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Parc national des Everglades

États-Unis d'Amérique
Facteurs affectant le bien en 2012*
  • Habitat
  • Infrastructures hydrauliques
  • Pollution des eaux de surface
  • Pollution des eaux souterraines
  • Tempêtes
  • Autres menaces :

    Contamination des poissons, de la faune et de la flore par le mercure

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Quantité et qualité de l'eau rentrant dans le bien ;
  • Empiètement urbain ;
  • Pollution provoquée par les engrais agricoles ;
  • Contamination des poissons, de la faune et de la flore par le mercure ;
  • Baisse du niveau des eaux provoquée par des mesures de contrôle des flux ;
  • Dégâts provoqués par les ouragans.
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Le bien a été réinscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril à la demande de l’Etat partie qui s’inquiète de voir l’écosystème aquatique du bien continuer à se détériorer, en particulier sous l’effet des facteurs suivants :

  • altérations du régime hydrologique (quantité, rythme et répartition des apports de Shark Slough) ;
  • croissance urbaine et agricole dans la zone adjacente (les exigences de protection contre les inondations et d’approvisionnement en eau ont une incidence sur les ressources du bien en abaissant le niveau de l’eau) ;
  • pollution accrue par les nutriments à cause des activités agricoles en amont ;
  • protection et gestion de la baie de Floride provoquant une réduction significative de la biodiversité marine et des estuaires.
Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
Mesures correctives pour le bien

Dévelopées en 2006 (atelier technique d’UICN), voir page: https://whc.unesco.org/archive/2006/whc06-30com-07Ae.pdf

Adoptées (ajustements ont été suggerés), voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/4348

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2012
Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2012**

Avril 2006 : participation de l'UICN à un atelier technique ayant pour but l'identification de repères et de mesures correctives ; janvier 2011 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/UICN

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2012

Un rapport sur l’état de conservation du bien a été reçu de l’État partie le 17 février 2012. L’État partie donne des informations détaillées sur l’avancement des 14 mesures correctives adoptées en 2006 et 2010 et les indicateurs écologiques identifiés lors de la mission de suivi réactif de 2011, ultérieurement formalisés en État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril. L’État partie a précisé et quantifié onze indicateurs afin de suivre l’intégrité et la réhabilitation écologique, ainsi que l’efficacité de la gestion du bien en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril. Une description détaillée des indicateurs, et leur lien avec les 14 mesures correctives, est donnée dans le rapport sur l’état de conservation de l’État partie. Six des indicateurs n’ont pas été satisfaits, en particuliers ceux afférents au volume, au niveau et à la répartition des flux d’eau qui sont essentiels à l’intégrité du bien. Cinq indicateurs ont partiellement été satisfaits, notamment ceux afférents à l’amélioration de la qualité de l’eau. Toutefois, il a également été indiqué que d’autres importantes conversions de terres seront nécessaires d’ici 2018 pour satisfaire aux critères de qualité de l’eau souhaités. Une légère évolution positive a été signalée à l’égard de deux des indicateurs relatifs à la nidification des échassiers dans les Everglades mais il a été précisé que ces hausses correspondaient à la période 2005 – 2010 où les conditions hydrologiques au sein du bien ont été plus stables, et non à une restauration spécifique.

a) Rachat définitif de toutes les terres dans l’Est des Everglades

L’acquisition des terres est réalisée à 99%. Il ne reste que 300 hectares de terrains à usage commercial et les fonds sont inscrits au budget 2012 du Service des parcs nationaux. Un échange de terrain est envisagé pour la plus grande parcelle.

b) Réalisation du Water Control Plan et du projet 8.5 square Mile Area Construction

La construction de l’ensemble des structures d’atténuation des inondations du premier projet Modified Water Deliveries (MWD) (canal et levée L-357 et stations de pompage S-356 et S-357) a été menée à bien en 2008. La construction d’un autre canal d’infiltration a été recommandée. Le financement devait coïncider avec les améliorations du Tamiami Trail. Il est prévu que les modifications d’ordre opérationnel de l’Everglades Restoration Transition Plan (ERTP) soient mises en œuvre début 2012. Un essai de terrain de ces ajustements opérationnels qui doivent permettre de légèrement augmenter les flux d’eau au niveau de Northeast Shark River Slough devait également commencer mi-2012 et courir sur deux ans approximativement.

c) Les projets de construction des structures d’adduction d’eau L-67A et C et L-29, d’extension d’un pont du Tamiami Trail et autres modifications sont en cours d’exécution

