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Parc national du Niokolo-Koba

Sénégal
Facteurs affectant le bien en 2009*
  • Activités illégales
  • Espèces transportées
  • Exploitation minière
  • Infrastructures de transport de surface
  • Infrastructures hydrauliques
  • Élevage de bétail / pacage d’animaux domestiques
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Braconnage, capture et déplacement de faune ;

b) Exploitation forestière illégale ;

c) Pacage de bétail ;

d) Construction de routes ;

e) Construction éventuelle d'un barrage ;

f) Exploration et exploitation minières potentielles.

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril
  • Braconnage ;
  • Pacage de bétail.
Mesures correctives pour le bien

Les mesures correctives suivantes ont été identifiées lors de la mission de suivi Centre du patrimoine mondial / UICN de 2007 et adoptées par le Comité du patrimoine mondial à sa 31e session (Christchurch, 2007):

a) Mettre en œuvre d'urgence des mesures pour faire cesser le braconnage en ayant recours aux avions de surveillance du service des parcs nationaux, aidés au sol par une "force de frappe" mobile ;

b) Former rapidement le personnel récemment recruté, en insistant sur les procédures de sécurité du parc et en donnant une "orientation" générale sur les approches de gestion intégrée ;

c) Faire un relevé des limites du parc et les borner ;

d) Etudier les possibilités de sondage et de forage de puits à l'extérieur du parc afin de minimiser les mouvements illégaux de bétail et de population locale à la recherche d'eau dans les limites du parc ;

e) Mettre en place un moratoire à long terme sur la chasse aux élans de Derby, ainsi qu’un système de quotas de chasse dans les zones tampons autour du parc, basés sur des statistiques tirées d’un recensement fiable de la population animale ;

f) Modifier le programme de surveillance écologique du parc pour le recentrer sur un nombre limité d’indicateurs et de repères qui peuvent être mesurés de la manière la plus efficace possible ;

g) Faire de la conservation du bien une priorité de la politique, des projets et des budgets nationaux et prendre des mesures dynamiques afin de solliciter l'aide des bailleurs de fonds pour la gestion du bien ;

h) Mettre en place un plan de survie des espèces pour les élans de Derby, les éléphants, les bubales roux, les chimpanzés et les autres espèces menacées ;

i) Améliorer la coopération transfrontalière et les mesures visant à protéger les zones tampons et les corridors écologiques à l'extérieur du parc ;

j) Mettre à jour le plan de gestion élaboré en 2000 et initier sa mise en œuvre.

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives
Un calendrier sur 12 mois a été établi pour la mise en œuvre des mesures a) à f) et un calendrier triennal pour la mise en œuvre des autres mesures. Si toutes les mesures peuvent être mises en œuvre dans les délais prévus, la mission considère qu'une tendance positive en faveur de la réhabilitation du bien pourrait être constatée après une période de 5 ans.
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2009
Demandes approuvées : 7 (de 1982-2004)
Montant total approuvé : 147 125 dollars E.U.
2004 Extension du Site du PM du Niokolo Koba (Senegal) à la ... (Approuvé)   9 984 dollars E.U.
2002 Derby Eland Monitoring Programme (Approuvé)   29 296 dollars E.U.
1991 Purchase of 2 all-terrain vehicles to improve ... (Approuvé)   45 000 dollars E.U.
1990 Consultancy services for environmental and ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1986 Additional cost of radios ordered in 1985 for ... (Approuvé)   6 196 dollars E.U.
1985 Purchase of 4 portable radios for protection programme ... (Approuvé)   9 618 dollars E.U.
1982 Vehicles, camping equipment and radio communication ... (Approuvé)   27 031 dollars E.U.
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2009

Le parc national du Niokolo-Koba a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 2007, après un déclin inquiétant de ses populations animales, de graves problèmes de gestion et les impacts potentiels d’un projet de construction d’un nouveau barrage sur le Gambie à quelques kilomètres en amont du parc. La mission de suivi conjointe Centre du patrimoine mondial / UICN entreprise en 2007 a proposé que soit pris un certain nombre de mesures correctives urgentes. Lorsque la mission a été menée, un partenariat public privé faisait l’objet de discussion avec l’African Parks Foundation dans l’optique de soutenir la gestion du bien et sa réhabilitation.

