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Parc national du Niokolo-Koba

Sénégal
Facteurs affectant le bien en 2011*
  • Activités illégales
  • Espèces envahissantes/exotiques terrestres
  • Espèces transportées
  • Exploitation minière
  • Infrastructures de transport de surface
  • Infrastructures hydrauliques
  • Sécheresses
  • Élevage de bétail / pacage d’animaux domestiques
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Braconnage, capture et déplacement de faune 
  • Assèchement de mares et espèces envahissantes 
  • Exploitation forestière illégale 
  • Pacage de bétail 
  • Projet de construction d’une route 
  • Construction éventuelle d'un barrage 
  • Exploration et exploitation minières potentielles
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril
  • Braconnage 
  • Pacage de bétail
Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
  • Réduction de 90% des signes d'activités humaines dans le périmètre du parc 
  • Extension de la zone dans laquelle des signes de vie de grands ongulés peuvent être trouvés, de 34% actuellement à 85% de la superficie totale du parc 
  • Augmentation du nombre de toutes les espèces de grands ongulés pendant trois années consécutives 
  • Réduction des distances de fuite des animaux le long de certaines portions de routes dans le périmètre du parc
Mesures correctives pour le bien

Les mesures correctives ont été adoptées par le Comité a sa 34e session (Brasilia, 2010), voir Décision 34 COM 7A.11(Brasilia, 2010), https://whc.unesco.org/archive/2010/whc10-34com-20f.pdf  

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives
Voir Décision 34 COM 7A.11 (Brasilia, 2010), https://whc.unesco.org/archive/2010/whc10-34com-20f.pdf
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2011
Demandes approuvées : 7 (de 1982-2004)
Montant total approuvé : 147 125 dollars E.U.
2004 Extension du Site du PM du Niokolo Koba (Senegal) à la ... (Approuvé)   9 984 dollars E.U.
2002 Derby Eland Monitoring Programme (Approuvé)   29 296 dollars E.U.
1991 Purchase of 2 all-terrain vehicles to improve ... (Approuvé)   45 000 dollars E.U.
1990 Consultancy services for environmental and ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1986 Additional cost of radios ordered in 1985 for ... (Approuvé)   6 196 dollars E.U.
1985 Purchase of 4 portable radios for protection programme ... (Approuvé)   9 618 dollars E.U.
1982 Vehicles, camping equipment and radio communication ... (Approuvé)   27 031 dollars E.U.
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2011

Le 31 janvier 2011, l’État partie a soumis un rapport concis sur l’état de conservation du Parc national de Niokolo-Koba (PNNK). Le rapport met en avant quelques progrès récents accomplis dans la mise en œuvre des mesures correctives révisées, adoptées par le Comité à sa 34e session (Brasilia, 2010), et fait part de la décision de l’Etat partie du Sénégal d’engager un Plan d’urgence de réhabilitation du PNNK (2011-2012) avec un financement de 3 milliards de francs CFA (4 573 470 Euros), pour faire face aux menaces urgentes sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) et l'intégrité du PNNK. Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN rappellent que trois des sept mesures correctives adoptées par le Comité sont à mettre en œuvre avant juillet 2011, deux autres doivent être adressés avant juillet 2012, et les deux restantes sont à accomplir avant juillet 2013. Pour ce qui concerne les trois mesures correctives qui étaient à accomplir avant la 35e session du Comité, le rapport apporte les informations suivantes :

a) Renforcement et mise en place du dispositif de lutte anti-braconnage, basé sur des moyens aérien et terrestre conjugués

L’Etat partie note que les brigades de surveillance ont été renforcées et que la stratégie de lutte anti-braconnage a été modifiée. Trois brigades mobiles de huit agents sont maintenant déployées dans les zones de fortes pressions, et chacune opère pendant dix jours par mois. Ainsi, un système de contrôle du braconnage terrestre est opérationnel en permanence. L’Etat partie note que ce système, qui a démarré en décembre 2010, est rendu possible grâce à l’appui de l’UICN pour une période de six mois.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN notent les progrès accomplis par L’Etat partie pour renforcer le dispositif de lutte anti-braconnage du PNNK. Ils considèrent que le braconnage reste l’une des menaces les plus importantes pour le bien et qu’il est crucial que les brigades mobiles temporaires soient maintenues à long terme et soient conjuguées à des moyens de lutte anti-braconnage aérien.

