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Vallée de Kathmandu

Népal
Facteurs affectant le bien en 1999*
  • Activités de gestion
  • Effets liés à l’utilisation des Infrastructures de transport
  • Habitat
  • Modification du régime des sols
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :

    Nécessité de travaux de restauration/consolidation

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Effondrement du toit du Temple de Patan (proiblème résolu)
  • Glissement de terrain
  • Révision de la mise en oeuvre du plan d'action
  • Nécessité d'entreprendre des travaux de restauration/consolidation 
  • Empiètement
  • Reconstruction
  • Pressions exercées par la circulation
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 1999

Il y a eu des projets des fonds de dépôt de l’UNESCO financés par le gouvernement japonais et des activités financées par la Division du patrimoine culturel de l’UNESCO dans le cadre de la Campagne internationale de sauvegarde (voir le document d’information WHC-99/CONF.204/INF.13). D’autres contributions volontaires à affectation spéciale adressées au Fonds du patrimoine mondial de l’UNESCO par des ONG (90.000 dollars) et par des bailleurs de fonds du secteur privé (20.000 dollars) pour la mise en œuvre de projets pilotes ont été utilisées par le Centre du patrimoine mondial pour une meilleure gestion du site de la Vallée de Kathmandu.  

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 1999
Demandes approuvées : 14 (de 1979-1998)
Montant total approuvé : 315 679 dollars E.U.
1998 Preparing a full inventory of 120 buildings within the ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1998 On site promotion activity at Kathmandu (Approuvé)   5 000 dollars E.U.
1998 Structural survey of the 55 Windows Palace building in ... (Approuvé)   19 800 dollars E.U.
1997 Joint UNESCO-ICOMOS-Government of Nepal team to conduct ... (Approuvé)   35 000 dollars E.U.
1997 Studies on traditional architecture, construction and ... (Approuvé)   28 000 dollars E.U.
1997 Emergency assistance for Degu Taleju Mandir Monument in ... (Approuvé)   19 969 dollars E.U.
1997 Training Course for the Recording and Documentation of ... (Approuvé)   14 000 dollars E.U.
1994 Costs of a resident International Technical Advisor for ... (Approuvé)   52 000 dollars E.U.
1994 Financial contribution for the restoration of Patukva ... (Approuvé)   20 600 dollars E.U.
1994 Financial contribution for the restoration of Degu ... (Approuvé)   24 310 dollars E.U.
1989 Work and equipment for the restoration of the roof of ... (Approuvé)   14 000 dollars E.U.
1989 Urgent works for the restoration of the roof of the ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1980 Additional financial assistance for Swayambhu Temple in ... (Approuvé)   13 000 dollars E.U.
1979 Financial assistance for the consolidation of Swayambhu ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédentes délibérations : Le Comité, à sa dix-septième session, s'est déclaré très préoccupé de l'état de conservation du site de la Vallée de Kathmandu et a envisagé la possibilité de placer ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril, à la suite de débats sur les conclusions de la mission d'étude conjointe UNESCO/ICOMOS.

A sa vingt et unième session, le Comité a étudié le rapport sur l'état de conservation de ce site et, étant donné la détérioration persistante des valeurs du patrimoine mondial dans les zones de monuments de Bauddhanath et de Kathmandu, qui compromettent l'intégrité et les caractéristiques inhérentes au site, le Comité a demandé au Secrétariat d'étudier en collaboration avec l'ICOMOS et le gouvernement népalais de Sa Majesté l’éventualité de supprimer des zones sélectionnées à l'intérieur de certaines zones de monuments, sans porter atteinte à l'importance universelle et à la valeur du site dans son ensemble. Cette étude devait prendre en considération l'intention du gouvernement népalais de Sa Majesté de proposer l'inscription de Kokhana comme zone supplémentaire de monuments.

Le Comité a autorisé l’octroi d'une somme maximum de 35 000 dollars au titre du budget de Coopération technique du Fonds du patrimoine mondial pour permettre à une équipe commune UNESCO-ICOMOS-gouvernement népalais de Sa Majesté de mener une étude approfondie et d'élaborer un programme de mesures correctives, conformément aux paragraphes 82-89 des Orientations. A partir des informations contenues dans l'étude et le rapport du gouvernement népalais de Sa Majesté, ainsi que des recommandations du Bureau, le Comité, à sa vingt et unième session, a décidé qu'il pourrait envisager ou non l'inscription de ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril à sa vingt-deuxième session. A la suite de cette décision, une mission commune UNESCO-ICOMOS-gouvernement népalais a été organisée en mars-avril 1998.

