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Kizhi Pogost

Fédération de Russie
Facteurs affectant le bien en 2012*
  • Activités de gestion
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Infrastructures de transport maritime
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) intégrité de la structure de l'Église de la Transfiguration;

b) absence de plan de gestion intégrée en mesure de traiter la gestion globale du bien du patrimoine mondial;

c) pressions liées au développement touristique affectant le bien.

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2012
Demandes approuvées : 2 (de 1992-2001)
Montant total approuvé : 38 540 dollars E.U.
2001 International Workshop on the preservation and ... (Approuvé)   29 540 dollars E.U.
1992 Mission of 3 experts to define the state of ... (Approuvé)   9 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2012**

1992, 1993, 1994 : missions de l'ICOMOS ; 2002 : mission conjointe UNESCO / ICOMOS / ICCROM et atelier sur site ; 2007 : mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2012

Le 28 février 2012, l'État partie a remis un rapport sur l'état de conservation du bien. Deux missions se sont déroulées au cours de l'année 2011, une mission de suivi réactif de l'ICOMOS du 20 au 25 février 2011 et une mission consultative de l'ICOMOS du 29 novembre au 4 décembre 2011. Les deux rapports de mission sont consultables en ligne à l'adresse suivante: https://whc.unesco.org/en/sessions/36COM/documents

a) Plan de gestion

Le rapport précise que l'élaboration du plan de gestion a commencé en 2011 dans le cadre d'un contrat avec l'Institut des sciences économiques du centre de recherche de Carélie de l'Académie russe des sciences et qu'il devrait être achevé avant fin 2012. Lors de la rédaction du rapport, la stratégie générale était définie, la structure du concept adoptée et les informations rassemblées. Il est prévu que ce plan de gestion comprenne des dispositions d'aménagement et d'utilisation du bien tenant compte de ses valeurs et de la protection de son authenticité et de son intégrité. Le rapport précise également qu'un Comité de suivi a été mis en place au Ministère de la culture en 2011 et qu'il a évalué les interventions menées à l'Église de la Transfiguration. Le rapport précise par ailleurs qu'un statut légal a été accordé en 2011 à la paroisse de Kizhi, dépendant de l'éparchie de Petrozavodsk.

Le rapport de la mission de février 2011 fait état du recours à deux outils de planification pour le bien, le plan directeur (1972-95) et le plan technique et économique. La mission a été informée d'une initiative d'élaboration d'un plan de gestion intégré et a souligné le besoin d'accélérer sa mise en oeuvre afin de coordonner toutes les activités menées sur le territoire du bien, y compris l'aménagement de l'île de Kizhi. Elle a pris note de l'importance de trouver un équilibre entre les bénéfices tirés du tourisme et les impacts négatifs inhérents à l'activité et a convenu qu'il fallait que des stratégies touristiques soient envisagées dans le plan de gestion. La mission a également demandé que soient prévus un suivi archéologique et un programme de sauvegarde à mettre en oeuvre dans les secteurs subissant les impacts des aménagements. Enfin, elle a recommandé que le projet de plan soit transmis au Centre du patrimoine mondial et aux Organisations Consultatives pour examen avant toute adoption au niveau fédéral. En ce qui concerne les mécanismes de coordination entre les différents partenaires, la mission de février 2011 a pris note de l'adoption de la création du Conseil national spécial mais que sa composition restait à définir. Elle a également signalé qu'il est nécessaire que des informations complémentaires soient données sur le projet de nouvelle structure de coordination des biens du patrimoine mondial en Russie afin d'évaluer son rôle et ses fonctions potentielles. La mission de novembre 2011 a rencontré les membres du Comité de suivi, a débattu avec eux des travaux en cours et a pu confirmer que ce Comité a un rôle actif et important à jouer dans la direction générale du projet.

