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Kizhi Pogost

Fédération de Russie
Facteurs affectant le bien en 2009*
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :

    Intégrité de la structure de l'Église de la Transfiguration

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Intégrité de la structure de l'Église de la Transfiguration

b) Absence de plan de gestion intégrée en mesure de traiter la gestion globale du bien du patrimoine mondial

c) Pressions liées au développement touristique affectant le bien

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2009
Demandes approuvées : 2 (de 1992-2001)
Montant total approuvé : 38 540 dollars E.U.
2001 International Workshop on the preservation and ... (Approuvé)   29 540 dollars E.U.
1992 Mission of 3 experts to define the state of ... (Approuvé)   9 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2009**

1992, 1993, 1994 : missions de l'ICOMOS ; 2002 : mission conjointe UNESCO / ICOMOS / ICCROM et atelier sur site ; 2007 : mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2009

Dès sa 31e session (Christchurch, 2007), le Comité du patrimoine mondial a demandé à l’État partie d’entamer sans délai les travaux de réparation et restauration nécessaires pour l’Église de la Transfiguration et de confirmer les dispositions prises en matière de délégation d'autorité et de financement de ces travaux de restauration. À sa 32e session (Québec, 2008), le Comité du patrimoine mondial a demandé à l’État partie de soumettre un rapport d’avancement détaillé sur les travaux de restauration ainsi qu’un projet de plan de gestion intégrée pour Kizhi Pogost comprenant, entre autres, une stratégie touristique, des mesures de prévention des risques et des cartes indiquant les limites du bien du patrimoine mondial et de sa zone tampon, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 33e session en 2009, en vue d’envisager, en l’absence de progrès substantiels, l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Le rapport de l’État partie, reçu le 30 janvier 2009, dresse un résumé complet des activités qui ont été entreprises sur le bien en 2008. Ce rapport souligne les mesures positives suivantes prises par l’État partie dans l’intérêt du bien :

· Décret № 1633-p (7 novembre 2008) Train de mesures pour la préservation de l’enclos paroissial de Kizhi et le développement de l’infrastructure du musée “Kizhi” à des fins de préservation (restauration, conservation et protection intégrale) des monuments de Kizhi, y compris ceux du bien du patrimoine mondial, incluant des provisions de dépenses en vue d’améliorer la fiabilité de l’alimentation électrique de l’île ;

· Ordonnance № 282 (décembre 2008) portant sur la préservation de l’ensemble architectural de Kizhi Pogost et le développement de l’infrastructure du musée “Kizhi” ;

· Le rapport affirme que ces documents forment la base d’un plan de gestion pour le musée comprenant des stratégies de développement du tourisme, prévention des risques et définition des limites de la zone tampon, désormais réalisées ;

· Une ordonnance exécutive de la République de Carélie (devant être approuvée en 2009) réglemente les limites de la zone protégée, les conditions d’utilisation et de gestion des édifices dans les limites de la zone protégée afin de protéger le territoire voisin des monuments de toute activité illégale.

 

Le rapport signale également que les travaux suivants ont été effectués sur les monuments de Kizhi Pogost en 2008 :

 

Église de l’Intercession : étanchéisation de l’octaèdre et des bardeaux, traitement thermique des parties endommagées de la structure dans la cave et les combles du réfectoire de l’église, et amélioration du système de ventilation dans les combles ;

 

Beffroi : traitement thermique des éléments endommagés par des xylophages, réparation du porche nord et nettoyage de l’espace entre deux structures en bois pour améliorer la ventilation et prévenir la biodétérioration.

 

Église de la Transfiguration : apporter une plus grande attention aux équipements et systèmes de surveillance et de prévention des risques (protection contre les incendies), avec création d’un groupe de travail s’occupant spécifiquement de la gestion des risques et chargé de la préparation d’un plan de gestion des risques et catastrophes pour Kizhi Pogost.

 

Le rapport fait également référence à la publication d’une série d’orientations (“Entretien des monuments architecturaux en bois”), résumant les expériences de divers sites dans l’adoption du système de surveillance et entretien des monuments architecturaux en bois, et accentuant l’attention accordée à la diffusion d’informations sur les sites par toutes formes de médias locaux.

 

Toutefois, à l’instar des rapports soumis les années précédentes, ce rapport, préparé uniquement par l’autorité de gestion locale du site sans aucune participation des autorités nationales, ne répond pas aux préoccupations et questions soulevées par le Comité du patrimoine mondial à sa 32e session (Québec, 2008).

 

Le fait de suggérer dans le rapport de l’État partie que l’ordonnance exécutive et le décret de 2008 de la Fédération de Russie apportent une base à l’élaboration du plan de gestion intégrée demandé montre bien que, comme les années précédentes, l’État partie n’a pas compris la nature de l’outil de gestion demandé par le Comité du patrimoine mondial ni l’urgence de préparer une Déclaration de valeur universelle exceptionnelle afin de garantir que les décisions et la planification de la gestion ont pour base le respect des valeurs de patrimoine mondial du site.

