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Parc national de Taï

Côte d'Ivoire
Facteurs affectant le bien en 2017*
  • Activités illégales
  • Exploitation minière
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Braconnage
  • Extraction artisanale d’or
  • Empiétement agricole (problème résolu)
  • Impacts de la crise post-électorale (problème résolu)
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2017
Demandes approuvées : 6 (de 1983-2013)
Montant total approuvé : 139 995 dollars E.U.
2013 Restauration naturelle des sites d’orpaillage dans le ... (Approuvé)   29 981 dollars E.U.
2006 Formations pratiques à l’agroforesterie et activités ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
2001 Financement de l'Atelier National de Formation ... (Approuvé)   30 514 dollars E.U.
1990 Preparing a technical co-operation project for ... (Approuvé)   7 500 dollars E.U.
1987 2-year training for one specialist from Tai National ... (Approuvé)   12 000 dollars E.U.
1983 Contribution to the construction of a wardens' station, ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2017**

2006 : mission conjointe de suivi réactif du Centre du patrimoine mondial/UICN 

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2017

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 11 novembre 2016, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/195/documents/, qui mentionne les points suivants :

  • Le braconnage continue d’être une menace en 2016 mais les recensements écologiques annuels montrent une relative stabilité démographique des espèces sauvages importantes depuis 2014, particulièrement l’éléphant (171), le chimpanzé (406), le céphalophe et les singes ;
  • Des images satellite de janvier 2015 du parc national de Taï montrent une couverture par la forêt tropicale primaire de 97,7 % ;
  • Le nombre d’activités illégales détectées a diminué entre 2014 et 2015 de 1,59 cas/km à 0,48 respectivement, probablement en raison de l’implication plus grande des parties prenantes dans la gestion du bien, et des campagnes de sensibilisation menées. Néanmoins, le braconnage a augmenté en 2016 après la levée de l’interdiction portant sur la consommation de viande d’animaux sauvages ;
  • L’augmentation du nombre de patrouilles au sein du bien et les actions de sensibilisation du comité consultatif régional ont conduit à un déclin important de l’orpaillage de 0,40 à 0,01 cas/km en 2014 et 2016 respectivement, et à la fermeture de 14 sites dans la région de la Nawa. Il est prévu à l’avenir d’acquérir des drones pour encore améliorer les opérations de surveillance ;
  • Une stratégie opérationnelle est actuellement mise en œuvre pour améliorer le suivi du braconnage et d’autres activités illégales, qui comprend l’utilisation du Spatial Monitoring and Reporting Tool (SMART — outil de suivi spatial et de reporting), l’imagerie satellite, un réseau d’information, la collecte annuelle de données de suivi écologique, et une attention portée aux zones vulnérables ;
  • Le projet de décret pour l’extension des limites du parc afin d’inclure la réserve naturelle de N’zo a été transmis au Secrétariat du Gouvernement. Les informations géoréférencées concernant les nouvelles limites du parc seront soumises au Centre du patrimoine mondial dès la signature du décret.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2017

Les avancées de l’État partie en matière de contrôle et d’élimination de l’orpaillage grâce au soutien du comité consultatif régional, la diminution importante des cas recensés et la fermeture des sites repérés sont accueillies favorablement. Il est recommandé que le Comité demande à l’État partie de poursuivre ses efforts en vue d’éliminer l’orpaillage au sein du bien.

Les efforts accrus de patrouille de surveillance du braconnage et d’autres activités illégales au sein du bien et la mise en œuvre d’une stratégie opérationnelle s’appuyant sur de multiples outils et méthodes sont accueillis favorablement. Néanmoins, il est préoccupant que ces activités illégales constituent toujours des menaces majeures pour la Valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien. Même si l’on peut noter la stabilisation des espèces sauvages principales, une décomposition plus fine par espèces des données sur les singes et les céphalophes est nécessaire. La levée de l’interdiction portant sur la consommation de viande d’animaux sauvages est particulièrement préoccupante en ce qu’elle a conduit à une augmentation du braconnage en 2016. Cela requiert l’intervention urgente de l’État partie afin de prendre des mesures face à la chasse de subsistance locale et au commerce illégal de viande d’animaux sauvages, y compris au niveau des chasseurs, des trafiquants et des consommateurs. Un plan d’action est nécessaire pour dégager des mesures d’incitation économiques alternatives et sensibiliser, tout en augmentant les patrouilles et en appliquant la loi.

