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Réserve naturelle intégrale du mont Nimba

Côte d'Ivoire, Guinée
Facteurs affectant le bien en 1999*
  • Activités illégales
  • Exploitation minière
  • Identité, cohésion sociale, modifications de la population locale / des communautés
  • Infrastructures de transport de surface
  • Ressources financières
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Absence de Plan de gestion;
  • Financements insuffisants;
  • Braconnage;
  • Nouvelle voie ferrée;
  • Exploitation minière;
  • Projet de réduction de la superficie de la zone protégée; 
  • Afflux de réfugiés venant du Liberia
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 1999
Demandes approuvées : 14 (de 1981-1997)
Montant total approuvé : 345 222 dollars E.U.
1997 Purchase of hydrological and meteorological equipment ... (Approuvé)   19 840 dollars E.U.
1995 Establishment of an administrative centre for Mount ... (Approuvé)   18 000 dollars E.U.
1993 Equipment and experts service for Mount Nimba (Approuvé)   45 000 dollars E.U.
1993 Financial contribution for consultancies and other ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
1993 Consultancies and other services necessary for setting ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
1992 Organization of an interdisciplinary mission to ... (Approuvé)   35 000 dollars E.U.
1992 Organization of a technical meeting for authorities of ... (Approuvé)   19 500 dollars E.U.
1989 Purchase of an all terrain vehicle for Mount Nimba (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1988 Consultancy mission and meeting for preparing ... (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
1986 Equipment for Mount Nimba Reserve (Approuvé)   6 500 dollars E.U.
1983 Financial contribution to a seminar/workshop on the ... (Approuvé)   22 000 dollars E.U.
1983 Consultant services to prepare requests for technical ... (Approuvé)   6 082 dollars E.U.
1982 Financial contribution to a tripartite meeting (Guinea, ... (Approuvé)   8 000 dollars E.U.
1981 Equipment for Mount Nimba (Approuvé)   70 300 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 1999**

novembre 1988: juin-juillet 1992: visite de terrain par l'UNESCO; mai 1993: mission conjointe UNESCO/PNUD/UICN; 1994: 2nde mission d'expert

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédentes délibérations : A sa dernière session (Kyoto, 1998), le Comité a observé qu’en dépit d’un effort de deux à trois ans, la création d’une fondation ou d'un fonds­en-dépôt pour la conservation du Mont Nimba semblait de moins en moins envisageable dans un proche avenir. Le Comité a appris que le Secrétaire exécutif permanent du Comité national du MAB pour la Guinée avait informé le Centre que la Compagnie minière du Mont Nimba (NIMCO) avait été dissoute par le gouvernement et qu'aucune autre entreprise n’avait été créée pour la remplacer. Convenant avec l'UICN que les informations sur l'état de conservation de ce site doivent être actualisées, le Comité a accepté l'offre de l'UICN de demander à son Bureau régional du Burkina Faso pour l'Afrique de l'Ouest d'entreprendre une mission sur le site, à l'invitation des Etats parties concernés, afin de préparer un rapport sur l'état de conservation pour étude à la vingt-troisième session du Comité.

Nouvelles informations : L’UICN s’est déclarée satisfaite du retrait du projet d’exploitation du minerai de fer et a suggéré qu’il serait utile d’organiser une visite sur site, en particulier pour étudier la situation des réfugiés. Les deux Etats parties concernés n’ont pas encore invité la mission à se rendre au Mont Nimba. Le Centre collabore avec les délégations permanentes des deux Etats parties afin d’inciter les autorités gouvernementales compétentes en Guinée et en Côte d’Ivoire à inviter une équipe de représentants de l’UNESCO et du Bureau régional de l’UICN pour l’Afrique de l’Ouest à se rendre sur le site.

Action requise

Le Bureau pourrait souhaiter demander au Centre et à l’UICN de poursuivre leurs efforts pour coopérer avec les Etats parties afin d’organiser une visite sur site et fournir un rapport détaillé sur l’état de conservation du Mont Nimba à la vingt-troisième session du Comité.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédents débats :

Vingt-deuxième session du Comité – paragraphe VII.7. Vingt-troisième session du Bureau – paragraphe IV.6.

