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Sanctuaire historique de Machu Picchu

Pérou
Facteurs affectant le bien en 2013*
  • Avalanche/ glissement de terrain
  • Cadre juridique
  • Gouvernance
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Inondations
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Retards concernant l’examen du Plan directeur et l’établissement de plans d'actions annuels détaillés, et insuffisance des aides budgétaires pour une mise en œuvre efficace;
  • Absence d’évaluation des options en matière de transport, d’études géologiques annexes ou de l'impact de la circulation d’autocars sur le risque accru de glissements de terrain ;
  • Absence d’études d'impact relatives à la capacité d'accueil de la Citadelle et du Chemin de l’Inca ;
  • Retards dans la mise en place d'un plan d'utilisation publique ;
  • Retards dans la mise en œuvre de mesures de contrôle et d’urbanisme pour le village d’Aguascalientes, mitoyen du bien et principal point d'accès qui a des impacts sur les valeurs visuelles du bien; 
  • Manque de gestion efficace du site;
  • Absence de plan de gestion des risques liés aux catastrophes naturelles ;
  • Mauvaise gouvernance du bien suite au manque de coordination des activités entre les parties prenantes et les institutions chargées de la gestion du site ;
  • Accès visiteurs incontrôlé à la partie ouest du Sanctuaire lié à la construction du pont Carrilluchayoc.
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2013

Montant total accordé: 15.000 dollars EU : Fonds-en-dépôt espagnol pour le patrimoine mondial pour l'atelier participatif demandé par le Comité (Décision 30 COM 7B.35).

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2013
Demandes approuvées : 11 (de 1986-2001)
Montant total approuvé : 166 625 dollars E.U.
2001 Request for a stone specialist for the assessment of ... (Approuvé)   5 000 dollars E.U.
1992 Financial contribution for a training workshop on ... (Approuvé)   19 325 dollars E.U.
1992 Organization of a training course for technicians, ... (Approuvé)   19 500 dollars E.U.
1991 Preparation of a Master Plan for Machu Picchu (Approuvé)   40 000 dollars E.U.
1991 Additional costs for technical consultancy for the ... (Approuvé)   6 000 dollars E.U.
1991 Contribution to a monitoring exercise of the following ... (Approuvé)   3 300 dollars E.U.
1991 Additional cost for technical consultancy for the ... (Approuvé)   4 000 dollars E.U.
1989 Preparation of a technical cooperation project for a ... (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
1988 Contribution to purchase of fire-fighting equipment and ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1986 Support for associated training activities related to ... (Approuvé)   8 000 dollars E.U.
1986 Financial support for the implementation of the ... (Approuvé)   26 500 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2013**

Avril 2007 : mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / UICN / ICOMOS ; janvier 2009 : mission de suivi renforcé Centre du patrimoine mondial / IUCN / ICOMOS ; février 2010 : mission technique d’urgence, Centre du patrimoine mondial; mai 2012 : mission consultative Centre du patrimoine mondial / UICN / ICOMOS 

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2013

Un rapport sur l’état de conservation du bien a été soumis par l’État partie le 31 janvier 2013. Ce rapport comprend des informations sur les actions menées suite aux recommandations faites le Comité du patrimoine mondial ainsi que des annexes qui présentent des informations techniques complémentaires sur les études et les actions menées jusqu’à ce jour.

a)  Comité d’aide internationale

En 2010, le Comité du patrimoine mondial a recommandé à l’État partie de créer un Comité d’aide internationale destiné à fournir des conseils techniques et à soutenir l’État partie. Ce Comité a pour but de tenter de répondre aux préoccupations en matière de gouvernance et de résoudre les problèmes financiers durables que rencontre le bien, de guider efficacement l’implication des parties prenantes, de solliciter de l’aide pour la mise en œuvre du Plan d’action d’urgence de 2009, et, d’aborder tous les problèmes de gestion accumulés et irrésolus (décision 34 COM 7B.42).

Le Comité d’aide internationale n’a été établi qu’en mai 2012, pendant le déroulement de la mission consultative. La mission consultative de 2012 qui s’est rendue sur le territoire du bien a rédigé un rapport détaillé sur l’évaluation des conditions du bien et identifié un certain nombre de recommandations et d’actions prioritaires d’interventions qui, conformément au Plan d’action d’urgence de 2009, sont centrées sur les principaux aspects suivants : évaluation participative de l’efficacité de la gestion, gouvernance, projet pour l’accès ouest et gestion des risques.

L’État partie rapporte que plusieurs actions sont actuellement coordonnées afin de mettre en œuvre les recommandations faites par la mission consultative de 2012. Il s’agit de la mise à jour du Plan directeur, de la préparation d’un plan d’urgence, de l’adoption finale de la nouvelle réglementation concernant l’Unité de gestion, des améliorations apportées au point de contrôle de l’accès ouest au sanctuaire, de la finalisation du Plan de préparation aux risques ainsi que de l’amélioration de l’information du public en matière de risques dans le village de Machu Picchu et de la mise à jour et de l’adoption de réglementations touristiques. Le rapport ne fait cependant état ni d’un calendrier d’exécution, ni de dispositions budgétaires pour la mise en œuvre intégrale de ces actions.

