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Parc national des Everglades

États-Unis d'Amérique
Facteurs affectant le bien en 2019*
  • Espèces envahissantes / exotiques d’eau douce
  • Habitat
  • Infrastructures hydrauliques
  • Pollution des eaux de surface
  • Tempêtes
  • Autres menaces :

    Contamination des poissons, de la faune et de la flore par le mercure

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Infrastructures hydrauliques (volume et qualité de l’eau entrant sur le bien)
  • Habitat (Empiètement urbain)
  • Pollution des eaux de surface et Pollution des océans (Pollution provoquée par les engrais agricoles, Contamination des poissons, de la faune et de la flore par le mercure)
  • Infrastructures hydrauliques (Baisse du niveau des eaux provoquée par des mesures de contrôle des flux)
  • Tempêtes (Dégâts provoqués par les ouragans)
  • Espèces envahissantes / exotiques d’eau douce (Espèces animales et végétales exotiques envahissantes)
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Le bien a été réinscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril à la demande de l’État partie qui s’inquiétait de voir l’écosystème aquatique du bien continuer à se détériorer, en particulier sous l’effet des facteurs suivants :

  • Altérations du régime hydrologique (quantité, rythme et répartition des apports de Shark Slough)
  • Croissance urbaine et agricole dans la zone adjacente (les exigences de protection contre les inondations et d’approvisionnement en eau ont une incidence sur les ressources du bien en abaissant le niveau de l’eau)
  • Pollution accrue par les nutriments à cause des activités agricoles en amont 
  • Protection et gestion de la baie de Floride provoquant une réduction significative de la biodiversité marine et des estuaires
Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
Mesures correctives pour le bien
Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2019
Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2019**

Avril 2006 : participation de l'UICN à un atelier technique ayant pour but l'identification de repères et de mesures correctives ; janvier 2011 : mission conjointe Centre du patrimoine mondial/UICN de suivi réactif

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2019

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation le 5 mars 2019, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/76/documents/, qui fait, entre autres, état des informations actualisées suivantes :

  • De très hauts niveaux de performance pour la qualité de l’eau et les flux d’eau dans les bassins de Taylor Slough et de Shark River Slough (SRS) nord-est ont été atteints à la suite de conditions exceptionnellement humides en 2017 et 2018. Ces conditions humides ont également été dues à de fréquents orages, dont l’ouragan Irma en 2017, qui ont endommagé de vastes étendues de forêts de mangroves et herbiers marins. Néanmoins, il est dit que les écosystèmes affectés ont déjà grandement récupéré. De grandes « supercolonies » d’échassiers sont revenues sur le bien ;
  • Les principaux projets formant la base des mesures correctives de 2006 ont été menés à bien en 2018 : projet de construction des Everglades (Everglades Construction Project ou ECP), projet de modification des flux d’eau (Modified Water Deliveries ou MWD) et projet Canal-111 South Dade ou C-111. Les projets de restauration de seconde génération – projet de restauration des Everglades ouest (Western Everglades Restauration Project ou WERP), projet de planification des Everglades centrales (Central Everglades Planning Project ou CEPP), Tamiami Trail Next Steps (TTNS), et projet Stratégies de restauration (Restauration Strategies ou RS) – ont été complétés par le projet ‘Everglades Agricultural Area Reservoir’ ou EAAR, qui entend rediriger les déversements du lac Okeechobee au sud du bien. Les grandes étapes de construction et la réalisation de l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) sont attendues d’ici 2025-2026 ;
  • En 2019, la cour d’appel de Floride a autorisé la réalisation de forages d'exploration pétrolière et gazière dans les zones de conservation aquatique situées en amont du bien.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2019

Les progrès considérables accomplis dans la mise en œuvre des mesures correctives de 2006 sont louables. Afin d’atteindre le DSOCR, les efforts déployés vont devoir être maintenus dans le temps et l’État partie devrait particulièrement être félicité pour avoir mis en œuvre les projets de restauration de seconde génération et engagé jusqu’à 2,5 milliards de dollars EU pour la restauration des Everglades sur les quatre prochaines années. Concernant les 14 indicateurs d’intégrité, il est noté que les objectifs de qualité de l’eau sont atteints et que des « supercolonies » d’échassiers sont revenues sur le bien avec des taux de nidification et d’envol les plus élevés de ces 50 dernières années. Toutefois, la plupart des autres indicateurs stagnent ou déclinent. En particulier, les espèces exotiques envahissantes (EEE) demeurent une sérieuse inquiétude. Tout en reconnaissant l’attention soutenue que la direction du parc accorde aux EEE, une mobilisation des ressources à long terme est nécessaire pour contrôler les EEE présentes, et compte tenu de la présence d’autres EEE à l’extérieur du bien et que l’on ne trouve pas encore à l’intérieur, l’accent devrait être mis sur la prévention et la détection précoce avec mesures d’intervention rapide.

