paragraphe VII.23.

Vingt-troisième session ordinaire du Bureau – paragraphe IV.32.

 

Nouvelles informations : De récentes informations reçues par le Centre et l’UICN en provenance de l’Etat partie (15 septembre 1999) renforcent l’indication que des mesures positives ont été prises pour renforcer l'intégrité de ce site. A la suite de l’approbation de la loi spéciale pour les Galapagos en mars 1999, le ministère équatorien de l’Environnement et la Commission permanente pour les Iles Galapagos ont préparé les différentes réglementations par secteur (dont le tourisme, les pêcheries traditionnelles, l’agriculture et le contrôle de l’environnement). Cela s’est fait dans une optique participative afin de s’assurer l’appui et l’accord des communautés locales. Le document sur les réglementations générales a été achevé et soumis au Président de la République, puis enfin discuté et approuvé ; il devrait entrer prochainement en application. On signale des progrès concernant l’application des contrôles des espèces migratoires étudiés dans le cadre de la loi spéciale pour les Galapagos. A la suite de cela, le nombre de permis de résidents a été réduit et est passé de plus de 6.000 en 1992 à 300 en 1999. En novembre 1998, un recensement de la population des Iles a été effectué et fournit de précieuses informations sur la démographie, les activités économiques et la gestion dans ces Iles. S'agissant du développement touristique, on assiste à des pressions nationales et internationales visant à accroître le nombre de visiteurs dans les Iles. L’application de la loi spéciale pour les Galapagos aide cependant à résister à ces pressions. Il n’y a pas eu de nouvelles augmentations de la capacité des hôtels, des bateaux de touristes et autres services. Le ministère équatorien de l’Environnement met en œuvre un Programme de gestion de l’environnement, sous la direction de la Banque interaméricaine de développement (BID) qui fournit son appui pour l’aménagement des infrastructures sanitaires, l’alimentation en eau, le traitement de l’eau et la gestion des déchets solides afin de résoudre les problèmes actuels de pollution dans les Iles. La réouverture des pêcheries de concombres de mer d’avril à juillet 1999 a été soigneusement contrôlée par le personnel du Parc national des Galapagos et la Fondation Charles Darwin. Les deux principaux motifs de crainte concernent la situation de la ressource elle-même et la capacité de gérer efficacement les activités des pêcheries. Un programme commun de suivi et de surveillance, financé par la Société zoologique de Francfort, a été mis en œuvre avec l’aide de six patrouilleurs et de techniques de surveillance aérienne. Le suivi indique un niveau de prise extrêmement bas par rapport à celui de 1994, ce qui laisse à penser que cette activité n'est pas viable et constitue une menace pour l’écosystème marin des Iles.

A sa dernière session, le Bureau a complimenté l’Etat partie de ses efforts pour améliorer la conservation du site du patrimoine mondial des Iles Galapagos, en particulier à une époque de difficultés économiques. L’UICN signale l’appui de différents bailleurs de fonds et tout particulièrement la confirmation de l’approbation du versement de 3.999.850 dollars pour le Projet UNESCO sur le contrôle et l'éradication des espèces envahissantes. Ce projet vise à assurer le maintien de la biodiversité unique des Galapagos pour les générations futures. Ses objectifs comprennent notamment l’essai de l’application des derniers principes et techniques scientifiques ainsi que des approches participatives pour la mise en place d’un régime de quarantaine, d’un renforcement des capacités et d’autres structures essentielles au contrôle de l’introduction et du développement d’espèces envahissantes aux Galapagos.

L’UICN accueille favorablement le rapport de l’Etat partie sur l’état de conservation des Galapagos et approuve entièrement les mesures positives prises par l’Etat partie pour conserver ce site. Un double du « Plan de Manejo de conservación y uso sustenable para la reserva marina de Galápagos » a été envoyé à l’UICN pour évaluation.

Décisions adoptées par le Comité en 1999
23 BUR IV.B.32
Les Iles Galapagos (Equateur)

A sa dernière session, le Comité a félicité le gouvernement équatorien d'avoir assuré l'adoption de la loi spéciale sur les Galapagos le 18 mars 1998 par le Service officiel de l'Enregistrement des Galapagos en tant que Loi n° 278 et a décidé de ne pas inclure les Galapagos sur la Liste du patrimoine mondial en péril. La loi prévoit l'extension de la limite extérieure de la réserve marine de 24 à 64 km des côtes et la création d'une importante réserve de 130 000 km² pour la conservation de la biodiversité marine où ne seront autorisés que le tourisme et la pêche artisanale. De plus, la loi traite la plupart des grandes questions relatives à la conservation et au développement durable des Galapagos, y compris les cinq points qui avaient été décrits dans les rapports des sessions du Bureau et du Comité en 1998.