b)  Plan d’action d’urgence

Le Plan d’action de 2009, recommandé par la mission de suivi renforcé de janvier 2009, a été accepté et sa mise en œuvre a été recommandée par la décision 33 COM 7B.42. Depuis 2010, l’État partie n’a fourni, dans le cadre de ses rapports sur l’état de conservation du bien, aucun rapport annoté sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Plan d’action de 2009. La mission consultative de 2012 a remarqué que trois problèmes principaux n’étaient pas suffisamment traités, à savoir, l’évaluation de l’efficacité de la gestion, le projet pour l’accès ouest et les réglementations en matière de tourisme. Les actions d’intervention prioritaires rapportées par la mission consultative de 2012 sont en cohérence avec celles dont la mise en œuvre a été jugée urgente en 2009.

c)  Utilisation publique et planification urbaine

L’État partie rapporte que l’élaboration des deux outils de planification est envisagée dans le cadre de la mise à jour du Plan de gestion dont les cahiers des charges ont été approuvés en septembre 2012. La procédure de mise à jour comprendra l’organisation de 5 tables rondes thématiques dont certaines consacrées à l’utilisation publique du bien, à la gestion des visiteurs et à la capacité d’accueil du Machu Picchu dans son ensemble. Les conclusions des ces tables rondes seront intégrées dans la mise à jour du Plan de gestion. La planification urbaine sera traitée conjointement avec la Municipalité du district du Machu Picchu.

La mission consultative a noté que le Plan urbain de 2000 n’était pas mis en place et que le manque de mise en application des réglementations existantes avait permis à des aménagements urbains désordonnés de se perpétuer dans le village de Machu Picchu ce qui crée un contraste très marqué avec les valeurs naturelles du bien et de son cadre.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives remarquent que la mise à jour du Plan de gestion du bien est mentionnée dans les rapports de 2011 et de 2012 en tant qu’action envisagée. Comme les années précédentes, aucune précision n’est donnée quant à la façon dont les différents outils seront articulés, quant à l’usage qui sera fait de l’évaluation proposée sur l’efficacité de la gestion du bien ou quant au calendrier effectif d’achèvement des diverses procédures nécessaires à la formulation complète des outils de planification proposés.

d)  Accès ouest au bien

L’État partie rapporte que des plans sont en cours d’élaboration afin de créer un véritable poste de contrôle pour l’accès des visiteurs et la circulation des habitants, ainsi que des équipements destinés aux visiteurs au kilomètre 122-Centrale hydroélectrique. L’État partie précise que ces projets sont destinés à accueillir les employés et les bureaux du service de contrôle des visiteurs et qu’ils offriront des services de base et seront équipés d’une technologie de communication de pointe. Le rapport précise par ailleurs que ces équipements devraient être opérationnels dans les mois à venir. En outre, le rapport fait état de l’implantation prévue d’un système amélioré de contrôle de l’accès par DRC-Cusco et SERNANP dans l’attente de l’élaboration et de la mise en application d’une stratégie globale de contrôle d’accès par le coté ouest au moyen d’un système combinant tickets électroniques et informations sur les risques potentiels du secteur. Enfin, trois tables rondes ont été organisées afin d’évaluer l’extension potentielle de la ligne de chemin de fer et la construction d’une gare et d’infrastructures pour les services aux visiteurs à l’extérieur des limites du bien.

La mission consultative a remarqué que le Comité du patrimoine mondial n’a pas été tenu informé des nouvelles concessions accordées pour les installations hydroélectriques, bien que celles-ci soient situées sur le territoire de la zone tampon, ce qui aura des conséquences pour le secteur qui jouxte le bien. Ce secteur est le plus touché par les glissements de terrain et souffre d’une circulation incontrôlée et d’accès non réglementés, des problèmes qui se sont accrus de façon alarmante dans cette zone. La mission a également remarqué que bien que l’accès ouest ait été ouvert de façon illégale en 2007, à ce jour, les autorités n’ont ni fermé la route, ni planifié ou réglementé son usage tant pour le tourisme que pour l’accès aux installations hydroélectriques. Les mesures mises en œuvre n’ont répondu qu’au cas par cas aux problèmes, en conséquence la situation actuelle est caractérisée par une grande désorganisation, résultant des utilisations incompatibles, et constitue toujours un danger potentiel pour les visiteurs du bien.

e)  Plans de réduction des risques et de sauvetage

L’État partie rapporte que des cours de formation à la planification opérationnelle des sites de gestion des risques et des catastrophes se sont déroulés en décembre 2012. Une évaluation des capacités opérationnelles actuelles a également été entreprise et les grandes lignes des bases d’un plan intégral de gestion des risques ont été définies. Un Plan d’urgence du Sanctuaire historique, élaboré en 2012 par le SERNANP, est annexé au rapport. Il prévoit également des dispositions en matière de protocoles d’actions pour les gardiens du Sanctuaire selon les types de risques identifiés dans divers secteurs avec l’objectif de garantir la sécurité des visiteurs et d’atténuer les risques potentiels en cas d’urgence. Comme les années précédentes, l’État partie fait part de la publication de brochures et d’affiches destinées aux résidents et aux visiteurs indiquant les zones de sécurité. Il a été demandé à la Municipalité de garantir que le système d’alerte précoce qui a été mis en œuvre en 2011 soit pleinement opérationnel, ce qui n’était pas le cas lors de la visite du bien par la mission consultative en 2012. Le rapport fait également état de la mise à jour d’études sur les risques géologiques qui serviront à établir un plan de suivi des zones à risques.