Le Comité a examiné les conclusions et les résultats de la mission commune UNESCO­ICOMOS-gouvernement népalais de Sa Majesté, ainsi que les 55 recommandations et le Plan d'action avec échéancier adoptés par le gouvernement népalais de Sa Majesté. Il a félicité le gouvernement népalais de Sa Majesté pour ses efforts de renforcement de la gestion du site de la Vallée de Kathmandu, avec la création de l'Unité de conservation du patrimoine. Il a pris note des efforts particuliers consentis par les autorités locales pour sensibiliser les propriétaires de logements individuels afin d'empêcher toute nouvelle démolition illicite et toute nouvelle construction non conforme à la réglementation.

Le Comité a décidé de reporter l'examen de l'inscription du site de la Vallée de Kathmandu sur la Liste du patrimoine mondial en péril à sa vingt-troisième session. Il a cependant demandé au gouvernement népalais de Sa Majesté de continuer à appliquer les 55 recommandations de la mission commune et de respecter les échéances du Plan d'action adopté par le gouvernement. De plus, il a recommandé que le gouvernement népalais de Sa Majesté adopte les trois nouvelles recommandations de l'ICOMOS annexées aux 55 recommandations adoptées par le gouvernement népalais de Sa Majesté. Par ailleurs, le Comité a demandé au gouvernement népalais de Sa Majesté de présenter un rapport sur l'avancement de l'application des 55 recommandations avant le 15 avril 1999 pour étude par la vingt-troisième session du Bureau en juin 1999.

Enfin, le Comité a demandé au gouvernement népalais de Sa Majesté de prendre des mesures pour veiller à la mise en place d'une protection et d'une gestion appropriées à Kokhana, avant d'en proposer l'inscription comme Zone supplémentaire de monuments du site de la Vallée de Kathmandu.

Nouvelles informations : Le gouvernement népalais de Sa Majesté a présenté un rapport d'avancement sur la mise en œuvre des 55 recommandations de la mission commune le 13 avril 1999 au Centre du patrimoine mondial. Ces nouvelles informations sont présentées dans le document d'information WHC-99/CONF.204/INF.12. Le gouvernement népalais de Sa Majesté a achevé huit des onze activités à échéance fixe qui devaient être terminées avant le 30 novembre 1998.

Néanmoins, des actions importantes comme les actions 2 et 7 qui traitent de l'approbation des Règles de préservation des monuments anciens, ainsi que de l'établissement de critères de classification des monuments (importance internationale, nationale et locale) n'ont pas été menées à terme. Le retard dans l'établissement des Règles, qui auraient dû initialement être approuvées par le Cabinet avant le 30 juin 1998, est très préoccupant car ces Règles sont des instruments essentiels des autorités compétentes pour la mise en œuvre de la Loi sur la préservation des monuments anciens ; elles permettront également la création d'un Fonds de conservation des monuments. L'action 8 (approbation du plan directeur de la zone de monuments de Bauddhanath) est toujours en attente alors que la date initiale de sa mise en œuvre était le 30 novembre 1998.

Etant donné la sérieuse préoccupation dont a fait part le Comité à sa vingt et unième session concernant les violations alarmantes et flagrantes de la réglementation sur la construction autour du stupa de Bauddhanath, une étude de faisabilité destinée à remédier aux constructions illicites dans la zone de monuments de Bauddhanath a été entreprise par le gouvernement népalais selon les recommandations détaillées de l'ICOMOS durant la mission commune. Bien qu'un rapport d'avancement préliminaire sur l'étude de faisabilité ait été présenté par le gouvernement népalais de Sa Majesté en juin 1998, il n'a pas été reçu de nouvelles informations sur la possibilité technique et financière de remédier aux constructions illicites au voisinage immédiat du stupa ni sur l'application de réglementations sur la construction à l'intérieur de la zone de monuments de Bauddhanath.