Le nombre croissant d’événements climatiques extrêmes accentue l’importance grandissante des impacts du changement climatique pour le bien. Tandis qu’un épisode sévère du phénomène El Niño en 2015 a retardé la mise en œuvre des mesures correctives en raison d’une saison exceptionnellement sèche, des niveaux de précipitation records ont été atteints en 2017 et 2018 en raison de saisons exceptionnellement humides dues à une fréquence élevée des orages. Considérant la vulnérabilité du bien aux impacts du changement climatique, notamment élévation du niveau de la mer, il est apprécié que le plan général de gestion de 2015 (PGG) recommande des réponses concrètes, notamment lamélioration de la résilience de l’écosystème et minimisation des autres facteurs de stress sur les ressources du parc. Dans la mesure où le Document d’orientation sur les incidences du changement climatique sur les biens du patrimoine mondial décrit les biens du patrimoine mondial comme des laboratoires où des processus de suivi, atténuation et adaptation peuvent être appliqués, testés et améliorés, il est recommandé que le Comité réitère sa demande à l’État partie de soumettre de manière formelle le PGG au Centre du patrimoine mondial et à l’UICN.

La décision prise par la cour d’appel de Floride d’autoriser les forages d’exploration pétrolière et gazière dans les zones de conservation aquatique situées en amont du bien est très préoccupante, en raison de potentiels impacts en aval sur le bien. Il convient de noter qu’aucune licence d’exploration pétrolière ni gazière n’a été délivrée dans les Everglades depuis 50 ans. La décision semble également être en contradiction avec la recommandation du PGG visant à minimiser les autres facteurs de stress sur le bien. La position établie du Comité sur l’incompatibilité de l’exploration et de l’exploitation pétrolières et gazières avec le statut de patrimoine mondial devrait être rappelée à ce sujet, tout en notant que l’activité est en dehors du bien. Il est recommandé au Comité de prier l’État partie de veiller à ce qu’une étude d’impact sur l’environnement (EIE) détaillée soit entreprise pour évaluer les possibles impacts sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, conformément à la Note consultative de l’UICN sur les évaluations environnementales pour le patrimoine mondial. Cette EIE devrait être réalisée et soumise au Centre du patrimoine mondial pour examen par l’UICN avant de procéder à de quelconques activités de forage d’hydrocarbures.

Dans sa décision 41 COM 7A.1, le Comité demandait à l’État partie de tenir le Centre du patrimoine mondial informé de la possibilité de projets de fracturation hydraulique à proximité du bien et de la proposition d’installation d’une ligne à haute tension le long de sa limite orientale. Comme aucune information n’a été reçue à ce propos, il est recommandé au Comité de réitérer sa demande à ce sujet.

