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Sanctuaire historique de Machu Picchu

Pérou
Facteurs affectant le bien en 1998*
  • Incendies (d’origine naturelle)
  • Infrastructures de transport de surface
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Construction d'un barrage;
  • Installation de lignes à haute tension;
  • Feux non contrôlés (problème résolu);
  • Empiètements;
  • Urbanisation de la vallée;
  • Survols en hélicoptères 
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 1998
Demandes approuvées : 10 (de 1986-1992)
Montant total approuvé : 161 625 dollars E.U.
1992 Financial contribution for a training workshop on ... (Approuvé)   19 325 dollars E.U.
1992 Organization of a training course for technicians, ... (Approuvé)   19 500 dollars E.U.
1991 Preparation of a Master Plan for Machu Picchu (Approuvé)   40 000 dollars E.U.
1991 Additional costs for technical consultancy for the ... (Approuvé)   6 000 dollars E.U.
1991 Contribution to a monitoring exercise of the following ... (Approuvé)   3 300 dollars E.U.
1991 Additional cost for technical consultancy for the ... (Approuvé)   4 000 dollars E.U.
1989 Preparation of a technical cooperation project for a ... (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
1988 Contribution to purchase of fire-fighting equipment and ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1986 Support for associated training activities related to ... (Approuvé)   8 000 dollars E.U.
1986 Financial support for the implementation of the ... (Approuvé)   26 500 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 1998**

1997: missin conjointe ICOMOS/UICN

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1998

Le Comité, à sa vingt-deuxième session, après étude d'un rapport d'une mission commune de l'UICN et de l'ICOMOS à Machupicchu, s'est déclaré préoccupé par l'insuffisance des mesures de gestion du Sanctuaire et a demandé instamment aux autorités péruviennes de créer une structure de gestion appropriée pour le site. Il leur a de plus recommandé de préparer un plan directeur d'ensemble comme instrument directeur global pour la conservation, la planification, les interventions concernant l'infrastructure, le développement du tourisme, etc.

En réponse à la demande du Comité, le gouvernement péruvien a présenté le 24 avril 1998 une réponse, préparée par l'Institut national pour la Culture, au rapport de la mission UICN-ICOMOS. Cette réponse comprend une description du site, une description des travaux de conservation entrepris par l'Institut national pour la Culture et des réponses aux questions soulevées dans le rapport de mission.

Le rapport a été transmis à l'UICN et à l'ICOMOS pour étude en leur demandant de présenter leurs points de vue à ce sujet au cours de la session du Bureau.

Action requise

Le Bureau, à partir des rapports qui doivent être présentés par l'UICN et l'ICOMOS durant sa session, pourrait recommander des mesures appropriées pour considération par l'Etat partie et le Comité.

22e session extraordinaire du Bureau en 1998 :

Suite à l'examen de l'état de conservation de Machupicchu par le Comité à ses vingtième et vingt et unième sessions et considérant le rapport de la mission commune UICN/ICOMOS d'octobre 1997, le Bureau à sa vingt-deuxième session a répété les motifs de préoccupation concernant la nécessité d’accords de gestion appropriés et d’un plan directeur d'ensemble pour le sanctuaire. Il a également rappelé qu'il ne fallait entreprendre aucune action concernant la mise en oeuvre d'un système de téléphérique avant l’instauration d’un plan directeur approprié.

En réponse aux préoccupations du Comité et du Bureau, le gouvernement péruvien prend des mesures décisives. Par le biais d'un rapport en date du 8 septembre 1998, l'Institut national des Ressources naturelles (INRENA) et l'Institut national pour la Culture (INC) ont indiqué que :
  • immédiatement après la session du Bureau, un plan de travail a été établi pour répondre aux principales préoccupations du Comité, du Bureau et de la mission UICN-ICOMOS, soit les accords de gestion et les mécanismes de planification ;
  • un groupe de travail a été établi avec des représentants de l'INRENA et de l'INC pour élaborer un plan directeur d'ensemble à partir d'un projet préparé par la "Région Inka" en 1996. Un atelier s'est tenu en août 1996 pour définir les résultats à obtenir d'ici 2008. Un autre atelier sur la gestion du sanctuaire était prévu en septembre 1998 ;
  • la législation nationale récente prévoit (i) une responsabilité de coordination claire de l'INRENA dans la gestion des aires protégées du Pérou, particulièrement en ce qui concerne les études d'impact environnemental, et (ii) la participation de toutes les institutions engagées dans la gestion d'aires protégées, par la création de comités de gestion ;
  • de l'avis général, tous les projets liés au sanctuaire doivent nécessairement être étudiés dans le contexte d'une vision à long terme du site.