La mission consultative de 2012 a remarqué que la vulnérabilité du village de Machu Picchu s’est considérablement accrue au cours des vingt dernières années, en particulier à la faveur du nombre croissant de constructions dans des zones très exposées aux dangers naturels. La mission a estimé que malgré la diffusion d’informations sur les règles à appliquer en cas d’urgence, la plupart des itinéraires d’évacuation ne conduisent pas à des zones correctement préparées et que certains de ces itinéraires sont même situés dans des zones exposées aux glissements de terrain. Les itinéraires d’évacuation sont complexes et ne sont pas clairement indiqués, par ailleurs la plupart des zones de sécurité marquées au sol ne se recoupent pas avec celles indiquées sur les cartes fournies. La mission a également analysé les différents documents qui ont été publiés à ce jour et a souligné qu’en dépit de nombreux plans destinés à atténuer et à diminuer les menaces et à orienter les réponses à apporter en cas de risques de catastrophes, avec des conclusions différentes voire contradictoires pour chaque plan, la mise en œuvre sur le terrain est limitée, comme l’ont démontré les inondations et les glissements de terrain de 2010. Ceci confirme ce qui a été souligné en 2012 par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, à savoir, qu’à ce jour aucun plan de gestion des risques de catastrophes n’a été élaboré dans sa totalité ou n’est mis en application.

f)  Gouvernance, harmonisation des cadres législatifs et mise en vigueur des mesures réglementaires

L’État partie rapporte les actions menées afin de modifier et de rendre opérationnelle l’Unité de gestion du Machu Picchu (UGM) afin que le bien dispose d’un cadre réglementaire lisible d’harmonisation des activités et d’une structure efficace de prise de décisions. Il n’est pas précisé si les propositions de réglementation ont été adoptées et la date à laquelle l’UGM sera pleinement opérationnelle.

g)  Inventaire foncier et mesures de réglementation pour le zonage de l’utilisation des sols

En 2012, le cadastrage rural a été achevé et l’État partie rapporte que le nombre des installations illégales n’a pas augmenté et que l’agriculture de subsistance constitue toujours la principale activité pratiquée sur les terres ; l’extension de grandes installations dans le secteur de Huayllabamba a été contrôlée. Des actions sont envisagées afin de régler le problème des titres de propriété en instance pour que les zones critiques deviennent propriété de l’État.

h)  Études sur la capacité d’accueil et orientations pour le Plan d’utilisation publique

L’État partie rapporte que des études complémentaires sont nécessaires à la définition d’une capacité d’accueil claire et précise. Il déclare que le nombre de 2.500 visiteurs par jour est respecté tout en reconnaissant qu’à certaines dates particulières et pendant les vacances, ce chiffre est dépassé dans une proportion de 10 à 15%. Il convient de rappeler que la mission consultative de 2012 a eu accès aux statistiques sur le nombre de visiteurs et a rapporté que le chiffre de 2.500 visiteurs est souvent dépassé si l’on tient compte des visiteurs qui empruntent le Chemin des Incas et d’autres visites spéciales. Dans le cadre de la procédure de mise à jour du plan de gestion, il est prévu qu’une capacité d’accueil adaptée soit définie et respectée.

i)  Interventions liées à l’entretien et à la conservation de la Citadelle

Enfin, eu égard au Plan opérationnel institutionnel, l’État partie rapporte les activités d’entretien et de conservation mises en œuvre sur le territoire de la composante archéologique du bien. Un rapport détaillé a été remis. Il s’intéresse aux activités de recherche et de conservation sur le site de la Citadelle, y compris la recherche sur la bio-détérioration de la pierre, la consolidation des structures architecturales, l’entretien des routes incas sur le territoire du sanctuaire et un inventaire topographique en 3D des monuments archéologiques de la Citadelle destiné à la conservation. 

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2013

Depuis 1999, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ont exprimé leurs préoccupations quant aux conditions qui constituent une menace pour la valeur universelle exceptionnelle du bien et qui, au cours des 14 dernières années, n’ont pas été traitées pour l’essentiel, avec de nombreux projets d’actions toujours au stade de la planification ou mis en œuvre seulement de façon partielle.

En 2009, le Comité du patrimoine mondial a reconnu ces menaces et a adopté le Plan d’action d’urgence. En 2010, le Comité a rappelé les principales menaces naturelles et structurelles auxquelles le bien était exposé et a recommandé que soit établi un Comité d’aide internationale. Il a estimé que ces deux mesures mettraient l’accent sur les actions nécessaires à la prise en compte des menaces sur la valeur universelle exceptionnelle du bien. Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives prennent note que ces deux mesures n’ont à ce jour pas réduit les menaces pesant sur le bien car seules quelques actions prévues par le Plan d’urgence ont été mises en œuvre au cours des six dernières années.

