Faites une recherche à travers les informations du Centre du patrimoine mondial.

Réserve naturelle intégrale du mont Nimba

Côte d'Ivoire, Guinée
Facteurs affectant le bien en 1991*
  • Activités illégales
  • Exploitation minière
  • Identité, cohésion sociale, modifications de la population locale / des communautés
  • Infrastructures de transport de surface
  • Ressources financières
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Absence de Plan de gestion; Financements insuffisants; Braconnage; Nouvelle voie ferrée; Exploitation minière; Afflux de réfugiés venant du Liberia

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 1991
Demandes approuvées : 7 (de 1981-1989)
Montant total approuvé : 147 882 dollars E.U.
1989 Purchase of an all terrain vehicle for Mount Nimba (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1988 Consultancy mission and meeting for preparing ... (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
1986 Equipment for Mount Nimba Reserve (Approuvé)   6 500 dollars E.U.
1983 Financial contribution to a seminar/workshop on the ... (Approuvé)   22 000 dollars E.U.
1983 Consultant services to prepare requests for technical ... (Approuvé)   6 082 dollars E.U.
1982 Financial contribution to a tripartite meeting (Guinea, ... (Approuvé)   8 000 dollars E.U.
1981 Equipment for Mount Nimba (Approuvé)   70 300 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 1991**

Novembre 1988

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1991

Le Bureau a pris note du rapport de l'UICN concernant le projet d'exploitation d'un gisement de fer qui, s'il se trouvait en dehors de la réserve naturelle stricte, se trouvait néanmoins à l'intérieur du site inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1981. Le Bureau a également pris note de l'intervention de l'observateur de la Guinée, présentant les engagements contenus dans le nouveau plan de gestion de la réserve de la biosphère du Mont Nimba, que les autorités guinéennes venaient d'adresser au Secrétariat, et des efforts de ces autorités pour concilier le développement avec les impératifs de la conservation de la zone. Le Bureau a rappelé qu'il avait été consulté par écrit par le Secrétariat sur l'opportunité de procéder à une nouvelle délimitation du site inscrit sur la Liste du patrimoine mondial; à cette fin, il a confirmé que les autorités guinéennes devraient adresser au Secrétariat une requête officielle, accompagnée d'une carte montrant clairement les limites de la réserve naturelle intégrale et demandant en conséquence la révision des limites du site inscrit sur la Liste du patrimoine mondial. Cette demande devrait être soumise à l'UICN, qui examinerait la question de savoir s'il s'agissait d'une simple modification de limites ou s'il conviendrait de procéder à une nouvelle évaluation de la valeur du bien afin de justifier son maintien ou non sur la Liste du patrimoine mondial. Comme suite à la demande du Bureau, les autorités de la Guinée ont soumis un nouveau dossier d'inscription du site, indiquant clairement ses nouvelles délimitations. Le dossier a été transmis à l'UICN pour étude et rapport au Comité.

Décisions adoptées par le Comité en 1991
15 BUR VI.41
Réserve naturelle intégrale du Mont Nimba (Guinée et Côte d'Ivoire)

Le Bureau a pris note du rapport de l'UICN concernant le projet d'exploitation d'un gisement de fer qui, s'il se situait en dehors de la réserve naturelle stricte, se trouvait néanmoins à l'intérieur du site inscrit en 1981 sur la Liste du patrimoine mondial. Il a également pris note de l'intervention de l'observateur de la Guinée, présentant les engagements convenus dans le nouveau plan de gestion de la réserve de la biosphère du Mont Nimba, que les autorités guinéennes venaient dadresser au Secrétariat, et des effortsde ces autorités pour concilier les problèmes du développement avec les impératifs de la conservation de la zone. Le Bureau a rappelé qu'il avait été consulté par écrit par le Secrétariat sur l'opportunité de procéder à une nouvelle délimitation du site inscrit sur la Liste du patrimoine mondial; à- cette fin, il a confirmé que les autorités guinéennes devraient adresser au Secrétariat une requête officielle, accompagnée d'une carte montrant clairement les limites de la réserve naturelle intégrale et demandant en conséquence la révision des limites du site inscrit sur la Liste du patrimoine mondial. Cette demande devrait être soumise à l'UICN, qui examinerait la question de savoir s'il s'agissait d'une simple modification de limites ou s'il conviendrait de procéder à une nouvelle évaluation de la valeur du bien afin de justifier son maintien ou non sur la Liste du patrimoine mondial. Le Comité a donc chargé le Secrétariat d'insister auprès des autorités guinéennes pour qu'elles soumettent le plus tôt possible un nouveau dossier comportant les limites du bien bénéficiant d'une protection adéquate et les garanties à long terme de cette protection.