Des informations récentes reçues par l'UICN indiquent que des mesures positives ont été prises pour renforcer l'intégrité de ce site. La réglementation générale pour la mise en œuvre de la loi spéciale pour les Galapagos a été approuvée. Néanmoins, les différentes réglementations spéciales n'ont pas été mises au point et il reste donc beaucoup de parties de la loi à faire appliquer. Le grand motif de préoccupation réside dans le fait qu'il n'y a toujours pas de réglementation concernant l'application des diverses dispositions de la loi traitant du contrôle des espèces introduites, de l'évaluation d'impact environnemental, de l'audit environnemental et d'autres instruments de protection de l'environnement. Il est urgent de disposer d'une réglementation concernant les pêcheries, coordonnée avec la planification de la gestion de la réserve marine et d'une réglementation concernant le tourisme. S'agissant du tourisme, il est particulièrement préoccupant de constater que l'association de réglementations relatives à l'environnement et au tourisme devrait strictement réguler l'application de la quatrième disposition transitoire de la loi spéciale pour les Galapagos, qui exempte l'Ile Isabela et ses résidents de certaines contraintes relatives liées à l'expansion touristique. Cette loi spéciale pourrait, si elle était mal appliquée, ouvrir la voie à des aménagements indésirables qui auraient des effets négatifs sur la conservation des Galapagos. En août 1998, une nouvelle Constitution est entrée en vigueur en Equateur. Pour ce qui est des Galapagos, la nouvelle Constitution réaffirme le statut spécial de l'archipel.

Malgré les retards dans la mise au point des réglementations, il se manifeste une rapide évolution vers la création d'un système d'inspection utilisant la quarantaine pour les Galapagos. Les inspections devraient débuter dans les ports et les aéroports, sur le continent et dans les îles vers le milieu de 1999. La Station de recherche Charles Darwin (CDRS) aide à coordonner les activités dans les îles, fournit une certaine assistance technique et met en œuvre un programme intensif de sensibilisation. Il est question de financer une grande partie de l’infrastructure d'inspection de la quarantaine, la formation et les services d'experts par l'intermédiaire de deux projets de la Banque interaméricaine de développement.

Le Bureau a noté qu'en ce qui concerne l'éradication d'espèces étrangères aux îles, le ministère de l'Environnement a préparé une demande de financement au Fonds pour l'environnement mondial afin de protéger la biodiversité terrestre des Galapagos. Le projet complète d'autres parties de la stratégie de conservation pour les Iles Galapagos qui vise à contrôler le développement d'espèces envahissantes appartenant à d'autres classifications animales et végétales. Un projet présenté par le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO, en concertation avec la CDRS, pour un financement par le Fonds des Nations Unies pour les partenariats internationaux (UNFIP) et la Fondation des Nations Unies (FNU) a été approuvé pour un montant de 3.999.850 dollars EU. Ce projet est intitulé "Contrôle et éradication des espèces envahissantes : condition nécessaire pour la conservation de la biodiversité endémique du site du patrimoine mondial des Iles Galapagos". Sur ce montant approuvé, 2.000.000 de dollars EU seront utilisés pour créer un Fonds de dotation destiné à fournir un appui à long terme au contrôle et à l'éradication d'espèces envahissantes aux Galapagos.

Le plan de gestion de la Réserve marine a été approuvé le 18 mars 1999, malgré des complications dues à l'absence d'une réglementation générale concernant la loi spéciale. L'approbation du plan de gestion devrait marquer la fin de la pêche commerciale dans la réserve marine et la création d'un Groupe de gestion participative pour la Réserve. Pour une bonne mise en œuvre du plan de gestion, il est essentiel de disposer d'une définition claire des zones de gestion, spécialement des zones de protection stricte d'où l'on ne peut rien emporter. Les détails des dispositions concernant les pêcheries artisanales – y compris la définition du terme "artisanal" dans le contexte des Galapagos – doivent également être décidés au moyen d'un exercice technique qui a été instauré en collaboration avec l'Institut des Pêcheries nationales mais qui tirerait grand profit d'avis techniques internationaux éclairés. Une troisième question à considérer dans la mise en œuvre du plan de gestion est la création de mécanismes de régulation de la capacité totale de la pêche dans les îles.

Malgré l'aspect positif de tous ces faits nouveaux, la décision de rouvrir les pêcheries de concombres des mers pendant deux mois a sérieusement préoccupé les ONG nationales et internationales de conservation. Les deux principaux motifs de crainte concernent la situation de la ressource elle-même et la capacité de gérer efficacement les activités des pêcheries. Un rapport reçu de la Fondation Charles Darwin indique que la réouverture des pêcheries de concombres des mers fait suite à une évaluation de ces populations dans les zones de pêche. Un programme commun de suivi et de surveillance entre le GNPS, la CDRS et la marine équatorienne a été mis en place avec l'aide de six patrouilleurs. Grâce à l'appui de la Société zoologique de Francfort, la patrouille marine est renforcée par une patrouille aérienne. Ce système de surveillance s'avère très efficace pour faire appliquer la loi. La situation actuelle est encore confuse quant au nombre de bateaux et de pêcheurs et cela est préoccupant. Les résultats du suivi montrent un niveau de prise extrêmement bas par rapport à celui de 1994 et les plongeurs vont maintenant chercher les concombres de mer dans les eaux plus profondes. Les résultats actuels montrent que cette activité n'est pas viable et pourrait avoir de nouveaux effets préjudiciables sur l'ensemble de la vie marine de la Réserve.