Les Organisations consultatives ont analysé les progrès globaux accomplis dans la mise en œuvre du Plan d’action de 2009, adopté comme une mesure essentielle dont les actions devaient être systématiquement mises en œuvre pour faire face à l’accumulation de problèmes urgents de conservation et de gestion. Il avait été prévu que le Plan d’action de 2009 serait mis en œuvre sur une période de trois ans afin de régler la situation globale du bien et de ses vulnérabilités qui étaient considérées dans leur ensemble comme constituant de considérables menaces susceptibles d’avoir un impact irréversible sur la valeur universelle exceptionnelle du bien et de mettre en péril la sécurité des visiteurs. Parmi les cinq principaux problèmes à traiter (Déclaration de valeur universelle exceptionnelle, efficacité de la gestion, accès ouest, gestion des risques et gouvernance), des progrès limités ont pu être observés mais uniquement en ce qui concerne la rédaction d’une Déclaration rétrospective de valeur universelle exceptionnelle et l’établissement de l’Unité de gestion du Machu Picchu (UGM) qui, comme précisé ci-dessus, n’est pas encore pleinement opérationnelle et ne bénéficie pas d’un cadre réglementaire adapté à une prise de décision efficace.

Les Organisations consultatives notent par ailleurs que, malgré les recommandations priorisées et chiffrées de la mission consultative de mai 2012 faites en conformité avec le Plan d’urgence de 2009, ni plan d’action précis, ni calendrier d’exécution, ni budget n’ont été soumis par l’État partie. L’amélioration des conditions actuelles ne peut donc pas être anticipée. Le Comité d’aide internationale était censé aider l’État partie dans le traitement des problèmes irrésolus. À ce jour, son action est cependant limitée et aucun élément n’est fourni qui permette de juger de l’efficacité du mécanisme de collaboration.

Les Organisations consultatives prennent également note de l’augmentation de certaines menaces depuis 2009, par exemple, le nombre croissant de constructions dans des zones très exposées aux risques naturels augmente considérablement le risque de glissements de terrain, et, les modèles d’érosion et de détérioration non naturelles des habitats remarquables pour lesquels le bien a été inscrit. Il en va de même pour le nombre croissant de visiteurs qui conduit à une situation qui n’est pas viable. Parmi les autres facteurs négatifs en augmentation, on note l’absence de mise en œuvre du Plan d’urbanisme de 2000, l’absence de mise en vigueur des réglementations existantes et sa conséquence, le développement désordonné du village de Machu Picchu.

Les Organisations consultatives estiment que les actions décisives et marquantes nécessaires au traitement des menaces anciennes et persistantes pesant sur le bien, identifiées lors de l’élaboration du Plan d’urgence et de l’établissement du Comité d’aide internationale, restent à mettre en œuvre. Les impacts de ces facteurs ont conduit à la détérioration de l’environnement naturel et à la lente dégradation des conditions d’intégrité. Cela a également eu un impact sur la très ancienne harmonie et la remarquable relation d’un point de vue esthétique entre culture humaine et nature pour lesquelles le bien a été inscrit, sur la compréhension de l’ensemble visuel qui lie le site archéologique à son cadre et sur la planification de l’usage des terres qui prévalait à l’époque préhispanique. Tous ces facteurs réunis constituent un danger potentiel clairement identifié pour l’intégrité et la valeur universelle exceptionnelle du bien, conformément aux paragraphes 179 et 180 des Orientations.

Au vu des éléments ci-dessus exposés, les Organisations consultatives recommandent que le Comité du patrimoine mondial demande que la mise en œuvre des mesures identifiées se déroule selon le calendrier proposé. En l’absence de conformité avec cette demande selon le calendrier proposé, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives recommandent que le Comité du patrimoine mondial inscrive le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril à sa 38e session. 

Décisions adoptées par le Comité en 2013
37 COM 7B.35
Sanctuaire historique du Machu Picchu (Pérou) (C/N 274)

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le document WHC-13/37.COM/7B.Add,

2.  Rappelant les décisions 33 COM 7B.42 , 34 COM 7B.42 , 35 COM 7B.38 et 36 COM 7B.39, adoptées respectivement à ses 33e (Séville, 2009), 34e (Brasilia, 2010), 35e (UNESCO, 2011) et 36e (Saint-Pétersbourg, 2012) sessions,

3.  Exprime sa vive préoccupation quant à l’absence d’actions marquantes et décisives entreprises pour mettre en œuvre le Plan d’action d’urgence établi en 2009 ou Le Plan d’action révisé élaboré par la mission consultative de 2012, en tant que moyens de traitement des menaces pesant sur le bien, ces mêmes menaces ayant été soulignées depuis plus de dix ans et s’étant accrues depuis 2009 ;

4.  Prend note que le Comité d’aide internationale n’a pas eu d’impact dynamique en matière d’encouragement à une action de traitement des menaces reconnues pour le bien et prend également note de l’absence de soumission par l’État partie d’une proposition technique et financière destinée à poursuivre le soutien à la collaboration avec le Comité d’aide internationale ;

5.  Estime que les menaces très anciennes pesant sur le bien ayant leurs origines, entre autres, dans une utilisation publique du bien accrue, dans des déficiences dans la prise de décisions et les mécanismes de gouvernance, et, dans des aménagements incontrôlés dans le village de Machu Picchu, n’ont pas été intégralement traitées et que leurs effets ont été aggravés ;

6.  Prie instamment l’État partie de confirmer, d’ici le 30 juillet 2013 , que le Comité d’aide internationale assistera les autorités nationales dans le traitement urgent de l’ensemble des problèmes irrésolus, et demande que ladite confirmation inclut un calendrier d’actions détaillé de mise en œuvre des recommandations faites en 2012, assorti d’indications précises sur les ressources financières et techniques disponibles ;

