Faites une recherche à travers les informations du Centre du patrimoine mondial.

Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo

Panama
Facteurs affectant le bien en 2017*
  • Cadre juridique
  • Erosion et envasement / dépôt
  • Habitat
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Modification du régime des sols
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :

    État fragile du bien et dégradation accélérée due à des facteurs environnementaux, à l’absence d’entretien et à la planification limitée de la conservation

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • État fragile du bien et dégradation accélérée due à des facteurs environnementaux, à l’absence d’entretien et à la planification limitée de la conservation 
  • Érosion 
  • Absence d’établissement de limites et de zones tampon 
  • Absence de plan de conservation et de gestion 
  • Empiétement et pression urbaine 
  • Pression touristique (en particulier à Portobelo) 
  • Insuffisance de la législation sur la préservation du patrimoine bâti et de réglementation associant les deux composantes du bien
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril
  • État fragile du bien et dégradation accélérée due à des facteurs environnementaux, à l’absence d’entretien et à une planification limitée de la conservation 
  • Érosion 
  • Absence d’établissement de limites et de zones tampons 
  • Absence de plan de conservation et de gestion 
  • Empiétement et pression urbaine 
  • Pression touristique (en particulier à Portobelo) 
  • Insuffisance de la législation sur la préservation du patrimoine bâti et de réglementation associant les deux éléments du bien
Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
Mesures correctives pour le bien
Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2017
Demandes approuvées : 4 (de 1980-1993)
Montant total approuvé : 76 800 dollars E.U.
1993 Financial contribution for the services of 2 ... (Approuvé)   14 000 dollars E.U.
1992 Financial contribution for the monitoring of 5 cultural ... (Approuvé)   3 300 dollars E.U.
1986 Assist the authorities in preparing a request of ... (Approuvé)   6 500 dollars E.U.
1980 Equipment and expert mission for the fortifications on ... (Approuvé)   53 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2017**

1993 : mission technique ; novembre 2001, mars 2009 et mars 2010 : missions conjointes de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS ; février 2014 : mission de conseil ICOMOS

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2017

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 24 janvier 2017, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/135/documents/, dans lequel il est indiqué qu’en réponse à l’approbation, par le Comité du patrimoine mondial, du programme révisé et de l’échéancier pour la mise en œuvre des mesures correctives pendant la période 2016-2019 (40 COM 7A.3), l’État partie a pris toutes les mesures nécessaires pour cette mise en œuvre. Parmi les actions entreprises en 2016, on notera les suivantes :

  • Définition des limites et des zones tampons : le processus est en cours en coordination avec les ministères et autorités compétents et devrait être achevé d’ici mi-2017. Les plans cadastraux de toutes les fortifications de Portobelo et leur enregistrement ultérieur sont en cours de relevé et de mise à jour ;
  • Plan de gestion/plan directeur : des études documentaires et le diagnostic des instruments et plans existants sont en cours en vue de la préparation d’un travail de consultation qui devrait commencer en mars 2017 ;
  • Réglementation territoriale : le POT (Plan de Ordenamiento Territorial) de Portobelo n’a pas encore été approuvé par le Ministère du Logement mais est en cours de rédaction et de révision ;
  • Stratégie de protection et de conservation : cette étude est achevée à 75 % ;
  • Allocations budgétaires : la demande budgétaire faite au Ministère des Finances et de l’Économie pour la mise en œuvre des mesures correctives en 2017 n’a pas été approuvée et plusieurs interventions prévues dans le cadre du plan d’urgence n’ont pas pu être menées. Le ministère des Finances est dans la dernière phase de négociation avec la Banque interaméricaine de développement (BID) pour obtenir le financement des interventions d’urgence et de la mise en œuvre des mesures correctives ;
  • La réactivation de la Commission nationale pour le patrimoine mondial culturel et naturel et la participation active du Ministère de l’Environnement et de la Direction du tourisme du Panama ont renforcé la collaboration et la participation institutionnelle. Le Ministère de l’Environnement a ainsi mis sur pied les plans d’utilité publique de la forêt protégée de San Lorenzo et du parc national de Portobelo.