Le projet MWD initialement approuvé en 1992 incluait une série de structures d’adduction d’eau qui devaient acheminer l’eau au travers des levées L-67 A/C en reliant WCA 3A à WCA. Ces dispositifs d’adduction ont disparu du projet Modified Water Deliveries mais vont être réévalués dans le cadre d’un nouveau projet de planification des Everglades Centre (CEPP – Central Everglades Planning Project) des services du génie de l’armée américaine initié en novembre 2011 et devant être terminé d’ici à l’été 2013. La phase initiale de construction du pont et d’amélioration de la chaussée du Tamiami Trail est réalisée à 49% environ. Le manque de ressources a été résolu et la date d’achèvement des travaux d’amélioration du Tamiami Trail arrêtée à décembre 2013.

d) Mener à bien l’échange de parcelles du projet C-111 entre le South Florida Water Management District et le gouvernement des États-Unis

Presque toutes les acquisitions de parcelles requises ou obtentions de droits fonciers nécessaires pour construire les structures du projet C-111 South Dade ont été réalisées en 2006 et ont atteint leurs objectifs de gestion des infiltrations ces deux dernières années.

e) Mener à bien le Water Control Plan (CSOP Final EIS)

D’autres évaluations environnementales et de modélisation doivent débuter en 2012 et un nouveau plan de maîtrise de l’eau devrait être achevé d’ici 2015.

f) Mener à bien l’aménagement des zones de retenue du projet C-111 entre 8.5 Square Mile Area et Frog Pond

Le retard dans l’achèvement des aménagements de la zone de retenue nord du projet C-111 est dû à des problèmes non résolus : augmentation des coûts de construction des levées et élimination hors site de matériaux inappropriés, et formule de partage des coûts entre agences fédérales et nationales. La construction devrait maintenant être terminée en 2017.

g) Ne pas dépasser, voire rester en deçà des seuils de réduction intermédiaires et à long terme de la concentration en phosphore des eaux qui se déversent dans Shark River Slough et des seuils de réduction à long terme de la concentration en phosphore des eaux qui se déversent dans les secteurs Taylor Slough/Coastal Basin du parc national des Everglades

Des améliorations ont permis de réduire les apports de phosphore dans les Everglades de 70% environ. Pour l’année hydrologique 2011 (octobre 2010 à septembre 2011), la concentration moyenne pondérée sur le flux de phosphore total (PT) entrant à Shark River Slough était de 9,2 ppb, bien en-deçà du seuil de conformité à long terme de 12,0 ppb. Environ 4 900 ha de nouvelles zones de traitement des eaux de ruissellement (STA) sont en cours de construction et devraient être opérationnels d’ici à 2013.

h) Mener à bien la construction des zones de retenue du projet C-111 entre 8.5 Square Mile Area et Frog Pond et mettre en œuvre les activités du CSOP

Les éléments originalement envisagés dans le projet C-111 South Dade ont été achevés et ont tous été pleinement opérationnels en 2009. Il ne reste que la zone de retenue C-111 Nord, dont l’achèvement est actuellement prévu pour 2017.

i) Achever le projet C-111N Spreader Canal et les activités révisées

Dans le sud de Taylor Slough, le projet C-111 Spreader Canal Ouest (ou projet phase 1) est achevé et prêt pour des essais opérationnels en 2012.

j) Renforcer la coopération entre tous les partenaires des projets de restauration par l'adoption d'une vision commune faisant de la conservation de la valeur universelle exceptionnelle du bien une priorité majeure et permanente. Cette vision commune doit être intégrée dans le Plan de gestion global attendu pour le printemps 2011

Les principaux partenaires de restauration et acteurs communautaires ont récemment reconnu les avantages de cette approche à l’échelle du bassin hydrologique et ont commencé à élaborer une vision commune à même d’accélérer les améliorations de l’écoulement des eaux dans le centre et le sud des Everglades.La mesure dans laquelle la vision commune est intégrée au Plan de gestion global n’est pas claire.

k) Veiller à ce que l'importance d'une approche englobant l'ensemble du bassin hydrologique de la planification et de la gestion des terres et de l'eau dans le sud de la Floride soit pleinement reconnue par tous les organismes et toutes les parties prenantes concernés (par ex. par une écoconformité), et à ce que les décisions prises très loin en amont n'aient pas de nouvel impact sur la conservation du bien. L'approche à l'échelle du bassin hydrologique doit transparaître et être mise en œuvre dans le Plan de gestion global attendu pour le printemps 2011