7.  Demande également à l’État partie, conformément aux propositions faites dans le Plan d’action d’urgence de 2009, aux recommandations de la mission consultative de 2012 et aux précédentes décisions du Comité du patrimoine mondial, de mettre en œuvre les mesures suivantes dans le cadre du calendrier détaillé  ci-dessous:

a)  harmoniser les cadres législatifs et mettre en vigueur les mesures réglementaires ainsi que les sanctions prévues pour violation de ces mesures d’ici le 1er avril 2014 ,

b)  élaborer une stratégie globale pour l’accès ouest au bien d’ici le 1er avril 2014 ,

c)  entreprendre l’évaluation d’efficacité de la gestion dont les conclusions sont à inclure dans l’examen et la mise à jour du Plan de gestion du bien, d’ici le 1er avril 2014 ,

d)  achever et adopter le Plan d’utilisation publique, conformément aux dispositions du Plan de gestion du bien, comprenant, entre autres, la définition de la capacité d’accueil du Sanctuaire historique et du village de Machu Picchu et les mesures anticipées en matière de limites du nombre de visiteurs, d’ici le 1er avril 2014 ,

e)  achever les plans de réduction des risques et de sauvetage, y compris toutes les parties concernant le cycle de risques de catastrophes, sans se limiter à la réponse aux situations d’urgence, d’ici le 1er avril 2014 ,

f)   achever et adopter le Plan d’urbanisme du village de Machu Picchu définissant les mesures réglementaires, y compris les règles de construction et les procédures d’accord de permis de construire aux nouvelles constructions dans le village et les secteurs mitoyens du bien et de sa zone tampon, d’ici le 1er avril 2014  ;

8.  Estime également que si l’absence de mise en œuvre des actions ci-dessus mentionnées est constatée par la 39e session du Comité du patrimoine mondial en 2015, les effets cumulatifs des menaces identifiées et de longue date auraient un impact irréversible sur le bien, ce qui pourrait conduire à considérer l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril par le Comité du patrimoine mondial à sa 39e session en 2015 ;

Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2014 , un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés ainsi que le rapport final sur les mesures demandées d’ici le 1er avril 2014, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 39e session en 2015.

37 COM 8D
Clarifications des limites et des superficies des biens par les Etats parties en réponse à l’Inventaire rétrospectif

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le Document WHC-13/37.COM/8D,

2. Rappelant la Décision 36 COM 8D, adoptée lors de sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012),

3. Reconnaît l’excellent travail accompli par les États parties dans la clarification de la délimitation de leurs biens du patrimoine mondial et les remercie pour leurs efforts visant à améliorer la crédibilité de la Liste du patrimoine mondial ;

4. Rappelle que le Centre du patrimoine mondial ainsi que les organisations consultatives ne seront pas en mesure d’examiner des propositions de modifications mineures ou importantes des limites pour les biens du patrimoine mondial dont les limites à l’époque de l’inscription ne sont pas claires ;

5. Prend note des clarifications des limites et des superficies de biens fournies par les États parties suivants en réponse à l’Inventaire rétrospectif, telles que présentées dans les annexes du Document WHC-13/37.COM/8D :

  • Algérie: Casbah d'Alger;
  • Allemagne : Ville hanséatique de Lübeck ; Usine sidérurgique de Völklingen ;
  • Brésil : Sanctuaire de Bon Jésus à Congonhas ; Brasilia ; Centre historique de São Luís ;
  • Cuba : Château de San Pedro de la Roca, Santiago de Cuba ;
  • Espagne : Vieille ville d’Ávila avec ses églises extra-muros; Ville historique de Tolède ; Ville historique fortifiée de Cuenca ; Palais de la musique catalane et hôpital de Sant Pau, Barcelone ;
  • Fédération de Russie : Centre historique de Saint-Pétersbourg et ensembles monumentaux annexes ; Kizhi Pogost ;
  • Mexique : Sian Ka’an ; Cité préhispanique et parc national de Palenque ; Centre historique de Puebla ; Ville historique de Guanajuato et mines adjacentes ; Centre historique de Morelia ; Sanctuaire de baleines d’El Vizcaino ; Centre historique de Zacatecas ; Peintures rupestres de la Sierra de San Francisco ; Zone archéologique de Paquimé, Casas Grandes ; Zone de monuments historiques de Tlacotalpan ;
  • Panama : Parc national du Darien ;
  • Paraguay : Missions jésuites de la Santísima Trinidad de Paraná et Jesús de Tavarangue ;
  • Pérou : Ville de Cuzco ; Site archéologique de Chavin ; Zone archéologique de Chan Chan ; Centre historique de Lima ; Parc national Río Abiseo ; Lignes et géoglyphes de Nasca et de Pampas de Jumana ;
  • République dominicaine : Ville coloniale de Saint-Domingue ;
  • Viet Nam : Ensemble de monuments de Huê ;

6. Demande aux États parties n’ayant pas encore répondu aux questions soulevées dans le cadre de l’Inventaire rétrospectif de bien vouloir fournir toutes les clarifications ainsi que la documentation demandée le plus rapidement possible et d’ici le 1 décembre 2013 au plus tard.

