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Parc national de la Garamba

République démocratique du Congo
Facteurs affectant le bien en 2019*
  • Activités illégales
  • Guerre
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Troubles civils
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Conflit armé et instabilité politique
  • Braconnage par des groupes armés nationaux et transfrontaliers 
  • Capacité de gestion inadaptée pour traiter les problèmes de braconnage
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril
  • Accroissement du braconnage
  • Pression liée à la guerre civile, exerçant une menace sur des espèces emblématiques du bien
Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
En cours de rédaction
Mesures correctives pour le bien

Adoptées en 2010, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/4082 
Révisées en 2016, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/6652 

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2019

Montant total accordé : 937 000 dollars EU par la Fondation des Nations Unies, les gouvernements de l’Italie, la Belgique et l’Espagne et le Fonds de Réponse rapide.

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2019
Demandes approuvées : 14 (de 1980-2018)
Montant total approuvé : 353 270 dollars E.U.
2018 Habitat Management and Key Species Monitoring in ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
2015 Contribution à la protection du parc national de la ... (Approuvé)   75 000 dollars E.U.
2000 Emergency assistance to World Natural Heritage of the ... (Approuvé)   5 400 dollars E.U.
1999 Support to Resident Staff of Garamba, Virunga, Kahuzi ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
1994 Purchase of equipment for Garamba National Park ... (Approuvé)   10 000 dollars E.U.
1993 Purchase of equipment for Garamba National Park (Approuvé)   10 000 dollars E.U.
1992 Review of the state of conservation of World Heritage ... (Approuvé)   3 750 dollars E.U.
1991 Purchase and shipment of 3 all-terrain motorcycles for ... (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
1988 Purchase of 2 vehicles to continue the activities of ... (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
1986 Purchase of equipment for the project to protect the ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1985 Equipment for the project to protect the rhinoceros ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1985 Contribution to the project for to rescue the white ... (Approuvé)   25 000 dollars E.U.
1983 Equipment for rescue programme for white rhino and ... (Approuvé)   40 000 dollars E.U.
1980 Equipment for Garamba National Park (Approuvé)   19 120 dollars E.U.
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2019

Le 15 mars 2019, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/136/documents/, et qui fournit les informations suivantes :

  • La collaboration entre l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a encore été renforcée. Aucun cas d’implication des FARDC dans le braconnage n’a été signalé ;
  • 50 nouveaux gardes et 12 agents de sécurité ont été recrutés, formés et équipés, portant respectivement leur nombre total à 243 et 49 ;
  • La coopération transfrontalière avec le Soudan du Sud reste difficile en raison de la guerre civile, mais des efforts ont été faits pour établir une communication radio régulière avec le Parc national de Lantoto et des contacts avec les autorités de Djouba ;
  • En 2018, 447 patrouilles ont été organisées, couvrant 72 % du bien et 29 % des zones de chasse adjacentes. Le nombre de patrouilles d’intervention rapide est passé de 47 en 2017 à 62 en 2018. Trois ponts ont été construits pour faciliter le déploiement des gardes ;
  • La proportion d’arrestations ayant abouti à des condamnations a diminué (4 en 2018), mais la proportion d’ivoire trouvé et saisi a augmenté (18 pièces pour 42,6 kg). Le nombre d’autres produits et pièces fauniques trouvés a diminué en 2018 par rapport à 2017. En particulier, seulement 2 carcasses d’éléphants braconnés ont été trouvées en 2018. La collaboration avec la police nationale congolaise a conduit à la saisie de certains produits illicites fauniques ;
  • Des ateliers de consultation ont été organisés sur la stratégie de développement durable et de conservation communautaire pour les zones de chasse et leurs environs ;
  • Plusieurs activités visant à renforcer le développement économique des communautés autour du bien ont été menées à bien, notamment : le financement de la mise au point de fourneaux plus efficaces ; la sensibilisation des communautés à la protection de l’environnement ; la création de cliniques mobiles et d’un hôpital géré par le parc. Une stratégie de développement des activités génératrices de revenus a été finalisée et sa mise en œuvre a commencé en septembre 2018 ;
  • Les activités autour du bien reposent actuellement sur le plan d’affaires, mais il est prévu d’amorcer le processus d’élaboration d’un plan d’Aménagement et de Gestion (PAG) du bien ;
  • 43 éléphants sont actuellement munis d’un collier radio ;
  • 48 girafes ont été recensées, dont un nouveau girafon, et aucun cas de braconnage n’a été signalé. Une stratégie et un plan d’action pour la conservation des girafes ont été validés.

