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Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo

Panama
Facteurs affectant le bien en 2014*
  • Cadre juridique
  • Erosion et envasement / dépôt
  • Habitat
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Modification du régime des sols
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :

    État fragile du bien et dégradation accélérée due à des facteurs environnementaux et à l'absence d’entretien

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • État fragile du bien et dégradation accélérée due à des facteurs environnementaux, à l’absence d’entretien et à la planification limitée de la conservation ;
  • Érosion ;
  • Absence d’établissement de limites et de zones tampons ;
  • Absence de plan de conservation et de gestion ;
  • Empiétement et pression urbaine ;
  • Pression touristique (en particulier à Portobelo) ;
  • Insuffisance de la législation sur la préservation du patrimoine bâti et de réglementation associant les deux éléments du bien.
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril
  • État fragile du bien et dégradation accélérée due à des facteurs environnementaux, à l’absence d’entretien et à la planification limitée de la conservation ;
  • Érosion ;
  • Absence d’établissement de limites et de zones tampons ;
  • Absence de plan de conservation et de gestion ;
  • Empiétement et pression urbaine ;
  • Pression touristique (en particulier à Portobelo) ;
  • Insuffisance de la législation sur la préservation du patrimoine bâti et de réglementation associant les deux éléments du bien.
Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
Mesures correctives pour le bien
Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2014
Demandes approuvées : 4 (de 1980-1993)
Montant total approuvé : 76 800 dollars E.U.
1993 Financial contribution for the services of 2 ... (Approuvé)   14 000 dollars E.U.
1992 Financial contribution for the monitoring of 5 cultural ... (Approuvé)   3 300 dollars E.U.
1986 Assist the authorities in preparing a request of ... (Approuvé)   6 500 dollars E.U.
1980 Equipment and expert mission for the fortifications on ... (Approuvé)   53 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2014**

Novembre 2001 : mission commune de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS ; mars 2010 : mission commune de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS ; février 2014 : mission consultative ICOMOS.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

En février 2014, l’État partie a invité une mission consultative de l’ICOMOS à lui apporter son concours à la finalisation de l’évaluation des conditions actuelles du bien et à la préparation d’un plan d’urgence pour la conservation (le rapport de mission peut être consulté à l’adresse suivante : https://whc.unesco.org/fr/list/135/documents/).

Le 28 janvier 2014, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation qui peut être consulté à l’adresse suivante https://whc.unesco.org/fr/list/135/documents. Le rapport donne une vue d’ensemble de l’état de conservation actuel des différentes composantes du bien et des plans envisagés pour faire face aux menaces en cours. Le rapport comprend le plan d’urgence ainsi que des éléments de cartographie. Les actions mises en œuvre sont décrites comme suit :

  • Plan de gestion du patrimoine de l’UNESCO : ce plan a été officiellement adopté dans le cadre de la résolution institutionnelle 186 DNPH. Un bureau de l’UNESCO au Panama a été établi ;
  • Le plan d’urgence a été finalisé et formellement adopté en mai 2014 via la Résolution 62 DNPH de l’Instituto Nacional de Cultural.
  • Stabilisation de la pente limitrophe du fort de Santiago, secteur touché par l’important glissement de terrain de 2010 : parmi les actions menées, on notera la construction d’un gabion (mur de soutènement) et de systèmes de drainage et la reforestation du site ;
  • Des évaluations des conditions et des risques ont été menées et des mesures d’urgence ont été proposées. Une étude générale au moyen de relevés photogrammétriques sur l’état des canons présents dans différentes composantes du bien a été également achevée ;
  • Actions visant à contrôler le développement de la végétation et à améliorer la clôture et la signalisation dans différents secteurs du bien ;
  • Des actions de communication et de sensibilisation ont été menées ;
  • L’amélioration du réseau routier est prévue, elle inclut des mesures d’atténuation dans les zones culturelles sensibles.