Action requise

Le Bureau a étudié le rapport d'avancement présenté par le gouvernement népalais de Sa Majesté sur la mise en œuvre des 55 recommandations de la mission commune UNESCO-ICOMOS-gouvernement népalais de Sa Majesté et du rapport du Secrétariat. Le Bureau demande au gouvernement népalais de Sa Majesté de poursuivre la mise en œuvre des 55 recommandations de la mission commune qui engage le gouvernement népalais de Sa Majesté à respecter les délais de mise en œuvre du Plan d'action de mesures correctives avec échéancier, spécialement en ce qui concerne la création des Règles essentielles de préservation des monuments anciens qui devraient accroître la capacité des autorités compétentes pour la mise en œuvre de la Loi sur les monuments anciens et pour la création d'un Fonds pour la conservation des monuments pour la sauvegarde du site de la Vallée de Kathmandu.

Le Bureau demande au gouvernement népalais de Sa Majesté de rendre compte de l'avancement de l'application de la réglementation actuelle sur la construction dans la zone de monuments de Bauddhanath et du plan technique et financier visant à remédier aux constructions illicites dans le voisinage immédiat du stupa, suivant les recommandations détaillées de l'ICOMOS pendant la mission commune, avant le 15 septembre 1999.

Enfin, le Bureau demande au gouvernement népalais de Sa Majesté de présenter un rapport sur l'avancement de la mise en œuvre des 55 recommandations avant le 15 septembre 1999, pour étude par la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau en novembre 1999."
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédents débats :

Seizième session du Comité – paragraphe VIII.9.

Dix-septième session du Comité – paragraphe IX.8.

Dix-huitième session du Bureau – paragraphe VI.21.

Dix-huitième session du Comité – paragraphe IX.22.

Dix-neuvième session du Comité – paragraphe VII.46.

Vingtième session du Comité – paragraphe VII.52.

Vingt et unième session du Bureau – paragraphe IV.50.

Vingt et unième session extraordinaire du Bureau – paragraphe III.C.

Vingt et unième session du Comité – paragraphe VII.53.

Vingt-deuxième session du Bureau – paragraphe V.58.

Vingt-deuxième session extraordinaire du Bureau – paragraphe III.C.

Vingt-deuxième session du Comité – paragraphe VII.37.

Vingt-troisième session du Bureau – paragraphe IV.69.

 

Documents d’information :

WHC-99/CONF.208/INF.8.A

          Rapport présenté par le gouvernement népalais sur l’avancement de la mise en œuvre des 55 recommandations de la mission commune de 1998 et du plan d’action avec échéancier adopté par le gouvernement népalais en vue de l’amélioration de la gestion et de la conservation du site du patrimoine mondial de la Vallée de Kathmandu.

WHC-99/CONF.208/INF.8.B

Rapport de la mission du Centre du patrimoine mondial en octobre 1999 sur l’état de conservation du site du patrimoine mondial de la Vallée de Kathmandu, répondant aux questions soulevées par le Comité du patrimoine mondial lors de précédentes sessions.

WHC-99/CONF.208/INF.8.B

          Rapport d’un expert international indépendant sur l’état de conservation du site du patrimoine mondial de la Vallée de Kathmandu.

 

Nouvelles informations : Lors d’une mission entreprise par un membre du personnel du Centre du patrimoine mondial à la Vallée de Kathmandu en octobre 1999, il a été noté avec une sérieuse préoccupation que, rien que dans la zone de monuments de Patan Darbar Suare, six bâtiments historiques avaient été complètement démolis depuis la mission commune de 1998 et de nouvelles constructions étaient soit achevées soit en cours, en utilisant du béton armé, sans projets architecturaux ni matériaux de construction authentiques. Le représentant du Centre du patrimoine mondial, avec le concours d’experts du Bureau de l’UNESCO à Kathmandu, a découvert que dans la plupart des cas, les permis de démolir et de construire avaient été délivrés à chaque propriétaire par le département d’Archéologie, bien que l’état des bâtiments historiques ait pu permettre des réparations in situ. Ces bâtiments comprenaient des bâtiments historiques comportant des caractéristiques spécifiques et les experts de l’ICOMOS, durant la mission commune de 1998, avaient demandé qu’ils soient conservés et réparés. De plus, il a été constaté cinq cas d’ajouts d’étages à des bâtiments historiques ; la construction de constructions illégales en porte-à-faux dans la zone de monuments ; et la réfection de façades de magasins avec destruction des caractéristiques architecturales authentiques. La mission a noté qu’une maison des voyageurs située dans la zone de monuments de Darbar Square, considérée en bon état par l’ICOMOS et des experts internationaux en 1998, avait également été entièrement démolie et que l’on avait même enlevé les pierres de fondation ; il y avait à la place des murs neufs incongrus en brique et ciment.