Le 23 février 2009, un rapport sur l’état de conservation du bien a été soumis par l’État partie, avec un exemplaire du plan d’action prioritaire 2007-2010 élaboré en 2007.

Les progrès suivants accomplis dans la mise en œuvre des mesures correctives sont signalés dans le rapport :

a) Mettre en œuvre des mesures d’urgence pour faire cesser le braconnage

L’État partie indique que 170 nouveaux agents du parc ont été recrutés en décembre 2007 et qu’actuellement 17 postes de garde sont opérationnels et qu’un véhicule de patrouille supplémentaire a été acheté. Des patrouilles régulières sont organisées par les brigades mobiles de lutte contre le braconnage. Ces brigades effectuent des patrouilles pendant une dizaine de jours consécutifs. Lors de la saison sèche, une brigade mobile pour le moins est en patrouille à tout moment au sein du bien.

En 2008, les patrouilles terrestres ont été soutenues par trois survols sur un total de huit jours. Les patrouilles ont intercepté 19 braconniers : cinq pour les animaux sauvages et 14 pour pêche illégale, récolte illégale de bois et pâturage illégal. Les patrouilles ont également pu confisquer des armes. Les personnes interceptées ont été condamnées à payer une amende ou à une peine d’emprisonnement de cinq mois maximum. Aucune information complémentaire n’a été communiquée sur les saisies ni les espèces cibles.

L’État partie précise également qu’un accord a été signé en janvier 2009 avec le commandant de la zone militaire de Tambacounda afin d’organiser des patrouilles à grande échelle sur deux ou trois jours au moins une fois par trimestre. Une première patrouille commune entre armée et rangers a été prévue en mars 2009.

L’État partie signale que l’augmentation du nombre de patrouilles a permis d’apercevoir plus d’animaux sauvages sur 50% du bien. Toutefois, aucune information de surveillance n’a été communiquée pour illustrer ces modifications.

b) Former rapidement le personnel récemment recruté

Depuis décembre 2007, un exercice de formation a été réalisé en octobre 2008, se concentrant sur les méthodes de lutte contre le braconnage. Aucune information n’a été communiquée pour indiquer si tous les rangers avaient été formés en lutte contre le braconnage et surveillance.

c) Faire un relevé des limites du parc et les borner

Un atelier a été organisé en avril 2008 sur la finalisation de la délimitation des limites de la réserve de biosphère en vertu du Programme "L’homme et la Biosphère" de l’UNESCO. L’État partie envisage d’utiliser des balises autour de la zone centrale de la réserve de biosphère afin d’en indiquer les limites et mettra ceci en œuvre en 2009. Le rapport signale également qu’un empiètement agricole a été observé sur 150 ha.

d) Étudier les possibilités de sondage et de forage de puits à l'extérieur du parc afin de minimiser les mouvements illégaux de bétail et de population locale à la recherche d'eau dans les limites du parc

L’État partie a rencontré les éleveurs vivant autour du bien pour parler des problèmes de pâturage illégal au sein du bien. En conséquence, il a été convenu de permettre un accès limité à la zone tampon pour que le bétail puisse paître et boire lors de la saison sèche, afin de limiter les problèmes. Toutefois, l’État partie signale que des progrès limités ont été faits en termes de contrôle de la transhumance à travers le bien. Le forum envisagé sur la transhumance n’a pas été mis en œuvre en 2008 par manque de fonds. Les possibilités de sondage et forage suggérées par la mission de 2007 ont été rejetées en raison d’inquiétudes concernant la concentration de bétail aux limites du bien.

e) Mettre en place un moratoire à long terme sur la chasse aux élans de Derby, ainsi qu’un système de quotas de chasse dans les zones tampons autour du parc, basés sur des statistiques tirées d’un recensement fiable de la population animale

Le rapport confirme que dans la mesure où l’élan de Derby est une espèce entièrement protégée, un moratoire est de facto en place. De plus, aucune activité de chasse n’est autorisée au sein du parc national.

f) Modifier le programme de surveillance écologique du parc pour le recentrer sur un nombre limité d’indicateurs et de repères qui peuvent être mesurés de façon à allier coût et efficacité