La mission consultative qui s’est rendue sur le territoire du bien a noté que le plan de gestion du patrimoine mondial de l’UNESCO au Panama n’a été que partiellement mis en œuvre au cours de l’année 2013 car les ressources nécessaires n’ont pas été accordées. La mission a également souligné que les limites des composantes du bien et de la zone tampon ainsi que les dispositions réglementaires nécessaires à un contrôle adapté de la pression exercée par le développement urbain, n’ont été ni définies, ni adoptées. La mission a souligné le rythme rapide de dégradation du tissu historique qui continue à menacer l’intégrité et l’authenticité des attributs qui transmettent la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien et les faiblesses dans les dispositions actuelles en matière de gestion.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2014

La finalisation et l’adoption du plan d’urgence pour le bien constitue un outil essentiel afin d’inverser la tendance actuelle de dégradation du tissu historique. Le plan prévoit des évaluations de grande envergure et une identification des actions prioritaires afin de garantir la conservation et la stabilisation des différentes composantes du bien. Par conséquent, il est recommandé que des ressources financières lui soient immédiatement accordées afin de lancer sa mise en œuvre.

En ce qui concerne la structure en charge de la gestion, des progrès ont été accomplis avec la création et la mise en place du bureau technique et du Patronato. Cependant des ressources nécessaires, tant humaines que financières, restent à accorder afin que ces entités deviennent pleinement opérationnelles et puissent mettre en œuvre des actions de façon cohérente et durable, conformément aux dispositions prévues par le plan d’urgence. D’ici là, les composantes du bien continueront à se détériorer et pourraient potentiellement atteindre un stade de délabrement, où les dommages seraient alors irréversibles. Des capacités limitées en matière de conservation pourraient représenter un problème susceptible d’entraver la mise en œuvre du plan et justifieraient d’être prises en considération par l’État partie. À ce sujet, d’éventuelles actions de coopération internationale pourraient être étudiées et la priorité devrait être donnée au renforcement de capacités au niveau local.

Outre la très inquiétante détérioration du tissu des fortifications, d’autres facteurs restent à ce jour non traités tels que l’absence de contrôle des empiétements et de la pression exercée par le développement urbain. Comme l’a demandé le Comité, la définition des limites et des zones tampons de chaque composante du bien et l’élaboration et la mise en vigueur de mesures réglementaires destinées à faire face à ces menaces devraient être prioritaires. Comme proposé par l’État partie, l’élaboration d’un plan d’occupation des sols est également une mesure essentielle à cet égard. Prochainement, ces outils de planification devraient être assortis de politiques intégrées à des plans de développement urbain et territorial pour la protection et la conservation à long terme du patrimoine bâti de San Lorenzo et de Portobelo, menés en collaboration avec les communautés locales et les municipalités. Des efforts doivent également être entrepris afin de mieux intégrer les prévisions en matière de développement touristique à la conservation et à des problématiques qui ne concernent pas uniquement les sites patrimoniaux mais également les communautés locales, telles que la gestion des déchets, les systèmes d’égouts et la dégradation de l’environnement.

