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Parc national du Niokolo-Koba

Sénégal
Facteurs affectant le bien en 2014*
  • Activités illégales
  • Espèces envahissantes/exotiques terrestres
  • Espèces transportées
  • Exploitation minière
  • Infrastructures de transport de surface
  • Infrastructures hydrauliques
  • Sécheresses
  • Élevage de bétail / pacage d’animaux domestiques
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Braconnage, capture et déplacement de faune ;
  • Assèchement de mares et espèces envahissantes ;
  • Exploitation forestière illégale ;
  • Pâturage du bétail ;
  • Projet de construction d’une route ;
  • Construction éventuelle d'un barrage ;
  • Exploration et exploitation minières potentielles.
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril
  • Braconnage
  • Pâturage du bétail
  • Projet de construction du barrage de Sambangalou
Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
Mesures correctives pour le bien
Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2014
Demandes approuvées : 7 (de 1982-2004)
Montant total approuvé : 147 125 dollars E.U.
2004 Extension du Site du PM du Niokolo Koba (Senegal) à la ... (Approuvé)   9 984 dollars E.U.
2002 Derby Eland Monitoring Programme (Approuvé)   29 296 dollars E.U.
1991 Purchase of 2 all-terrain vehicles to improve ... (Approuvé)   45 000 dollars E.U.
1990 Consultancy services for environmental and ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1986 Additional cost of radios ordered in 1985 for ... (Approuvé)   6 196 dollars E.U.
1985 Purchase of 4 portable radios for protection programme ... (Approuvé)   9 618 dollars E.U.
1982 Vehicles, camping equipment and radio communication ... (Approuvé)   27 031 dollars E.U.
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

Le 31 janvier 2014, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/153/documents. Il porte sur l’état d’avancement de la mise en œuvre des mesures correctives:

  • Le renforcement de l’effectif de surveillance en moyen humain et logistique a permis d’étendre la superficie du bien couvert par les patrouilles, et l’Etat partie fourni des informations sur le nombre de délinquants appréhendés en 2013 ;
  • Les 25 agents supplémentaires affectés au bien en mars 2013 ont été formés, entre autres sur la lutte contre le braconnage. Ils ont été renforcés par 18 agents stagiaires ;
  • Un comité de pilotage du parc, ouvert à toutes les parties prenantes, est en cours de constitution. Plusieurs sessions de formation et de sensibilisation avec les populations riveraines ont eu lieu dans le cadre du projet « Elevage comme moyen de subsistance » en partenariat avec l’UICN. Ce projet a pour objectifs de renforcer les activités d’élevage autour du bien et d’améliorer la conservation des ressources naturelles ;
  • Le suivi écologique mené en 2013 confirme la présence de l’éléphant (3 individus observés par camera trap) et du chimpanzé (6 observations) mais la rareté de ces observations est très préoccupante. Des observations plus régulières de trois des espèces clés rarement observées précédemment (le lion, le lycaon et le bubale) sont encourageantes. La réalisation d'un inventaire général de la grande et moyenne faune est annoncée pour début 2014 ;
  • Un projet d’amélioration du marquage des limites du bien est en cours de réalisation ;
  • Des activités de réhabilitation des mares dans le périmètre du bien ont été effectuées, dans l’objectif d’améliorer la qualité de pâturage y disponible pour la faune sauvage ;
  • Des pistes ont été réhabilitées ainsi que des postes de garde, dans le cadre du Plan d'urgence de réhabilitation du parc. Un matériel important a été mis à disposition, y compris du matériel roulant et de communication, permettant une amélioration du contrôle du parc.
  • L’Etat partie ne fournit aucune information sur le projet de barrage de Sambangalou, ni sur la réhabilitation de la carrière de basalte située sur le territoire du bien et fermé en 2012.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2014