b) Utilisation des terres et nouveaux aménagements

L'État partie signale que des travaux de grande envergure pour l'aménagement de l'infrastructure du musée se poursuivent et sont censées améliorer les conditions de visite du musée de Kizhi et de Kizhi Pogost. En ce qui concerne les zones protégées et la zone tampon, en décembre 2011, le Ministère de la culture a pris un Décret d'adoption du "Projet de zones protégées pour les monuments de Kizhi Pogost". Ce décret prévoit quatre types d'utilisation possible des terres et de planification urbaine pour l'île de Kizhi afin de garantir l'aménagement de l'infrastructure nécessaire au musée de Kizhi. Ces zones, toutes assorties de réglementations propres pour l'utilisation des terres et l'aménagement urbain, ont été définies à l'intérieur des limites des paysages protégés dans les villages historiques. Le rapport précise que le terminal de chargement de l'île de Kizhi est achevé et recevra des cargos, qu'il est adapté au mouillage de bateaux de petite taille et a une rampe d'accès pour les motoneiges. Le projet de Centre administratif et public de l'île de Kizhi est en cours ainsi que les travaux sur le réseau d'alimentation en électricité. Des travaux routiers ont commencé pour relier Velikaya Guba à Oyativtshena Villa. Les détails techniques de ces travaux n'ont pas été remis.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives font remarquer que la mission de suivi réactif de 2010 avait exprimé sa préoccupation quant aux projets d'aménagement dans certains secteurs du Musée réserve de Kizhi et envisagé qu'ils soient stoppés immédiatement. Il avait été en particulier recommandé de considérablement réduire la zone de chargement près de Kizhi Pogost et mettre en place une structure de coordination avec la direction de la société River Cruises destinée à définir une stratégie adaptée et des mesures préventives pour réduire son impact négatif. Nonobstant cette recommandation, aucune suite n'a été donnée par l'État partie à ce grave problème et tout laisse à penser qu'un développement de ce genre de tourisme est en cours. En ce qui concerne le Centre administratif et public, la mission a évalué le projet et sa conclusion n'est pas positive. Au vu de la poursuite des travaux, il n'a apparemment pas été tenu compte des conclusions de cette évaluation.

La mission de février 2011 a passé en revue les documents sur les limites du bien inscrit et de la zone tampon, sur l'utilisation des terres et sur les règlementations. Elle a pris note des progrès accomplis en ce domaine et a recommandé que ces éléments soient soumis à examen avant toute adoption au niveau fédéral. Par ailleurs, suite à l'examen des documents présentés, le nouveau projet de limites du bien devrait être soumis officiellement au titre de modification mineure de limites d'un bien conformément aux paragraphes 163-165 des Orientations. La mission a estimé que la construction d'infrastructures et les modifications dans l'utilisation des terres trouvant toutes deux ses origines dans la disparition de l'activité agricole demeure une menace pour le cadre du bien. En ce qui concerne le plan d'utilisation des terres, la mission a souligné que les réglementations sur l'aménagement dans les cinq zones ne sont pas suffisantes car elles ne prévoient aucune disposition sur l'architecture, l'analyse de la visibilité, l'envergure, les matériaux, etc. Elle a pris note des aménagements encore à l'état de projet et a recommandé que les plans de toute nouvelle construction soient conçus dans le cadre du plan général de gestion et en tenant compte de la valeur universelle exceptionnelle du bien. Par ailleurs, la mission a estimé que toute construction aux alentours de Kizhi Pogost ou ayant un impact visuel devrait être prohibée. Le projet de zonage qui a été élaboré en collaboration avec le Musée réserve de Kizhi et qui prévoit d'utiliser tous les terrains aux alentours pour le musée ou des équipements touristiques ne peut être accepté comme tel au vu de l'impact potentiel sur le cadre du bien.

c) Travaux de restauration

L'État partie rapporte que la première étape du processus de restauration s'est poursuivie tout au long de l'année 2011 et qu'un renforcement de capacités des personnels en charge de la restauration a été mis en place. À l'Église de la Transfiguration, des progrès ont été accomplis dans le démontage des structures de restauration VI et VII et dans la construction de fondations pour le sous-sol de l'église, du porche et du réfectoire. Un deuxième volet d'interventions, dont le début est prévu en 2012, apportera des corrections aux principales déformations dans la partie restante de l'église et renforcera les parties fragiles. Le rapport fait également état d'essais de techniques de restauration dans deux bâtiments en bois afin de développer des méthodes appropriées et pour que les ouvriers s'entrainent. Des travaux de restauration ont également été entrepris sur l'iconostase de l'Église de la Transfiguration par la Direction de la recherche artistique et de la restauration de Moscou. Enfin, des actions ont été menées afin de préparer l'Église de la Transfiguration à la période d'hiver.