b) Renforcement du personnel du PNNK et lui fournir dans les meilleurs délais, une formation centrée sur la protection du PNNK, une gestion intégrée, des règles de sécurité, et le doter en équipement indispensable à sa mission

Le rapport de l’Etat partie note qu’en ce qui concerne le renforcement du personnel, 35 nouveaux agents destinés à renforcer le dispositif de surveillance au niveau du PNNK ont été recrutés en décembre 2010. Un plan de formation a été élaboré pour renforcer la capacité de ces agents, notamment dans le domaine de la lutte anti-braconnage, de la gestion de la faune et des méthodes d’approche participative au niveau de la périphérie du parc. Cette formation est prévue pour le mois de mars 2011. En outre, l’Etat partie note que le Plan d’urgence de réhabilitation du PNNK (2011-2012) consacrera un milliard de francs CFA (1 524 490 Euros) pour améliorer le système de surveillance et d’aménagement. Le plan d’urgence prévoit de développer le réseau des pistes, réhabiliter, construire et équiper des postes de garde, renforcer les moyens de surveillance du parc, et améliorer les conditions de travail des agents. Une mission de l’UICN devant déboucher sur l’élaboration d’un nouveau plan de gestion du PNNK est en préparation pour mars 2011. Cette mission aura par ailleurs pour objectif de permettre l’information et la formation des acteurs de la gestion du parc pour la mise en place d’un plan de gestion adapté à la situation actuelle.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN notent les progrès accomplis par l’Etat partie dans le renforcement du personnel du PNNK et saluent sa décision de mettre à la disposition de la Direction des Parcs nationaux 3 milliards de francs CFA (4 573 470 Euros) pour la mise en œuvre d’un Plan d’urgence de réhabilitation du PNNK, pour faire face aux menaces urgentes du bien.

 

c) Proposition et mise en œuvre d’alternatives concrètes au forage des puits en dehors du parc afin de minimiser la divagation du bétail, dans le contexte global de la transhumance au Sénégal

Le rapport de l’Etat partie note que le soutien de l’UICN a permis au PNNK d’organiser des fora régionaux en janvier 2011, dans les trois régions administratives de Kédougou, Kolda et Tambacounda. Ces fora ont permis de rencontrer les élus locaux, les autorités administratives, les chefs de villages, les représentants des agriculteurs et des éleveurs, ainsi que d’échanger, avec les gestionnaires du PNNK, sur des questions relevant du braconnage, des empiètements agricoles dans le PNNK, mais aussi de la question cruciale de la divagation du bétail et de la transhumance. En outre, l’Union Africaine, par le biais de l’UICN, a financé un projet intitulé « Projet Elevage comme moyen de subsistance : Renforcement des stratégies d’adaptation aux changements climatiques à travers la gestion améliorée au niveau de l’interface élevage-faune sauvage-environnement » dont le PNNK est l’un des bénéficiaires, avec le Parc National du Badiar en Guinée, pour une phase pilote de trois ans qui démarrera cette année. L’Etat partie note que la mise en œuvre du projet impliquera toutes les parties prenantes, notamment les Directions des Parcs Nationaux du Niokolo-Koba (Sénégal) et du Badiar (Guinée), ainsi que les services vétérinaires de Tambacounda et de Badiar (Koundara).

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN notent les progrès accomplis dans la mise en œuvre de cette mesure corrective, pourtant ils notent également qu’il n’existe pas encore d’alternatives concrètes au forage des puits dans la périphérie du bien – puits qui risqueraient de concentrer le bétail autour du parc et occasionneraient une forte pression sur les pâturages et le parc.