La mission a également indiqué qu’un bâtiment historique particulièrement important situé en face du Hanuman Dhoka, dans la zone de monuments de Darbar Square, qui avait été expressément signalé par les experts de l’ICOMOS pour son importance architecturale et recommandé pour une restauration in situ, avait été également entièrement démoli. Ce bâtiment historique, le Joshi Agmacche, allait être remplacé par une nouvelle construction en béton armé comportant des piliers en bois nouvellement sculptés, alors que la mission a constaté que l’on jetait des piliers authentiques que l’on aurait pu réutiliser.

Etant donné les sérieuses menaces – à la fois prouvées et potentielles – qui pèsent sur ce site, un rapport rédigé par un expert international indépendant, qui a participé à la mission commune de 1998 en tant qu’expert de l’ICOMOS, est actuellement en préparation. Le rapport de cette mission – qui résumera l’étendue de la gravité de la détérioration des matériaux, des structures, des caractéristiques ornementales, de la cohésion architecturale et du cadre essentiel des zones de monuments placés sous la protection de la Convention du patrimoine mondial et présentera également une évaluation du degré d’authenticité historique que conserve le site du patrimoine mondial – sera présenté au Bureau à sa vingt-troisième session extraordinaire pour examen.

L’attention du Bureau est attirée sur le fait que les cas mentionnés ci-dessus et ceux de nombreuses autres démolitions et reconstructions inadaptées dont il a été fait part au Bureau et au Comité à presque chaque session depuis 1993, que ce soit avec ou sans l’autorisation de Département d’Archéologie, indiquent le très sérieux degré de modification et de détérioration imposé aux zones de monuments placées sous la protection de la Convention du patrimoine mondial en 1979.

Décisions adoptées par le Comité en 1999
23 BUR IV.B.69
Vallée de Kathmandu (Népal)

Le Comité, à sa dix-septième session, s'est déclaré très préoccupé de l'état de conservation du site de la Vallée de Kathmandu et a envisagé la possibilité de placer ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril, à la suite de débats sur les conclusions de la mission d'étude conjointe UNESCO/ICOMOS menée en 1993.

A sa vingt et unième session, le Comité a étudié le rapport sur l'état de conservation de ce site et, étant donné la détérioration persistante des valeurs du patrimoine mondial dans les zones de monuments de Bauddhanath et de Kathmandu, qui compromettent l'intégrité et les caractéristiques inhérentes au site, le Comité a demandé au Secrétariat d'étudier en collaboration avec l'ICOMOS et le gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal l’éventualité de supprimer des zones sélectionnées à l'intérieur de certaines zones de monuments, sans porter atteinte à l'importance universelle et à la valeur du site dans son ensemble. Cette étude devait prendre en considération l'intention du gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal de proposer l'inscription de Kokhana comme zone supplémentaire de monuments.

Le Comité a autorisé une équipe commune UNESCO-ICOMOS-gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal à effectuer une étude approfondie et à élaborer un programme de mesures correctives, conformément aux paragraphes 82-89 des Orientations. A partir des informations contenues dans cette étude et des recommandations du Bureau, le Comité, à sa vingt et unième session, a décidé qu'il pourrait envisager ou non l'inscription de ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril à sa vingt-deuxième session. A la suite de cette décision, une mission commune UNESCO-ICOMOS-gouvernement népalais a été organisée en mars-avril 1998.

