1.         Kizhi Pogost (Fédération de Russie) (C 544)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1990

Critères  (i)(iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/544/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1992-2001)
Montant total approuvé : 38 540 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/544/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

1992, 1993, 1994, 2011 : missions de l'ICOMOS ; 2002: mission conjointe UNESCO / ICOMOS / ICCROM et atelier sur site ; 2007, 2010 et 2013 : missions conjointes de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/544/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

Le 31 janvier 2014, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/544/documents. Il est fait état de progrès accomplis dans les domaines suivants :

D’autres actions ont été mises en œuvre, notamment la poursuite de travaux de recherche et un programme de promotion. Les infrastructures électriques seront améliorées par la pose d’un système de câbles souterrains.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

L’engagement de l’État partie à renforcer les actions visant à améliorer les conditions de conservation et de gestion du bien est reconnu. La législation récemment adoptée facilitera un contrôle efficace des constructions non planifiées et/ou illégales. L’information des résidents et des visiteurs sur les mesures règlementaires constitue également une mesure importante. La proposition de modification mineure des limites destinée à accroitre la surface de la zone tampon fera l’objet d’un examen par le Comité du patrimoine mondial au point 8 de l’ordre du jour.

Le plan de gestion a été examiné par l’ICOMOS. Dans l’ensemble, l’ICOMOS estime que le document soumis tient compte des recommandations faites suite au projet de 2012. Il prend note avec satisfaction de la nouvelle obligation d’effectuer des évaluations d’impact sur le patrimoine (EIP) afin que la prise de décision se fasse sur la base d’une meilleure information et recommande de se référer au Guide de l’ICOMOS pour les évaluations d’impact sur le patrimoine, afin d’identifier les critères de leur réalisation. L’ICOMOS estime cependant que le plan d’action n’aborde pas le sujet de la stratégie touristique (notamment une réglementation stricte du tourisme fluvial) qui devrait être mise en place avant que ne soit étudiée la compatibilité de tout projet d’infrastructure et d’équipement touristiques avec la spécificité du bien et avec sa valeur universelle exceptionnelle.

En ce qui concerne les orientations en matière de conservation, l’ICOMOS remarque que bien que des principes généraux soient définis, ceux-ci doivent faire référence de manière plus spécifique à l’application des principes directeurs de la conservation pour les structures du bien et son cadre. Des précisions complémentaires sont également requises en matière de protection et de gestion du paysage, en particulier au vu des mesures législatives adoptées. Un examen technique plus détaillé fera l’objet d’un échange avec l’État partie afin de permettre une évaluation complémentaire.

En ce qui concerne la restauration, des ressources ont été accordées dans les meilleurs délais permettant ainsi la poursuite ininterrompue des interventions. Des informations complémentaires sur les progrès accomplis seront disponibles après la mission consultative prévue en 2014.

L’occupation des sols, le contrôle de l’aménagement et la régulation fluviale constitueront toujours des problèmes importants pour le maintien de l’intégrité du paysage unique du bien face aux pressions exercées par le tourisme. Cela implique un engagement fort de l’État partie et des efforts soutenus dans la mise en application des différents outils juridiques et de planification élaborés et adoptés à ce jour. Il est recommandé que le Comité réitère sa préoccupation quant aux projets de futurs aménagements et infrastructures touristiques qui seraient susceptibles de modifier les caractéristiques historiques et visuelles du bien et de son cadre, et demande aux autorités concernées de conserver l’équilibre actuel entre environnements naturel et bâti en règlementant le développement touristique et en limitant toute extension d’aménagement existant dans les zones protégées du musée-réserve de Kizhi et sur l’île de Kizhi.

Il est recommandé que le Comité réitère également ses demandes afin que toutes les mesures correctives identifiées en 2010 soient mises en œuvre et que soient soumis à son examen le schéma directeur révisé et adopté de l’île de Kizhi, y compris des règlementations strictes sur l’occupation des sols pour toutes les zones protégées, un plan de gestion intégrée disposant d’une stratégie touristique appropriée et d’orientations pour la réutilisation des nombreux bâtiments et monuments historiques compris dans le musée à ciel ouvert et destinés à accueillir les visiteurs et des expositions, ainsi qu’un plan directeur de conservation pour toutes les composantes du bien du patrimoine mondial et son cadre.

