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Parc national de Taï

Côte d'Ivoire
Facteurs affectant le bien en 2007*
  • Activités illégales
  • Exploitation minière
  • Modification du régime des sols
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Braconnage

b) Empiétement agricole

c) Extraction d’or

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2007
Demandes approuvées : 5 (de 1983-2006)
Montant total approuvé : 110 014 dollars E.U.
2006 Formations pratiques à l’agroforesterie et activités ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
2001 Financement de l'Atelier National de Formation ... (Approuvé)   30 514 dollars E.U.
1990 Preparing a technical co-operation project for ... (Approuvé)   7 500 dollars E.U.
1987 2-year training for one specialist from Tai National ... (Approuvé)   12 000 dollars E.U.
1983 Contribution to the construction of a wardens' station, ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2007**

Mission de suivi de UNESCO-UICN en 2006

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2007

En juin 2006, l’UNESCO et l'UICN ont mené une mission sur le bien, conjointement avec la mission au Parc national de Comoé. La mission a noté que la récente crise politique nationale n'avait pas eu sur le bien des conséquences aussi graves que sur le Parc de la Comoé. Le nombre de gardes forestiers et de scientifiques a été réduit mais le personnel restant a continué son travail pendant cette période. La pression exercée par les populations et l'empiètement agricole, du fait de la perte de terres dans la région provoquée par la construction du barrage Buyo et par la présence de réfugiés de pays voisins, ont été les principaux problèmes relevés par la mission.

La mission a confirmé que le bien continue de garder sa valeur universelle exceptionnelle et que les principales menaces sur celle-ci sont le braconnage commercial et les activités illégales se déroulant prés des limites du parc. En particulier, les villageois vivant entre la rivière Cavally et la frontière libérienne se sentent injustement privés des terres fertiles situées dans le parc.

Le rapport de mission a proposé les principales recommandations suivantes:

(i) Renforcer la surveillance et améliorer les données recueillies lors des contrôles de braconnage;

(ii) Mener des enquêtes écologiques et sur la faune sauvage sur la base des nouveaux protocoles du plan de gestion du parc;

(iii) Etendre à l'ouest du parc les activités socio-économiques et éducatives déjà en place à l'est;

(iv) Etudier la faisabilité de corridors écologiques;

(v) Harmoniser le système de zonage;

(vi) Relancer la coopération internationale;

(vii) Valider et mettre en oeuvre le plan de gestion;

(viii) Etudier l'utilisation des ressources du parc et les conflits générés par celle-ci;

(ix) Etendre les recherches au fonctionnement des écosystèmes;

(x) Préparer un schéma d'interprétation du Par cet une stratégie d'écotourisme,

La mission a proposé de traiter de toute urgence les 4 premières recommandations et a suggéré un délai de 10 ans pour la mise en œuvre de la liste complète de recommandations.

Un rapport daté de décembre 2006, établi par l'Etat partie, décrit les progrès effectués dans la gestion du parc pour la période allant de juin 2005 à juin 2006. En dépit de la situation politique, des efforts pour une meilleure gestion sont actuellement entrepris, et ce, avec l'aide de partenaires internationaux dont l'organisation allemande KfW/GTZ, le WWF, et la Wild Chimpanzee Foundation. Bien que l'écotourisme ait été affecté, l'infrastructure écotouristique a été conservée. L'Etat partie signale que le braconnage continue d'être un problème et prévoit de faire appel à une assistance internationale pour s'occuper de ce problème. Le rapport aborde les sujets suivants:

a) Surveillance du parc

La patrouille du parc est intensive avec à la fois des agents de secteurs et une brigade mobile qui accomplissent en moyenne mensuelle 84% du nombre de jours de patrouille prévus. La patrouille se déroule dans tous les secteurs du parc, avec une couverture de 65% de la surface totale. Les espèces principalement visées par le braconnage sont les céphalophes et les primates qui représentent 80% des saisies des gardiens qui ont appréhendé 91 braconniers, 28 orpailleurs illégaux et 4 exploitants agricoles. Les arrestations se sont soldées par 51 condamnations fermes, 27 avec sursis, et 50 abandons de poursuite.

b) Communauté locale et zone périphérique

Les programmes visant à sensibiliser les populations locales et l’action permanente de la police forestière laissent supposer une raréfaction de la viande de brousse, et ce, suite à l'analyse des indices suivants:

(i) les restaurants locaux servent de plus en plus de bœuf, de volaille et de poisson;

(ii) Les trafiquants de viande de brousse sont de plus en plus discrets;

(iii) Des primates, des buffles et même des éléphants peuvent être observés à l'est du parc, auparavant réputée comme «zone vide»;

(iv) La population locale, en particulier les jeunes, sont de plus en plus impliqués dans les projets de micro-entreprises lancés par le parc;

(v) Les braconniers passent moins de temps sur le territoire du parc en utilisant des pièges à animaux artisanaux.