Il convient de noter les efforts déployés par l’Etat partie pour renforcer la surveillance et endiguer le braconnage qui a mené plusieurs espèces clés au bord de l’extinction. Les résultats du suivi écologique semblent indiquer que la situation de certaines espèces clés pourrait être en amélioration tandis que celle des éléphants et des chimpanzés reste très préoccupante. Cependant, ces observations ne portent généralement que sur un petit nombre d’individus par espèces et les données permettent simplement de relever que certains secteurs du parc renferment encore certaines espèces sans pouvoir évaluer précisément l’importance des peuplements et leur variation sur l’ensemble du bien. L'opération d'inventaire annoncée est de toute première nécessité et prioritaire, et il est recommandé que l’Etat partie cherche l’appui technique de la Commission de Survie des Espèces de l’UICN.

En outre, il est recommandé que le Comité réitère sa demande à l’Etat partie d’inviter une mission de suivi réactif de l’UICN aussitôt que les résultats de cet inventaire seront disponibles et rappellent que le Comité a demandé qu’un tel inventaire soit réalisé depuis sa 34e session (Brasilia, 2010), du fait de sa vive préoccupation que la Valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien soit fortement dégradée et que sans un tel inventaire, il soit impossible d’évaluer l’état actuel de la VUE, ni son potentiel de récupération. 

Il est recommandé que le Comité encourage l'Etat partie à formaliser rapidement le comité de pilotage du parc afin d'associer le plus étroitement possible les différents acteurs du territoire concernés et notamment les populations riveraines.

Enfin, il est recommandé que le Comité exprime vivement son regret sur le fait qu'aucune information ne soit donnée par l'Etat partie concernant le projet de barrage à Sambangalou et la restauration de la carrière de basalte situé dans le bien ; et que le bien soit maintenu sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décisions adoptées par le Comité en 2014
38 COM 7A.46
Parc national du Niokolo-Koba (Sénégal) (N 153)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 37 COM 7A.13, adopté lors de sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Note avec satisfaction les efforts pour renforcer la surveillance et endiguer le braconnage, notamment les progrès réalisés dans la réhabilitation des pistes de surveillance et des postes de garde, ainsi que le renforcement du personnel de surveillance ; 
  4. Réitère sa préoccupation concernant l'état de conservation des espèces clés du parc, notamment l’éléphant et le chimpanzé  et demande à l'État partie de mettre en œuvre urgemment un inventaire de la grande faune avec l’appui technique de la Commission de Survie des Espèces de l’UICN, et d’inviter une mission de suivi réactif de l’UICN pour évaluer l’état de conservation du bien vis-à-vis de l’état de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril et pour mettre à jour les mesures correctives aussitôt que les résultats de l’inventaire précité seront disponibles ;
  5. Demande à l’État partie de poursuivre ses efforts pour mettre en œuvre les mesures correctives adoptées à sa 34e session (Brasilia, 2010) ;
  6. Réitère en outre sa demande à l’État partie de fournir des informations précises sur le projet de barrage à Sambangalou, ainsi que la restauration de la carrière de basalte situé dans le bien et fermée en 2012 ;
  7. Demande également à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2015, un rapport détaillé, incluant un résumé exécutif d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 39e session en 2015 ;
  8. Décide de maintenir le Parc national du Niokolo-Koba (Sénégal) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
38 COM 8C.2
Mise a jour de la Liste du patrimoine mondial en péril (sites maintenus)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-14/38.COM/7A et WHC-14/38.COM/7A.Add),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :
  • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 38 COM 7A.14)
  • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 38 COM 7A.15)
  • Belize, Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize (décision 38 COM 7A.31)
  • Chili, Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (décision 38 COM 7A.21)
  • Colombie, Parc national de Los Katíos (décision 38 COM 7A.32)
  • Côte d'Ivoire, Parc national de la Comoé (décision 38 COM 7A.35)
  • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 38 COM 7A.36)
  • Égypte, Abou Mena (décision 38 COM 7A.1)
  • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 38 COM 7A.30)
  • Éthiopie, Parc national du Simien (décision 38 COM 7A.43)
  • Géorgie, Cathédrale de Bagrati et monastère de Ghélati (décision 38 COM 7A.16)
  • Géorgie, Monuments historiques de Mtskheta (décision 38 COM 7A.17)
  • Honduras, Réserve de la Biosphère Río Plátano (décision 38 COM 7A.33)
  • Îles Salomon, Rennell Est (décision 38 COM 7A.29)
  • Indonésie, Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (décision 38 COM 7A.28)
  • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 38 COM 7A.2)
  • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision 38 COM 7A.3)
  • Jérusalem, Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (décision 38 COM 7A.4)
  • Madagascar, Forêts humides de l’Atsinanana (décision 38 COM 7A.44)
  • Mali, Tombouctou (décision 38 COM 7A.24)
  • Mali, Tombeau des Askia (décision 38 COM 7A.25)
  • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 38 COM 7A.45)
  • Palestine, Lieu de naissance de Jésus : l’église de la Nativité et la route de pèlerinage, Bethléem (décision 38 COM 7A.5)
  • Panama, Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo – San Lorenzo (décision 38 COM 7A.20)
  • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 38 COM 7A.22)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Damas (décision 38 COM 7A.12)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Bosra (décision 38 COM 7A.12)
  • République arabe syrienne, Site de Palmyre (décision 38 COM 7A.12)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville d'Alep (décision 38 COM 7A.12)
  • République arabe syrienne, Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din (décision 38 COM 7A.12)
  • République arabe syrienne, Villages antiques du Nord de la Syrie (décision 38 COM 7A.12)
  • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St Floris (décision 38 COM 7A.34)
  • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 38 COM 7A.37)
  • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 38 COM 7A.38)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 38 COM 7A.39)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision 38 COM 7A.40)
  • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 38 COM 7A.41)
  • Sénégal, Parc national du Niokolo-Koba (décision 38 COM 7A.46)
  • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 38 COM 7A.18)
  • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 38 COM 7A.26)
  • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Liverpool – Port marchand (décision 38 COM 7A.19)
  • Venezuela, Coro et son port (décision 38 COM 7A.23)
  • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 38 COM 7A.13)
Projet de décision :   38 COM 7A.46