Alors que l’Institut national pour la culture (INAC) est légalement responsable du patrimoine culturel national, la gestion du bien est toujours confiée au Patronato de Portobelo y San Lorenzo (PPSL), qui a été financé par l’INAC pour renforcer ses capacités. Le PPSL a nommé un restaurateur en architecture en tant que chef de projet, et le renforcement des mécanismes de gestion et la création d’un bureau technique sont bien avancés. Le rapport d’activité du Patronato comprend aussi des informations sur le projet de nouveau centre d’accueil des visiteurs, lequel sera financé par la direction du tourisme.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2017

Considérant le rapport soumis, il est recommandé que le Comité félicite l’État partie pour sa très bonne compréhension de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien et des actions nécessaires à la mise en œuvre des mesures correctives et à la réalisation de l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR).

Le renforcement des mécanismes institutionnels entre le ministère de l’Environnement, la direction du tourisme de Panama et les autorités locales est accueilli très favorablement.

Néanmoins, on doit rappeler que le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 2012 et que l’État partie n’a pas été en mesure de mettre en œuvre les mesures correctives prévues pour la période 2012-2015. Une stratégie, un plan de travail et un échéancier nouveaux ont été proposés par l’État partie et adoptés par le Comité en 2016. Alors que le rapport sur l’état de conservation confirme l’engagement des institutions directement responsables de la conservation et de la gestion du bien, il est extrêmement préoccupant que les allocations budgétaires pérennes pour la mise en œuvre du plan d’urgence et du programme de mesures correctives fassent toujours défaut. Les efforts effectués pour obtenir un prêt de la BID et des subventions d’autres sources sont louables mais il faut souligner le fait qu’un financement gouvernemental pérenne doit être une priorité et est indispensable à la mise en œuvre du plan d’urgence et du programme de mesures correctives agréé avec le Comité du patrimoine mondial. Plusieurs mesures et interventions correctives prévues par le plan d’urgence n’ont pas pu être appliquées en 2016-2017 en raison du défaut de financement et on peut craindre qu’en l’absence de ce financement, les menaces très importantes qui pèsent sur le tissu matériel du bien, sa conservation et une gestion appropriée puissent rapidement s’amplifier.