Décisions adoptées par le Comité en 2014
38 COM 7A.20
Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo (Panama) (C 135)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7A.Add,
  2. Rappelant la décision 37 COM 7A.36 adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Apprécie les efforts entrepris par l’État partie afin de financer et d’organiser la mission consultative de 2014 et l’encourage à mettre en œuvre les recommandations présentées dans le rapport de mission ;
  4. Accueil favorablement le développement et l’adoption du plan d’urgence pour le bien et prie instamment l’Etat Partie d’accorder les ressources nécessaires pour la mise en œuvre immédiate des mesures prioritaires identifiées pour sa conservation et stabilisation ;
  5. Exprime son inquiétude suite aux conclusions de la mission à propos de la dégradation permanente du tissu historique et de la perte progressive des conditions d’authenticité et d’intégrité et prie aussi instamment l’État partie de mettre en œuvre de façon prioritaire les dispositions suivantes du plan de gestion du patrimoine mondial de l’UNESCO et du plan d’urgence pour le bien :
    1. actualiser les dispositions législatives et réglementaires afin de garantir la protection du bien et de son cadre terrestre et maritime et de définir d’un point de vue légal les fonctions du Patronato Portobelo-San Lorenzo,
    2. renforcer les dispositions relatives à la gestion et mettre en place un bureau technique pour la conservation du bien disposant, au niveau local, d’un personnel spécialisé afin de garantir des interventions de grande qualité dans les composantes du bien,
    3. définir les limites des composantes du bien et de leurs zones tampons ainsi que des mesures réglementaires pour leur gestion et soumettre les limites ainsi révisées, dans le cadre d’une « modification mineure des limites du bien », à l’examen du Comité du patrimoine mondial,
    4. établir un plan d’occupation des sols pour Portobelo et San Lorenzo, assorti de dispositions et de mesures visant à contrôler le développement urbain et à reloger les familles résidant sur le territoire du bien inscrit,
    5. promouvoir une collaboration internationale et interdisciplinaire pour la mise en œuvre des actions de conservation et définir une stratégie de renforcement de capacités afin de garantir la durabilité des efforts entrepris en matière de conservation,
    6. élaborer, en collaboration avec les autorités locales, des mesures visant à faire face à la détérioration de l’environnement et aux faiblesses des infrastructures de services qui ont des conséquences sur les valeurs patrimoniales culturelles et naturelles et constituent également des problèmes de santé publique,
    7. réaliser les études scientifiques nécessaires à une bonne connaissance des processus de détérioration afin que la prise de décision soit mieux informée en matière d’options de conservation ;
  6. Demande que les dispositions techniques détaillées des principaux projets d’intervention soient soumises à l’examen du Centre du patrimoine mondial avant que tout engagement de mise en œuvre ne soit pris ;
  7. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2015, un rapport actualisé, incluant un résumé exécutif d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 39e session en 2015 ;
  8. Décide de maintenir Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo (Panama) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
38 COM 8C.2
Mise a jour de la Liste du patrimoine mondial en péril (sites maintenus)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-14/38.COM/7A et WHC-14/38.COM/7A.Add),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :
  • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 38 COM 7A.14)
  • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 38 COM 7A.15)
  • Belize, Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize (décision 38 COM 7A.31)
  • Chili, Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (décision 38 COM 7A.21)
  • Colombie, Parc national de Los Katíos (décision 38 COM 7A.32)
  • Côte d'Ivoire, Parc national de la Comoé (décision 38 COM 7A.35)
  • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 38 COM 7A.36)
  • Égypte, Abou Mena (décision 38 COM 7A.1)
  • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 38 COM 7A.30)
  • Éthiopie, Parc national du Simien (décision 38 COM 7A.43)
  • Géorgie, Cathédrale de Bagrati et monastère de Ghélati (décision 38 COM 7A.16)
  • Géorgie, Monuments historiques de Mtskheta (décision 38 COM 7A.17)
  • Honduras, Réserve de la Biosphère Río Plátano (décision 38 COM 7A.33)
  • Îles Salomon, Rennell Est (décision 38 COM 7A.29)
  • Indonésie, Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (décision 38 COM 7A.28)
  • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 38 COM 7A.2)
  • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision 38 COM 7A.3)
  • Jérusalem, Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (décision 38 COM 7A.4)
  • Madagascar, Forêts humides de l’Atsinanana (décision 38 COM 7A.44)
  • Mali, Tombouctou (décision 38 COM 7A.24)
  • Mali, Tombeau des Askia (décision 38 COM 7A.25)
  • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 38 COM 7A.45)
  • Palestine, Lieu de naissance de Jésus : l’église de la Nativité et la route de pèlerinage, Bethléem (décision 38 COM 7A.5)
  • Panama, Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo – San Lorenzo (décision 38 COM 7A.20)
  • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 38 COM 7A.22)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Damas (décision 38 COM 7A.12)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Bosra (décision 38 COM 7A.12)
  • République arabe syrienne, Site de Palmyre (décision 38 COM 7A.12)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville d'Alep (décision 38 COM 7A.12)
  • République arabe syrienne, Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din (décision 38 COM 7A.12)
  • République arabe syrienne, Villages antiques du Nord de la Syrie (décision 38 COM 7A.12)
  • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St Floris (décision 38 COM 7A.34)
  • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 38 COM 7A.37)
  • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 38 COM 7A.38)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 38 COM 7A.39)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision 38 COM 7A.40)
  • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 38 COM 7A.41)
  • Sénégal, Parc national du Niokolo-Koba (décision 38 COM 7A.46)
  • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 38 COM 7A.18)
  • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 38 COM 7A.26)
  • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Liverpool – Port marchand (décision 38 COM 7A.19)
  • Venezuela, Coro et son port (décision 38 COM 7A.23)
  • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 38 COM 7A.13)
38 COM 8E
Adoption des Déclarations Rétrospectives de Valeur Universelle Exceptionnelle