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7A,

2.  Rappelant la décision 37 COM 7A.13, adopté lors de sa 37e session (Phnom Penh, 2013),

3.  Note avec satisfaction les efforts pour renforcer la surveillance et endiguer le braconnage, notamment les progrès réalisés dans la réhabilitation des pistes de surveillance et des postes de garde, ainsi que le renforcement du personnel de surveillance ; 

4.  Réitère sa préoccupation concernant l'état de conservation des espèces clés du parc, notamment l’éléphant et le chimpanzé  et demande à l'Etat partie de mettre en œuvre urgemment un inventaire de la grande faune avec l’appui technique de la Commission de Survie des Espèces de l’UICN, et d’inviter une mission de suivi réactif de l’UICN pour évaluer l’état de conservation du bien vis-à-vis de l’état de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril et pour mettre à jour les mesures correctives aussitôt que les résultats de l’inventaire précité seront disponibles ;

5.  Demande à l’Etat partie de poursuivre ses efforts pour mettre en œuvre les mesures correctives adoptées à sa 34e session (Brasilia, 2010) ;

6.  Réitère en outre sa demande à l’Etat partie de fournir des informations précises sur le projet de barrage à Sambangalou, ainsi que la restauration de la carrière de basalte situé dans le bien et fermée en 2012 ;

7.  Demande également à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2015, un rapport détaillé, incluant un résumé exécutif d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 39e session en 2015 ;

8.  Décide de maintenir le Parc national du Niokolo-Koba (Sénégal) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Année du rapport : 2014
Sénégal
Date d'inscription : 1981
Catégorie : Naturel
Critères : (x)
Liste en péril (dates) : 2007-présent
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2014) .pdf
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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