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Le Caire historique

Égypte
Facteurs affectant le bien en 2019*
  • Eau (pluie/nappe phréatique)
  • Habitat
  • Identité, cohésion sociale, modifications de la population locale / des communautés
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :

    Infrastructure en mauvais état ; Négligence et absence d'entretien

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Tremblement de terre en 1992 (problème résolu)
  • Travaux de restauration inappropriés (problème résolu)
  • Élévation du niveau de la nappe phréatique
  • Infrastructures en mauvais état 
  • Négligence et absence d’entretien 
  • Espaces et bâtiments surpeuplés 
  • Développement incontrôlé 
  • Absence de plan d’ensemble de la conservation urbaine 
  • Absence de plan de revitalisation socioéconomique intégré reliant le tissu urbain et socioculturel du centre-ville
  • Habitat
  • Absence de système de gestion
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2019

Montant total accordé : compte spécial pour la sauvegarde du patrimoine culturel égyptien : 2 203 304 dollars EU alloués pour le projet de réhabilitation urbaine du Caire historique (URHC).  Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/activites/663 

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2019
Demandes approuvées : 10 (de 1979-2014)
Montant total approuvé : 398 900 dollars E.U.
2014 Historical Cairo Center for training on preservation ... (Non approuvé)   0 dollars E.U.
1999 Rehabilitation Programme for Islamic Cairo (Approuvé)   80 000 dollars E.U.
1998 Rehabilitation Programme for Islamic Cairo (Approuvé)   120 000 dollars E.U.
1998 Preparation of the co-operation Programme for Historic ... (Approuvé)   19 000 dollars E.U.
1998 Exhibition on Historic Cairo in 1998 (Approuvé)   5 000 dollars E.U.
1998 Meeting in Paris on Islamic Cairo (Approuvé)   14 900 dollars E.U.
1997 Restoration of Al-Sinnari House, Historic Cairo (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1995 Second phase of the restoration of al-Sinnari House, ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
1992 Restoration of monuments and sites of Old City of Cairo ... (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
1981 12-month expert services for the restoration of the ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
1979 Draw up a project for the restauration and development ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2019**
Août 2002 et mars 2005 : missions de suivi réactif de l'ICOMOS ; avril et décembre 2007 : missions du Centre du patrimoine mondial concernant le « Cairo Financial Centre » ; octobre 2008 : mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de suivi réactif ; 2009-2013 : plusieurs missions du Centre du patrimoine mondial pour le projet URHC ; novembre 2014 : mission de conseil conjointe Centre de conseil Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; juin 2019 : mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2019

Le 5 décembre 2018, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/89/documents/, qui répond comme suit à la demande du Comité de communiquer les détails des mesures prises pour faire cesser la rapide détérioration du bien et les démolitions, et pour accorder la priorité à la mise en œuvre du projet de réhabilitation urbaine du Caire historique (URHC) et à une gestion améliorée comme suit :

  • S’agissant de l’approbation des permis de construire et de démolir, les responsabilités de l’Organisation nationale pour l’harmonie urbaine ont été définies et le Comité permanent des antiquités islamiques et coptes a été mis en place ;
  • Le ministère des Antiquités a approuvé la mise en œuvre du décret n°2016 dans la ville historique du Caire, qui concerne les travaux et la hauteur des bâtiments et désigne les autorités compétentes pour supprimer les bâtiments en infraction avec la loi. Le ministère a également établi des réglementations pour mettre en vigueur ce nouveau décret. Cette mesure est considérée comme une étape importante dans l’unification des décrets, lois et normes destinés à préserver le tissu urbain du bien, qui est essentiel pour sa valeur universelle exceptionnelle (VUE) ;
  • La première étape du projet de revitalisation à grande échelle URHC, dont la collecte de données faisait partie, s’est achevée en août 2018. La deuxième étape s’attachera entre autres à :
    • Envisager le Caire historique comme une unité spéciale de planification,
    • Diviser le Caire historique en zones de travaux et définir des priorités et des actions pour chacune des zones,
    • Elaborer une proposition de cadre institutionnel pour gérer le bien,
    • Identifier des normes pour établir des mesures de sauvegarde du patrimoine,
    • Définir un cadre juridique adapté pour le bien,
    • Concevoir un système d’autofinancement,
    • Organiser une conférence pour présenter les projets de régénération urbaine et les propositions en matière d’administration et de partenariat, et en débattre ;
  • La troisième étape comprendra la préparation d’un plan d’action qui guidera le plan de développement durable du Caire historique ;
  • Tous les rapports et études pertinents seront transmis au Centre du patrimoine mondial ;
  • Les informations sur la mise en œuvre de l’URHC ont été diffusées dans des médias grand public (audio, vidéo et imprimé) afin de sensibiliser les institutions et organisations locales, nationales et internationales et les citoyens locaux, et d’obtenir le soutien de tous les niveaux de la société ;
  • Plusieurs projets ont été mis en œuvre entre 2016 et 2018 dans le cadre de la « Campagne de sauvetage de cent bâtiments archéologiques » lancée par le ministère des Antiquités en coopération et partenariat avec des agences gouvernementales et avec le soutien de subventions de l’État et d’autres bailleurs de fonds.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2019

Les nouveaux progrès réalisés dans la lutte contre la détérioration du bien et les démolitions autorisées, en renforçant les structures organisationnelles et en rendant opérationnelles les responsabilités des principales organisations en ce qui concerne les permis de construire et de démolir, sont accueillis avec satisfaction. Il en va de même pour la mise en œuvre par le ministère des Antiquités du décret n°90 dans la ville historique du Caire qui donne mandat aux autorités pour intervenir en cas d’infractions relatives aux bâtiments.