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/8E,
  2. Félicite les États Parties pour l’excellent travail accompli dans l’élaboration de Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle pour les biens du patrimoine mondial dans leurs territoires ;
  3. Adopte les Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle, telles que présentées dans l’Annexe I du Document WHC-14/38.COM/8E, pour les biens du patrimoine mondial suivants :

AMERIQUE LATINE ET CARAIBES :

  • Argentine : Parc national de Los Glaciares; Parcs naturels d’Ischigualasto / Talampaya ; Presqu'île de Valdés ;
  • Belize : Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize ;
  • Bolivie : Ville de Potosí ;
  • Brésil : Brasilia ; Centre historique de la ville de Diamantina ; Centre historique de la ville de Goiás ; Centre historique de la ville d'Olinda ; Centre historique de Salvador de Bahia ; Centre historique de São Luís ; Sanctuaire du Bon Jésus à Congonhas ; Ville historique d'Ouro Preto ;
  • Colombie : Parc national de Los Katíos ;
  • Costa Rica / Panama : Réserves de la cordillère de Talamanca-La Amistad / Parc national La Amistad ;
  • Cuba : Centre historique urbain de Cienfuegos ; Château de San Pedro de la Roca, Santiago de Cuba ; Paysage archéologique des premières plantations de café du sud-est de Cuba ; Vallée de Viñales ;
  • Guatemala : Parc national de Tikal ;
  • Panama : Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo ; Parc national de Coiba et sa zone spéciale de protection marine ;
  • République dominicaine : Ville coloniale de Saint-Domingue ;
  • Suriname : Centre ville historique de Paramaribo ; Réserve naturelle du Suriname central ;

ASIE ET PACIFIQUE :

  • Chine : Région d'intérêt panoramique et historique de Wulingyuan ;
  • Japon : Mémorial de la paix d'Hiroshima (Dôme de Genbaku) ; Monuments historiques de l'ancienne Nara ; Sites Gusuku et biens associés du royaume des Ryukyu ; Villages historiques de Shirakawa-go et Gokayama ;
  • Sri Lanka : Réserve forestière de Sinharaja ;
  • Viet Nam : Ensemble de monuments de Huê ; Vieille ville de Hoi An ;

EUROPE ET AMERIQUE DU NORD :