Le Comité a examiné les conclusions et les résultats de la mission commune UNESCO-ICOMOS-gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal, ainsi que les 55 recommandations et le Plan d'action avec échéancier adoptés par le gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal. Le Comité a félicité le gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal pour ses efforts de renforcement de la gestion du site de la Vallée de Kathmandu avec la création de l'Unité de conservation du patrimoine. Il a pris note des efforts particuliers consentis par les autorités locales pour sensibiliser les propriétaires de logements individuels afin d'empêcher toute nouvelle démolition illicite et toute nouvelle construction non conforme à la réglementation.

Le Comité a décidé de reporter l'examen de l'inscription du site de la Vallée de Kathmandu sur la Liste du patrimoine mondial en péril à sa vingt-troisième session. Il a cependant demandé au gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal de continuer à appliquer les 55 recommandations de la mission commune et de respecter les échéances du Plan d'action adopté par le gouvernement. Il a en outre recommandé que le gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal adopte les trois nouvelles recommandations de l'ICOMOS annexées aux 55 recommandations adoptées par le gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal. Il a été demandé au gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal de présenter un rapport sur l'avancement de l'application des 55 recommandations avant le 15 avril 1999 pour étude par la vingt-troisième session du Bureau en juin 1999.

Le Comité avait alors demandé aussi au gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal de prendre des mesures pour veiller à la mise en place d'une protection et d'une gestion appropriées à Kokhana, avant d'en proposer l'inscription comme Zone supplémentaire de monuments du site de la Vallée de Kathmandu.

Le Bureau a examiné le rapport du Secrétariat et le rapport d'avancement présenté par le gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal sur la mise en œuvre des 55 recommandations de la mission commune UNESCO-ICOMOS-gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal, présentés dans les documents d'information whc-99/conf.204/inf6 et whc-99/conf.204/inf19. L'ICOMOS a félicité le gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal de ses efforts dans la mise en œuvre du Plan d'action de mesures correctives avec échéancier et indiqué que l'efficacité de l'Unité de conservation du patrimoine serait cruciale pour la sauvegarde adéquate des sept zones de monuments composant le site. L'observateur du Népal a une nouvelle fois assuré que le gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal faisait son maximum pour sauvegarder le site de la Vallée de Kathmandu et pour respecter le calendrier de mise en œuvre du Plan d'action de mesures correctives avec échéancier et que c'était une priorité du Premier Ministre nouvellement élu. Il a déclaré que les Règles de préservation des monuments anciens ont été amendées et seront approuvées sous peu et a assuré que l'Unité de conservation du patrimoine serait bientôt totalement active dans le suivi et le contrôle réguliers du développement.

Le Bureau a demandé au gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal de poursuivre la mise en œuvre des 55 recommandations de la mission commune et exhorte le gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal à respecter les échéances de mise en œuvre du Plan d'action de mesures correctives, spécialement en ce qui concerne l'établissement des Règles essentielles de préservation des monuments anciens qui devraient accroître la capacité des autorités compétentes dans la mise en application de la Loi sur la préservation des monuments anciens et dans la création d'un Fonds pour la conservation des monuments pour la sauvegarde du site de la Vallée de Kathmandu.

Le Bureau a demandé au gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal de rendre compte de l'avancement de l'application de la réglementation actuelle sur la construction dans la zone de monuments de Bauddhanath et du plan technique et financier visant à remédier aux constructions illicites dans le voisinage immédiat du stupa, suivant les recommandations détaillées de l'ICOMOS pendant la mission commune, avant le 15 septembre 1999.

Enfin, le Bureau a demandé au gouvernement de Sa Majesté le Roi du Népal de présenter un rapport sur l'avancement de la mise en œuvre des 55 recommandations avant le 15 septembre 1999, pour étude par la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau en novembre 1999.

23 COM X.B.42
SOC : Vallée de Kathmandu (Népal)

X.42 Vallée de Kathmandu (Népal)

