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Kizhi Pogost

Fédération de Russie
Facteurs affectant le bien en 2014*
  • Activités de gestion
  • Habitat
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Infrastructures de transport maritime
  • Modification du régime des sols
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Intégrité de la structure de l'Église de la Transfiguration;
  • Absence de plan de gestion intégrée en mesure de traiter la gestion globale du bien du patrimoine mondial;
  • Pressions liées au développement touristique.
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2014
Demandes approuvées : 2 (de 1992-2001)
Montant total approuvé : 38 540 dollars E.U.
2001 International Workshop on the preservation and ... (Approuvé)   29 540 dollars E.U.
1992 Mission of 3 experts to define the state of ... (Approuvé)   9 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2014**

1992, 1993, 1994, 2011 : missions de l'ICOMOS ; 2002: mission conjointe UNESCO / ICOMOS / ICCROM et atelier sur site ; 2007, 2010 et 2013 : missions conjointes de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

Le 31 janvier 2014, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/544/documents. Il est fait état de progrès accomplis dans les domaines suivants :

  • Plan de gestion : le plan a fait l’objet d’une révision en 2013. Il détaille les projets de protection envisagés, la conservation du bien et de son environnement ainsi que les dispositions en matière de développement durable et il présente un schéma de gestion et un suivi.
  • Nouvel aménagement dans la zone tampon et dans le cadre du bien : le projet de création d’un centre administratif et d’accueil des visiteurs a été suspendu. Des évaluations d’impact environnemental et d’impact sur le patrimoine seront menées et soumises pour évaluation. Le plan de gestion prévoit la réalisation d’évaluations d’impact sur le patrimoine avant d’accorder toute autorisation à un projet.
  • Protection contre les incendies et mesures de sécurité : les plans généraux ont été modifiés et un système de sécurité est opérationnel sur le site. Les mesures d’urgence identifiées dans le document « Révision du système de lutte contre les incendies en extérieur de Kizhi Pogost » font actuellement l’objet d’un examen afin d’améliorer la préparation aux risques.
  • Projets de restauration : Les principes directeurs qui guident les interventions sont présentés dans le plan de gestion. Un financement a été accordé afin que se poursuivent, sans interruption, les interventions dans l’Église de la Transfiguration.
  • Protection juridique : une nouvelle législation est en vigueur. Elle accroit les sanctions administratives en cas de violation des exigences en matière de conservation, utilisation et protection du patrimoine culturel ou en cas de non observation des restrictions prévues dans la zone tampon.
  • Protection et zone tampon : une demande de modification mineure des limites du bien a été soumise en novembre 2013 et sera examinée par le Comité au titre du point approprié de l’ordre du jour. Le rapport précise qu’il doit être accordé à des terres agricoles et des forêts le statut de « territoire de protection spéciale » afin de lutter contre des incohérences en matière d’usage envisagé de ces terrains. Un suivi est également entrepris afin d’identifier les constructions illégales sur le territoire de la zone tampon. Des informations sur les règlementations dans la zone tampon sont également fournies aux résidents et aux visiteurs. Les conditions requises en matière de protection du bien ont également été incluses dans le plan directeur du village de Velikaya Guba. Un système d’information géographique a été créé afin d’orienter les actions de sauvegarde du paysage et d’évaluer les impacts sur les qualités visuelles du cadre.

D’autres actions ont été mises en œuvre, notamment la poursuite de travaux de recherche et un programme de promotion. Les infrastructures électriques seront améliorées par la pose d’un système de câbles souterrains.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2014

L’engagement de l’État partie à renforcer les actions visant à améliorer les conditions de conservation et de gestion du bien est reconnu. La législation récemment adoptée facilitera un contrôle efficace des constructions non planifiées et/ou illégales. L’information des résidents et des visiteurs sur les mesures règlementaires constitue également une mesure importante. La proposition de modification mineure des limites destinée à accroitre la surface de la zone tampon fera l’objet d’un examen par le Comité du patrimoine mondial au point 8 de l’ordre du jour.