Décisions adoptées par le Comité en 2017
41 COM 7A.25
Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo (Panama) (C 135)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 40 COM 7A.3, adoptée à sa 40e session (Istanbul/UNESCO, 2016),
  3. Accueille favorablement l’engagement des institutions responsables de la conservation et de la gestion du bien et leurs efforts pour renforcer la coopération et la coordination interinstitutionnelle ;
  4. Note avec une grande préoccupation que la mise en œuvre du plan d’urgence et des mesures correctives prévues pour 2016-2019 est compromise faute de financement pérenne par l’État partie, ce qui pourrait par conséquent gravement affecter la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien et de ses attributs, y compris son authenticité et son intégrité ;
  5. Prie instamment l’État partie de pérenniser le financement gouvernemental nécessaire à la mise en œuvre intégrale de la stratégie, du plan de travail et de l’échéancier de 2016-2019 afin de réaliser l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) d’ici 2019 ;
  6. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018 ;
  7. Décide de maintenir Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo (Panama) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
41 COM 8C.2
Mise à jour de la Liste du patrimoine mondial en péril (biens maintenus)
Le Comité du patrimoine mondial,
  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/17/41.COM/7A, WHC/17/41.COM/7A.Add et WHC/17/41.COM/7A.Add.2),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :
    • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 41 COM 7A.54)
    • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 41 COM 7A.55)
    • Belize, Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize (décision 41 COM 7A.2)
    • Bolivie (État plurinational de), Ville de Potosí (décision 41 COM 7A.23)
    • Chili, Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (décision 41 COM 7A.24)
    • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 41 COM 7A.6)
    • Égypte, Abou Mena (décision 41 COM 7A.32)
    • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 41 COM 7A.1)
    • Honduras, Réserve de la Biosphère Río Plátano (décision 41 COM 7A.3)
    • Îles Salomon, Rennell Est (décision 41 COM 7A.19)
    • Indonésie, Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (décision 41 COM 7A.18)
    • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 41 COM 7A.33)
    • Iraq, Hatra (décision 41 COM 7A.34)
    • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision 41 COM 7A.35)
    • Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (site proposé par la Jordanie) (décision 41 COM 7A.36)
    • Libye, Ancienne ville de Ghadamès (décision 41 COM 7A.40)
    • Libye, Site archéologique de Cyrène (décision 41 COM 7A.37)
    • Libye, Site archéologique de Leptis Magna (décision 41 COM 7A.38)
    • Libye, Site archéologique de Sabratha (décision 41 COM 7A.39)
    • Libye, Sites rupestres du Tadrart Acacus (décision 41 COM 7A.41)
    • Madagascar, Forêts humides de l’Atsinanana (décision 41 COM 7A.14)
    • Mali, Villes anciennes de Djenné (décision 41 COM 7A.28)
    • Mali, Tombouctou (décision 41 COM 7A.29)
    • Mali, Tombeau des Askia (décision 41 COM 7A.30)
    • Micronésie (États fédérés de), Nan Madol : centre cérémoniel de la Micronésie orientale (décision 41 COM 7A.56)
    • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 41 COM 7A.15)
    • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 41 COM 7A.31)
    • Ouzbékistan, Centre historique de Shakhrisyabz (décision 41 COM 7A.57)
    • Palestine, Lieu de naissance de Jésus : l’église de la Nativité et la route de pèlerinage, Bethléem (décision 41 COM 7A.42)
    • Palestine, Palestine : pays d’olives et de vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (décision 41 COM 7A.43)
    • Panama, Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo (décision 41 COM 7A.25)
    • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 41 COM 7A.26)
    • République arabe syrienne, Ancienne ville d'Alep (décision 41 COM 7A.44)
    • République arabe syrienne, Ancienne ville de Bosra (décision 41 COM 7A.45)
    • République arabe syrienne, Ancienne ville de Damas (décision 41 COM 7A.46)
    • République arabe syrienne, Villages antiques du Nord de la Syrie (décision 41 COM 7A.47)
    • République arabe syrienne, Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din (décision 41 COM 7A.48)
    • République arabe syrienne, Site de Palmyre (décision 41 COM 7A.49)
    • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St Floris (décision 41 COM 7A.4)
    • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 41 COM 7A.7)
    • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 41 COM 7A.8)
    • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 41 COM 7A.9)
    • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision 41 COM 7A.10)
    • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 41 COM 7A.11)
    • République-Unie de Tanzanie, Réserve de gibier de Selous (décision 41 COM 7A.17)
    • Sénégal, Parc national du Niokolo-Koba (décision 41 COM 7A.16)
    • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 41 COM 7A.21)
    • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Liverpool – Port marchand (décision 41 COM 7A.22)
    • Venezuela (République bolivarienne du), Coro et son port (décision 41 COM 7A.27)
    • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 41 COM 7A.51)
    • Yémen, Vieille ville de Sana’a (décision 41 COM 7A.52)
    • Yémen, Ancienne ville de Shibam et son mur d'enceinte (décision 41 COM 7A.53)
        Projet de décision : 41 COM 7A.25

        Le Comité du patrimoine mondial,

        1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7A,
        2. Rappelant la décision 40 COM 7A.3, adoptée à sa 40e session (Istanbul/UNESCO, 2016),
        3. Accueille favorablement l’engagement des institutions responsables de la conservation et de la gestion du bien et leurs efforts pour renforcer la coopération et la coordination interinstitutionnelle ;
        4. Note néanmoins avec une grande préoccupation que la mise en œuvre du plan d’urgence et des mesures correctives prévues pour 2016-2019 est compromise faute de financement pérenne par l’État partie, ce qui pourrait par conséquent gravement affecter la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien et de ses attributs, y compris son authenticité et son intégrité ;
        5. Prie instamment l’État partie de pérenniser le financement gouvernemental nécessaire à la mise en œuvre intégrale de la stratégie, du plan de travail et de l’échéancier de 2016-2019 afin de réaliser l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) d’ici 2019 ;
        6. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018 ;
        7. Décide de maintenir Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo (Panama) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
        Année du rapport : 2017
        Panama
        Date d'inscription : 1980
        Catégorie : Culturel
        Critères : (i)(iv)
        Liste en péril (dates) : 2012-présent
        Documents examinés par le Comité
        Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
        Rapport (2017) .pdf
        arrow_circle_right 41COM (2017)
        Exports

        * : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

        ** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


        top