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Le Caire historique

Égypte
Facteurs affectant le bien en 2004*
  • Effets liés à l’utilisation des Infrastructures de transport
  • Habitat
  • Infrastructures de transport de surface
  • Pollution atmosphérique
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Tremblement de terre en 1992 (problème résolu)
  • Travaux de restauration inappropriés (problème résolu)
  • Pression urbaine
  • Manque de compétences en techniques de restauration
  • Absence de mécanisme de gestion (y compris de législation)
  • Absence de coordination institutionnelle
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2004
Demandes approuvées : 10 (de 1979-1999)
Montant total approuvé : 398 900 dollars E.U.
1999 Rehabilitation Programme for Islamic Cairo (Approuvé)   80 000 dollars E.U.
1998 Rehabilitation Programme for Islamic Cairo (Approuvé)   120 000 dollars E.U.
1998 Preparation of the co-operation Programme for Historic ... (Approuvé)   19 000 dollars E.U.
1998 Exhibition on Historic Cairo in 1998 (Approuvé)   5 000 dollars E.U.
1998 Meeting in Paris on Islamic Cairo (Approuvé)   14 900 dollars E.U.
1997 Restoration of Al-Sinnari House, Historic Cairo (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1995 Second phase of the restoration of al-Sinnari House, ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
1992 Restoration of monuments and sites of Old City of Cairo ... (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
1981 12-month expert services for the restoration of the ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
1979 Draw up a project for the restauration and development ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2004

Le Centre du patrimoine mondial, en coopération avec le Ministère égyptien de la Culture, a organisé un Symposium international sur la Conservation et la Restauration du Caire islamique (Le Caire, février 2002), dont les recommandations réitérées par le Comité du patrimoine mondial lors de ses 26e et 27e sessions, sont les suivantes :

 

a) Classement du Caire historique comme secteur d’aménagement spécial, avec des zones tampons, conformément aux prescriptions des Orientations pour la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial ;

 

b)    Préparation d’un Plan d’urbanisme d’ensemble pour la conservation et l’aménagement de la vieille ville, selon lequel la conservation des bâtiments historiques s’accompagnerait d’une réglementation d’aménagement adaptée pour encourager la réhabilitation du tissu urbain de sorte qu’il soit compatible avec le caractère historique du Caire islamique ;

 

c) Organisation de réunions régulières entre experts égyptiens et internationaux afin d’étudier et de discuter des questions et des projets de conservation en cours.

 

En 2003, dans le cadre d’une demande d’assistance présentée par l’Etat partie et selon les recommandations du Symposium du Caire, le Centre a proposé aux autorités égyptiennes responsables, dans un courrier daté du 30 mai 2003, l’envoi d’une mission technique chargée d’examiner les projets et les questions de conservation spécifiques. Le Centre n’a reçu aucune réponse de l’Etat partie à ce sujet.

 

Dans une lettre du 27 février 2004, le Secrétariat a toutefois reçu de l’Etat partie un rapport non daté sur l’état de conservation du bien. Selon ce document, quelques grands axes autour du centre historique, comme la route qui longe les murailles au nord, viennent d’être élargis pour faciliter la circulation et réduire la pollution dans ce secteur et des constructions intempestives adossées aux murs d’enceinte ont été détruites. De plus, un nouveau tunnel reliant la route de Salah Salem à la place de l’Opéra a été creusé pour permettre de réduire les embouteillages et la pollution dans le centre historique. Le Département des Antiquités islamiques et coptes du Conseil suprême des Antiquités et le Centre pour le Caire historique (qui relève aussi du Ministère de la Culture) coordonnent leurs actions afin d’accélérer la fermeture du secteur d’Al-Khiyamiya dans sa partie sud. Pour ce qui est du Vieux Caire (Fustat), les travaux destinés à abaisser le niveau des eaux souterraines sont exécutés à 80 % et doivent s’achever en juin 2004. Dans le même temps, l’aménagement global de la zone et son environnement, y compris le remplacement des activités incompatibles avec le cadre historique par d’autres activités plus appropriées au Caire islamique, est mis en œuvre en coordination entre le Centre pour le Caire historique, l’Office de promotion du tourisme et le Conseil suprême des Antiquités.

De plus, dans le cadre d’un projet de réhabilitation globale, 15 monuments ont été restaurés et protégés contre l’élévation du niveau des eaux souterraines. Plusieurs bâtiments historiques islamiques (Maisons d’Al-Harawi, de Zainab Hatun, Sabil Kaitbai, Bait Sehimi) ont aussi été réhabilités en vue de leur nouvelle utilisation. Les première et deuxième phases du projet de réhabilitation du Caire historique, comprenant la restauration de 73 monuments, touchent à leur fin, tandis que les troisième et quatrième phases (74 monuments) ont commencé en juillet 2003. Le rapport soumis par l’Etat partie ne donne aucune information sur la mise en œuvre des recommandations émises par le Comité lors de sa 27e session.