Le plan de gestion a été examiné par l’ICOMOS. Dans l’ensemble, l’ICOMOS estime que le document soumis tient compte des recommandations faites suite au projet de 2012. Il prend note avec satisfaction de la nouvelle obligation d’effectuer des évaluations d’impact sur le patrimoine (EIP) afin que la prise de décision se fasse sur la base d’une meilleure information et recommande de se référer au Guide de l’ICOMOS pour les évaluations d’impact sur le patrimoine, afin d’identifier les critères de leur réalisation. L’ICOMOS estime cependant que le plan d’action n’aborde pas le sujet de la stratégie touristique (notamment une réglementation stricte du tourisme fluvial) qui devrait être mise en place avant que ne soit étudiée la compatibilité de tout projet d’infrastructure et d’équipement touristiques avec la spécificité du bien et avec sa valeur universelle exceptionnelle.

En ce qui concerne les orientations en matière de conservation, l’ICOMOS remarque que bien que des principes généraux soient définis, ceux-ci doivent faire référence de manière plus spécifique à l’application des principes directeurs de la conservation pour les structures du bien et son cadre. Des précisions complémentaires sont également requises en matière de protection et de gestion du paysage, en particulier au vu des mesures législatives adoptées. Un examen technique plus détaillé fera l’objet d’un échange avec l’État partie afin de permettre une évaluation complémentaire.

En ce qui concerne la restauration, des ressources ont été accordées dans les meilleurs délais permettant ainsi la poursuite ininterrompue des interventions. Des informations complémentaires sur les progrès accomplis seront disponibles après la mission consultative prévue en 2014.

L’occupation des sols, le contrôle de l’aménagement et la régulation fluviale constitueront toujours des problèmes importants pour le maintien de l’intégrité du paysage unique du bien face aux pressions exercées par le tourisme. Cela implique un engagement fort de l’État partie et des efforts soutenus dans la mise en application des différents outils juridiques et de planification élaborés et adoptés à ce jour. Il est recommandé que le Comité réitère sa préoccupation quant aux projets de futurs aménagements et infrastructures touristiques qui seraient susceptibles de modifier les caractéristiques historiques et visuelles du bien et de son cadre, et demande aux autorités concernées de conserver l’équilibre actuel entre environnements naturel et bâti en règlementant le développement touristique et en limitant toute extension d’aménagement existant dans les zones protégées du musée-réserve de Kizhi et sur l’île de Kizhi.

Il est recommandé que le Comité réitère également ses demandes afin que toutes les mesures correctives identifiées en 2010 soient mises en œuvre et que soient soumis à son examen le schéma directeur révisé et adopté de l’île de Kizhi, y compris des règlementations strictes sur l’occupation des sols pour toutes les zones protégées, un plan de gestion intégrée disposant d’une stratégie touristique appropriée et d’orientations pour la réutilisation des nombreux bâtiments et monuments historiques compris dans le musée à ciel ouvert et destinés à accueillir les visiteurs et des expositions, ainsi qu’un plan directeur de conservation pour toutes les composantes du bien du patrimoine mondial et son cadre.