Les missions ont pris note des travaux entrepris en termes d'enregistrement de données et d'état des bâtiments dans les zones en cours de restauration. Elles ont estimé que les travaux en cours sont bien adaptés et devraient se poursuivre sans s'interrompre afin que la détérioration des matériaux de la structure de l'Église de la Transfiguration et de l'Église de l'Intercession, qui pourrait constituer une menace à la valeur universelle exceptionnelle du bien, soit totalement et durablement traitée. Les missions ont souligné que les pratiques de restauration en cours tenaient compte des recommandations de la mission de 2010 sur les méthodes de réparation et sur la définition de principes de restauration. Elles estiment également que le développement actuel de principes de restauration prend en compte la valeur universelle exceptionnelle du bien pour garantir que tous les aspects d'authenticité et d'intégrité sont bien pris en considération de manière équilibrée. La mission de novembre 2011 a par ailleurs pris note avec satisfaction de l'exécution soignée et des normes de travail, y compris la conformité aux orientations développées par l'ICOMOS pour la restauration du bois qui ont été suivies, et a souligné que la priorité devrait être donnée à la qualité des interventions plutôt qu'à la mise en œuvre rapide des travaux. Des recommandations complémentaires ont été faites pour les travaux de restauration, y compris sur certains aspects de restitution du bois, sur l'utilisation de pièces insérées, sur l'application d'outils et sur les traces laissées par ces outils. La mission a rappelé le besoin de définir des principes directeurs pour résoudre les problèmes tels que les interventions sur des éléments datant de différentes époques, le traitement de traces de repérage, l'introduction de nouveaux matériaux et le renforcement de structures.

d) Autres problèmes

Le rapport de l'État partie signale que le financement a été accordé à la restauration des monuments de Kizhi Pogost. Les mesures de sécurité ont également été améliorées avec l'installation d'un système de scanner infrarouge censé empêcher l'accès non autorisé et le vandalisme. La finalisation de l'adoption du projet de lutte contre les incendies de plein air est attendue pour 2012 et sa mise en œuvre pour l'année 2013. Le suivi des monuments s'est poursuivi. Les déformations ont été évaluées au moyen de marqueurs de référence sur les façades des bâtiments, sur la base d'une étude géodésique menée en juin et septembre 2011. Il n'est fait état d'aucune déformation ni sur les hauteurs ni sur les angles des monuments. Le phénomène de biodétérioration a également été suivi au moyen d'inspections régulières visant à détecter toute activité fongique et à contrôler la température et le taux d'humidité. Tout au long de l'année 2011, les monuments sont restés stables. Les mesures préventives prises entre 2010 et 2011 ont permis d'améliorer le microclimat de l'Église de l'Intercession et d'éliminer les secteurs à fort taux d'humidité. La recherche et les activités de sensibilisation se sont poursuivies, y compris au moyen d'expositions, d'émissions à la télévision et à la radio, de conférences, de publications dans des cahiers de recherche et d'articles de presse pour le grand public. La protection du paysage s'est concrétisée par l'arrachage sanitaire des broussailles et le nettoyage des prairies qui en étaient encombrées. Enfin, en ce qui concerne le plan de gestion du paysage, du matériel documentaire a été collecté et une modélisation du paysage en 3D a été réalisée afin d'aider à l'analyse et d'identifier les impacts potentiels dans le but d'élaborer des stratégies spécifiques à intégrer dans le plan de gestion du bien.