Le Secrétariat, en faisant rapport sur les délibérations de la vingttroisième session extraordinaire du Bureau et ses recommandations, a rappelé au Comité que la Vallée de Kathmandu, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial en 1999, est composée de sept zones de monuments. Bien que ces zones renferment également des secteurs construits composés de bâtiments traditionnels, les limites des zones protégées ont été définies en se fondant sur une vision monumentale plutôt que dans un objectif de protection d'un patrimoine urbain plus étendu. Par conséquent, étant donné le nombre relativement limité de bâtiments traditionnels dans l'aire de patrimoine mondial, leur protection est d'autant plus importante qu'ils constituent le cadre essentiel de chaque zone de monuments. Le Comité a noté qu'en ce qui concerne la zone de monuments de Bauddhanath, on comptait environ 88 bâtiments historiques autour de la stupa en 1979, qui constituaient le cadre à la fois physique et spirituel de cet important site de pèlerinage. En 1993, lors de la mission commune UNESCO-ICOMOS, il en restait 27 et malgré les efforts concertés de conservation du site bénéficiant d'un appui important de la communauté internationale, seuls 15 bâtiments subsistaient en 1998.

Au cours des débats, le Comité a noté le fait que l'inscription du site sur la Liste du patrimoine en péril a été reportée à maintes reprises afin de laisser plus de temps pour appliquer les mesures de conservation, conformément aux 16 recommandations de 1993 et aux 55 recommandations et plans d'action de mesures correctives avec échéancier de 1998 officiellement adoptés par le gouvernement népalais de Sa Majesté. Bien que le Comité ait noté que les rapports périodiques soumis soit par l'Etat partie, soit par le Centre du patrimoine mondial et étudiés par chaque session du Bureau et du Comité depuis 1993, aient témoigné des efforts déployés par l'Etat partie, il a été obligé de signaler la détérioration de l'ensemble du site.

L'ICCROM a félicité l'État partie de ses efforts permanents en vue de la protection du site depuis six ans, mais il a déclaré qu'il restait profondément préoccupé de la perte apparente et croissante du tissu historique authentique du site, raison pour laquelle, a-t-il rappelé, la mission commune UNESCO-ICOMOS de 1993 avait décidé de recommander l'inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Le représentant de l'ICCROM a déclaré que si le Comité devait appuyer la recommandation du Bureau d'envoyer une mission de haut niveau, le mandat de cette mission devrait être axé sur :

- une clarification auprès des autorités au plus haut niveau de la raison d'inscrire un site sur la Liste du patrimoine en péril ;

- une définition plus précise des conditions à remplir pour garantir une inscription éventuelle sur la Liste du patrimoine en péril lors des délibérations du Comité en l'an 2000 ;

- une attention supplémentaire apportée aux mesures susceptibles de traiter les causes essentielles des démolitions des tissus vernaculaires des zones de monuments ;

- un souci d'élaboration de données de base pour poursuivre la documentation des bâtiments historiques.

Le Délégué de la Thaïlande s'est rallié à l'avis de l'ICCROM. En vue d'atténuer le danger réel menaçant ce site, le Délégué de la Hongrie a souligné l'importance de la coopération entre les États parties en vue d'une meilleure gestion du patrimoine urbain et, à cet égard, il a invité le Népal à participer à l'Atelier de formation à la conservation urbaine intégrée et au Séminaire pour les gestionnaires de villes historiques d'Europe centrale que la Hongrie prévoit d'organiser en l'an 2000.

Le Comité a souligné le fait que bien qu'il ait différé l'inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial en péril jusqu'à sa prochaine session, il reconnaissait la perte sérieuse des tissus urbains authentiques constatée dans le périmètre du site ces dernières années. Plusieurs membres du Bureau étaient prêts à inscrire le site sur la Liste du patrimoine mondial en péril tout de suite, et ce n'est qu'après la tenue d'un groupe de travail que le Bureau en a différé l'inscription. Il a insisté sur le fait qu'il ne fallait pas sous-estimer la gravité de la situation. De plus, le Comité a fait remarquer que l'inscription d'un site sur la Liste du patrimoine en péril ne devait pas être considérée comme un exercice de mise à l'index, mais qu'il fallait la comprendre comme un outil de conservation et un élément d'un processus destiné à attirer l'assistance technique internationale et à mobiliser la volonté politique nécessaire et l'appui de l'opinion publique en faveur de la conservation au niveau national.