  • Albanie : Butrint ;
  • Allemagne : Abbaye et Altenmünster de Lorsch ; Cathédrale Sainte-Marie et église Saint-Michel d'Hildesheim ; Châteaux d'Augustusburg et de Falkenlust à Brühl ; Châteaux et parcs de Potsdam et Berlin ; Collégiale, château et vielle ville de Quedlinburg ; Complexe industriel de la mine de charbon de Zollverein à Essen ; Église de pèlerinage de Wies ; Île monastique de Reichenau ; La Wartburg ; Le Bauhaus et ses sites à Weimar et Dessau ; Le royaume des jardins de Dessau-Wörlitz ; Monuments commémoratifs de Luther à Eisleben et Wittenberg ; Résidence de Wurtzbourg avec les jardins de la Cour et la place de la Résidence ; Usine sidérurgique de Völklingen ;
  • Allemagne / Pologne : Parc de Muskau / Parc Mużakowski ;
  • Arménie : Monastère de Gherart et la Haute vallée de l’Azat ;
  • Autriche : Ligne de chemin de fer de Semmering ; Paysage culturel de la Wachau ;
  • Azerbaïdjan : Cité fortifiée de Bakou avec le palais des Chahs de Chirvan et la tour de la Vierge ;
  • Belgique : Cathédrale Notre-Dame de Tournai ; Complexe Maison-Ateliers-Musée Plantin-Moretus ; Habitations majeures de l'architecte Victor Horta (Bruxelles) ; Minières néolithiques de silex de Spiennes (Mons) ;
  • Biélorussie / Estonie / Finlande / Lettonie / Lituanie / Moldavie / Norvège / Fédération de Russie / Suède / Ukraine : Arc géodésique de Struve ;
  • Bosnie-Herzégovine : Quartier du Vieux pont de la vieille ville de Mostar ;
  • Chypre : Paphos ;
  • Danemark : Fjord glacé d’Ilulissat ;
  • Espagne : Architecture mudéjare d’Aragon ; Cathédrale de Burgos ; Centre historique de Cordoue ; Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle ; Ensemble archéologique de Mérida ; Monastère de Poblet ; Monastère et site de l'Escurial (Madrid) ; Monastère royal de Santa María de Guadalupe ; Monuments d’Oviedo et du royaume des Asturies ; Œuvres d’Antoni Gaudí ; San Cristóbal de la Laguna ; Vieille ville d'Ávila avec ses églises extra-muros ; Vieille ville de Caceres ; Vieille ville de Saint-Jacques-de-Compostelle ; Vieille ville de Salamanque ; Vieille ville de Ségovie et son aqueduc ;
  • États-Unis d’Amérique : Independence Hall ; La culture chaco ; Monticello et Université de Virginie à Charlottesville ; Parc national de Mesa Verde ; Site historique d'Etat des Cahokia Mounds ; Statue de la Liberté ;
  • Fédération de Russie / Mongolie : Bassin d’Ubs Nuur ;
  • Fédération de Russie : Centre historique de la ville de Yaroslavl ; Église de l'Ascension à Kolomenskoye ; Kizhi Pogost ;
  • Finlande : Ancienne Rauma ; Forteresse de Suomenlinna ; Site funéraire de l'âge du bronze de Sammallahdenmäki ; Usine de traitement du bois et de carton de Verla ; Vieille église de Petäjävesi ;
  • Géorgie : Haut Svaneti ; Monuments historiques de Mtskheta ;
  • Islande : Parc national de Þingvellir ;
  • Italie / Saint-Siège : Centre historique de Rome, les biens du Saint-Siège situés dans cette ville bénéficiant des droits d'extra-territorialité et Saint-Paul-hors-les-Murs ;
  • Italie : Centre historique de Florence ; Centre historique de Naples ; Ferrare, ville de la Renaissance, et son delta du Pô ; Jardin botanique (Orto botanico), Padoue ;
  • Lituanie / Fédération de Russie : Isthme de Courlande ;
  • Lituanie : Site archéologique de Kernavė (Réserve culturelle de Kernavė) ;
  • Malte : Hypogée de Hal Safliéni ; Temples mégalithiques de Malte ; Ville de La Valette ;
  • Monténégro : Contrée naturelle et culturo-historique de Kotor ;
  • Norvège : Fjords de l’Ouest de la Norvège – Geirangerfjord et Nærøyfjord ; Vegaøyan – Archipel de Vega ;
  • Pays-Bas : Zone historique de Willemstad, centre ville et port, Curaçao ;
  • Pologne : Centre historique de Varsovie ; Halle du Centenaire de Wroclaw ;
  • Portugal : Centre historique d'Évora ; Monastère d'Alcobaça ; Monastère des Hiéronymites et tour de Belém à Lisbonne ; Paysage viticole de l’île du Pico ;
  • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord : Île d'Henderson ; Îles de Gough et Inaccessible ; Ville historique de St George et les fortifications associées, aux Bermudes ;
  • Saint-Siège : Cité du Vatican ;
  • Slovaquie : Réserve de conservation de la ville de Bardejov ; Vlkolínec ;
  • Slovénie : Grottes de Škocjan ;
  • Turquie : Hattousa : la capitale hittite ; Site archéologique de Troie ; Ville de Safranbolu ; Xanthos-Letoon ;
  • Ukraine : Kiev : cathédrale Sainte-Sophie et ensemble des bâtiments monastiques et laure de Kievo-Petchersk ;
4.  Décide que les Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle des biens du patrimoine mondial en péril seront passées en revue par les Organisations consultatives en priorité ;
5.  Décide également que, compte tenu du grand nombre de Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle à examiner, l’ordre dans lequel elles seront passées en revue par les Organisations consultatives suivra le deuxième cycle de soumission de Rapports périodiques, tel que :
  • biens du patrimoine mondial dans les États arabes,
  • biens du patrimoine mondial en Afrique,
  • biens du patrimoine mondial en Asie et Pacifique,
  • biens du patrimoine mondial en Amérique latine et aux Caraïbes,
  • biens du patrimoine mondial en Europe et Amérique du Nord ;
6.  Prend note que le Centre du patrimoine mondial a lancé le processus d'harmonisation de l'ensemble des sous-titres dans les Déclarations adoptées de valeur universelle exceptionnelle et, le cas échéant, reflète les modifications de noms des biens du patrimoine mondial dans le texte des Déclarations comme requis par le Comité lors de sa 37e session, et demande au Centre du patrimoine mondial de mettre à jour également la taille de la propriété et/ou de sa zone tampon, le cas échéant, à la suite des décisions ultérieures du Comité du patrimoine mondial concernant des modifications mineures de limites 
7.  Demande aux États parties de fournir un soutien au Centre du patrimoine mondial pour la traduction des Déclarations adoptées de valeur universelle exceptionnelle vers l’anglais ou le français selon les cas, et demande finalement au Centre de publier les versions dans les deux langues sur son site Internet.