Décisions adoptées par le Comité en 2014
38 COM 7B.30
Kizhi Pogost (Fédération de Russie) (C 544)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 37 COM 7B.80 adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Félicite l’État partie pour ses actions soutenues dans la mise en œuvre des recommandations faites par le Comité du patrimoine mondial et les missions de suivi qui se sont rendues sur le territoire du bien ;
  4. Prend note de la soumission d’une demande de modification mineure des limites pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session au titre du point 8 de l’ordre du jour ;
  5. Exprime à nouveau sa préoccupation quant à l’introduction de nouveaux aménagements ou de nouvelles infrastructures touristiques qui modifieront les caractéristiques historiques et visuelles du bien et de son cadre, et souligne que l’équilibre actuel entre environnements naturel et bâti sur l’île de Kizhi doit être conservé ;
  6. Prie instamment l’État partie de réguler la pression exercée par le tourisme (notamment le tourisme fluvial) et d’interdire l’extension d’aménagements dans les zones protégées du musée-réserve de Kizhi et de l’île de Kizhi ;
  7. Prie aussi instamment l’État partie de poursuivre les efforts entrepris, en particulier dans la finalisation de la procédure d’examen du plan de gestion en prenant en considération les recommandations faites dans le cadre de l’examen technique de l’ICOMOS, et de préciser davantage les dispositions en matière de gestion du paysage ;
  8. Réitère sa demande auprès de l’État partie afin qu’il mette en œuvre toutes les mesures correctives identifiées en 2010 et soumette le plan directeur révisé et adopté de l’île de Kizhi, y compris des règlementations strictes en matière d’occupation des sols pour toutes les zones protégées, un plan de gestion intégrée disposant d’une stratégie touristique adaptée et d’orientations pour la réutilisation des nombreux bâtiments et monuments historiques présents dans le musée à ciel ouvert et destinés à accueillir les visiteurs et des expositions ; ainsi qu’un plan directeur de conservation pour toutes les composantes du bien du patrimoine mondial et son cadre ;
  9. Réitère également sa demande auprès de l’État partie afin qu’il interrompe tout nouvel aménagement dans la zone tampon et le cadre du bien, y compris les équipements administratifs et ceux destinés aux visiteurs, jusqu’à leur examen, et demande à l’État partie, conformément au paragraphe 172 des Orientations, de soumettre, dès leur achèvement, le projet, les spécifications techniques, les évaluations d’impact environnemental et patrimonial du bureau et du centre d’accueil des visiteurs du musée de Kizhi et de tout autre projet d’aménagement en lien avec la réutilisation des bâtiments et monuments historiques existants, pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives avant tout engagement de mise en œuvre ;
  10. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2015, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, incluant un résumé exécutif d’une page, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016.
38 COM 8B.55
Examen des modifications mineures des limites : Kizhi Pogost (Fédération de Russie)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les documents WHC-14/38.COM/8B.Add et WHC-14/38.COM/INF.8B1.Add,
  2. Renvoie l’examen de la modification mineure des limites proposée pour la zone tampon de Kizhi Pogost, Fédération de Russie, à l’État partie afin de lui permettre de :
    1. soumettre un jeu complet de cartes cadastrales ou topographiques, qui identifient les 590 ha supplémentaires de l’extension proposée de la zone tampon, présentées à une échelle qui convienne aux dimensions en hectares du bien et à une présentation claire et détaillée des limites actuelles et des limites proposées,
    2. expliquer les raisons qui justifient d’inclure les parcelles de terre de l’île Bolshoy Klimenetskiy dans la zone tampon, par rapport à leur fonction protectrice du bien inscrit,
    3. clarifier et expliquer en détail par quelles mesures de régulation, tant sur le plan légal que dans la planification, l'extension proposée de la zone tampon garantira la protection efficace du bien et comment celles-ci empêcheront la déforestation et d’autres activités potentiellement néfastes,
    4. amender la zone protégée du patrimoine mondial de Kizhi Pogost tel qu’approuvée par le décret du Ministère de la culture de la Fédération de Russie n.1268 du 29 décembre 2011 afin de la faire coïncider avec la zone tampon étendue proposée,
    5. élaborer des mesures qui garantissent la protection des qualités visuelles du paysage environnant du bien et les perspectives depuis et vers le bien,
    6. s’assurer que le périmètre des nouvelles limites proposées de la zone tampon soit incorporé au plan de gestion de 2013.
38 COM 8E
Adoption des Déclarations Rétrospectives de Valeur Universelle Exceptionnelle

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/8E,
  2. Félicite les États Parties pour l’excellent travail accompli dans l’élaboration de Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle pour les biens du patrimoine mondial dans leurs territoires ;
  3. Adopte les Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle, telles que présentées dans l’Annexe I du Document WHC-14/38.COM/8E, pour les biens du patrimoine mondial suivants :