Nouvelles informations : Le directeur général du Centre pour la gestion de l’environnement du Mont Nimba (CEGEN), par lettre du 21 septembre 1999, a répondu aux observations et recommandations de la vingt-deuxième session du Comité (Kyoto, Japon, 1998). Il a indiqué que le gouvernement guinéen avait créé le CEGEN en 1995 et qu’il continue, par le biais du CEGEN, à étudier la faisabilité de l’exploitation de la mine du Mont Nimba de manière à respecter l’intégrité du site du patrimoine mondial. Le gouvernement guinéen, via le CEGEN, a entamé des négociations ces derniers mois avec le PNUD et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Ces négociations portent sur le financement d’un projet de protection du Mont Nimba et de développement intégré des zones avoisinantes. Le projet est conçu dans le cadre d’un programme de développement durable qui intégrerait le projet d’exploitation minière comme moteur de relance de la croissance économique de toute la région. La phase d’étude du projet doit débuter en octobre. Le projet bénéficie de l’appui financier de la partie française du FEM et de l’USAID. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, par lettre du 20 septembre 1999, a également indiqué au Centre que la nouvelle de la dissolution de la Compagnie minière du Mont Nimba (NIMCO) – mentionnée dans le rapport de la dernière session du Comité – était inexacte. Selon la lettre du ministère, la NIMCO n’a jamais été dissoute.

Le CEGEN confirme qu’au cours des quinze derniers mois, le ministère des Mines, de la Géologie et de l’Environnement a tenté de relancer le projet d’exploitation des ressources minérales du Mont Nimba. Le ministère poursuit les négociations avec des partenaires industriels en vue de conclure un accord d’ici la fin de l’année 1999. Par ailleurs, le directeur général du CEGEN fait remarquer que le CEGEN a été associé à l’élaboration d’un accord portant sur l’environnement avec des investisseurs potentiels concernés par le projet d’exploitation minière. Plusieurs articles de l’accord en cours d’élaboration étaient joints à la lettre du CEGEN. L’accord demande aux deux parties (le gouvernement guinéen et les investisseurs) de reconnaître que la zone d’exploitation minière est adjacente à la zone centrale de la Réserve de biosphère du Mont Nimba, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial. Les deux parties devront prendre toutes les mesures possibles pour protéger l’environnement et, en particulier, la zone de patrimoine mondial. Elles devront réaffirmer leur engagement de se conformer aux dix-huit recommandations faites par le Comité du patrimoine mondial en 1993. De plus, les deux parties vont demander à toutes les organisations internationales (Centre du patrimoine mondial, PNUD, PNUE et UICN) et non gouvernementales qui ont pris part aux débats permettant la révision des limites du site du patrimoine mondial de s’engager à participer à l’élaboration de l’accord. Le CEGEN a fait remarquer que la signature de l’accord devait obligatoirement intervenir avant l’achèvement de l’étude de faisabilité du projet d’exploitation minière. Le directeur général du CEGEN estime que la mise en œuvre du projet d’exploitation minière aiderait à la création d’une Fondation internationale pour le Mont Nimba. Un double de la lettre du CEGEN et de son annexe de trois pages ont été transmis à l’UICN pour étude et commentaires.

Décisions adoptées par le Comité en 1999
23 BUR IV.A.6
Réserve naturelle du mont Nimba (Guinée/Côte d'Ivoire)

Le Bureau a rappelé que le Comité, à sa dernière session (Kyoto, 1998) a observé qu’en dépit d’un effort de deux à trois ans, la création d’une fondation ou d'un fonds-en-dépôt pour la conservation du Mont Nimba semblait de moins en moins envisageable dans un proche avenir. Le Comité a noté que le Secrétaire exécutif permanent du Comité national du MAB pour la Guinée avait informé le Centre que la Compagnie minière du Mont Nimba (NIMCO) avait été dissoute par le gouvernement et qu'aucune autre entreprise n’avait été créée pour la remplacer. Convenant avec l'UICN que les informations sur l'état de conservation de ce site doivent être actualisées, le Comité a accepté l'offre de l'UICN de demander à son Bureau régional du Burkina Faso pour l'Afrique de l'Ouest d'entreprendre une mission sur le site, à l'invitation des États parties concernés, afin de préparer un rapport sur l'état de conservation pour étude à la vingt-troisième session du Comité.