37 COM 8E
Adoption des déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle
Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné les documents WHC-13/37.COM/8E et WHC-13/37.COM/8E.Add,

2.  Félicite les États Parties pour l’excellent travail accompli dans l’élaboration de déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle pour les biens du patrimoine mondial dans leurs territoires ;

3.  Adopte les déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle,  telles que présentées dans l’Annexe I du Document WHC-13/37.COM/8E, pour les biens du patrimoine mondial suivants :

  • Allemagne : Weimar classiqus ; Site fossilifère de Messel ; Trèves – monuments romains, cathédrale Saint-Pierre et église Notre-Dame ; Cathédrale d'Aix-la-Chapelle ; Cathédrale de Cologne ; Ville hanséatique de Lübeck ; Centres historiques de Stralsund et Wismar ; Museumsinsel (Île des musées), Berlin ; Vieille ville de Ratisbonne et Stadtamhof ; Cathédrale de Spire ; Hôtel de ville et la statue de Roland sur la place du marché de Brême ; Ville de Bamberg ;
  • Andorre : La Vallée du Madriu-Perafita-Claror ;
  • Afrique du Sud : uKhahlamba / Parc du Drakensberg ;
  • Argentine : Cueva de las Manos, Río Pinturas ; Ensemble et estancias jésuites de Córdoba ; Quebrada de Humahuaca ; Parc national de l'Iguazu ;
  • Australie : Baie Shark, Australie occidentale ; Région des montagnes Bleues ; Palais royal des expositions et jardins Carlton ; Région des lacs Willandra ; Parc national de Kakadu ;
  • Autriche/ Hongrie : Paysage culturel de Fertö / Neusiedlersee ;
  • Bangladesh : Les Sundarbans ; Ruines du Vihara bouddhique de Paharpur ; 
  • Belgique : La Grand-Place de Bruxelles ;
  • Belgique/France : Beffrois de Belgique et de France ;
  • Bolivie : Fort de Samaipata ; Tiwanaku : centre spirituel et politique de la culture Tiwanaku ; Ville historique de Sucre; Missions jésuites de Chiquitos ;
  • Brésil : Parc national de Serra de Capivara ;
  • Chili : Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura ; Parc national de Rapa Nui ; Églises de Chiloé ; Ville minière de Sewell ; Quartier historique de la ville portuaire de Valparaiso ;
  • Chine : Région d’intérêt panoramique et historique de Huanglong ; Mont Huangshan ; Résidence de montagne et temples avoisinants à Chengde ; Vieille ville de Ping Yao ; Jardins classiques de Suzhou ; Palais d'Été, Jardin impérial de Beijing ; Anciens villages du sud du Anhui – Xidi et Hongcun ; Grottes de Longmen ; Grottes de Yungang ; Yin Xu ; Tombes impériales des dynasties Ming et Qing ; Centre historique de Macao ; Mausolée du premier empereur Qin ;
  • Colombie : Port, forteresses et ensemble monumental de Carthagène ; Centre historique de Santa Cruz de Mompox ; Parc archéologique de San Agustín ; Parc archéologique national de Tierradentro ;
  • Costa Rica : Zone de conservation de Guanacaste ; 
  • Cuba : Trinidad et la vallée de Los Ingenios ; Parc national Desembarco del Granma ; Parc national Alejandro de Humboldt ; Vieille ville de La Havane et son système de fortifications ;
  • Chypre : Choirokoitia ; Eglises peintes de la région de Troodos ; 
  • Danemark : Château de Kronborg ;
  • El Salvador : Site archéologique de Joya de Cerén ;
  • Equateur : Ville de Quito ; Centre historique de Santa Ana de los Ríos de Cuenca ; Îles Galápagos ;
  • Ethiopie : Axoum ; Fasil Ghebi ;
  • Finlande/Suède : Haute Côte / Archipel de Kvarken ;
  • Guatemala: Parc archéologique et ruines de Quirigua ; Antigua Guatemala ;
  • Grèce : Mont Athos ;
  • Honduras : Site maya de Copán ;
  • Hongrie : Hollókő, le vieux village et son environnement ; Abbaye bénédictine millénaire de Pannonhalma et son environnement naturel ; Nécropole paléochrétienne de Pécs (Sopianae) ; Paysage culturel historique de la région viticole de Tokaj ; Parc national de Hortobágy - la Puszta ; Budapest, avec les rives du Danube, le quartier du château de Buda et l’avenue Andrássy ;
  • Hongrie/Slovaquie : Grottes du karst d'Aggtelek et du karst de Slovaquie ;
  • Inde : Temple du Soleil à Konârak ; Ensemble monumental de Hampi ; Ensemble du temple de la Mahabodhi à Bodhgaya ; Grottes d'Elephanta ; Les grands temples vivants Chola ; Gare Chhatrapati Shivaji (anciennement gare Victoria) ; Chemins de fer de montagne en Inde ;
  • Indonésie : Parc national de Ujung Kulon ; Parc national de Komodo ; Parc national de Lorentz ; Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra ; Site des premiers hommes de Sangiran ;