 

Tout en reconnaissant les efforts accomplis par l’Etat partie pour réduire l’impact du trafic et la pollution, abaisser le niveau des eaux souterraines et réhabiliter de nombreux monuments du centre historique, le Secrétariat constate qu’aucun progrès notoire ne semble avoir été fait pour mettre en œuvre lesdites recommandations, notamment en ce qui concerne la préparation d’un Plan de conservation urbaine d’ensemble. Le Secrétariat observe en outre que des incertitudes demeurent quant aux limites exactes du bien du patrimoine mondial et de sa zone tampon. 

Décisions adoptées par le Comité en 2004
28 COM 15B.47
Le Caire

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Félicite l’État partie des mesures prises pour réhabiliter le bien en exécutant les travaux de conservation des bâtiments historiques, en réduisant le trafic et la pollution et en abaissant le niveau des eaux souterraines ;

2. Encourage vivement l’État partie toutefois à mettre en oeuvre les recommandations du Symposium international tenu au Caire en février 2002 et, en particulier à :
a) désigner Le Caire historique comme une Zone de planification spéciale, avec des zones tampons, selon les prescriptions des Orientations pour la mise en oeuvre de la Convention du patrimoine mondial,
b) préparer un plan d’urbanisme d’ensemble pour la conservation et l’aménagement de la vieille ville, en prévoyant que la conservation des monuments historiques s’accompagne d’une réglementation d’aménagement adaptée pour encourager la réhabilitation du tissu urbain et assurer sa compatibilité avec le caractère historique du Caire islamique,
c) organiser régulièrement des réunions entre experts égyptiens et internationaux pour étudier et discuter des questions et des projets de conservation en cours,

3. Demande à l'ICOMOS d'entreprendre, en coopération avec l'Etat partie, une mission sur le site afin d’évaluer les progrès accomplis dans l’application du programme de réhabilitation des monuments du centre historique et de déterminer les mesures nécessaires à la mise en oeuvre des recommandations susmentionnées ;

4. Demande en outre à l’État partie d’identifier les limites exactes du bien du patrimoine mondial et de sa zone tampon sur une carte topographique détaillée à une échelle appropriée et de la soumettre avec un rapport sur les progrès accomplis dans la mise en oeuvre des recommandations susmentionnées, d’ici le 1er février 2005, à l’examen du Comité à sa 29e session en 2005.

Projet de décision : 28 COM 15B. 47

 Le Comité du patrimoine mondial,

1.       Félicite l’Etat partie des mesures prises pour réhabiliter le bien en exécutant les travaux de conservation des bâtiments historiques, en réduisant le trafic et la pollution et en abaissant le niveau des eaux souterraines ;

2.       Encourage vivement, toutefois, l’Etat partie à mettre en œuvre les recommandations du Symposium international tenu au Caire en février 2002 et, en particulier à :

 a) Désigner Le Caire historique comme une Zone de planification spéciale, avec des zones tampons, selon les prescriptions des Orientations pour la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial ;

b) Préparer un plan d’urbanisme d’ensemble pour la conservation et l’aménagement de la vieille ville, en prévoyant que la conservation des monuments historiques s’accompagne d’une réglementation d’aménagement adaptée pour encourager la réhabilitation du tissu urbain et assurer sa compatibilité avec le caractère historique du Caire islamique ;

c) Organiser régulièrement des réunions entre experts égyptiens et internationaux pour étudier et discuter des questions et des projets de conservation en cours.

 3.       Demande à l’Etat partie d’inviter une mission de l’ICOMOS sur le site afin d’évaluer les progrès accomplis dans l’application du programme de réhabilitation des monuments du centre historique et de déterminer, en étroite concertation avec l’Etat partie, les mesures nécessaires à la mise en œuvre des recommandations susmentionnées ;

 4.       Demande en outre à l’Etat partie d’identifier les limites exactes du bien du patrimoine mondial et de sa zone tampon sur une carte topographique détaillée à la bonne échelle et de la soumettre avec un rapport sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre des recommandations susmentionnées, avant le 1er février 2005, à l’examen du Comité à sa 29e session en 2005.

Année du rapport : 2004
Égypte
Date d'inscription : 1979
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(v)(vi)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 28COM (2004)
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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