La surveillance de la faune se concentre actuellement sur les éléphants, les élans de Derby et les chimpanzés. L’État partie signale qu’aucun éléphant n’a été aperçu depuis la création, en août 2007, d’une équipe de recherche sur les pachydermes. Des traces remarquées lors de relevés suggèrent qu’un petit groupe d’éléphants vit toujours au sein du bien. Les tentatives de pistage radioélectrique des élans de Derby ont été vaines depuis 2007. Toutefois, des efforts continuent d’être faits pour baguer quatre individus afin de suivre leur déplacement et améliorer leur protection. La planification d’un programme de recherche sous-régional sur les chimpanzés a commencé en novembre 2008 par l’intermédiaire du projet Wula Nafa avec un financement du gouvernement américain. Aucune activité n’a été décrite jusqu’à présent ni n’a encore commencé.

g) Faire de la conservation du bien une priorité de la politique, des projets et des budgets nationaux et prendre des mesures dynamiques afin de solliciter l'aide des bailleurs de fonds pour la gestion du bien

Le rapport signale que le ministre d’État a garanti une augmentation substantielle dans le budget pour la protection du bien de 58 millions de Francs CFA en 2008 à 122 millions de francs CFA en 2009. Une dotation supplémentaire de 10 millions de Francs CFA pour amélioration des infrastructures a également été allouée.

h) Mettre en place un plan de survie des espèces pour les élans de Derby, les éléphants, les bubales roux, les chimpanzés et les autres espèces menacées

Le rapport de l’État partie ne donne aucune information à ce sujet. Toutefois, le groupe d’étude sur les Antilopes de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN signale que le nombre total d’élans de Derby du Sénégal n’excède pas 200 individus, la plupart des animaux encore en vie se trouvant dans le parc.

i) Améliorer la coopération transfrontalière et les mesures visant à protéger les zones tampons et les corridors écologiques à l'extérieur du parc

L’État partie n’a fait part d’aucune nouvelle initiative pour améliorer la coopération transfrontalière concernant les corridors écologiques avec la Guinée depuis décembre 2007. Des discussions sont en cours avec le PNUD sur un programme de restauration et gestion de corridors pour les animaux migrateurs. En février 2009, une réunion a eu lieu au Mali pour évoquer les possibilités de collaboration pouvant inclure le bien.

j) Mettre à jour le plan de gestion élaboré en 2000 et initier sa mise en œuvre

L’État partie signale qu’il recherche actuellement le soutien du bureau de l’UICN à Dakar pour évaluer le plan de gestion 2000-2005 et l’actualiser. Il est espéré que cette activité pourra être menée à bien en 2009. L’UICN note que son bureau Afrique Occidentale et Centrale n’a pas été informé de cette demande.

 

L’État partie signale par ailleurs que le soutien des communautés locales est nécessaire pour la conservation du bien et que, par conséquent, des actions sont requises pour soutenir le développement local. L’État partie a organisé des réunions communautaires afin de promouvoir la collaboration et identifier de potentielles activités rémunératrices avec les communautés locales. Toutefois, aucune information n’a été donnée sur de quelconques initiatives en cours.

L’État partie signale que le Projet de gestion intégrée de l’écosystème (PGIES) a soutenu un certain nombre de programmes de surveillance, recherche, infrastructure et sensibilisation.

Comme demandé par le Comité du patrimoine mondial à sa 32e session (Québec, 2008), l’État partie a soumis un exemplaire du plan d’action triennal qu’il a élaboré suite à la mission de suivi de 2007. Le plan d’action prévoit des activités pour réhabiliter l’infrastructure de surveillance et acheter des équipements, réhabiliter une partie des habitats, valoriser le parc dans l’intérêt des communautés locales et mettre en œuvre des activités de recherche, pour un budget total estimé de 21,5 millions d’euros sur 3 ans, destiné à 90 % à l’infrastructure et à l’équipement. Aucune information n’est donnée sur l’état de mise en œuvre du plan.

L’État partie n’a pas fait état d’avancement dans la gestion des menaces venant de l’abattage illégal de rôniers, de l’utilisation non contrôlée :des feux, de la dispersion d’espèces invasives et de l’assèchement connexe des marécages, du projet de construction d’un barrage sur le Gambie ou du projet de route transnationale de Tambacounda. Le rapport ne donne également aucune information sur les progrès accomplis dans l’instauration d’un partenariat public privé avec l’African Parks Foundation (APF). Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN ont été informés que les discussions avec APF n’ont pas abouti mais que des discussions sont en cours avec un groupe basé à Dubaï. Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN ont reçu des rapports à propos de manifestations publiques contre la privatisation du bien survenues en janvier et février 2009 et rapportées dans les médias locaux. Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN recommandent à l’État partie de soumettre une actualisation de la gestion institutionnelle prévue pour le bien et, si des modifications sont proposées, d’inclure une privatisation de la gestion du bien.