Décision adoptée: 38 COM 7B.30

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 37 COM 7B.80 adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Félicite l’État partie pour ses actions soutenues dans la mise en œuvre des recommandations faites par le Comité du patrimoine mondial et les missions de suivi qui se sont rendues sur le territoire du bien ;
  4. Prend note de la soumission d’une demande de modification mineure des limites pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session au titre du point 8 de l’ordre du jour ;
  5. Exprime à nouveau sa préoccupation quant à l’introduction de nouveaux aménagements ou de nouvelles infrastructures touristiques qui modifieront les caractéristiques historiques et visuelles du bien et de son cadre, et souligne que l’équilibre actuel entre environnements naturel et bâti sur l’île de Kizhi doit être conservé ;
  6. Prie instamment l’État partie de réguler la pression exercée par le tourisme (notamment le tourisme fluvial) et d’interdire l’extension d’aménagements dans les zones protégées du musée-réserve de Kizhi et de l’île de Kizhi ;
  7. Prie aussi instamment l’État partie de poursuivre les efforts entrepris, en particulier dans la finalisation de la procédure d’examen du plan de gestion en prenant en considération les recommandations faites dans le cadre de l’examen technique de l’ICOMOS, et de préciser davantage les dispositions en matière de gestion du paysage ;
  8. Réitère sa demande auprès de l’État partie afin qu’il mette en œuvre toutes les mesures correctives identifiées en 2010 et soumette le plan directeur révisé et adopté de l’île de Kizhi, y compris des règlementations strictes en matière d’occupation des sols pour toutes les zones protégées, un plan de gestion intégrée disposant d’une stratégie touristique adaptée et d’orientations pour la réutilisation des nombreux bâtiments et monuments historiques présents dans le musée à ciel ouvert et destinés à accueillir les visiteurs et des expositions ; ainsi qu’un plan directeur de conservation pour toutes les composantes du bien du patrimoine mondial et son cadre ;
  9. Réitère également sa demande auprès de l’État partie afin qu’il interrompe tout nouvel aménagement dans la zone tampon et le cadre du bien, y compris les équipements administratifs et ceux destinés aux visiteurs, jusqu’à leur examen, et demande à l’État partie, conformément au paragraphe 172 des Orientations, de soumettre, dès leur achèvement, le projet, les spécifications techniques, les évaluations d’impact environnemental et patrimonial du bureau et du centre d’accueil des visiteurs du musée de Kizhi et de tout autre projet d’aménagement en lien avec la réutilisation des bâtiments et monuments historiques existants, pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives avant tout engagement de mise en œuvre ;
  10. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2015, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, incluant un résumé exécutif d’une page, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016.

Décision adoptée: 38 COM 8B.55

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les documents WHC-14/38.COM/8B.Add et WHC-14/38.COM/INF.8B1.Add,
  2. Renvoie l’examen de la modification mineure des limites proposée pour la zone tampon de Kizhi Pogost, Fédération de Russie, à l’État partie afin de lui permettre de :
    1. soumettre un jeu complet de cartes cadastrales ou topographiques, qui identifient les 590 ha supplémentaires de l’extension proposée de la zone tampon, présentées à une échelle qui convienne aux dimensions en hectares du bien et à une présentation claire et détaillée des limites actuelles et des limites proposées,
    2. expliquer les raisons qui justifient d’inclure les parcelles de terre de l’île Bolshoy Klimenetskiy dans la zone tampon, par rapport à leur fonction protectrice du bien inscrit,
    3. clarifier et expliquer en détail par quelles mesures de régulation, tant sur le plan légal que dans la planification, l'extension proposée de la zone tampon garantira la protection efficace du bien et comment celles-ci empêcheront la déforestation et d’autres activités potentiellement néfastes,
    4. amender la zone protégée du patrimoine mondial de Kizhi Pogost tel qu’approuvée par le décret du Ministère de la culture de la Fédération de Russie n.1268 du 29 décembre 2011 afin de la faire coïncider avec la zone tampon étendue proposée,
    5. élaborer des mesures qui garantissent la protection des qualités visuelles du paysage environnant du bien et les perspectives depuis et vers le bien,
    6. s’assurer que le périmètre des nouvelles limites proposées de la zone tampon soit incorporé au plan de gestion de 2013.

Décision adoptée: 38 COM 8E

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/8E,
  2. Félicite les Etats Parties pour l’excellent travail accompli dans l’élaboration de Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle pour les biens du patrimoine mondial dans leurs territoires ;
  3. Adopte les Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle, telles que présentées dans l’Annexe I du Document WHC-14/38.COM/8E, pour les biens du patrimoine mondial suivants :

AMERIQUE LATINE ET CARAIBES :

ASIE ET PACIFIQUE :

EUROPE ET AMERIQUE DU NORD :

4.  Décide que les Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle des biens du patrimoine mondial en péril seront passées en revue par les Organisations consultatives en priorité ;
5.  Décide également que, compte tenu du grand nombre de Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle à examiner, l’ordre dans lequel elles seront passées en revue par les Organisations consultatives suivra le deuxième cycle de soumission de Rapports périodiques, tel que :
6.  Prend note que le Centre du patrimoine mondial a lancé le processus d'harmonisation de l'ensemble des sous-titres dans les Déclarations adoptées de valeur universelle exceptionnelle et, le cas échéant, reflète les modifications de noms des biens du patrimoine mondial dans le texte des Déclarations comme requis par le Comité lors de sa 37e session, et demande au Centre du patrimoine mondial de mettre à jour également la taille de la propriété et/ou de sa zone tampon, le cas échéant, à la suite des décisions ultérieures du Comité du patrimoine mondial concernant des modifications mineures de limites 
7.  Demande aux États parties de fournir un soutien au Centre du patrimoine mondial pour la traduction des Déclarations adoptées de valeur universelle exceptionnelle vers l’anglais ou le français selon les cas, et demande finalement au Centre de publier les versions dans les deux langues sur son site Internet.