d) Etat des populations de faune

En mars 2011, le Centre du patrimoine mondial et l’UICN ont reçu un rapport préparé par le Chef de site, présentant un compte rendu d’une mission de surveillance aérienne qui était organisée du 4 au 8 mars 2011, avec comme objectif de faire une estimation rapide de l’état général du parc, de l’ampleur des principales pressions et de l’état de la faune. Pour une durée totale de 10 h de survol, 1300 km de transects ont été couverts. Le rapport constate que la plupart des pressions connues sur l’écosystème, comme la coupe de rôniers, la divagation du bétail, la circulation de camions et de vélos à l’intérieur du parc, ou le campement de braconniers semblent en très forte régression et estime que ceci est le résultat du renforcement des opérations de patrouilles, mais malgré tout aussi en raison de la diminution rapide des ressources naturelles exploitées. Si le survol n’était pas un inventaire proprement dit, la méthodologie employée était proche de celle utilisée durant les dénombrements précédents, et ce survol a donc permis de faire des comparaisons avec les résultats antérieurs de 2001, 2002, 2003, et 2006. Ces comparaisons montrent un déclin alarmant de la densité de faune. Certaines espèces semblent être en situation de danger critique d’extinction, sinon d’extinction, notamment le cobe des roseaux, le bubale, le buffle, le cobe Defassa et le cobe de Buffon. Le rapport estime que même si ces espèces sont présentes dans certaines parties du bien, leur domaine de répartition a fortement diminué et seuls quelques dizaines d’individus subsistent encore, en comparaison de plusieurs centaines ou des milliers il y a dix ans. Le rapport note que cette situation est confirmée par les données du suivi écologique pédestre conduit depuis décembre. Le rapport conclu que le parc a progressivement été vidé de sa grande faune, précipitant l’écosystème dans un déséquilibre qui ne pourra pas se corriger de lui-même.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN sont extrêmement inquiets de ces constatations et réitèrent la demande du Comité à organiser de manière urgente un inventaire complet de la faune afin d’établir l’état de la valeur universelle exceptionnelle du bien et rappellent que le Comité a demandé à l’Etat partie d’inviter une mission de suivi dès que ce recensement des espèces clés de la faune du bien sera disponible. Ils notent que l’Etat partie avait soumis une première proposition d’inventaire de la faune du bien en 2009, mais que celui-ci avait soulevé des problèmes de méthodologie pour permettre des comparaisons avec les inventaires précédents.

 

e) Autres problèmes de conservation – carrière de Basalte et barrage à Sambanglou

Le rapport du survol fait état d’une carrière de Basalte présente à l’intérieur du PNNK. La carrière est composée de deux sites d’extraction importants, avec la présence de différents engins et une large piste d’accès. Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN notent que cette exploitation n’est pas compatible avec le statut de patrimoine mondial du bien et considèrent qu’elle devrait être fermée le plus vite possible et que le site devrait être réhabilité.

Le rapport de l’Etat partie ne donne pas d’information sur le projet de barrage à Sambanglou et son impact sur le bien, comme demandé par le Comité à sa 34e session.  Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN demeurent très préoccupés par ce projet et rappellent la demande du Comité de présenter une étude spécifique des impacts de ce barrage sur la VUE du bien avant de prendre une décision sur sa construction, notamment sur la réduction possible des superficies de forêts-galerie et de rôneraies dans le bien, sur la traversée du fleuve par la grande faune et sur l’alimentation en eau des cuvettes d'inondation et des mares dans le bien, et ce conformément au paragraphe 172 des Orientations (décision 34 COM 7A.11).Ils notent que toute étudedevrait envisager d'autres alternatives à ce barrage.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2011

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN recommandent que le Comité du patrimoine mondial exprime sa profonde inquiétude quant au rapport de survol aérien indiquant un déclin conséquent de la biodiversité et semblant indiquer que la VUE du bien est sérieusement dégradée. Ils rappellent que la détérioration de l’état de conservation du bien ne pourra être inversée que par la mise en œuvre urgente d’un Plan d’Action, avec le soutien des communautés riveraines et de la communauté internationale.

Aussi ils se félicitent de la décision de l’Etat partie d’engager un Plan d’urgence sur trois ans, avec un financement de 3 milliards de francs CFA (4 573 470 Euros), pour faire face aux menaces urgentes. Ils notent les progrès accomplis par l’Etat partie dans la mise en œuvre des mesures correctives, et en particulier le renforcement du dispositif de lutte anti-braconnage et du personnel du PNNK, en insistant sur le fait qu’il sera nécessaire de continuer et renforcer ces efforts afin de maîtriser le braconnage, le pâturage illégal, l’exploitation forestière illégale et les empiétements agricoles sur l’ensemble du bien et de renverser le tendances actuelles de dégradation. Sur cette base, et en tenant compte de la détérioration toujours existante de l’état de conservation du bien, le Centre du patrimoine mondial et l’UICN recommandent que le PNNK soit maintenu sur la Liste du patrimoine mondial en péril. 