AMERIQUE LATINE ET CARAIBES :

  • Argentine : Parc national de Los Glaciares; Parcs naturels d’Ischigualasto / Talampaya ; Presqu'île de Valdés ;
  • Belize : Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize ;
  • Bolivie : Ville de Potosí ;
  • Brésil : Brasilia ; Centre historique de la ville de Diamantina ; Centre historique de la ville de Goiás ; Centre historique de la ville d'Olinda ; Centre historique de Salvador de Bahia ; Centre historique de São Luís ; Sanctuaire du Bon Jésus à Congonhas ; Ville historique d'Ouro Preto ;
  • Colombie : Parc national de Los Katíos ;
  • Costa Rica / Panama : Réserves de la cordillère de Talamanca-La Amistad / Parc national La Amistad ;
  • Cuba : Centre historique urbain de Cienfuegos ; Château de San Pedro de la Roca, Santiago de Cuba ; Paysage archéologique des premières plantations de café du sud-est de Cuba ; Vallée de Viñales ;
  • Guatemala : Parc national de Tikal ;
  • Panama : Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo ; Parc national de Coiba et sa zone spéciale de protection marine ;
  • République dominicaine : Ville coloniale de Saint-Domingue ;
  • Suriname : Centre ville historique de Paramaribo ; Réserve naturelle du Suriname central ;

ASIE ET PACIFIQUE :

  • Chine : Région d'intérêt panoramique et historique de Wulingyuan ;
  • Japon : Mémorial de la paix d'Hiroshima (Dôme de Genbaku) ; Monuments historiques de l'ancienne Nara ; Sites Gusuku et biens associés du royaume des Ryukyu ; Villages historiques de Shirakawa-go et Gokayama ;
  • Sri Lanka : Réserve forestière de Sinharaja ;
  • Viet Nam : Ensemble de monuments de Huê ; Vieille ville de Hoi An ;

EUROPE ET AMERIQUE DU NORD :