L’État partie a fourni le 15 mai 2019 des informations actualisées concernant les camps de réfugiés près du bien. Les interventions de l’UNESCO et de l’Union européenne auprès du HCR ont entraîné l’arrêt du développement des camps. Un nouvel emplacement situé à 35 km du bien a été identifié pour accueillir les réfugiés.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2019

Les efforts de l’État partie pour renforcer ses mesures de lutte contre le braconnage grâce à la collaboration entre l’ICCN et les FARDC sont accueillis favorablement. La présence de plus de 200 gardes (243) répond maintenant à la mesure corrective adoptée et cette réalisation doit être accueillie favorablement tout en notant l’importance de maintenir ce niveau de présence. La diminution du nombre de carcasses d’éléphants braconnés et d’autres produits fauniques saisis en 2018 laisse espérer que le braconnage a enfin été maîtrisé, même s’il sera important de confirmer cette tendance sur une plus longue période.

Les troubles en cours au Soudan du Sud, qui empêchent une approche de gestion transfrontalière concertée, sont préoccupants, mais les efforts de l’État partie pour communiquer avec le Parc national de Lantoto et le gouvernement du Soudan du Sud malgré ces difficultés sont appréciés. Dès que la situation au Soudan du Sud se stabilisera, il sera important d’intensifier cette coopération pour réduire les activités criminelles transfrontalières liées à l’environnement comme le braconnage.

L’équipement en colliers radio de quatre éléphants supplémentaires en 2018 est noté, et il est recommandé que le Comité demande à l’État partie de poursuivre ses efforts pour améliorer le suivi et la protection de cette espèce. Bien que le déclin observé du braconnage des éléphants soit une excellente nouvelle, il sera important de surveiller si la population commence à se rétablir du « plus bas niveau historique » de moins de 1 200 éléphants indiqué dans l’étude de 2017. Il convient de rappeler que la population était estimée à plus de 11 000 animaux avant le début des troubles civils en 1996.

Rappelant que l’an dernier, l’État partie a fait part de son projet d’augmenter la population de girafes du Kordofan à au moins 60 individus d’ici 2022, le recensement d’un seul nouveau girafon est préoccupant. En outre, les chiffres actuellement rapportés indiquent que deux individus ont été perdus en 2018 pour des causes autres que le braconnage. Avec une estimation actuelle de la population totale de moins de 2 000 individus dans une aire de répartition limitée, la girafe du Kordofan est maintenant considérée en danger critique d’extinction. Avec une population si petite subsistant au sein du bien, il est essentiel d’améliorer les efforts de surveillance et de soutenir le rétablissement de la population. Bien que l’achèvement de la stratégie et du plan d’action pour la conservation des girafes soit apprécié, il est recommandé que le Comité demande à l’État partie d’en soumettre une copie au Centre du patrimoine mondial pour examen par l’UICN.

Le lancement des efforts visant à établir une stratégie de conservation pour les zones de chasse est positif, mais aucun détail n’est fourni sur les conclusions des ateliers. Il sera important que cette stratégie établisse des objectifs clairs pour la conservation des ressources naturelles de ces zones, qui sont cruciales pour l’intégrité du bien. Il n’est pas non plus fait mention des avancées effectuées dans l’aménagement d’une zone tampon reconnue pour le bien afin de renforcer la protection de sa valeur universelle exceptionnelle (VUE), comme spécifié dans les mesures correctives et dans la décision 41 COM 7A.7.

Bien que l’État partie ait précédemment indiqué que le PAG était en cours de finalisation, le présent rapport semble indiquer l’intention de l’État partie d’entamer le processus. Il faudrait donc demander à l’État partie d’accélérer cette activité. Le rapport de l’État partie sur la réinstallation des camps de réfugiés à l’extérieur du bien est accueilli favorablement.