Décisions adoptées par le Comité en 2019
43 COM 7A.3
Parc national des Everglades (États-Unis d'Amérique) (N 76)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7A.Add,
  2. Rappelant la décision 41 COM 7A.1, adoptée à sa 41e session (Cracovie, 2017),
  3. Accueille favorablement les progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures correctives de 2006 et note avec satisfaction que l’ensemble de leurs avantages opérationnels devraient être en place d’ici mi-juin 2020, que les objectifs de qualité de l’eau ont déjà été atteints et que des « supercolonies » d’échassiers sont revenues sur le bien ;
  4. Salue l’État partie d’avoir également mis en œuvre les projets de restauration de seconde génération dans l’optique d’atteindre l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) d’ici 2025-2026, et le félicite pour avoir engagé jusqu’à 2,5 milliards de dollars EU sur quatre ans pour promouvoir la restauration des Everglades ;
  5. Note avec inquiétude la menace permanente que représentent les espèces exotiques envahissantes (EEE), et demande à l’État partie de garantir une affectation de ressources continue à long terme pour contrôler les EEE présentes à l’intérieur du bien, et pour la stratégie de gestion afin de mettre l’accent sur la prévention et la détection précoce avec mesures d’intervention rapide ;
  6. Apprécie que le plan général de gestion (PGG) du bien vise à répondre aux impacts du changement climatique, notamment élévation du niveau de la mer, et réitère sa demande à l’État partie de soumettre le PGG au Centre du patrimoine mondial et à l’UICN ;
  7. Rappelant également sa position établie sur l’incompatibilité de l’exploration et de l’exploitation pétrolières et gazières avec le statut de patrimoine mondial, note avec la plus grande inquiétude la perspective d’un forage d’exploration dans les zones de conservation aquatique situées en amont du bien, et prie instamment l’État partie de veiller à ce qu’une étude d’impact sur l’environnement (EIE) détaillée évaluant les possibles impacts sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien soit entreprise, conformément à la Note consultative de l’UICN sur les évaluations environnementales pour le patrimoine mondial, et de soumettre l’EIE au Centre du patrimoine mondial pour examen par l’UICN dans les meilleurs délais et avant de procéder à toute activité de forage d’hydrocarbures ;
  8. Réitère également sa demande à l’État partie de tenir le Centre du patrimoine mondial informé de la possibilité de projets de fracturation hydraulique à proximité du bien et de la proposition d’installation d’une ligne à haute tension le long de sa limite orientale ;
  9. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44esession en 2020 ;
  10. Décide de maintenir Parc national des Everglades (États-Unis d'Amérique) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
43 COM 8C.2
Mise à jour de la Liste du patrimoine mondial en péril (biens maintenus)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/19/43.COM/7A, WHC/19/43.COM/7A.Add, WHC/19/43.COM/7A.Add.2, WHC/19/43.COM/7A.Add.3 et WHC/19/43.COM/7A.Add.3.Corr),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :
  • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 43 COM 7A.41)
  • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 43 COM 7A.42)
  • Autriche, Centre historique de Vienne, (décision 43 COM 7A.45)
  • Bolivie (État plurinational de), Ville de Potosí (décision 43 COM 7A.48)
  • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 43 COM 7A.6)
  • Égypte, Abou Mena (décision 43 COM 7A.17)
  • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 43 COM 7A.3)
  • Honduras, Réserve de la Biosphère Río Plátano (décision 43 COM 7A.4)
  • Îles Salomon, Rennell Est (décision 43 COM 7A.2)
  • Indonésie, Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (décision 43 COM 7A.1)
  • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 43 COM 7A.18)
  • Iraq, Hatra (décision 43 COM 7A.19)
  • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision 43 COM 7A.20)
  • Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (site proposé par la Jordanie) (décision 43 COM 7A.22)
  • Kenya, Parcs nationaux du Lac Turkana (décision 43 COM 7A.12)
  • Libye, Ancienne ville de Ghadamès (décision 43 COM 7A.26)
  • Libye, Site archéologique de Cyrène (décision 43 COM 7A.23)
  • Libye, Site archéologique de Leptis Magna (décision 43 COM 7A.24)
  • Libye, Site archéologique de Sabratha (décision 43 COM 7A.25)
  • Libye, Sites rupestres du Tadrart Acacus (décision 43 COM 7A.27)
  • Madagascar, Forêts humides de l’Atsinanana (décision 43 COM 7A.13)
  • Mali, Tombeau des Askia (décision 43 COM 7A.55)
  • Mali, Tombouctou (décision 43 COM 7A.54)
  • Mali, Villes anciennes de Djenné (décision 43 COM 7A.53)
  • Micronésie (États fédérés de), Nan Madol : centre cérémoniel de la Micronésie orientale (décision 43 COM 7A.43)
  • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 43 COM 7A.14)
  • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 43 COM 7A.56)
  • Ouzbékistan, Centre historique de Shakhrisyabz (décision 43 COM 7A.44)
  • Palestine, Palestine : pays d’olives et de vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (décision 43 COM 7A.30)
  • Palestine, Vieille ville d’Hébron/Al-Khalil (décision 43 COM 7A.29)
  • Panama, Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo (décision 43 COM 7A.50)
  • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 43 COM 7A.51)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville d'Alep (décision 43 COM 7A.31)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Bosra (décision 43 COM 7A.32)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Damas (décision 43 COM 7A.33)
  • République arabe syrienne, Villages antiques du Nord de la Syrie (décision 43 COM 7A.34)
  • République arabe syrienne, Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din (décision 43 COM 7A.35)
  • République arabe syrienne, Site de Palmyre (décision 43 COM 7A.36)
  • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St Floris (décision 43 COM 7A.5)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 43 COM 7A.7)
  • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 43 COM 7A.8)
  • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 43 COM 7A.9)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision 43 COM 7A.10)
  • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 43 COM 7A.11)
  • République-Unie de Tanzanie, Réserve de gibier de Selous (décision 43 COM 7A.16)
  • Sénégal, Parc national du Niokolo-Koba (décision 43 COM 7A.15)
  • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 43 COM 7A.46)
  • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Liverpool – Port marchand (décision 43 COM 7A.47)
  • Venezuela (République bolivarienne du), Coro et son port (décision 43 COM 7A.52)
  • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 43 COM 7A.38)
  • Yémen, Vieille ville de Sana’a (décision 43 COM 7A.39)
  • Yémen, Ancienne ville de Shibam et son mur d'enceinte (décision 43 COM 7A.40)
43 COM 8E
Adoption des Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les documents WHC/19/43.COM/8E et WHC/19/43.COM/8E.Add,
  2. Félicite les États parties pour l’excellent travail accompli dans l’élaboration des Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle pour les biens du patrimoine mondial dans leurs territoires ;
  3. Adopte les Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle, telles que présentées dans l’Annexe des documents WHC/19/43.COM/8E et WHC/19/43.COM/8E.Add, pour les biens du patrimoine mondial suivants :