Aucun calendrier n’a été précisé quant à l’approbation officielle des réglementations permettant la mise en œuvre du décret, ce qui aurait été fort utile. Il aurait également été fort utile d’avoir de plus amples détails quant aux actions spécifiques entreprises pour traiter le problème de la détérioration rapide du tissu urbain. Il est donc recommandé que le Comité du patrimoine mondial demande ces informations complémentaires. Les progrès se poursuivent dans l’élaboration du projet URHC – un projet majeur de revitalisation des structures et des activités du bien. Ce projet a désormais été scindé en trois étapes. La première étape, concernant la collecte de données, est désormais achevée bien que les détails sur ce qui a été réalisé n’aient pas été communiqués. La deuxième étape examinera les modalités et les moyens nécessaires pour donner au bien un cadre juridique adapté, la possibilité pour le bien de devenir une unité spéciale de planification, les priorités pour différentes parties de la ville, la façon dont des normes peuvent être définies pour la conservation du patrimoine, et le type de cadre institutionnel requis pour englober la grande variété d’activités administratives, urbaines, culturelles, économiques et sociales qui sont nécessaires à la transformation et l’amélioration réelles de la ville historique.

Il est désormais prévu que la troisième étape consiste en la préparation d’un plan d’action pour guider le plan de développement durable du Caire historique, en lieu et place de ce qui était dénommé un « plan directeur » dans le précédent rapport sur l’état de conservation. Cette étape semble être la plus essentielle et, en conséquence, d’autres informations détaillées seraient les bienvenues pour comprendre les structures des résultats précis qui sont envisagés et savoir si le plan de développement durable s’inscrira dans le cadre du projet URHC. Il est recommandé que les deuxième et troisième étapes du projet URHC soient mises en œuvre conformément à l’approche préconisée par la Recommandation de l’UNESCO concernant le paysage urbain historique (2011). L’intention de communiquer au Centre du patrimoine mondial les études finalisées menées dans le cadre du projet URHC est accueillie avec satisfaction.

Dans le rapport soumis en 2018, il était indiqué que le ministère des Antiquités, en concertation avec le consultant général du projet URHC, envisageait de missionner un conseil général pour la gestion du bien, qui serait constitué légalement et disposerait d’un budget propre. Dans le rapport de cette année, aucun autre détail n’est donné sur ce conseil général et, à la place de ces informations, il est indiqué que le travail d’élaboration d’une proposition de cadre institutionnel pour gérer le bien sera entrepris lors de la deuxième étape du projet URHC, et que la proposition sera soumise à l’approbation du Conseil suprême de planification et de développement urbain. Ceci est décrit comme l’un des résultats les plus importants de la deuxième étape du projet. On ne saurait dire quel sera le calendrier pour mettre en œuvre ce cadre administratif, et il ne sera connu qu’une fois le calendrier de la deuxième étape présenté. Il est recommandé que le Comité demande de plus amples informations à ce sujet.

Il est noté que plusieurs projets de restauration et de réhabilitation ont été mis en œuvre, qui viennent compléter des activités de documentation, de recherche, de sensibilisation et autres, menées dans le cadre de la coopération internationale et de projets de partenariat.

La promotion de la participation des communautés est également abordée. Les dispositions prises pour promouvoir le projet URHC dans différents médias et faire participer les populations à sa mise en œuvre doivent être saluées.

Le projet, précédemment évoqué, de rénovation de la passerelle piétonne al-Azhar, pour lequel de plus amples informations avaient été demandées, a été temporairement suspendu.

La mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS, demandée par le Comité, a été invitée à se rendre au Caire en juin 2019. Cette mission sera l’occasion de recueillir d’autres informations sur l’avancement du projet URHC et sur ses résultats anticipés. Une fois finalisé, le rapport de mission sera disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/89/documents/.