  • Albanie : Butrint ;
  • Allemagne : Abbaye et Altenmünster de Lorsch ; Cathédrale Sainte-Marie et église Saint-Michel d'Hildesheim ; Châteaux d'Augustusburg et de Falkenlust à Brühl ; Châteaux et parcs de Potsdam et Berlin ; Collégiale, château et vielle ville de Quedlinburg ; Complexe industriel de la mine de charbon de Zollverein à Essen ; Église de pèlerinage de Wies ; Île monastique de Reichenau ; La Wartburg ; Le Bauhaus et ses sites à Weimar et Dessau ; Le royaume des jardins de Dessau-Wörlitz ; Monuments commémoratifs de Luther à Eisleben et Wittenberg ; Résidence de Wurtzbourg avec les jardins de la Cour et la place de la Résidence ; Usine sidérurgique de Völklingen ;
  • Allemagne / Pologne : Parc de Muskau / Parc Mużakowski ;
  • Arménie : Monastère de Gherart et la Haute vallée de l’Azat ;
  • Autriche : Ligne de chemin de fer de Semmering ; Paysage culturel de la Wachau ;
  • Azerbaïdjan : Cité fortifiée de Bakou avec le palais des Chahs de Chirvan et la tour de la Vierge ;
  • Belgique : Cathédrale Notre-Dame de Tournai ; Complexe Maison-Ateliers-Musée Plantin-Moretus ; Habitations majeures de l'architecte Victor Horta (Bruxelles) ; Minières néolithiques de silex de Spiennes (Mons) ;
  • Biélorussie / Estonie / Finlande / Lettonie / Lituanie / Moldavie / Norvège / Fédération de Russie / Suède / Ukraine : Arc géodésique de Struve ;
  • Bosnie-Herzégovine : Quartier du Vieux pont de la vieille ville de Mostar ;
  • Chypre : Paphos ;
  • Danemark : Fjord glacé d’Ilulissat ;
  • Espagne : Architecture mudéjare d’Aragon ; Cathédrale de Burgos ; Centre historique de Cordoue ; Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle ; Ensemble archéologique de Mérida ; Monastère de Poblet ; Monastère et site de l'Escurial (Madrid) ; Monastère royal de Santa María de Guadalupe ; Monuments d’Oviedo et du royaume des Asturies ; Œuvres d’Antoni Gaudí ; San Cristóbal de la Laguna ; Vieille ville d'Ávila avec ses églises extra-muros ; Vieille ville de Caceres ; Vieille ville de Saint-Jacques-de-Compostelle ; Vieille ville de Salamanque ; Vieille ville de Ségovie et son aqueduc ;
  • États-Unis d’Amérique : Independence Hall ; La culture chaco ; Monticello et Université de Virginie à Charlottesville ; Parc national de Mesa Verde ; Site historique d'Etat des Cahokia Mounds ; Statue de la Liberté ;
  • Fédération de Russie / Mongolie : Bassin d’Ubs Nuur ;
  • Fédération de Russie : Centre historique de la ville de Yaroslavl ; Église de l'Ascension à Kolomenskoye ; Kizhi Pogost ;
  • Finlande : Ancienne Rauma ; Forteresse de Suomenlinna ; Site funéraire de l'âge du bronze de Sammallahdenmäki ; Usine de traitement du bois et de carton de Verla ; Vieille église de Petäjävesi ;
  • Géorgie : Haut Svaneti ; Monuments historiques de Mtskheta ;
  • Islande : Parc national de Þingvellir ;
  • Italie / Saint-Siège : Centre historique de Rome, les biens du Saint-Siège situés dans cette ville bénéficiant des droits d'extra-territorialité et Saint-Paul-hors-les-Murs ;
  • Italie : Centre historique de Florence ; Centre historique de Naples ; Ferrare, ville de la Renaissance, et son delta du Pô ; Jardin botanique (Orto botanico), Padoue ;
  • Lituanie / Fédération de Russie : Isthme de Courlande ;
  • Lituanie : Site archéologique de Kernavė (Réserve culturelle de Kernavė) ;
  • Malte : Hypogée de Hal Safliéni ; Temples mégalithiques de Malte ; Ville de La Valette ;
  • Monténégro : Contrée naturelle et culturo-historique de Kotor ;
  • Norvège : Fjords de l’Ouest de la Norvège – Geirangerfjord et Nærøyfjord ; Vegaøyan – Archipel de Vega ;
  • Pays-Bas : Zone historique de Willemstad, centre ville et port, Curaçao ;
  • Pologne : Centre historique de Varsovie ; Halle du Centenaire de Wroclaw ;
  • Portugal : Centre historique d'Évora ; Monastère d'Alcobaça ; Monastère des Hiéronymites et tour de Belém à Lisbonne ; Paysage viticole de l’île du Pico ;
  • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord : Île d'Henderson ; Îles de Gough et Inaccessible ; Ville historique de St George et les fortifications associées, aux Bermudes ;
  • Saint-Siège : Cité du Vatican ;
  • Slovaquie : Réserve de conservation de la ville de Bardejov ; Vlkolínec ;
  • Slovénie : Grottes de Škocjan ;
  • Turquie : Hattousa : la capitale hittite ; Site archéologique de Troie ; Ville de Safranbolu ; Xanthos-Letoon ;
  • Ukraine : Kiev : cathédrale Sainte-Sophie et ensemble des bâtiments monastiques et laure de Kievo-Petchersk ;
4.  Décide que les Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle des biens du patrimoine mondial en péril seront passées en revue par les Organisations consultatives en priorité ;
5.  Décide également que, compte tenu du grand nombre de Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle à examiner, l’ordre dans lequel elles seront passées en revue par les Organisations consultatives suivra le deuxième cycle de soumission de Rapports périodiques, tel que :
  • biens du patrimoine mondial dans les États arabes,
  • biens du patrimoine mondial en Afrique,
  • biens du patrimoine mondial en Asie et Pacifique,
  • biens du patrimoine mondial en Amérique latine et aux Caraïbes,
  • biens du patrimoine mondial en Europe et Amérique du Nord ;
6.  Prend note que le Centre du patrimoine mondial a lancé le processus d'harmonisation de l'ensemble des sous-titres dans les Déclarations adoptées de valeur universelle exceptionnelle et, le cas échéant, reflète les modifications de noms des biens du patrimoine mondial dans le texte des Déclarations comme requis par le Comité lors de sa 37e session, et demande au Centre du patrimoine mondial de mettre à jour également la taille de la propriété et/ou de sa zone tampon, le cas échéant, à la suite des décisions ultérieures du Comité du patrimoine mondial concernant des modifications mineures de limites 
7.  Demande aux États parties de fournir un soutien au Centre du patrimoine mondial pour la traduction des Déclarations adoptées de valeur universelle exceptionnelle vers l’anglais ou le français selon les cas, et demande finalement au Centre de publier les versions dans les deux langues sur son site Internet.
Projet de décision :  38 COM 7B.30