Décisions adoptées par le Comité en 2011
35 COM 7A.12
Parc national du Niokolo-Koba (Sénégal) (N 153)

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-11/35.COM/7A,

2. Rappelant la décision 34 COM 7A.11, adoptée à sa 34e session (Brasilia, 2010),

3. Exprime sa plus vive préoccupation sur les résultats de la mission de surveillance aérienne de mars 2011, qui indiquent une érosion importante de la biodiversité et une dégradation importante de la valeur universelle exceptionnelle du bien;

4. Réitère sa demande à l'État partie de réaliser, dès que possible, un recensement des espèces clés de la faune du bien avec l'appui technique du groupe des espèces de l'UICN, afin d'évaluer l'état de la valeur universelle exceptionnelle du bien; ce recensement pourra servir de base à un plan de rétablissement des populations animales et à la mise en place d'un suivi écologique et invite l'État partie à présenter une demande d'Assistance internationale pour contribuer à son financement ;

5. Prie instamment l'État partie d'intensifier ses efforts pour mettre en œuvre de toute urgence les mesures correctives révisées adoptées par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session, ainsi que les autres recommandations des missions conjointes Centre du patrimoine mondial/UICN de 2007 et 2010 afin d'arrêter le déclin de la biodiversité et d'éviter la perte de la valeur universelle exceptionnelle du bien;

6. Note avec satisfaction les efforts entrepris, avec l'appui de l'UICN, pour le renforcement du dispositif de lutte anti-braconnage et du personnel du bien ainsi que la décision de l'État partie d'engager un Plan d'urgence sur trois ans, avec un financement de 3 milliards de francs CFA (4 573 470 Euros), pour mettre en œuvre les mesures correctives ;

7. Réitère également son appel à la communauté internationale pour apporter son soutien à la mise en œuvre urgente des mesures correctives ;

8. Note avec inquiétude que le rapport de survol révèle la présence d'une importante carrière de basalte à l'intérieur du bien et prie aussi instamment l'État partie de prendre les mesures nécessaires pour fermer cette carrière et réhabiliter le site;

9. Réitère sa préoccupation concernant le projet de barrage à Sambangalou et sa demande de présenter une étude spécifique des impacts du barrage sur la valeur universelle exceptionnelle du bien, notamment sur la réduction possible des superficies de forêts-galeries et de rôneraies dans le bien, sur la traversée du fleuve par la grande faune et sur l'alimentation en eau des cuvettes d'inondation et des mares dans le bien, avant de prendre une décision sur sa construction, conformément au paragraphe 172 des Orientations;

10. Demande à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2012, un rapport détaillé sur l'état de conservation du bien et sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures correctives et du Plan d'urgence, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 36e session en 2012;

11. Décide de maintenir le Parc national du Niokolo-Koba (Sénégal) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

35 COM 8C.2
Établissement de la Liste du patrimoine mondial en péril (biens maintenus)

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Faisant suite à l'examen des rapports sur l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-11/35.COM/7A, WHC-11/35.COM/7A.Add, et WHC-11/35.COM/7A.Add.Corr),

2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :

  • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam  (décision 35 COM 7A.24)
  • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan  (décision 35 COM 7A.25)
  • Belize, Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize (décision 35 COM 7A.15)
  • Chili, Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura  (décision 35 COM 7A.32)
  • Colombie, Parc national de Los Katios (décision 35 COM 7A.16)
  • Côte d'Ivoire, Parc national de la Comoé  (décision 35 COM 7A.2)
  • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba  (décision 35 COM 7A.3)
  • Égypte, Abou Mena  (décision 35 COM 7A.19)
  • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 35 COM 7A.14)
  • Ethiopie, Parc national du Simien  (décision 35 COM 7A.9)
  • Géorgie, Cathédrale de Bagrati et monastère de Ghélati (décision 35 COM 7A.29)
  • Géorgie, Monuments historiques de Mtskheta (décision 35 COM 7A.30)
  • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat)  (décision 35 COM 7A.20)
  • Iraq, Ville archéologique de Samarra  (décision 35 COM 7A.21)
  • Jérusalem, Vieille ville de Jérusalem et ses remparts  (décision 35 COM 7A.22)
  • Madagascar, Forêts humides de l'Atsinanana (décision 35 COM 7A.10)
  • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré  (décision 35 COM 7A.11)
  • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 35 COM 7A.17)
  • Pakistan, Fort et jardins de Shalimar à Lahore  (décision 35 COM 7A.27)
  • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan  (décision 35 COM 7A.33)
  • Philippines, Rizières en terrasses des cordillères des Philippines  (décision 35 COM 7A.28)
  • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St. Floris  (décision 35 COM 7A.1)
  • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga  (décision 35 COM 7A.4)
  • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega  (décision 35 COM 7A.5)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba  (décision 35 COM 7A.6)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga  (décision 35 COM 7A.7)
  • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis  (décision 35 COM 7A.8)
  • République islamique d'Iran, Bam et son paysage culturel (décision 35 COM 7A.26)
  • République-Unie de Tanzanie, Ruines de Kilwa Kisiwani et de Songo Mnara (décision 35 COM 7A.18)
  • Sénégal, Niokolo-Koba  (décision 35 COM 7A.12)
  • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 35 COM 7A.31)
  • Venezuela, Coro et son port  (décision 35 COM 7A.34)
  • Yémen, Ville historique de Zabid  (décision 35 COM 7A.23)
Projet de décision : 35 COM 7A.12

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-11/35.COM/7A,

2. Rappelant la décision 34 COM 7A.11, adoptée à sa 34e session (Brasilia, 2010),

3. Exprime sa plus vive préoccupation sur les résultats de la mission de surveillance aérienne de mars 2011, qui indiquent une érosion importante de la biodiversité et une dégradation importante de la valeur universelle exceptionnelle du bien ;

4. Réitère sa demande à l’Etat partie de réaliser, dès que possible, un recensement des espèces clés de la faune du bien avec l’appui technique du groupe des espèces de l’UICN, afin d’évaluer l’état de la valeur universelle exceptionnelle du bien ; ce recensement pourra servir de base à un plan de rétablissement des populations animales et à la mise en place d’un suivi écologique et invite l’Etat partie à présenter une demande d’Assistance internationale pour contribuer à son financement ;

5. Prie instamment l’Etat partie d'intensifier ses efforts pour mettre en œuvre de toute urgence les mesures correctives révisées adoptées par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session, ainsi que les autres recommandations des missions conjointes Centre du patrimoine mondial/UICN de 2007 et 2010 afin d’arrêter le déclin de la biodiversité et d’éviter la perte de la valeur universelle exceptionnelle du bien ;

6. Note avec satisfaction les efforts entrepris, avec l’appui de l’UICN, pour le renforcement du dispositif de lutte anti-braconnage et du personnel du bien ainsi que la décision de l’Etat partie d’engager un Plan d’urgence sur trois ans, avec un financement de 3 milliards de francs CFA (4 573 470 Euros), pour mettre en œuvre les mesures correctives ;

7. Réitère également son appel à la communauté internationale pour apporter son soutien à la mise en œuvre urgente des mesures correctives ;

8. Note avec inquiétude que le rapport de survol révèle la présence d’une importante carrière de Basalte à l’intérieur du bien et prie instamment l’Etat partie de prendre les mesures nécessaires pour fermer cette carrière et réhabiliter le site ;

9. Réitère sa préoccupation sur le projet de barrage à Sambangalou et sa demande de présenter une étude spécifique des impacts du barrage sur la valeur universelle exceptionnelle du bien, notamment sur la réduction possible des superficies de forêts-galerie et de rôneraies dans le bien, sur la traversée du fleuve par la grande faune et sur l’alimentation en eau des cuvettes d'inondation et des mares dans le bien, avant de prendre une décision sur sa construction, conformément au paragraphe 172 des Orientations ;

10. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2012, un rapport détaillé sur l’état de conservation du bien et sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures correctives et du Plan d’urgence, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 36e session en 2012 ;

11. Décide de maintenir le Parc national du Niokolo-Koba (Senegal) sur la Liste du patrimoine mondial en péril. 

Année du rapport : 2011
Sénégal
Date d'inscription : 1981
Catégorie : Naturel
Critères : (x)
Liste en péril (dates) : 2007-présent
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 35COM (2011)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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