    ASIE ET PACIFIQUE

    • Inde, Églises et couvents de Goa
    • Inde, Ensemble de monuments de Mahabalipuram
    • Inde, Ensemble monumental de Khajuraho
    • Inde, Fatehpur Sikri
    • Inde, Grottes d'Ellora
    • Inde, Parc archéologique de Champaner-Pavagadh

    EUROPE ET AMÉRIQUE DU NORD

    • Canada, Parcs des montagnes Rocheuses canadiennes
    • Croatie, Parc national Plitvice
    • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades
    • États-Unis d'Amérique, Parc national des grottes de Carlsbad
    • États-Unis d'Amérique, Parc national du Grand Canyon
    • États-Unis d'Amérique, Parcs d'État et national Redwood
    • France, Canal du Midi
    • France, Cathédrale Notre-Dame, ancienne abbaye Saint-Rémi et palais du Tau, Reims
    • France, Provins, ville de foire médiévale
    • France, Basilique et colline de Vézelay
    • Italie, Assise, la Basilique de San Francesco et autres sites franciscains
    • Italie, Centre historique d’Urbino
    • Italie, Vallée de l'Orcia
    • Italie, Zones archéologiques de Pompéi, Herculanum et Torre Annunziata ;
  4. Décide que les Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril seront examinées par les Organisations consultatives en priorité ;
  5. Demande au Centre du patrimoine mondial de publier les versions dans les deux langues sur son site internet.
Projet de décision : 43 COM 7A.3

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7A.Add,
  2. Rappelant la décision 41 COM 7A.1, adoptée à sa 41e session (Cracovie, 2017),
  3. Accueille favorablement les progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures correctives de 2006 et note avec satisfaction que l’ensemble de leurs avantages opérationnels devraient être en place d’ici mi-juin 2020, que les objectifs de qualité de l’eau ont déjà été atteints et que des « supercolonies » d’échassiers sont revenues sur le bien ;
  4. Salue l’État partie d’avoir également mis en œuvre les projets de restauration de seconde génération dans l’optique d’atteindre l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) d’ici 2025-2026, et le félicite pour avoir engagé jusqu’à 2,5 milliards de dollars EU sur quatre ans pour promouvoir la restauration des Everglades ;
  5. Note avec inquiétude la menace permanente que représentent les espèces exotiques envahissantes (EEE), et demande à l’État partie de garantir une affectation de ressources continue à long terme pour contrôler les EEE présentes à l’intérieur du bien, et pour la stratégie de gestion afin de mettre l’accent sur la prévention et la détection précoce avec mesures d’intervention rapide ;
  6. Apprécie que le plan général de gestion (PGG) du bien vise à répondre aux impacts du changement climatique, notamment élévation du niveau de la mer, et réitère sa demande à l’État partie de soumettre le PGG au Centre du patrimoine mondial et à l’UICN ;
  7. Rappelant également sa position établie sur l’incompatibilité de l’exploration et de l’exploitation pétrolières et gazières avec le statut de patrimoine mondial, note avec la plus grande inquiétude la perspective d’un forage d’exploration dans les zones de conservation aquatique situées en amont du bien, et prie instamment l’État partie de veiller à ce qu’une étude d’impact sur l’environnement (EIE) détaillée évaluant les possibles impacts sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien soit entreprise, conformément à la Note consultative de l’UICN sur les évaluations environnementales pour le patrimoine mondial, et de soumettre l’EIE au Centre du patrimoine mondial pour examen par l’UICN dans les meilleurs délais et avant de procéder à toute activité de forage d’hydrocarbures ;
  8. Réitère également sa demande à l’État partie de tenir le Centre du patrimoine mondial informé de la possibilité de projets de fracturation hydraulique à proximité du bien et de la proposition d’installation d’une ligne à haute tension le long de sa limite orientale ;
  9. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44esession en 2020 ;
  10. Décide de maintenir Parc national des Everglades (États-Unis d'Amérique) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
Année du rapport : 2019
États-Unis d'Amérique
Date d'inscription : 1979
Catégorie : Naturel
Critères : (viii)(ix)(x)
Liste en péril (dates) : 1993-2007, 2010-présent
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2019) .pdf
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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