L'UICN a fait remarquer l'importance de l'établissement rapide de réglementations spéciales pour permettre l'application de certaines parties de la loi spéciale (notamment en ce qui concerne les pêcheries et le tourisme). L'UICN s'est montrée préoccupée de la réouverture des pêcheries de concombres des mers étant donné l'impact que cela représente pour cette ressource et la capacité de gérer efficacement les activités des pêcheries. L'UICN attend de pouvoir étudier le plan de gestion récemment approuvé pour la Réserve marine. Elle voudrait l'étudier dans l'optique d'une nouvelle proposition d'inscription possible de la Réserve marine comme extension du site du patrimoine mondial. L'UICN a souligné l'avancement réalisé et le fait que les Iles Galapagos constituent un modèle pour d'autres pays pour ce qui est de la gestion des sites du patrimoine mondial.

L'observateur de l'Equateur s'est félicité du nombre de bailleurs de fonds qui contribuent à la protection du site et il a déclaré que son gouvernement répondrait à toutes les demandes faites par le Comité. Il espérait que l'on allait pouvoir résoudre toutes les difficultés de mise en œuvre de la loi et d'une nouvelle proposition d'inscription de la Réserve marine.

Le Bureau a complimenté l’État partie de ses efforts pour améliorer la conservation du site du patrimoine mondial des Iles Galapagos, en particulier à une époque de difficultés économiques. Le Bureau a reconnu l'appui fourni par l'USAID, la Société zoologique de Francfort, la Fondation Barbara Delano, le WWF et la Fondation David et Lucile Packard pour renforcer la gestion de ce site, ainsi que le FNU/UNFIP pour l'approbation du projet sur le contrôle et l'éradication des espèces envahissantes. Le Bureau a demandé à l’État partie de fournir des exemplaires du plan de gestion récemment adopté pour la Réserve marine au Centre et à l'UICN pour étude. Le Bureau a également demandé à l'UICN de déterminer si le plan constitue une base satisfaisante pour une nouvelle proposition d'inscription de la réserve marine comme extension au site du patrimoine mondial et de lui présenter ses conclusions à sa prochaine session, en novembre 1999. Le Bureau a invité l'État partie à présenter le premier de ses rapports annuels sur l’état de conservation des Galapagos à la vingt-troisième session du Comité.

23 COM X.B.28
Rapports sur l’état de conservation de biens naturels dont le Comité a pris note

X.28 Le Comité a pris note des décisions de la vingttroisième session extraordinaire du Bureau telles qu'elles figurent dans le Rapport de la session du Bureau (document de travail WHC-99/CONF.209/6) et incluses en Annexe VIII de ce rapport sur les biens suivants. Des observations complémentaires faites au cours de la session du Comité sont reflétées ci-dessous :

Baie Shark - Australie occidentale (Australie)

Tropiques humides de Queensland (Australie)

Les îles Heard et McDonald (Australie)

Le Délégué de l'Australie a remercié l'UICN du processus consultatif amorcé, qui pourrait servir de modèle à d'autres États parties. Il a aussi informé le Comité que l'aire de protection marine autour de l'Ile Macquarie avait été étendue et qu'elle comprend maintenant 16 millions d'hectares, ce qui en fait la plus grande zone marine sous haute protection du monde.

Forêt Belovezhskaya Pushcha/Bialowieza Belovezhskaya Puscha (Bélarus/Pologne)

Réserve de faune du Dja (Cameroun)

Parc national de Los Katios (Colombie)

Le Délégué de la Colombie a informé le Comité qu'une délégation du ministère de l'Environnement s'était récemment rendue à Los Katios et avait visité des zones dont l'accès n'était pas possible jusque là. Il a souligné que la proposition d'accorder un droit collectif de propriété sur 100.000 hectares concernerait un secteur situé à l'extérieur du Parc, dans la zone tampon. Il a ajouté que son gouvernement serait heureux de recevoir la visite de la mission de suivi sur ce site en l'an 2000. Les autorités colombiennes ont resserré la coopération transfrontalière avec le Parc national de Darien (Panama) et renforcé le système des aires protégées.