Pour ce qui est du système de téléphérique pour accéder aux ruines de Machupicchu, il faut noter que le point 1.15 des résultats souhaités pour 2008 mentionne : "il existe un système de téléphérique avec un impact environnemental, social et paysager minimal."

L'UICN a indiqué au Secrétariat qu'elle avait reçu des informations encourageantes récentes de membres de la WCPA (Commission mondiale pour les parcs et les aires protégées) au Pérou ; elles font état de mesures prises par le gouvernement péruvien pour mettre en oeuvre les recommandations de la mission UICN-ICOMOS ainsi que celles du Bureau. Les principales mesures en cours sont les suivantes :
a) le ministre des Affaires étrangères joue un rôle actif pour superviser la réponse de l'Etat partie ; une commission intersectorielle a été créée à cette fin ;
b) l'INRENA a créé un groupe technique entre l'INRENA, l'INC et des experts extérieurs pour mettre au point le plan directeur pour Machupicchu ;
c) pour ce qui est du téléphérique, l'entreprise qui a gagné l'appel d'offres a commandé une étude d'impact environnemental à une société de conseil connue sur le plan international.

L'UICN aimerait recommander que le Bureau, lors de sa vingt-deuxième session extraordinaire, reconnaisse l'intérêt manifesté par le gouvernement péruvien et les mesures qu'il a prises et rende hommage à l'appui apporté par la Coopération internationale finlandaise. Le Centre du patrimoine mondial et l'UICN devraient suivre l'évolution de ces mesures en fournissant une assistance technique au besoin. Le plan directeur du site devrait être disponible pour étude par le Centre du patrimoine mondial, l'UICN et l'ICOMOS.

Décision requise : Le Bureau pourrait souhaiter transmettre le rapport ci-dessus au Comité pour étude et recommander le texte suivant pour adoption :

"Le Bureau félicite le gouvernement péruvien des mesures qu'il a prises pour répondre aux sujets de préoccupation exprimés par le Comité et son Bureau. Il incite le gouvernement à poursuivre ce processus qui devrait aboutir à des arrangements de gestion adéquats et à un plan de gestion d'ensemble pour le sanctuaire.
Il demande au gouvernement péruvien de transmettre au Centre du patrimoine mondial pour étude par l'ICOMOS et l'UICN, toute la documentation pertinente ainsi que les décisions concernant la structure de gestion et le plan de gestion pour le sanctuaire, le système de téléphérique (étude d'impact environnemental, plans détaillés, etc.), ainsi que tous les autres travaux et projets envisagés actuellement ou dans l'avenir pour être mis en oeuvre à l'intérieur du périmètre du site du patrimoine mondial, dès qu'ils seront disponibles.
Le Comité demande aux autorités péruviennes de présenter, avant le 15 avril 1999 au plus tard, un rapport d'avancement sur les mesures prises, pour étude par le Bureau à sa vingt-troisième session."

 

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1998

Le Bureau, à sa vingt-deuxième session extraordinaire, a rappelé qu'au cours des trois dernières années, le Comité et le Bureau ont étudié l'état de conservation du Sanctuaire historique de Machu picchu en diverses occasions, en particulier en ce qui concerne des dispositions pour une gestion appropriée et l'établissement d'une plan directeur d'ensemble. Il a également rappelé que le Comité et le Bureau avaient réaffirmé qu'aucune mesure ne devait être entreprise concernant la mise en œuvre d'un système de téléphérique, ou tout autre travail important à cet égard, jusqu'à la mise en place d'un plan de gestion approprié.

 

En réponse aux préoccupations exprimées par le Comité et le Bureau, le gouvernement péruvien a élaboré un plan directeur pour le Sanctuaire de Machu picchu qui résulte d'un effort commun de plusieurs institutions. Ce plan a été adopté par l'Institut national pour les ressources naturelles (INRENA) et l'Institut national pour la culture (INC) à la fin d'octobre 1998 et il a été reçu par le Centre du patrimoine mondial le 17 novembre 1998.