Il est regrettable que le décret d’extension du parc national n’ait toujours pas été signé et que la demande de modification des limites n’ait par conséquent pas été soumise. Cette question en suspens devient pressante car l’une des nécessités à l’origine de l’alignement du bien avec le parc national était une délimitation et une gestion claires.

Décisions adoptées par le Comité en 2017
41 COM 7B.20
Parc national de Taï (Côte d’Ivoire) (N 195)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7B,
  2. Rappelant la décision38 COM 7B.89, adoptée à sa 38esession (Doha, 2014),
  3. Accueille favorablement les avancées effectuées par l’État partie en faveur du contrôle et de l’élimination de l’orpaillage avec l’aide du comité consultatif régional, réitère sa position sur le fait que l’exploration et l’exploitation minières sont incompatibles avec le statut de patrimoine mondial, politique soutenue par la déclaration de position du Conseil international des mines et métaux (ICMM) de ne pas entreprendre de telles activités au sein des biens du patrimoine mondial, et demande à l’État partie de poursuivre ses efforts afin d’éliminer cette menace au sein du bien ;
  4. Accueille aussi favorablement les efforts accrus de patrouille et la mise en œuvre d’une stratégie opérationnelle pour améliorer la surveillance du braconnage et d’autres activités illégales, y compris l’utilisation du Spatial Monitoring and Reporting Tool (SMART — outil de suivi spatial et de reporting), mais, notant avec préoccupation l’augmentation signalée du braconnage après la levée de l’interdiction portant sur la consommation de viande d’animaux sauvages, demande également à l’État partie de prendre des mesures urgentes face à la chasse de subsistance locale et au commerce illégal de viande d’animaux sauvages, et ce, au niveau des chasseurs, des trafiquants et des consommateurs ;
  5. Réitère à nouveau sa demande à l’État partie de publier dès que possible le décret qui formalise l’extension du parc afin d’aligner les limites du bien avec celles du parc national et de permettre ainsi une gestion plus efficace, et de soumettre, une fois qu’il sera publié, une modification des limites du bien au Centre du patrimoine mondial, pour adoption par le Comité du patrimoine mondial ;
  6. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 43e session en 2019.
Projet de décision : 41 COM 7B.20

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7B,
  2. Rappelant la décision38 COM 7B.89, adoptée à sa 38esession (Doha, 2014),
  3. Accueille favorablement les avancées effectuées par l’État partie en faveur du contrôle et de l’élimination de l’orpaillage avec l’aide du comité consultatif régional, réitère sa position sur le fait que l’exploration et l’exploitation minières sont incompatibles avec le statut de patrimoine mondial, politique soutenue par la déclaration de position du Conseil international des mines et métaux (ICMM) de ne pas entreprendre de telles activités au sein des biens du patrimoine mondial, et demande à l’État partie de poursuivre ses efforts afin d’éliminer cette menace au sein du bien ;
  4. Accueille aussi favorablement les efforts accrus de patrouille et la mise en œuvre d’une stratégie opérationnelle pour améliorer la surveillance du braconnage et d’autres activités illégales, y compris l’utilisation du Spatial Monitoring and Reporting Tool (SMART — outil de suivi spatial et de reporting), mais, notant avec préoccupation l’augmentation signalée du braconnage après la levée de l’interdiction portant sur la consommation de viande d’animaux sauvages, demande également à l’État partie de prendre des mesures urgentes face à la chasse de subsistance locale et au commerce illégal de viande d’animaux sauvages, et ce, au niveau des chasseurs, des trafiquants et des consommateurs ;
  5. Réitère à nouveau sa demande à l’État partie de publier dès que possible le décret qui formalise l’extension du parc afin d’aligner les limites du bien avec celles du parc national et de permettre ainsi une gestion plus efficace, et de soumettre, une fois qu’il sera publié, une modification des limites du bien au Centre du patrimoine mondial, pour adoption par le Comité du patrimoine mondial ;
  6. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erdécembre 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 43e session en 2019.
Année du rapport : 2017
Côte d'Ivoire
Date d'inscription : 1982
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(x)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2016) .pdf
arrow_circle_right 41COM (2017)
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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