L'observateur du gouvernement népalais de Sa Majesté a exprimé la gratitude de son gouvernement pour le profond intérêt manifesté par le Comité en vue de la protection du site, ainsi que pour l'assistance professionnelle fournie au fil des ans par les organismes consultatifs et le Centre du patrimoine mondial. Il a signalé les efforts de son gouvernement pour la mise en œuvre des 55 recommandations et du plan d'action de mesures correctives avec échéancier adoptés par le gouvernement népalais de Sa Majesté, mais il a souligné les difficultés rencontrées par son gouvernement pour contrôler les dommages dans les zones de monuments. Il a donc demandé au Comité d'envisager de reporter les dates limites de mise en oeuvre du plan d'action de mesures correctives avec échéancier. L'observateur a informé le Comité que le Premier Ministre, conscient de la nécessité d'efforts nationaux concertés ajoutés à ceux du Département d'Archéologie, avait donné des instructions au ministère concerné afin de prendre les mesures nécessaires pour renforcer la gestion du site. L'observateur a déclaré que, bien que la Vallée de Kathmandu soit un site népalais du patrimoine mondial, la responsabilité d'assurer son intégrité et son authenticité incombe également à la communauté internationale tout entière ainsi qu'au Comité. Enfin, il a assuré le Comité que le Gouvernement népalais de Sa Majesté serait heureux d'accueillir la mission de haut niveau composée du Président du Comité, du Directeur du Centre du patrimoine mondial et des experts choisis par l'ICOMOS.

En conclusion, le Comité a rappelé les rapports de la vingt-troisième session ordinaire et de la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau et a adopté le texte suivant :

« Le Comité a examiné les rapports sur l'état de conservation présentés dans les documents WHC-99/CONF.209/INF.17A, B, C et s'est déclaré vivement préoccupé par le très sérieux degré de modification incontrôlée et de détérioration de l'authenticité et de l'intégrité des zones de monuments placées sous la protection de la Convention du patrimoine mondial. Il a noté avec satisfaction que l'État partie a fait tout son possible pour mettre en application les 16 recommandations de la mission commune UNESCO-ICOMOS de 1993, ainsi que les 55 recommandations de la mission commune UNESCO-ICOMOS-gouvernement népalais de 1998 et le plan d'action avec échéancier.

Le Comité a demandé au gouvernement népalais de Sa Majesté de continuer à faire tout son possible pour préserver ce qu'il reste du tissu urbain historique authentique du site de la Vallée de Kathmandu. Le Comité a demandé au Secrétariat et aux organismes consultatifs de continuer à aider l'État partie comme il convient et dans la mesure du possible au renforcement de ses capacités de contrôle du développement, au maintien des bâtiments historiques in-situ et à la correction des constructions illégales et des modifications apportées aux bâtiments historiques sur le site de la Vallée de Kathmandu.

Le Comité a décidé de différer de nouveau l'inscription du site de la Vallée de Kathmandu sur la Liste du patrimoine mondial en péril jusqu'à sa prochaine session.

De plus, vu que l'on continue d'assister à des démolitions et à de nouvelles constructions ou modifications de bâtiments historiques dans la Vallée de Kathmandu - en dépit des efforts concertés au niveau national et international - ce qui se traduit par la perte ou la détérioration continuelle et progressive des matériaux, des structures, des caractéristiques ornementales et de la cohésion architecturale qui constituent le cadre essentiel des zones de monuments, mais aussi leur caractère authentique, le Comité a demandé l'envoi d'une mission de haut niveau pour s'entretenir avec des représentants du gouvernement népalais de Sa Majesté au début de l'an 2000. Cette mission de haut niveau serait composée du Président du Comité du patrimoine mondial ou d'un représentant des membres du Comité, d'un collaborateur confirmé du Centre du patrimoine mondial et de deux éminents experts internationaux choisis par l'ICOMOS. Les conclusions de la mission seront présentées aux prochaines session du Bureau et du Comité en l'an 2000. »

Le Bureau pourrait souhaiter étudier les rapports présentés par le gouvernement népalais, le Centre du patrimoine mondial et l’expert indépendant qui a participé à la mission commune de 1998 en tant que représentant de l’ICOMOS, ainsi que toute autre information disponible lors de sa vingt-troisième session extraordinaire et prendre une décision à cet égard.

Année du rapport : 1999
Népal
Date d'inscription : 1979
Catégorie : Culturel
Critères : (iii)(iv)(vi)
Liste en péril (dates) : 2003-2007
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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