15 COM VIII
SOC : Réserve naturelle du mont Nimba (Côte d'Ivoire/Guinée)

Réserve naturelle du mont Nimba (Côte d'Ivoire/Guinée)

Le Comité a rappelé que le Bureau, à sa dernière session, avait demandé aux autorités guinéennes de soumettre un nouveau dossier délimitant les frontières de la zone située en Guinée, qui bénéficiait d'une protection adéquate et spécifiant les garanties pour une protection à long terme. Le Comité a noté avec satisfaction que le dossier en question avait été soumis par les autorités guinéennes et que l'UICN avait entrepris une mission sur le terrain pour évaluer les informations contenues dans ce dossier.

Le comité a également noté que la zone du projet d'exploitation du gisement de fer était située à l'intérieur des limites de la réserve naturelle du mont Nimba, telle qu'inscrite sur la Liste du patrimoine mondial en 1981. A la lumière de l'évaluation présentée par l'UICN, le Comité a pris connaissance du fait que le nouveau périmètre proposé par les autorités guinéennes, non seulement tendait à exclure la partie du site où l'exploitation du gisement de fer aurait lieu, mais aussi visait à réduire de 30 % la surface de la réserve, ce qui représentait une menace sérieuse pour l'intégrité des valeurs pour lesquelles on avait, à l'origine, attribué le statut de patrimoine mondial au mont Nimba. Par exemple, les régions des montagnes et des forêts humides de la réserve seraient réduites de 50 %, tandis que les régions des savanes montagneuses le seraient de 30 %. Le Comité a également noté que le site n'avait pas de plan de gestion ou de programme susceptible d'assurer une protection à long terme. De plus, le Comité a été informé qu'une étude indépendante de l'impact du projet d'exploitation du gisement de fer sur l'environnement n'avait pas été faite.

En examinant les différentes options qui se présentaient à lui pour assurer la conservation de ce bien du patrimoine mondial, le Comité a refusé l'option selon laquelle l'organisation finançant le projet d'exploitation des mines de fer compenserait la réduction de la surface de la réserve, en soutenant des projets qui visaient à renforcer la conservation du site. Le Comité a plutôt estimé que la réduction de la surface de la réserve proposée constituait en elle-même une menace majeure pour le statut de patrimoine mondial du site. Le Comité a estimé probable que certains des aspects qui donnaient à ce site la qualité de patrimoine mondial étaient situés dans la zone que l'on se proposait d'exclure.

Le Comité a également rappelé qu'une partie additionnelle du mont Nimba en Côte d'Ivoire avait été ajoutée à ce site en 1982 et que, depuis, le site du patrimoine mondial était devenu un bien transfrontalier de la Côte d'Ivoire et de la Guinée. Le Comité s'est inquiété de ce que le gouvernement de la Côte d'Ivoire n'ait été consulté dans aucune des négociations engageant les modifications apportées aux frontières de ce site.

Tout en reconnaissant les légitimes aspirations économiques et les besoins de la Guinée, le Comité a conclu que la Réserve naturelle du mont Nimba, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial en 1981, était sérieusement sujette à des menaces multiples, dont en premier lieu le projet d'exploitation minière. Ainsi le Comité a-t-il chargé le Secrétariat de contacter les gouvernements de Côte d'Ivoire et de Guinée et de leur demander de proposer, conformément à l'Article il, paragraphe 4, de la Convention, que ce site soit inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Le Comité a demandé au Secrétariat de transmettre, par lettre signée du Directeur général de l'UNESCO, ses recommandations, ainsi que les critères et les procédures (tels que spécifiés dans les paragraphes 59-71 des "Orientations"), aux autorités de Côte d'Ivoire et de Guinée, pour qu'elles proposent d'inscrire sur la Liste du patrimoine mondial en péril la Réserve naturelle du mont Nimba.

Le délégué des États-Unis d'Amérique a rappelé que, lors de sa dernière session, le comité lui avait demandé de considérer l'application de l'Article 6 (3) de la Convention, qui stipule des obligations aux États parties à la Convention pour le patrimoine culturel et naturel situé sur le territoire des autres États parties à la Convention. Le délégué des États-Unis d'Amérique a informé le Comité que son gouvernement n'était pas impliqué dans les activités ou le financement du projet d'exploitation minière. Le délégué a conclu que, même si le projet d'exploitation minière devait être poursuivi, les États-Unis ne seraient pas en infraction avec les obligations spécifiées dans l'Article 6 (3).

Pas de projet de décision

Année du rapport : 1991
Côte d'Ivoire Guinée
Date d'inscription : 1981
Catégorie : Naturel
Critères : (ix)(x)
Liste en péril (dates) : 1992-présent
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 15COM (1991)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


top