Le Bureau a demandé au Centre de prendre contact avec les autorités compétentes dans les deux États parties et de les inciter à inviter le Bureau régional de l'UICN en Afrique de l'Ouest à organiser une visite et à fournir un rapport détaillé sur l’état de conservation du Mont Nimba à la vingt-troisième session du Comité. Le Bureau a recommandé que le Comité maintienne ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

23 COM X.A.7
SOC : Réserve naturelle du mont Nimba (Guinée/Côte d'Ivoire)

X.7 Réserve naturelle du mont Nimba (Guinée/Côte d'Ivoire)

Le directeur général du Centre pour la gestion de l'environnement du Mont Nimba (CEGEN), par lettre du 21 septembre 1999, a informé le Centre que le gouvernement guinéen a créé le CEGEN en 1995 et qu'il continue à étudier la faisabilité de l'exploitation de la mine adjacente au Mont Nimba de manière à respecter l'intégrité du site du patrimoine mondial. Le gouvernement guinéen, via le CEGEN, a entamé des négociations ces derniers mois avec le PNUD et le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) pour financer un projet de protection du Mont Nimba et de développement intégré des zones avoisinantes. Le projet est conçu dans le cadre d'un programme de développement durable qui intégrerait le projet d'exploitation minière comme moteur de relance de la croissance économique de toute la région. La phase d'étude du projet devait débuter en octobre. Le projet bénéficie de l'appui financier de la partie française du FEM et de l'USAID. Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, par lettre du 20 septembre 1999, a également indiqué au Centre que la nouvelle de la dissolution de la Compagnie minière du Mont Nimba (NIMCO) - mentionnée dans le rapport de la dernière session du Comité - était inexacte. Selon la lettre du ministère, la NIMCO n'a jamais été dissoute.

Le CEGEN a confirmé qu'au cours des quinze derniers mois, le ministère des Mines, de la Géologie et de l'Environnement a tenté de relancer le projet d'exploitation des ressources minérales du Mont Nimba. Le ministère poursuit les négociations avec des partenaires industriels en vue de conclure un accord d'ici la fin de l'année 1999. Par ailleurs, le directeur général du CEGEN fait remarquer que le CEGEN a été associé à l'élaboration d'un accord portant sur l'environnement avec des investisseurs potentiels concernés par le projet d'exploitation minière. Plusieurs articles de l'accord en cours d'élaboration étaient joints à la lettre du CEGEN. L'accord demande aux deux parties (le gouvernement guinéen et les investisseurs) de reconnaître que la zone d'exploitation minière est adjacente à la zone centrale de la Réserve de biosphère du Mont Nimba, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial. Les deux parties devront prendre toutes les mesures possibles pour protéger l'environnement et, en particulier, la zone de patrimoine mondial. Elles devront réaffirmer leur engagement de se conformer aux dix-huit recommandations faites par le Comité du patrimoine mondial en 1993. De plus, les deux parties vont demander à toutes les organisations internationales (Centre du patrimoine mondial, PNUD, PNUE et UICN) et non gouvernementales qui ont pris part aux débats permettant la révision des limites du site du patrimoine mondial de s'engager à participer à l'élaboration de l'accord. Le CEGEN a fait remarquer que la signature de l'accord devait obligatoirement intervenir avant l'achèvement de l'étude de faisabilité du projet d'exploitation minière. Le directeur général du CEGEN estime que la mise en oeuvre du projet d'exploitation minière aiderait à la création d'une Fondation internationale pour le Mont Nimba.

Le Comité a décidé de maintenir ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Il a noté le fait que contrairement aux rapports soumis à sa dernière session en 1998, la Compagnie nationale d'exploitation minière n'a pas été dissoute et que le ministère des Mines, de la Géologie et de l'Environnement poursuit les négociations avec des investisseurs potentiels pour commencer les activités d'exploitation minière. Le Comité a cependant reconnu les efforts de la CEGEN pour établir un accord sur l'environnement que les investisseurs qui s'intéressent à l'exploitation de la mine devraient signer avant finalisation de l'étude de faisabilité du projet d'exploitation minière. Il a pris connaissance avec satisfaction des intentions du CEGEN d'inviter l'UNESCO, l'UICN et d'autres agences internationales à participer à l'élaboration de cet accord. Le Comité a toutefois de nouveau recommandé, comme il l'avait fait à sa dernière session, que la Guinée et la Côte d'Ivoire invitent le Bureau régional de l'UICN pour l'Afrique de l'Ouest au Burkina Faso à entreprendre une visite sur site et préparer un rapport détaillé sur l'état de conservation du site et sur l'avenir du projet minier et ses implications pour la conservation du site, pour soumission à sa vingt-quatrième session en l'an 2000.

Le Comité pourrait souhaiter maintenir ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Comité pourrait, à partir des commentaires de l’UICN sur la lettre du CEGEN et le document joint qui doivent être présentés lors de sa vingt-troisième session, faire des observations et des recommandations complémentaires pour examen par les Etats parties.

Année du rapport : 1999
Côte d'Ivoire Guinée
Date d'inscription : 1981
Catégorie : Naturel
Critères : (ix)(x)
Liste en péril (dates) : 1992-présent
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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