La mission de 2011 a estimé que le niveau de financement du bien semble actuellement adapté mais que des menaces de retard dans l'adoption des mesures persistent en raison de leur processus d'adoption étape par étape. La mission a souligné la nécessité d'actualiser les besoins de financement et le calendrier de mise en œuvre des projets afin de garantir un soutien financier et l'adoption de mesures capables de satisfaire les exigences du bien en termes de protection, de restauration et de gestion au delà de 2014. En ce qui concerne les mesures de protection contre les incendies, la mission a recommandé la mise en œuvre du plan déjà élaboré et a envisagé l'ajout d'un système d'extinction à l'intérieur des églises et du clocher.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2012

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations Consultatives prennent note des progrès positifs accomplis dans les travaux de restauration, de la qualité de l'exécution et de la prise en compte de normes d'interventions. Ils soulignent cependant la nécessité de définir des principes d'intervention complémentaires afin de garantir que la valeur universelle exceptionnelle du bien et ses conditions d'authenticité et d'intégrité sont respectées, de manière équilibrée, dans le cadre du processus général de restauration.

Ils souhaitent également mettre l'accent sur la nécessité de finaliser la procédure d'élaboration du plan de gestion afin de garantir que le cadre du bien est correctement protégé et que l'aménagement d'infrastructures ne compromettra pas ses attributs.

Ils souhaitent par ailleurs faire remarquer que malgré la décision du Comité du patrimoine mondial demandant à l'État partie de stopper tout aménagement ou nouvelle construction inappropriés sur le territoire du bien, de sa zone tampon ou des zones protégées du Musée réserve de Kizhi, l'État partie a fait état de la poursuite des travaux de grande envergure sur l’infrastructure du Musée, ainsi que de des travaux en cours dans le cadre du projet du Centre administratif et public sur l'île de Kizhi, et également du lancement de la construction d'une route entre Velikaya Guba et Oyativtshena Villa, sans qu'aucun de ces projets n'aient été soumis, avant son adoption, au Centre du patrimoine mondial, pour examen et commentaires, conformément au paragraphe 172 des Orientations

Décisions adoptées par le Comité en 2012
36 COM 7B.83
Kizhi Pogost (Fédération de Russie) (C 544)

Le Comité du patrimoine mondial,

1.   Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7B.Add,

2.   Rappelant la décision 34 COM 7B.94, adoptée à sa 34e session (Brasilia, 2010),

3.   Prend acte des progrès accomplis par l’État partie dans la mise en œuvre des décisions du Comité du patrimoine mondial et dans les travaux de restauration et le prie instamment de poursuivre ses efforts en étroite collaboration avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;

4.   Prend note des résultats de la mission de suivi réactif de février 2011 et de la mission consultative de novembre 2011 et encourage l’État partie à mettre en œuvre leurs recommandations et à donner la priorité à la réalisation des actions suivantes :

a)  soumettre de manière officielle au Centre du patrimoine mondial le nouveau projet de zone tampon du bien au titre de modification mineure de limites d’un bien conformément aux paragraphes 163-165 des Orientations, avant le 1er février 2013,

b)  finaliser l’élaboration du plan de gestion intégré, y compris du projet révisé de zonage assorti des dispositions adaptées à la protection du cadre paysager, d’une stratégie touristique, d’une stratégie de préparation aux risques et de sauvetage et de contrôle archéologiques, tous ces éléments tenant compte des limites précises et de la zone tampon du bien, et en soumettre le projet pour examen avant toute adoption,

c)  à l’achèvement de la phase 3, actualiser le calendrier des projets et les exigences en termes de financement afin de garantir les ressources nécessaires à la conservation, la gestion et la protection du bien au delà de l’année 2014,

d)  définir des principes d’interventions qui satisfassent aux critères et répondent à des problèmes tels que le traitement d’éléments datant de diverses époques, le traitement de traces de repérage, l’introduction de matériaux modernes, le renforcement des structures, etc.,

e)  définir des principes de planification et de création architecturale pour les nouvelles constructions afin de réglementer l’échelle, l’envergure et les matériaux à utiliser dans le but de garantir la compatibilité avec les attributs qui soutiennent la valeur universelle exceptionnelle du bien ;