Décisions adoptées par le Comité en 2019
43 COM 7B.44
Le Caire historique (Egypte) (C 89)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 41 COM 7B.77, adoptée à sa 41e session (Cracovie, 2017),
  3. Accueille avec satisfaction les nouveaux progrès réalisés, conformément à ses précédentes recommandations, dans la mise en œuvre des mesures et projets destinés à atténuer la rapide détérioration du bien, en renforçant les structures organisationnelles et en rendant opérationnelles les responsabilités ;
  4. Accueille également avec satisfaction les mesures prises par l’État partie pour mettre en œuvre le décret no90, émis afin de contrôler l’aménagement et le développement dans les limites du bien, et demande à l’État partie de communiquer de plus amples informations sur les mécanismes et les calendriers de sa mise en œuvre ;
  5. Note les progrès accomplis dans l’élaboration et la mise en œuvre du projet de réhabilitation urbaine du Caire historique (URHC) qui est désormais structuré en trois étapes :
    1. Première étape : collecte des données (désormais achevée),
    2. Deuxième étape : définition des modalités et des moyens nécessaires pour donner au bien un cadre juridique adapté, création d’une unité spéciale de planification, définition des priorités pour différentes parties de la ville, établissement de normes pour la conservation du patrimoine et élaboration d’un cadre institutionnel,
    3. Troisième étape : préparation d’un plan d’action pour guider le plan de développement durable du Caire historique ;
  6. Accueille en outre avec satisfaction l’intention de l’État partie de communiquer au Centre du patrimoine mondial toutes les études qui seront menées dans le cadre du projet URHC, et recommande que les deuxième et troisième étapes du projet URHC soient mises en œuvre conformément à l’approche préconisée par la Recommandation de l’UNESCO concernant le paysage urbain historique (2011) ;
  7. Demande également à l’État partie de communiquer les calendriers et de plus amples détails sur les trois étapes du projet URHC, au regard de la structuration du projet global et des résultats envisagés, plus précisément s’agissant du cadre institutionnel de gestion du bien et du statut proposé pour le plan d’action, et de préciser si l’élaboration du plan de développement durable s’inscrit dans le cadre du projet URHC ;
  8. Demande en outre à l’État partie de communiquer des détails sur les modalités d’utilisation des données collectées lors de la première étape du projet, pour établir des références permettant de suivre les changements au fil du temps en ce qui concerne l’atténuation de la détérioration et l’impact des nouveaux systèmes législatifs et administratifs ;
  9. Accueille par ailleurs avec satisfaction les mesures prises pour promouvoir la participation, et se félicite en particulier des dispositions prises pour promouvoir et faire participer les populations à l’élaboration et la mise en œuvre du projet URHC par l’intermédiaire de différents types de médias, conformément à la Politique de développement durable du patrimoine mondial ;
  10. Prend note qu’une mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS se rendra sur le territoire du bien en juin 2019 ;
  11. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020.
Projet de décision : 43 COM 7B.44

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 41 COM 7B.77, adoptée à sa 41e session (Cracovie, 2017),
  3. Accueille avec satisfaction les nouveaux progrès réalisés, conformément à ses précédentes recommandations, dans la mise en œuvre des mesures et projets destinés à atténuer la rapide détérioration du bien, en renforçant les structures organisationnelles et en rendant opérationnelles les responsabilités ;
  4. Accueille également avec satisfaction les mesures prises par l’État partie pour mettre en œuvre le décret no90, émis afin de contrôler l’aménagement et le développement dans les limites du bien, et demande à l’État partie de communiquer de plus amples informations sur les mécanismes et les calendriers de sa mise en œuvre ;
  5. Note les progrès accomplis dans l’élaboration et la mise en œuvre du projet de réhabilitation urbaine du Caire historique (URHC) qui est désormais structuré en trois étapes :
    1. Première étape : collecte des données (désormais achevée),
    2. Deuxième étape : définition des modalités et des moyens nécessaires pour donner au bien un cadre juridique adapté, création d’une unité spéciale de planification, définition des priorités pour différentes parties de la ville, établissement de normes pour la conservation du patrimoine et élaboration d’un cadre institutionnel,
    3. Troisième étape : préparation d’un plan d’action pour guider le plan de développement durable du Caire historique ;
  6. Accueille en outre avec satisfaction l’intention de l’État partie de communiquer au Centre du patrimoine mondial toutes les études qui seront menées dans le cadre du projet URHC, et recommande que les deuxième et troisième étapes du projet URHC soient mises en œuvre conformément à l’approche préconisée par la Recommandation de l’UNESCO concernant le paysage urbain historique (2011) ;
  7. Demande également à l’État partie de communiquer les calendriers et de plus amples détails sur les trois étapes du projet URHC, au regard de la structuration du projet global et des résultats envisagés, plus précisément s’agissant du cadre institutionnel de gestion du bien et du statut proposé pour le plan d’action, et de préciser si l’élaboration du plan de développement durable s’inscrit dans le cadre du projet URHC ;
  8. Demande en outre à l’État partie de communiquer des détails sur les modalités d’utilisation des données collectées lors de la première étape du projet, pour établir des références permettant de suivre les changements au fil du temps en ce qui concerne l’atténuation de la détérioration et l’impact des nouveaux systèmes législatifs et administratifs ;
  9. Accueille par ailleurs avec satisfaction les mesures prises pour promouvoir la participation, et se félicite en particulier des dispositions prises pour promouvoir et faire participer les populations à l’élaboration et la mise en œuvre du projet URHC par l’intermédiaire de différents types de médias, conformément à la Politique de développement durable du patrimoine mondial ;
  10. Prend note qu’une mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS se rendra sur le territoire du bien en juin 2019 ;
  11. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020.
Année du rapport : 2019
Égypte
Date d'inscription : 1979
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(v)(vi)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2018) .pdf
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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