En novembre 2011, les services du génie de l’armée des États-Unis ont initié un nouveau projet de planification pour les Everglades Centre (CEPP), de 18 mois, qui va tenir compte de nouvelles informations scientifiques, améliorer les occasions d’engagement public et élaborer un plan pour intégrer les éléments de restauration des flux d’eau des Everglades les plus critiques. Troisième génération de projets envisagés, ce nouveau projet sera centré sur une approche à l’échelle du bassin hydrologique pour restaurer la liaison lac Okeechobee/Everglades et intégrer la conception de quatre éléments clés de restauration des flux. La mesure dans laquelle la vision commune est intégrée au Plan de gestion global n’est pas claire.

l) S'attaquer au problème des retards dans la mise en œuvre des projets Modified Water Deliveries (MWD), C-111 et Comprehensive Everglades Restoration Plan (CERP), ainsi que des initiatives correspondantes d'amélioration de la qualité de l'eau, retards qui ne font qu'aggraver la dégradation du bien et qui risquent de réduire la résilience de l'écosystème des Everglades face au changement climatique

Le CERP a pour vocation d’être appliqué parallèlement aux efforts faits pour mener à bien les projets Modified Water Deliveries et C-111 South Dade en cours. Le CEPP prévoit d’inclure les surfaces augmentées de traitement et stockage des eaux de l’Everglades Agricultural Area (EAA) nécessaires pour gérer le ruissellement de l’EAA et incorporer des dispositifs permettant de stocker et nettoyer l’eau nouvelle acheminée vers le sud depuis le lac Okeechobee.

m) Faire avancer les nouvelles modifications du Tamiami Trail pour inclure le prolongement du pont sur environ 9 km ainsi que l'extension de l'élévation de la route et les autres modifications des infrastructures associées, afin de réduire les pertes d'eau par infiltration de l'eau souterraine, tout en répondant aux préoccupations des autres parties prenantes

La Déclaration finale d’impact sur l’environnement (DIE) pour ce projet a été achevée en décembre 2010. En vertu du plan recommandé, les ponts seraient prolongés sur près de 9 km et la chaussée restante côté est élevée pour permettre un écoulement libre au niveau de Northeast Shark River Slough. Un aval du Congrès a été reçu en 2011 dans le but de mener à bien cette construction d’ici 2017/2018, mais une source de financement doit encore été identifiée.

Une nouvelle station de pompage servant au contrôle des infiltrations d’eau (S-356) a été réalisée en 2005 dans le cadre du projet Modified Water Deliveries. Le CERP incluait un projet de gestion des infiltrations du parc national des Everglades qui ajoutait d’autres stations de pompage S-356 ainsi qu’une tranchée d’étanchéité souterraine pour 2015. Un premier projet pilote 2002 de gestion des infiltrations a marqué le pas et est désormais en attente tandis qu’un essai de tranchée d’étanchéité peu profonde est actuellement réalisé par un groupe privé d’exploitation minière en roche dure. La suite des actions dépend des résultats de cet essai.

n) Régler le problème des incertitudes liées aux actions en justice intentées en amont du bien, en particulier en relation avec la qualité de l'eau

L’État de Floride a élaboré une nouvelle approche de traitement recommandé de la qualité de l’eau qui optimise les opérations de gestion de l’eau de l’EAA, réduisant à quelque 8100 ha la superficie requise pour le stockage et le traitement de l’eau nouvelle. Les agences du gouvernement fédéral sont en train d’examiner cette proposition. Le nouveau Central Everglades Planning Project (CEPP) va incorporer les exigences de traitement de l’eau requis pour le parcours d’écoulement dans le centre Everglades en intégrant les caractéristique de flux et de qualité des eaux dans le processus de préparation du plan.

Un peu moins de 4 900 ha de nouvelles zones de traitement des eaux de ruissellement devrait être achevé d’ici à 2013, tandis qu’approximativement 23 000 ha de parcelles de propriété publique de l’Everglades Agricultural Area devront finalement être convertis en zones de traitement des eaux de ruissellement et nouveaux bassins de régulation des flux d’ici à 2018 pour satisfaire aux exigences de la nouvelle Agence pour la protection de l’environnement.