Décisions adoptées par le Comité en 1998
22 BUR V.B.39
Sanctuaire historique de Machu Picchu (Pérou)

Le Bureau a rappelé que le Comité du patrimoine mondial avait déjà étudié l’état de conservation de Machupicchu en de précédentes occasions et qu’il avait fait des recommandations spécifiques à l’État partie sur la base des recommandations d’une mission commune ICOMOS/UICN sur la gestion, la préservation et la planification du sanctuaire. Ces recommandations et le rapport de la mission UICN/ICOMOS avaient été transmises aux autorités péruviennes pour réponse.

Le Secrétariat a souligné que Machupicchu est un site mixte du patrimoine mondial qui comprend les ruines bien connues de la cité inca, ainsi qu’une diversité biologique d’une grande richesse. Il faut noter qu’un programme spécial pour la préservation des valeurs naturelles de Machupicchu est en cours de mise en œuvre dans le cadre d’un accord de conversion de dette avec la Finlande. Le Secrétariat a informé le Bureau que :

  • Un rapport avait été reçu de l’Institut national pour la Culture, mais qu’il n’y avait eu aucune réponse de fond et complète aux recommandations de la mission UICN/ICOMOS ;
  • Aucune décision n’avait été prise par le gouvernement péruvien concernant la structure de gestion pour Machupicchu ;
  • Aucun plan directeur n’avait été adopté mais il avait été informé par une lettre commune de l’INC et de l’INRENA datée du 16 juin 1998 et par une résolution de l’INRENA datée du 19 juin 1998, qu’un projet existant de plan directeur serait révisé et complété avant la fin de l’année ;
  • La concession avait été accordée pour le lancement des études et de la conception du système de téléphérique entre le village d’Aguas Calientes et les ruines de Machupicchu. Les autorités péruviennes avaient assuré que la construction ne serait pas entreprise si des études d’impact environnemental n’en confirmaient pas la faisabilité dans le contexte d’un plan directeur du Parc.

L’UICN et l’ICOMOS ont confirmé les informations ci-dessus en répétant qu’ils étaient préoccupés de questions relatives à la gestion et à la coordination et ont souligné qu’un plan de gestion ainsi que des études d’impact environnemental devraient être étudiés en détail lorsqu’ils seraient disponibles.

Le Bureau a pris note des informations fournies par le Secrétariat et les organismes consultatifs. Il a répété les motifs de préoccupation exprimés par le Comité du patrimoine mondial à ses vingtième et vingt et unième sessions concernant la nécessité d’accords de gestion appropriés et d’un plan de gestion complet. Il a également rappelé l’opinion du Comité selon laquelle il ne fallait entreprendre aucune action concernant la mise en œuvre du système de téléphérique avant l’instauration d’un plan directeur approprié.

Le Bureau a pris note de l’assurance des autorités péruviennes qu’un plan directeur serait préparé et adopté avant la fin de l’année et que le système de téléphérique serait étudié dans le cadre d’un tel plan.

Le Bureau a demandé aux autorités péruviennes de soumettre avant le 15 septembre 1998 un rapport qui devrait comporter :

  • Une réponse à chacune des recommandations de la mission ICOMOS/UICN ;
  • L’avancement réalisé dans l’établissement d’accords de gestion appropriés ;
  • L’avancement réalisé dans la préparation d’un plan directeur pour le sanctuaire, y compris l’étude de l’accès aux ruines de Machupicchu. Le plan directeur devrait également aborder la question du projet d’extension des limites du sanctuaire pour y incorporer un habitat adjacent important pour les espèces menacées.

Sur la base de ce rapport, le Bureau étudiera à sa vingt-deuxième session extraordinaire si les raisons de s’inquiéter de l’état de conservation de ce bien persistent et il fera les recommandations appropriées au Comité du patrimoine mondial à sa vingt-deuxième session.

22 COM VII.29
SOC : Sanctuaire historique de Machupicchu (Pérou)

VI.29 Sanctuaire historique de Machupicchu (Pérou)

Le Comité a rappelé qu'au cours des trois dernières années, le Comité et le Bureau ont étudié l'état de conservation du Sanctuaire historique de Machupicchu en diverses occasions, en particulier en ce qui concerne des dispositions pour une gestion appropriée et l'établissement d'une plan directeur d'ensemble. Il a également rappelé que le Comité et le Bureau avaient réaffirmé qu'aucune mesure ne devait être entreprise concernant la mise en oeuvre d'un système de téléphérique, ou tout autre travail important à cet égard, jusqu'à la mise en place d'un plan de gestion approprié.