 

Le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives sont très préoccupés par le fait que les autorités fédérales ne sont toujours pas impliquées dans le processus de préparation et mise en œuvre d’un plan de gestion globale pour le bien, qui devrait inclure le développement du tourisme, une vision générale pour le bien ainsi qu’une définition claire de ses limites et de sa zone tampon (avec révision éventuelle).

 

Le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives soulignent le fait que l’État partie n’a pas constitué un Groupe national spécial comme demandé par le Comité du patrimoine mondial et rappellent l’importance de la participation de toutes les parties prenantes concernées à tous les niveaux dans le processus de sauvegarde, protection et gestion du bien, ainsi que dans la préparation des rapports sur l’état de conservation demandés par le Comité du patrimoine mondial.

Étant donné la détérioration structurelle sévère en cours, le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives pensent que l’État partie doit, de toute urgence, entamer les travaux de restauration nécessaires demandés par le Comité du patrimoine mondial depuis plus de dix ans.

Le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives considèrent que les valeurs reconnues dans ce bien à son inscription sont menacées par l’absence de mesures de restauration et que ce bien devrait être inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

 

Décisions adoptées par le Comité en 2009
33 COM 7B.117
Kizhi Pogost (Fédération de Russie) (C 544)

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7B,

2. Rappelant la décision 32 COM 7B.104, adoptée à sa 32e session (Québec, 2008),

3. Appréciant les efforts du musée réserve de Kizhi en vue d'améliorer l'entretien, le suivi et la mise en valeur du bien du patrimoine mondial,

4. Regrette que l'État partie n'ait mis en oeuvre aucune des activités demandées et prie instamment l'État partie de constituer un Groupe national spécial chargé de coordonner la mise en oeuvre de toutes les décisions du Comité du patrimoine mondial concernant ce bien ;

5. Exprime sa plus vive inquiétude quant à la détérioration persistante du tissu structurel de l'Église de la Transfiguration ;

6. Réitère sa demande à l'État partie d'avancer sur tous les points mentionnés depuis plus de dix ans, y compris à l'égard des documents suivants :

a) Rapport détaillé sur les principaux travaux de restauration,

b) Trois exemplaires d'un projet de plan de gestion intégrée pour Kizhi Pogost incluant une stratégie touristique (en mettant en particulier l'accent sur les menaces éventuelles que le tourisme fluvial est susceptible de faire peser sur le bien) et des mesures de prévention des risques,

c) Des documents révisés et approuvés concernant les zones protégées du musée réserve de Kizhi Pogost, y compris les limites du bien et de sa zone tampon ;

7. Demande à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2010, un rapport d'avancement sur la mise en oeuvre des activités susmentionnées, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010 ;

8. Demande enfin à l'État partie d'élaborer, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, un état de conservation souhaité, un projet de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle, une série de mesures correctives, ainsi qu'un calendrier pour leur mise en oeuvre, et de les soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2010, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010, afin d'envisager, en l'absence de progrès significatifs, l'inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril ;

9. Demande en outre à l'État partie d'inviter une mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de suivi réactif au musée réserve de Kizhi Pogost pour évaluer l'état de conservation du bien.

Projet de décision : 33 COM 7B.117

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7B,

2. Rappelant la décision 32 COM 7B.104, adoptée à sa 32e session (Québec, 2008),

3. Appréciant les efforts du musée réserve de Kizhi en vue d’améliorer l’entretien, le suivi et la mise en valeur du bien du patrimoine mondial,

4. Regrette que l’État partie n’ait mis en œuvre aucune des activités demandées et prie instamment l’État partie de constituer un Groupe national spécial chargé de coordonner la mise en œuvre de toutes les décisions du Comité du patrimoine mondial concernant ce bien ;

5. Exprime sa plus vive inquiétude quant à la détérioration persistante du tissu structurel de l’Église de la Transfiguration ;

6. Réitère sa demande à l’État partie d’avancer sur tous les points mentionnés depuis plus de dix ans, y compris à l’égard des documents suivants :

a) rapport détaillé sur les principaux travaux de restauration,

b) trois exemplaires d’un projet de plan de gestion intégrée pour Kizhi Pogost incluant une stratégie touristique (en mettant en particulier l’accent sur les menaces éventuelles que le tourisme fluvial est susceptible de faire peser sur le bien) et des mesures de prévention des risques,

c) des documents révisés et approuvés concernant les zones protégées du musée réserve de Kizhi Pogost, y compris les limites du bien et de sa zone tampon ;

7. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2010, un rapport d’avancement sur la mise en œuvre des activités susmentionnées, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010 ;

8. Décide, conformément aux paragraphes 177 et 179 des Orientations, d’inscrire Kizhi Pogost (Fédération de Russie) sur la Liste du patrimoine mondial en péril ;

9. Demande enfin à l’État partie d’élaborer, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives, un Etat de conservation souhaité, un projet de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle, une série de mesures correctives, ainsi qu’un calendrier pour leur mise en œuvre, et de les soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2010, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session en 2010.

 

Année du rapport : 2009
Fédération de Russie
Date d'inscription : 1990
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(iv)(v)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 33COM (2009)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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