Parc national de Morne Trois Pitons (Dominique)

Les Iles Galapagos (Equateur)

L'observateur des États-Unis a souligné le rôle de son gouvernement dans la sauvegarde des îles Galapagos et il a félicité le gouvernement équatorien des progrès réalisés. Il a noté la décision de référence relative à la Loi sur les Galapagos et a demandé si elle était entrée en vigueur, notamment en ce qui concerne la zone de 40 milles marins. Le Secrétariat a informé le Comité que l'on avait signalé quelques menaces de pêche illégale. L'UICN a noté le caractère essentiel de l'application de cette législation novatrice et le fait qu'il fallait rapidement élaborer et mettre en oeuvre une réglementation spécifique. La Déléguée de l'Equateur a fourni des informations provenant du ministère de l'Environnement faisant état de progrès dans le contrôle des espèces introduites et d'une amélioration générale de la conservation de la biodiversité du site. S'agissant du contrôle de la zone de 40 milles marins, elle a déclaré que la loi n'était pas encore entrée en vigueur mais qu'il existait déjà une base sur laquelle fonder la conservation et le contrôle de l'environnement. Elle a remercié le Comité de tous ses efforts de sauvegarde des Galapagos.

Parc national de Kaziranga (Inde)

Parc national de Komodo (Indonésie)

Parc national du Mont Kenya (Kenya)

Parc national de Sagarmatha (Népal)

L'observateur du Népal a exprimé sa gratitude pour l'appui international en faveur de l'important projet touristique mené dans le Parc national de Sagarmatha. L'observateur du Royaume- Uni a noté la caractère novateur du projet.

Te Wahipounamu - Zone sud-ouest de la Nouvelle-Zélande (Nouvelle-Zélande)

Sanctuaire de l'oryx arabe (Oman)

Le Délégué de la Thaïlande a noté les sérieux motifs de préoccupation soulevés par le Bureau concernant la gestion de ce site, vu la diminution du nombre d'oryx arabes et le fait que la délimitation des limites et la planification de la gestion devaient être achevés depuis longtemps. Il a rappelé que le Comité avait inscrit ce site en l'absence d'un texte de loi et d'un plan de gestion en décembre 1994. Il a souligné le rôle des Orientations concernant le retrait des biens. Le Délégué du Bénin a noté que l'on n'avait pas toujours agi avec rigueur dans le passé et qu'un certain nombre de sites n'auraient pas été acceptés s'ils étaient présentés aujourd'hui. S'agissant du retrait, un site serait d'abord mis sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Délégué de la Thaïlande a clairement indiqué qu'il n'avait pas proposé le retrait du site de la Liste du patrimoine mondial et qu'il était parfaitement informé des modalités de cette procédure. L'observateur du Royaume-Uni a observé que l'on rencontre des problèmes similaires dans un certain nombre de sites et que le processus de soumission périodique de rapports permettra certainement de traiter ces questions. L'UICN a fait remarquer qu'elle avait signalé à maintes reprises les problèmes que pose ce site. L'IUCN a noté que la législation était inefficace si l'on ne disposait pas de ressources suffisantes pour sa mise en oeuvre. Le Président a rappelé aux membres du Comité que les sites naturels de la Région arabe étaient rares sur la Liste. En conclusion, le Président a remercié le Comité du débat qui avait eu lieu et il a noté qu'il fallait sensibiliser les pays à la Convention du patrimoine mondial et à ses obligations, ainsi qu'aux valeurs à préserver pour les générations futures, en particulier les décideurs. Il a remercié le Délégué de la Thaïlande de sa déclaration et il a engagé le Comité à continuer à réfléchir sur la manière de renforcer la protection des sites du patrimoine mondial.

Parc national de Huascaran (Pérou)

Lac Baïkal (Fédération de Russie)

L'observateur de la Russie a demandé que les informations concernant ce site, fournies durant l'adoption du rapport de la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau, soient incluses dans ledit rapport.

Forêt impénétrable de Bwindi (Ouganda)

Ile de Gough (Royaume-Uni)

Zone de conservation de Ngorongoro et Parc national de Serengeti (République-Unie de Tanzanie)

Parc national Canaima (Venezuela)

Baie d'Ha-Long (Viet Nam)

Mosi-oa-Tunya/Victoria Falls (Zambie/Zimbabwe)

Le Bureau pourrait souhaiter adopter le texte suivant et le transmettre au Comité pour qu’il en prenne note :

« Le Bureau félicite l’Etat partie des mesures prises pour conserver le site. Le Bureau demande à l’UICN d’étudier le plan de gestion de la réserve marine pour déterminer si ce plan constitue une base satisfaisante pour une nouvelle proposition d’inscription de la réserve marine en tant qu’extension du site actuel du patrimoine mondial. »

 

Année du rapport : 1999
Équateur
Date d'inscription : 1978
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(viii)(ix)(x)
Liste en péril (dates) : 2007-2010
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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