Projet de décision :  38 COM 7A.20

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7A.Add,
  2. Rappelant la décision 37 COM 7A.36 adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Apprécie les efforts entrepris par l’État partie afin de financer et d’organiser la mission consultative de 2014 et l’encourage à mettre en œuvre les recommandations présentées dans le rapport de mission ;
  4. Accueil favorablement le développement et l’adoption du plan d’urgence pour le bien et prie instamment l’Etat Partie d’accorder les ressources nécessaires pour la mise en œuvre immédiate des mesures prioritaires identifiées pour sa conservation et stabilisation ;
  5. Exprime son inquiétude suite aux conclusions de la mission à propos de la dégradation permanente du tissu historique et de la perte progressive des conditions d’authenticité et d’intégrité et prie aussi instamment l’État partie de mettre en œuvre de façon prioritaire les dispositions suivantes du plan de gestion du patrimoine mondial de l’UNESCO et du plan d’urgence pour le bien :

a) actualiser les dispositions législatives et réglementaires afin de garantir la protection du bien et de son cadre terrestre et maritime et de définir d’un point de vue légal les fonctions du Patronato Portobelo-San Lorenzo,

b) renforcer les dispositions relatives à la gestion et mettre en place un bureau technique pour la conservation du bien disposant, au niveau local, d’un personnel spécialisé afin de garantir des interventions de grande qualité dans les composantes du bien,

c) définir les limites des composantes du bien et de leurs zones tampons ainsi que des mesures réglementaires pour leur gestion et soumettre les limites ainsi révisées, dans le cadre d’une « modification mineure des limites du bien », à l’examen du Comité du patrimoine mondial,

d) établir un plan d’occupation des sols pour Portobelo et San Lorenzo, assorti de dispositions et de mesures visant à contrôler le développement urbain et à reloger les familles résidant sur le territoire du bien inscrit,

e) promouvoir une collaboration internationale et interdisciplinaire pour la mise en œuvre des actions de conservation et définir une stratégie de renforcement de capacités afin de garantir la durabilité des efforts entrepris en matière de conservation,

f) élaborer, en collaboration avec les autorités locales, des mesures visant à faire face à la détérioration de l’environnement et aux faiblesses des infrastructures de services qui ont des conséquences sur les valeurs patrimoniales culturelles et naturelles et constituent également des problèmes de santé publique,

g) réaliser les études scientifiques nécessaires à une bonne connaissance des processus de détérioration afin que la prise de décision soit mieux informée en matière d’options de conservation ;

  1. Demande que les dispositions techniques détaillées des principaux projets d’intervention soient soumises à l’examen du Centre du patrimoine mondial avant que tout engagement de mise en œuvre ne soit pris ;
  2. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2015, un rapport actualisé, incluant un résumé exécutif d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 39e session en 2015 ;
  3. Décide de maintenir Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo (Panama) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
Année du rapport : 2014
Panama
Date d'inscription : 1980
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(iv)
Liste en péril (dates) : 2012-présent
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2014) .pdf
arrow_circle_right 38COM (2014)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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