5.   Réitère sa préoccupation quant aux nouveaux projets d’aménagement aux alentours du bien, tels que de nouveaux équipements destinés aux visiteurs et un nouveau centre d’accueil et prie également instamment l’État partie de stopper tout aménagement sur le territoire du bien, de son cadre et des zones protégées du Musée réserve de Kizhi et de l’île de Kizhi, et de soumettre au Centre du patrimoine mondial, pour examen et commentaires, tout projet avant son adoption, conformément au paragraphe 172 des Orientations ;

6.   Demande à l’État partie d’inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS début 2013 afin d’évaluer les progrès accomplis dans les travaux de restauration et la mise en œuvre des points ci-dessus évoqués ;

7.   Demande également à l’État partie de remettre, d’ici le 1er février 2013, un rapport sur l’état de conservation du bien et sur les étapes accomplies dans la mise en œuvre des recommandations ci-dessus détaillées, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 37e session en 2013.

Projet de décision : 36 COM 7B.83

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7B.Add,

2. Rappelant la décision 34 COM 7B.94, adoptée à sa 34e session (Brasilia, 2010),

3. Prend acte des progrès accomplis par l'État partie dans la mise en œuvre des décisions du Comité du patrimoine mondial et dans les travaux de restauration et le prie instamment de poursuivre ses efforts en étroite collaboration avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives;

4. Prend note des résultats de la mission de suivi réactif de février 2011 et de la mission consultative de novembre 2011 et encourage l'État partie à mettre en œuvre leurs recommandations et à donner la priorité à la réalisation des actions suivantes:

a) Soumettre de manière officielle au Centre du patrimoine mondial le nouveau projet de zone tampon du bien au titre de modification mineure de limites d'un bien conformément aux paragraphes 163-165 des Orientations, avant le 1er février 2013,

b) Finaliser l'élaboration du plan de gestion intégré, y compris du projet révisé de zonage assorti des dispositions adaptées à la protection du cadre paysager, d'une stratégie touristique, d'une stratégie de préparation aux risques et de sauvetage et de contrôle archéologiques, tous ces éléments tenant compte des limites précises et de la zone tampon du bien, et en soumettre le projet pour examen avant toute adoption,

c) A l'achèvement de la phase 3, actualiser le calendrier des projets et les exigences en termes de financement afin de garantir les ressources nécessaires à la conservation, la gestion et la protection du bien au delà de l'année 2014,

d) Définir des principes d'interventions qui satisfassent aux critères et répondent à des problèmes tels que le traitement d'éléments datant de diverses époques, le traitement de traces de repérage, l'introduction de matériaux modernes, le renforcement des structures, etc.

e) Définir des principes de planification et de création architecturale pour les nouvelles constructions afin de réglementer l'échelle, l'envergure et les matériaux à utiliser dans le but de garantir la compatibilité avec les attributs qui soutiennent la valeur universelle exceptionnelle du bien;

5. Réitère sa préoccupation quant aux nouveaux projets d'aménagement aux alentours du bien, tels que de nouveaux équipements destinés aux visiteurs et un nouveau centre d'accueil et prie également instamment l'État partie de stopper tout aménagement sur le territoire du bien, de son cadre et des zones protégées du Musée réserve de Kizhi et de l'île de Kizhi, et de soumettre au Centre du patrimoine mondial, pour examen et commentaires, tout projet avant son adoption, conformément au paragraphe 172 des Orientations;

6. Demande à l'État partie d'inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS début 2013 afin d'évaluer les progrès accomplis dans les travaux de restauration et la mise en œuvre des points ci-dessus évoqués;

7. Demande également à l'État partie de remettre, d’ici le 1er février 2013, un rapport sur l'état de conservation du bien et sur les étapes accomplies dans la mise en œuvre des recommandations ci-dessus détaillées, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 37e session en 2013.

Année du rapport : 2012
Fédération de Russie
Date d'inscription : 1990
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(iv)(v)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 36COM (2012)
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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