Cependant, ces observations ne sont que qualitatives et aucune étude structurée ne confirme ces tendances.

 

c) Zones dégradées

Une unité de suivi écologique a été créée en 1998 pour étudier l'évolution des zones dégradées et les dynamiques des populations de faune sauvage dans le parc. L'Etat partie a utilisé des comparaisons d'images satellitaires pour confirmer que la zone forestière et la zone dégradée sont restées identiques, démontrant ainsi que les activités de conservation et de restauration ont réussi.

Le Centre du patrimoine mondial et l'UICN apprécient les nombreuses actions positives entreprises dans le parc et, en particulier, les efforts déployés pour le contrôle des activités illégales et pour une prise de conscience accrue par les communautés environnantes du parc. Le Centre et l'UICN encouragent les autorités du parc à suivre la répartition et le nombre de ses populations de faune sauvage afin de connaître leur évolution, et de réaliser des études sur l'état de l'écosystème forestier du parc et sur l'habitat dans son ensemble.

Décisions adoptées par le Comité en 2007
31 COM 7B.6
Etat de conservation de biens inscrits sur la liste du Patrimoine Mondial - Parc national de Taï

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-07/31.COM/7B;

2. Rappelant la décision 28 COM 15B.3 adoptée lors de sa 28e session (Suzhou, 2004);

3. Félicite l'État partie pour ses efforts en cours dans la protection du parc national de Taï, et pour la reprise de la gestion et des activités de recherche dans le parc ;

4. Prend note avec inquiétude que la pression exercée par les populations et les activités illégales, en particulier le braconnage, continuent de porter atteinte à l'intégrité et aux valeurs du bien ;

5. Prie instamment l'État partie de mettre en place les actions urgentes ci-dessous détaillées, recommandées par la mission de suivi UNESCO-'UICN de 2006 :

     a) Renforcer la surveillance et améliorer les données recueillies lors du contrôle du braconnage ;

     b) Mener des enquêtes écologiques et sur la faune sauvage sur la base des nouveaux protocoles issus du plan de gestion du parc ;

     c) Etendre à l'ouest du Parc les activités socio-économiques et éducatives, déjà en place à l'est ;

     d) Etudier la faisabilité de corridors écologiques;

6. Demande à l'État partie de mettre aussi en oeuvre les autres recommandations de la mission de suivi de UNESCO-UICN de 2006 dans le cadre d'un calendrier de 10 ans, tel que proposé par la mission;

7. Encourage l'État partie à accroître sa coopération avec les communautés environnantes, en particulier dans le domaine du développement des micro entreprises et des activités éducatives;

8. Demande également à l'État partie de remettre au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2009, un rapport mis à jour sur l'état de conservation du bien, en particulier, sur le progrès réalisés dans la mise en œuvre des actions d'urgence et des autres recommandations de la mission de suivi de 2006, pour examen par le Comité lors de sa 33e session en 2009.

Projet de décision : 31 COM 7B.6

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-07/31.COM/7B ;

2. Rappelant la décision 28COM15B.3 adoptée lors de sa 28e session (Suzhou, 2004) ;

3. Félicite l'Etat partie pour ses efforts en cours dans la protection du parc national de Taï, et pour la reprise de la gestion et des activités de recherche dans le parc;

4. Prend note avec inquiétude que la pression exercée par les populations et les activités illégales, en particulier le braconnage, continuent de porter atteinte à l'intégrité et aux valeurs du bien;

5. Prie instamment l'Etat partie de mettre en place les actions urgentes ci-dessous détaillées, recommandées par la mission de suivi UNESCO-'UICN de 2006:

a) Renforcer la surveillance et améliorer les données recueillies lors du contrôle du braconnage;

b) Mener des enquêtes écologiques et sur la faune sauvage sur la base des nouveaux protocoles issus du plan de gestion du parc ;

c) Etendre à l'ouest du Parc les activités socio-économiques et éducatives, déjà en place à l'est,;

d) Etudier la faisabilité de corridors écologiques

6. Demande à l'Etat partie de mettre aussi en oeuvre les autres recommandations de la mission de suivi de UNESCO-UICN de 2006 dans le cadre d'un calendrier de 10 ans, tel que proposé par la mission ;

7. Encourage l'Etat partie à accroître sa coopération avec les communautés environnantes, en particulier dans le domaine du développement des micro entreprises et des activités éducatives ;

8. Demande également à l'Etat partie de remettre au Centre du patrimoine mondial, au plus tard le 1er février 2009, un rapport mis à jour sur l'état de conservation du bien, en particulier, sur le progrès réalisés dans la mise en oeuvre des actions d'urgence et des autres recommandations de la mission de suivi de 2006, pour examen par le Comité lors de sa 33e session en 2009.

Année du rapport : 2007
Côte d'Ivoire
Date d'inscription : 1982
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(x)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 31COM (2007)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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