  • Iran (République islamique d') : Pasargades ; Takht-e Sulaiman ;
  • Irlande : Ensemble archéologique de la vallée de la Boyne ;
  • Italie : Venise et sa lagune ;
  • Japon : Yakushima ; Shirakami-Sanchi ; Monuments bouddhiques de la région d'Horyu-ji ; Shiretoko ; Monuments historiques de l'ancienne Kyoto (villes de Kyoto, Uji et Otsu) ; Sanctuaires et temples de Nikko ; Sites sacrés et chemins de pèlerinage dans les monts Kii ; Sanctuaire shinto d'Itsukushima ; Himeji-jo ;
  • Lettonie : Centre historique de Riga ;
  • Lituanie : Centre historique de Vilnius ;
  • Luxembourg : Ville de Luxembourg : vieux quartiers et fortifications ;
  • Malaisie : Parc du Kinabalu ;
  • Maurice : Aapravasi Ghat ;
  • Mexique : Cité préhispanique de Teotihuacan ; Centre historique de Morelia ; Premiers monastères du XVI e siècle sur les versants du Popocatepetl ; Zone de monuments historiques de Querétaro ; Ville historique fortifiée de Campeche ; Missions franciscaines de la Sierra Gorda de Querétaro ; Paysage d’agaves et anciennes installations industrielles de Tequila ; Sanctuaire de baleines d’El Vizcaino ; Ancienne cité maya de Calakmul, Campeche ; Zone de monuments archéologiques de Xochicalco ; Zone de monuments historiques de Tlacotalpan ; Ville préhispanique de Chichen – Itza ; Centre historique de Zacatecas ; Centre historique de Oaxaca et zone archéologique de Monte Alban ; Sian Ka’an ; Maison-atelier de Luis Barragán ; Peintures rupestres de la Sierra de San Francisco ; Zone archéologique de Paquimé, Casas Grandes ; Centre historique de Puebla ; Ville historique de Guanajuato et mines adjacentes ; Ville précolombienne d’Uxmal ; Hospice Cabañas, Guadalajara ; Îles et aires protégées du Golfe de Californie ; Centre historique de Mexico et Xochimilco ; Cité préhispanique et parc national de Palenque ; El Tajin, cité préhispanique ;
  • Nicaragua : Ruines de León Viejo ;
  • Nigeria : Paysage culturel de Sukur ;
  • Norvège : Art rupestre d’Alta ; « Stavkirke » d’Urnes ; Quartier de « Bryggen » dans la ville de Bergen ;
  • Oman : Sites archéologiques de Bat, Al-Khutm et Al-Ayn ;
  • Ouzbékistan : Itchan Kala ;
  • Pakistan : Taxila ; Monuments historiques à Makli, Thatta ; Fort de Rohtas ; Ruines bouddhiques de Takht-i-Bahi et vestiges de Sahr-i-Bahlol ;
  • Panama : Parc national du Darien ; Site archéologique de Panamá Viejo et district historique de Panamá ;
  • Paraguay : Missions jésuites de la Santísima Trinidad de Paraná et Jesús de Tavarangue ;
  • Pays-Bas : Ir. D.F. Woudagemaal (station de pompage à la vapeur de D.F. Wouda) ; Schokland et ses environs ; Droogmakerij de Beemster (Polder de Beemster) ; Rietveld Schröderhuis (Maison Schröder de Rietveld) ;
  • Pérou : Ville de Cuzco ; Site archéologique de Chavin ; Centre historique de Lima ; Sanctuaire historique de Machu Picchu ;
  • Philippines : Ville historique de Vigan ;
  • République démocratique populaire lao : Ville de Luang Prabang ;
  • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord : Paysage industriel de Blaenavon ; Palais de Blenheim ; Cathédrale, abbaye Saint-Augustin et église Saint-Martin à Cantorbéry ; Châteaux forts et enceintes du roi Édouard Ier dans l'ancienne principauté de Gwynedd ; Ville de Bath ; Cathédrale et château de Durham ; Chaussée des Géants et sa côte ; Coeur néolithique des Orcades ; Gorge d'Ironbridge ; Maritime Greenwich ; New Lanark ; Vieille ville et Nouvelle ville d'Edimbourg ; Stonehenge, Avebury et sites associés ; Parc de Studley Royal avec les ruines de l'abbaye de Fountains ; Tour de Londres ; Île de St Kilda ; Palais de Westminster, l'abbaye de Westminster et l'église Sainte-Marguerite ;
  • Suisse :  Abbaye de Saint-Gall ; Couvent bénédictin Saint-Jean-des-Sœurs à Müstair ; Vieille ville de Berne ; Trois châteaux, muraille et remparts du bourg de Bellinzone ;
  • Thaïlande : Complexe forestier de Dong Phayayen-Khao Yai ; Sanctuaires de faune de Thung Yai-Huai Kha Khaeng ; Ville historique de Sukhothaï et villes historiques associées ; Site archéologique de Ban Chiang ;
  • Turquie : Parc national de Göreme et sites rupestres de Cappadoce ; Nemrut Dağ ; Grande mosquée et hôpital de Divriği ; Hierapolis-Pamukkale ;
  • Uruguay : Quartier historique de la ville de Colonia del Sacramento ;
  • Venezuela : Coro et son port ; Ciudad Universitaria de Caracas ;