Autres problèmes de conservation (Espèces animales et végétales exotiques envahissantes)

 

Sur la base d’un historique et du statut actuel d’un large éventail d’espèces envahissantes et d’une évaluation quantitative d’un sous-ensemble restreint d’espèces envahissantes prioritaires, l’État partie conclut que les espèces exotiques au sein du bien affectent les communautés animales indigènes ainsi que les processus biologiques qui sont la base de la valeur universelle exceptionnelle du bien. Environ une espèce végétale sur cinq rencontrée dans le parc est allochtone, altérant de fait la composition naturelle de la communauté végétale présente. Il est estimé que les espèces végétales exotiques affectent approximativement 15 à 20% de la superficie totale du bien. Il n’y a pas d’indication quantitative similaire pour les espèces animales exotiques envahissantes. L’État partie rapporte la création d’un programme de gestion de la faune et de la flore exotiques envahissantes qui élaborera un cadre et un financement appropriés pour prévenir et contrôler la faune et la flore exotiques dans l’ensemble du pays. Une proposition a été faite pour utiliser le parc national des Everglades comme projet pilote prioritaire de mise en œuvre de ce cadre.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2012

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN considèrent que l’État partie progresse dans la mise en œuvre des 14 mesures correctives et a partiellement résolu le manque de fonds pour d’importants projets tels que l’achèvement des améliorations du Tamiami Trail, importantes pour le rétablissement de flux d’eau plus naturels au sein du bien. Ils notent que des progrès sont également accomplis en vue de l’adoption d’une vision commune pour une approche à l’échelle du bassin hydrologique de la planification des sols et de l’eau mais considèrent qu’il est nécessaire de plus clairement indiquer (a) de quelle manière ces progrès sont incorporés dans les plans de gestion existants pour le parc national des Everglades, (b) de quelle manière les nouveaux plans proposés apporteront une valeur ajoutée aux mesures correctives déjà en cours, et (c) le calendrier de mise en œuvre des actions des plans proposés. Des progrès ont également été accomplis vis-à-vis des mesures correctives relatives aux améliorations de la qualité de l’eau avec d’importants projets devant être menés à bien d’ici à 2013. Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN recommandent que le Comité exprime sa préoccupation quant aux conclusions de l’évaluation des espèces animales et végétales exotiques envahissantes réalisée par de l’État partie, qui précisent en particulier que la composition naturelle de la communauté animale et végétale présente au sein du bien est altérée et que les espèces végétales exotiques affectent entre 15 et 20% du bien.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN reconnaissent le travail accompli par l’État partie pour préciser et quantifier les indicateurs de l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril, et pour les relier à la mise en œuvre des 14 mesures correctives de sorte que les progrès réalisés pour satisfaire à ces indicateurs peuvent désormais être mesurés de manière globale.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN prennent note du conséquent travail restant à faire pour satisfaire aux critères de l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril et rappellent que la mission de 2011 a considéré que plusieurs décennies seront nécessaire pour que le bien récupère suffisamment. Par conséquent, ils recommandent que le Comité du patrimoine mondial maintienne le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril. 

Décisions adoptées par le Comité en 2012
36 COM 7A.14
Parc national des Everglades (Etats-Unis d'Amérique) (N 76)

Le Comité du patrimoine mondial,

1.   Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7A,

2.   Rappelant la décision 35 COM 7A.14, adoptée à sa 35e session (UNESCO, 2011),

3.   Accueille avec satisfaction les importants efforts de l’État partie pour préciser et quantifier les indicateurs élaborés pour l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril et pour les relier aux 14 mesures correctives permettant de rendre compte de manière détaillée des avancements réalisés ;

4.   Exprime son inquiétude quant aux résultats de l’évaluation des effets des espèces animales et végétales exotiques envahissantes, évaluation qui conclut que les espèces exotiques affectent les communautés animales indigènes ainsi que les processus biologiques à la base de la valeur universelle exceptionnelle du bien, et accueille favorablement la création d’un cadre et d’un financement appropriés pour traiter cette menace ;

5.   Note avec satisfaction que l’État partie accomplit des progrès dans la mise en œuvre des mesures correctives, incluant l’adoption d’une vision commune pour une approche à l’échelle du bassin hydrologique de la planification des sols et de l’eau et la mobilisation du budget exceptionnel nécessaire pour la mise en œuvre intégrale des projets essentiels pour parvenir à des écoulements d’eau plus naturels et une meilleure qualité de l’eau, et encourage l’État partie à maintenir ce niveau d’effort ;

6.   Note également qu’un important travail doit encore être fait pour recouvrer l’intégrité du bien, et demande à l’État partie de préciser, dans son prochain rapport au Comité :

a)  la manière dont les progrès réalisés vis-à-vis des mesures correctives sont incorporés dans les plans de gestion existants pour le parc national des Everglades,

b)  la manière dont les nouveaux plans proposés apporteront une valeur ajoutée aux mesures correctives déjà en cours,

c)  le calendrier de mise en œuvre des actions des plans proposés ;

7.   Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2013, un rapport détaillé sur l’état de conservation du bien, y compris sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures correctives et dans la satisfaction des indicateurs élaborés pour l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 37e session en 2013 ;

8.   Décide de maintenir le Parc national des Everglades (États-Unis d’Amérique) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