En réponse aux préoccupations exprimées par le Comité et le Bureau, le gouvernement péruvien a élaboré un plan directeur pour le Sanctuaire de Machupicchu qui résulte d'un effort commun de plusieurs institutions. Ce plan a été adopté par l'Institut national pour les ressources naturelles (INRENA) et l'Institut national pour la culture (INC) à la fin d'octobre 1998 et il a été reçu par le Centre du patrimoine mondial le 17 novembre 1998.

Le Comité a félicité le gouvernement péruvien des mesures prises pour répondre aux préoccupations exprimées par le Comité et son Bureau, particulièrement l'adoption d'un plan de gestion pour le Sanctuaire historique de Machupicchu. Il a demandé à l'UICN et à l'ICOMOS d'entreprendre une étude approfondie du plan de gestion et de présenter ses conclusions à la vingt-troisième session du Bureau en juin/juillet 1999.

Il a demandé aux autorités péruviennes de transmettre toute la documentation pertinente ainsi que les dispositions concernant la structure de gestion et le plan de gestion pour le Sanctuaire, le système de téléphérique (étude d'impact environnemental, plans détaillés, etc.), ainsi que tous les autres travaux ou projets envisagés actuellement ou dans l'avenir pour être mis en oeuvre à l'intérieur du périmètre du site du patrimoine mondial, dès qu'ils seront disponibles, au Centre du patrimoine mondial pour étude par l'ICOMOS et l'UICN et examen par le Bureau et/ou le Comité.

Le Comité a demandé en outre au Bureau d'étudier à sa vingt-troisième session s'il convient que l'UICN et l'ICOMOS entreprennent une seconde mission au Pérou pour évaluer la mise en oeuvre et l'efficacité du plan de gestion, ainsi que la situation concernant le projet de téléphérique, une éventuelle extension hôtelière et d'autres grands travaux qui pourraient être prévus. Le Comité a engagé le gouvernement péruvien à ne prendre aucune décision concernant des projets qui pourraient avoir un impact considérable sur les valeurs de patrimoine mondial du Parc avant la mission éventuelle UICN/ICOMOS. Il faudrait également envisager des consultations préliminaires avec le Comité du patrimoine mondial comme il est recommandé au paragraphe 56 des Orientations.

Enfin, le Comité a félicité le gouvernement finlandais de son intérêt pour la préservation du Parc et la mise en œuvre d'un grand projet de conversion de la dette à cet égard.

Le Bureau a recommandé au Comité d'adopter le texte suivant :

 

          "Le Comité félicite le gouvernement péruvien des mesures qu'il a prises pour répondre aux préoccupations exprimées par le Comité et son Bureau, particulièrement l’adoption d’un plan de gestion pour le Sanctuaire historique de Machu picchu. Il demande à l’UICN et à l’ICOMOS d’entreprendre une étude approfondie du plan de gestion et de présenter ses conclusions à la vingt-troisième session du Bureau en juin/juillet 1999.

 

Il demande aux autorités péruviennes de transmettre toute la documentation pertinente ainsi que les dispositions concernant la structure de gestion et le plan de gestion pour le sanctuaire, le système de téléphérique (étude d'impact environnemental, plans détaillés, etc.), ainsi que tous les autres travaux ou projets envisagés actuellement ou dans l'avenir pour être mis en œuvre à l'intérieur du périmètre du site du patrimoine mondial, dès qu'ils seront disponibles, au Centre du patrimoine mondial pour étude par l'ICOMOS et l'UICN et examen par le Bureau et/ou le Comité.

 

Le Comité demande en outre au Bureau, à sa vingt-troisième session, de décider s’il convient que l’UICN et l’ICOMOS entreprennent une seconde mission au Pérou pour évaluer la mise en œuvre et l’efficacité du plan de gestion, ainsi que la situation concernant le projet de téléphérique, une éventuelle extension hôtelière et d'autres grands travaux qui pourraient être prévus. Le Comité engage le gouvernement péruvien à ne prendre aucune décision concernant des projets qui pourraient avoir un impact considérable sur les valeurs de patrimoine mondial du Parc avant la mission éventuelle UICN/ICOMOS et avant consultation avec le Comité du patrimoine mondial comme il est recommandé au paragraphe 56 des Orientations. Finalement, le Comité a félicité le Gouvernement finlandais de son intérêt pour la préservation du Parc et la mise en œuvre d’un grand projet de conversion de la dette à cet égard.

Année du rapport : 1998
Pérou
Date d'inscription : 1983
Catégorie : Mixte
Critères : (i)(iii)(vii)(ix)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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