4.  Décide que les déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle des biens du patrimoine mondial en péril seront passées en revue par les Organisations consultatives en priorité ;

5.  Décide également que, compte tenu du grand nombre de déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle à examiner, l’ordre dans lequel elles seront passées en revue par les Organisations consultatives suivra le deuxième cycle de soumission de Rapports périodiques, tel que :

  • biens du patrimoine mondial dans les États arabes ;
  • biens du patrimoine mondial en Afrique ;
  • biens du patrimoine mondial en Asie et Pacifique ;
  • biens du patrimoine mondial en Amérique latine et aux Caraïbes ;
  • biens du patrimoine mondial en Europe et Amérique du Nord ;

6.  Demande au Centre du patrimoine mondial d'harmoniser l'ensemble des sous-titres dans les Déclarations adoptées de valeur universelle exceptionnelle lorsque cela s’avère approprié et lorsque les ressources et le temps du personnel permettent d’effectuer ce travail ;

7.  Demande également aux États parties, aux Organisations consultatives et au Centre du patrimoine mondial de s’assurer de l’utilisation d’un langage neutre à l’égard du genre dans les Déclarations proposées pour l’adoption par Comité du patrimoine mondial ;

8.  Demande en outre au Centre du patrimoine mondial de s’assurer que les Déclarations adoptées sont conformes aux décisions ultérieures du Comité du patrimoine mondial concernant les modifications de noms des biens du patrimoine mondial et les refléter dans la totalité du texte des Déclarations concernées, en consultation avec les États parties et les Organisations consultatives ;

9.  Demande par ailleurs aux États parties de fournir un soutien au Centre du patrimoine mondial pour la traduction des Déclarations adoptées de valeur universelle exceptionnelle vers l’anglais ou le français selon les cas, et demande finalement au Centre de les publier sur son site Internet.

Projet de décision :  37 COM 7B.35

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le document WHC-13/37.COM/7B.Add,

2.  Rappelant les décisions 33 COM 7B.42, 34 COM 7B.42, 35 COM 7B.38 et 36 COM 7B.39, adoptées respectivement à ses 33e (Séville, 2009), 34e (Brasilia, 2010), 35e (UNESCO, 2011) et 36e (Saint-Pétersbourg, 2012) sessions,

3.  Exprime sa vive préoccupation quant à l’absence d’actions marquantes et décisives entreprises pour mettre en œuvre le Plan d’action d’urgence établi en 2009 ou Le Plan d’action révisé élaboré par la mission consultative de 2012, en tant que moyens de traitement des menaces pesant sur le bien, ces mêmes menaces ayant été soulignées depuis plus de dix ans et s’étant accrues depuis 2009 ;

4.  Prend note que le Comité d’aide internationale n’a pas eu d’impact dynamique en matière d’encouragement à une action de traitement des menaces reconnues pour le bien et prend également note de l’absence de soumission par l’État partie d’une proposition technique et financière destinée à poursuivre le soutien à la collaboration avec le Comité d’aide internationale ;

5.  Estime que les menaces très anciennes pesant sur le bien ayant leurs origines, entre autres, dans une utilisation publique du bien accrue, dans des déficiences dans la prise de décisions et les mécanismes de gouvernance, et, dans des aménagements incontrôlés dans le village de Machu Picchu, n’ont pas été intégralement traitées et que leurs effets ont été aggravés ;

6.  Prie instamment l’État partie de confirmer, d’ici le 30 juillet 2013, que le Comité d’aide internationale assistera les autorités nationales dans le traitement urgent de l’ensemble des problèmes irrésolus, et demande que ladite confirmation inclut un calendrier d’actions détaillé de mise en œuvre des recommandations faites en 2012, assorti d’indications précises sur les ressources financières et techniques disponibles ;

7.  Demande également à l’État partie, conformément aux propositions faites dans le Plan d’action d’urgence de 2009, aux recommandations de la mission consultative de 2012 et aux précédentes décisions du Comité du patrimoine mondial, de mettre en œuvre les mesures suivantes dans le cadre du calendrier détaillé  ci-dessous:

a)  harmoniser les cadres législatifs et mettre en vigueur les mesures réglementaires ainsi que les sanctions prévues pour violation de ces mesures d’ici le 1er avril 2014,

b)  élaborer une stratégie globale pour l’accès ouest au bien d’ici le 1er avril 2014,

c)  entreprendre l’évaluation d’efficacité de la gestion dont les conclusions sont à inclure dans l’examen et la mise à jour du Plan de gestion du bien, d’ici le 1er avril 2014,

d)  achever et adopter le Plan d’utilisation publique, conformément aux dispositions du Plan de gestion du bien, comprenant, entre autres, la définition de la capacité d’accueil du Sanctuaire historique et du village de Machu Picchu et les mesures anticipées en matière de limites du nombre de visiteurs, d’ici le 1er avril 2014,

e)  achever le plan de réduction des risques et de sauvetage, y compris toutes les parties concernant le cycle de risques de catastrophes, sans se limiter à la réponse aux situations d’urgence, d’ici le 1er avril 2014,

f)  achever et adopter le Plan d’urbanisme du village de Machu Picchu définissant les mesures réglementaires, y compris les règles de construction et les procédures d’accord de permis de construire aux nouvelles constructions dans le village et les secteurs mitoyens du bien et de sa zone tampon, d’ici le 1er avril 2014 ;

8.  Estime également qu’en l’absence de mise en œuvre des actions ci-dessus mentionnées, constatée par la 38e session du Comité du patrimoine mondial en 2014, les effets cumulatifs des menaces identifiées et de longue date auraient un impact irréversible sur le bien, ce qui aura pour conséquence l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session en 2014;

9.  Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2014, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés ainsi que le rapport final sur les mesures demandées d’ici le 1er avril 2014, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session en 2014.

 

Année du rapport : 2013
Pérou
Date d'inscription : 1983
Catégorie : Mixte
Critères : (i)(iii)(vii)(ix)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 37COM (2013)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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