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7B,

2.  Rappelant la décision 37 COM 7B.80 adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),

3.  Félicite l’État partie pour ses actions soutenues dans la mise en œuvre des recommandations faites par le Comité du patrimoine mondial et les missions de suivi qui se sont rendues sur le territoire du bien ;

4.  Prend note de la soumission d’une demande de modification mineure des limites pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session au titre du point 8 de l’ordre du jour ;

5.  Exprime à nouveau sa préoccupation quant à l’introduction de nouveaux aménagements ou de nouvelles infrastructures touristiques qui modifieront les caractéristiques historiques et visuelles du bien et de son cadre, et souligne que l’équilibre actuel entre environnements naturel et bâti sur l’île de Kizhi doit être conservé ;

6.  Prie instamment l’État partie de réguler la pression exercée par le tourisme (notamment le tourisme fluvial) et d’interdire l’extension d’aménagements dans les zones protégées du musée-réserve de Kizhi et de l’île de Kizhi ;

7.  Prie aussi instamment l’État partie de poursuivre les efforts entrepris, en particulier dans la finalisation de la procédure d’examen du plan de gestion en prenant en considération les recommandations faites dans le cadre de l’examen technique de l’ICOMOS, et de préciser davantage les dispositions en matière de gestion du paysage ;

8.  Réitère sa demande auprès de l’État partie afin qu’il mette en œuvre toutes les mesures correctives identifiées en 2010 et soumette le plan directeur révisé et adopté de l’île de Kizhi, y compris des règlementations strictes en matière d’occupation des sols pour toutes les zones protégées, un plan de gestion intégrée disposant d’une stratégie touristique adaptée et d’orientations pour la réutilisation des nombreux bâtiments et monuments historiques présents dans le musée à ciel ouvert et destinés à accueillir les visiteurs et des expositions ; ainsi qu’un plan directeur de conservation pour toutes les composantes du bien du patrimoine mondial et son cadre ;

9.  Réitère également sa demande auprès de l’État partie afin qu’il interrompe tout nouvel aménagement dans la zone tampon et le cadre du bien, y compris les équipements administratifs et ceux destinés aux visiteurs, jusqu’à leur examen, et demande à l’État partie, conformément au paragraphe 172 des Orientations, de soumettre, dès leur achèvement, le projet, les spécifications techniques, les évaluations d’impact environnemental et patrimonial du bureau et du centre d’accueil des visiteurs du musée de Kizhi et de tout autre projet d’aménagement en lien avec la réutilisation des bâtiments et monuments historiques existants, pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives avant tout engagement de mise en œuvre ;

10.  Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2016, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, incluant un résumé exécutif d’une page, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016.

Année du rapport : 2014
Fédération de Russie
Date d'inscription : 1990
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(iv)(v)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2014) .pdf
arrow_circle_right 38COM (2014)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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