Tandis que le rapport de l’État partie indique que des progrès ont été faits dans la gestion des principales menaces de braconnage et dans la mise en œuvre des mesures correctives, l’UICN a reçu des rapports contradictoires. Selon ces rapports, le braconnage est en progression au sein du bien et

- très peu de patrouilles sont effectuées et essentiellement sur les principales pistes au sein du bien. La plupart des camps de rangers seraient fermés et les animaux sauvages sont rarement aperçus. La formation du personnel reste inadéquate et le plan d’action n’est pas mis en œuvre.

- Le niveau des menaces qui pèsent sur le bien ne semble pas avoir diminué et il semble que rien ne prouve le redressement des populations de grands mammifères.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN sont extrêmement préoccupés par ces rapports qui semblent indiquer une érosion continue de la valeur universelle exceptionnelle du parc national du Niokolo-Koba. En conséquence, ils recommandent que le mécanisme de suivi renforcé soit appliqué de manière appropriée au bien afin d’aider à garantir que le maximum est fait pour soutenir les actions désormais essentielles en vue de maintenir sa conservation à long terme. Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN recommandent également à l’État partie d’inviter une mission sur le bien en 2010 afin de déterminer à quel point la valeur universelle exceptionnelle du bien est affectée. 

Décisions adoptées par le Comité en 2009
33 COM 7A.11
Parc national du Niokolo-Koba (Sénégal) (N 153)

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7A,

2. Rappelant la décision 32 COM 7A.11, adoptée à sa 32e session (Québec, 2008),

3. Exprime sa vive inquiétude quant aux rapports sur l'augmentation de la pression due au braconnage au sein du bien qui érode encore davantage sa valeur universelle exceptionnelle ;

4. Regrette qu'il n'ait pas été possible pour l'État partie de mettre en œuvre certaines des mesures correctives adoptées par le Comité du patrimoine mondial à sa 31e session (Christchurch, 2007) dans le laps de temps convenu ;

5. Regrette également que l'État partie n'ait pas donné d'informations sur les progrès accomplis dans la gestion des menaces d'abattage illégal, de dispersion d'espèces invasives et d'assèchement connexe des marécages, de projet de construction d'un barrage sur le fleuve Gambie et de projet de route transnationale de Tambacounda ni sur ses efforts pour instaurer un partenariat public-privé pour la mise en œuvre des mesures correctives, comme demandé par le Comité du patrimoine mondial à sa 32e session (Québec, 2008) ;

6. Prie instamment l'État partie d'intensifier ses efforts pour mettre en œuvre de toute urgence les mesures correctives adoptées par le Comité du patrimoine mondial à sa 31e session ainsi que les autres recommandations de la mission conjointe Centre du patrimoine mondial / UICN de 2007 afin d'éviter la perte potentielle imminente de la valeur universelle exceptionnelle du bien ;

7. Invite l'État partie ainsi que la communauté internationale à accroître leur soutien pour la gestion du bien et en particulier la mise en œuvre des mesures correctives ;

8. Réitère sa demande à l'État partie d'élaborer, en concertation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, un projet de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle et une proposition d'état de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010 ;

9. Demande à l'État partie d'inviter une mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial / UICN pour examiner l'état de conservation du bien et revoir la mise en œuvre des mesures correctives et leur calendrier ;

10. Demande également à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2010, un rapport détaillé sur l'état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des mesures correctives et de toutes les autres recommandations du Comité du patrimoine mondial susmentionnées aux paragraphes 5 et 6, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010 ;

11. Décide de maintenir le parc national du Niokolo-Koba (Sénégal) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

33 COM 8C.2
Mise à jour de la Liste du patrimoine mondial en péril

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Faisant suite à l'examen des rapports sur l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-09/33.COM/7A et WHC-09/33.COM/7A.Add, WHC-09/33.COM/7A.Add.2 et WHC-09/33.COM/7A.Corr),

2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :

  • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision : 33 COM 7A.20)
  • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision : 33 COM 7A.21)
  • Chili, Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (décision : 33 COM 7A.28)
  • Côte d'Ivoire, Parc national de la Comoé (décision : 33 COM 7A.2)
  • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision : 33 COM 7A.3)
  • Égypte, Abou Mena (décision : 33 COM 7A.15)
  • Equateur, Iles Galapagos (décision : 33 COM 7A.13)
  • Ethiopie, Parc national du Simien (décision : 33 COM 7A.9)
  • Inde, Sanctuaire de faune de Manas (décision : 33 COM 7A.12)
  • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision : 33 COM 7A.16)
  • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision : 33 COM 7A.17)
  • Jérusalem, Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (décision : 33 COM 7A.18)
  • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision : 33 COM 7A.10)
  • Pakistan, Fort et jardins de Shalimar à Lahore (décision : 33 COM 7A.23)
  • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision : 33 COM 7A.29)
  • Philippines, Rizières en terrasses des cordillères des Philippines (décision : 33 COM 7A.24)
  • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St. Floris (décision : 33 COM 7A.1)
  • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision : 33 COM 7A.4)
  • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision : 33 COM 7A.5)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision : 33 COM 7A.6)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision : 33 COM 7A.7)
  • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision : 33 COM 7A.8)
  • République islamique d'Iran, Bam et son paysage culturel (décision : 33 COM 7A.22)
  • République-Unie de Tanzanie, Ruines de Kilwa Kisiwani et de Songo Mnara (décision 33 COM 7A.14)
  • Sénégal, Niokolo-Koba (décision : 33 COM 7A.11)
  • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision : 33 COM 7A.27)
  • Venezuela, Coro et son port (décision : 33 COM 7A.30)
  • Yémen, Ville historique de Zabid (décision : 33 COM 7A.19
Projet de décision : 33 COM 7A.11

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7A,

2. Rappelant la décision 31 COM 7B.1, adoptée à sa 31e session (Christchurch, 2007),

3. Exprime sa vive inquiétude quant aux rapports sur l’augmentation de la pression due au braconnage au sein du bien qui érode encore davantage sa valeur universelle exceptionnelle ;

4. Regrette qu’il n’ait pas été possible pour l’État partie de mettre en œuvre les mesures correctives adoptées par le Comité du patrimoine mondial à sa 31e session (Christchurch, 2007) dans le laps de temps convenu ;

5. Regrette également que l’État partie n’ait pas donné d’informations sur les progrès accomplis dans la gestion des menaces d’abattage illégal, de dispersion d’espèces invasives et d’assèchement connexe des marécages, de projet de construction d’un barrage sur le Gambie et de projet de route transnationale de Tambacounda ni sur ses efforts pour instaurer un partenariat public privé pour sa mise en œuvre, comme demandé par le Comité du patrimoine mondial à sa 32e session (Québec, 2008) ;

6. Prie instamment l’État partie d’intensifier ses efforts pour mettre en œuvre de toute urgence les mesures correctives adoptées par le Comité du patrimoine mondial à sa 31e session ainsi que les autres recommandations de la mission conjointe Centre du patrimoine mondial / UICN de 2007 afin d’éviter la perte potentielle imminente de la valeur universelle exceptionnelle du bien ;

7. Invite l’État partie ainsi que la communauté internationale à accroître leur soutien pour la gestion du bien et en particulier la mise en œuvre des mesures correctives ;

8. Réitère sa demande à l’État partie d’élaborer, en concertation avec le Centre du patrimoine mondial et l’UICN, un projet de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle incluant les conditions d’intégrité et une proposition pour l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010 ;

9. Demande à l’État partie d’inviter une mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial / UICN pour examiner l’état de conservation du bien et revoir les mesures correctives et leur calendrier ;

10. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2010, un rapport détaillé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des mesures correctives et toutes les autres recommandations du Comité du patrimoine mondial susmentionnées aux paragraphes 5 et 6, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010 ;

11. Décide d’appliquer le mécanisme de suivi renforcé pour le bien ;

12. Décide également de maintenir le parc national du Niokolo-Koba (Sénégal) sur la Liste du patrimoine mondial en péril. 

Année du rapport : 2009
Sénégal
Date d'inscription : 1981
Catégorie : Naturel
Critères : (x)
Liste en péril (dates) : 2007-présent
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 33COM (2009)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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