36 COM 8C.2
Établissement de la Liste du patrimoine mondial en péril (biens maintenus)

Le Comité du patrimoine mondial,

1.    Faisant suite à l’examen des rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-12/36.COM/7A et WHC-12/36.COM/7A.Add),

2.    Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :

    • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 36 COM 7A.25)
    • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 36 COM 7A.26)
    • Belize, Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize (décision 36 COM 7A.15)
    • Chili, Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (décision 36 COM 7A.33)
    • Colombie, Parc national de Los Katíos (décision 36 COM 7A.16)
    • Côte d'Ivoire, Parc national de la Comoé (décision 36 COM 7A.2)
    • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 36 COM 7A.3)
    • Égypte, Abou Mena (décision 36 COM 7A.20)
    • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 36 COM 7A.14)
    • Éthiopie, Parc national du Simien (décision 36 COM 7A.9)
    • Géorgie, Cathédrale de Bagrati et monastère de Ghélati (décision 36 COM 7A.30)
    • Géorgie, Monuments historiques de Mtskheta (décision 36 COM 7A.31)
    • Honduras, Réserve de la Biosphère Río Plátano (décision 36 COM 7A.17)
    • Indonésie, Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (décision 36 COM 7A.13)
    • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 36 COM 7A.21)
    • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision 36 COM 7A.22)
    • Jérusalem, Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (décision 36 COM 7A.23.I)
    • Madagascar, Forêts humides de l’Atsinanana (décision 36 COM 7A.10)
    • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 36 COM 7A.11)
    • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 36 COM 7A.18)
    • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 36 COM 7A.34)
    • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St Floris (décision 36 COM 7A.1)
    • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 36 COM 7A.4)
    • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 36 COM 7A.5)
    • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 36 COM 7A.6)
    • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision 36 COM 7A.7)
    • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 36 COM 7A.8)
    • République islamique d'Iran, Bam et son paysage culturel (décision 36 COM 7A.27)
    • République-Unie de Tanzanie, Ruines de Kilwa Kisiwani et de Songo Mnara (décision 36 COM 7A.19)
    • Sénégal, Parc national du Niokolo-Koba (décision 36 COM 7A.12)
    • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 36 COM 7A.32)
    • Venezuela, Coro et son port (décision 36 COM 7A.35)
    • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 36 COM 7A.24)
Projet de décision : 36 COM 7A.14

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7A,

2. Rappelant la décision 35 COM 7A.14, adoptée à sa 35e session (UNESCO, 2011),

3. Accueille avec satisfaction les importants efforts de l’État partie pour préciser et quantifier les indicateurs élaborés pour l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril et pour les relier aux 14 mesures correctives permettant de rendre compte de manière détaillée des avancements réalisés ;

4. Exprime son inquiétude quant aux résultats de l’évaluation des effets des espèces animales et végétales exotiques envahissantes, évaluation qui conclut que les espèces exotiques affectent les communautés animales indigènes ainsi que les processus biologiques à la base de la valeur universelle exceptionnelle du bien, et accueille favorablement la création d’un cadre et d’un financement appropriés pour traiter cette menace ;

5. Note avec satisfaction que l’État partie accomplit des progrès dans la mise en œuvre des mesures correctives, incluant l’adoption d’une vision commune pour une approche à l’échelle du bassin hydrologique de la planification des sols et de l’eau et la mobilisation du budget exceptionnel nécessaire pour la mise en œuvre intégrale des projets essentiels pour parvenir à des écoulements d’eau plus naturels et une meilleure qualité de l’eau, et encourage l’État partie à maintenir ce niveau d’effort ;

6. Note également qu’un important travail doit encore être fait pour recouvrer l’intégrité du bien, et demande à l’État partie de préciser, dans son prochain rapport au Comité :

a) la manière dont les progrès réalisés vis-à-vis des mesures correctives sont incorporés dans les plans de gestion existants pour le parc national des Everglades,

b) la manière dont les nouveaux plans proposés apporteront une valeur ajoutée aux mesures correctives déjà en cours,

c) le calendrier de mise en œuvre des actions des plans proposés ;

7. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2013, un rapport détaillé sur l’état de conservation du bien, y compris sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures correctives et dans la satisfaction des indicateurs élaborés pour l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 37e session en 2013 ;

8. Décide de maintenir le Parc national des Everglades (États-Unis d’Amérique) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Année du rapport : 2012
États-Unis d'Amérique
Date d'inscription : 1979
Catégorie : Naturel
Critères : (viii)(ix)(x)
Liste en péril (dates) : 1993-2007, 2010-présent
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 36COM (2012)
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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