L’absence persistante de réponse de l’État partie sur la version finale de l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) est préoccupante. Avec les données du recensement aérien de 2016 et les données supplémentaires disponibles du système de suivi, il serait important d’élaborer des indicateurs clairs pour le rétablissement des principales populations fauniques afin d’établir un calendrier réaliste pour un retrait éventuel du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril. 

Décisions adoptées par le Comité en 2019
43 COM 7A.7
Parc national de la Garamba (République démocratique du Congo) (N 136)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7A.Add,
  2. Rappelant les décisions 41 COM 7A.7 et 42 COM 7A.47, adoptées respectivement à ses 41e(Cracovie, 2017) et 42e (Manama, 2018) sessions,
  3. Accueille favorablement les efforts continus de l’État partie pour renforcer ses mesures de lutte contre le braconnage, qui ont abouti au déploiement de plus de 200 gardes, comme défini dans les mesures correctives adoptées en 2016, et encourage l’État partie à maintenir le niveau de cette surveillance anti-braconnage ;
  4. Accueille aussi favorablement la diminution du nombre de carcasses d’éléphants braconnés et d’autres produits fauniques saisis en 2018, mais note qu’il sera important de confirmer ces tendances positives sur une plus longue période ;
  5. Note avec satisfaction les efforts de l’État partie pour coopérer avec le Parc national de Lantoto et le gouvernement du Soudan du Sud, et demande à l’État partie de continuer à renforcer cette coopération pour réduire les activités criminelles transfrontalières liées à l’environnement, comme le braconnage et le commerce transfrontalier illégal de produits fauniques ;
  6. Note également avec satisfaction l’équipement en colliers radio de quatre éléphants supplémentaires et demande également à l’État partie de poursuivre ses efforts pour améliorer le suivi et la protection de cette espèce ;
  7. Exprime à nouveau sa plus vive inquiétude pour les 48 girafes du Kordofan qui subsistent au sein du bien, sous-espèce considérée en danger critique d’extinction, réitère sa demande à l’État partie de poursuivre les efforts de suivi et de protection écologiques de cette espèce, et demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial la stratégie et le plan d’action pour la conservation des girafes au sein du bien qui auraient été finalisés ;
  8. Réitère également sa demande à l’État partie de fournir une mise à jour sur les avancées effectuées en faveur de la création d’une zone tampon pour le bien afin de renforcer la protection de sa valeur universelle exceptionnelle (VUE) ;
  9. Note avec préoccupation l’absence persistante d’un plan de gestion du bien, prie instamment l’État partie d’accélérer l’achèvement du plan d’Aménagement et de Gestion et d’en soumettre un projet au Centre du patrimoine mondial pour examen par l’UICN ;
  10. Note également que l’État partie a confirmé la relocalisation des camps de réfugiés à l’extérieur du bien et encourage également l’autorité de gestion du parc à poursuivre ses efforts pour atténuer les menaces au sein et autour du bien ;
  11. Regrette à nouveau que l’État partie n’ait toujours pas soumis la version finale de l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) et réitère par ailleurs sa demande à l’État partie de développer des indicateurs clairs pour le rétablissement des populations clés d’espèces sauvages sur la base des données disponibles du recensement aérien de 2016 et du système de suivi, afin de fixer un calendrier réaliste pour un retrait éventuel du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril ;
  12. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020 ;
  13. Décide de continuer d’appliquer le mécanisme de suivi renforcé pour le bien ;
  14. Décide également de maintenir Parc national de la Garamba (République démocratique du Congo) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
43 COM 8C.2
Mise à jour de la Liste du patrimoine mondial en péril (biens maintenus)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/19/43.COM/7A, WHC/19/43.COM/7A.Add, WHC/19/43.COM/7A.Add.2, WHC/19/43.COM/7A.Add.3 et WHC/19/43.COM/7A.Add.3.Corr),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :
  • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 43 COM 7A.41)
  • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 43 COM 7A.42)
  • Autriche, Centre historique de Vienne, (décision 43 COM 7A.45)
  • Bolivie (État plurinational de), Ville de Potosí (décision 43 COM 7A.48)
  • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 43 COM 7A.6)
  • Égypte, Abou Mena (décision 43 COM 7A.17)
  • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 43 COM 7A.3)
  • Honduras, Réserve de la Biosphère Río Plátano (décision 43 COM 7A.4)
  • Îles Salomon, Rennell Est (décision 43 COM 7A.2)
  • Indonésie, Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (décision 43 COM 7A.1)
  • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 43 COM 7A.18)
  • Iraq, Hatra (décision 43 COM 7A.19)
  • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision 43 COM 7A.20)
  • Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (site proposé par la Jordanie) (décision 43 COM 7A.22)
  • Kenya, Parcs nationaux du Lac Turkana (décision 43 COM 7A.12)
  • Libye, Ancienne ville de Ghadamès (décision 43 COM 7A.26)
  • Libye, Site archéologique de Cyrène (décision 43 COM 7A.23)
  • Libye, Site archéologique de Leptis Magna (décision 43 COM 7A.24)
  • Libye, Site archéologique de Sabratha (décision 43 COM 7A.25)
  • Libye, Sites rupestres du Tadrart Acacus (décision 43 COM 7A.27)
  • Madagascar, Forêts humides de l’Atsinanana (décision 43 COM 7A.13)
  • Mali, Tombeau des Askia (décision 43 COM 7A.55)
  • Mali, Tombouctou (décision 43 COM 7A.54)
  • Mali, Villes anciennes de Djenné (décision 43 COM 7A.53)
  • Micronésie (États fédérés de), Nan Madol : centre cérémoniel de la Micronésie orientale (décision 43 COM 7A.43)
  • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 43 COM 7A.14)
  • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 43 COM 7A.56)
  • Ouzbékistan, Centre historique de Shakhrisyabz (décision 43 COM 7A.44)
  • Palestine, Palestine : pays d’olives et de vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (décision 43 COM 7A.30)
  • Palestine, Vieille ville d’Hébron/Al-Khalil (décision 43 COM 7A.29)
  • Panama, Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo (décision 43 COM 7A.50)
  • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 43 COM 7A.51)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville d'Alep (décision 43 COM 7A.31)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Bosra (décision 43 COM 7A.32)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Damas (décision 43 COM 7A.33)
  • République arabe syrienne, Villages antiques du Nord de la Syrie (décision 43 COM 7A.34)
  • République arabe syrienne, Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din (décision 43 COM 7A.35)
  • République arabe syrienne, Site de Palmyre (décision 43 COM 7A.36)
  • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St Floris (décision 43 COM 7A.5)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 43 COM 7A.7)
  • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 43 COM 7A.8)
  • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 43 COM 7A.9)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision 43 COM 7A.10)
  • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 43 COM 7A.11)
  • République-Unie de Tanzanie, Réserve de gibier de Selous (décision 43 COM 7A.16)
  • Sénégal, Parc national du Niokolo-Koba (décision 43 COM 7A.15)
  • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 43 COM 7A.46)
  • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Liverpool – Port marchand (décision 43 COM 7A.47)
  • Venezuela (République bolivarienne du), Coro et son port (décision 43 COM 7A.52)
  • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 43 COM 7A.38)
  • Yémen, Vieille ville de Sana’a (décision 43 COM 7A.39)
  • Yémen, Ancienne ville de Shibam et son mur d'enceinte (décision 43 COM 7A.40)
Projet de décision : 43 COM 7A.7

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7A.Add,
  2. Rappelant les décisions 41 COM 7A.7 et 42 COM 7A.47, adoptées respectivement à ses 41e(Cracovie, 2017) et 42e (Manama, 2018) sessions,
  3. Accueille favorablement les efforts continus de l’État partie pour renforcer ses mesures de lutte contre le braconnage, qui ont abouti au déploiement de plus de 200 gardes, comme défini dans les mesures correctives adoptées en 2016, et encourage l’État partie à maintenir le niveau de cette surveillance anti-braconnage ;
  4. Accueille aussi favorablement la diminution du nombre de carcasses d’éléphants braconnés et d’autres produits fauniques saisis en 2018, mais note qu’il sera important de confirmer ces tendances positives sur une plus longue période ;
  5. Note avec satisfaction les efforts de l’État partie pour coopérer avec le Parc national de Lantoto et le gouvernement du Soudan du Sud, et demande à l’État partie de continuer à renforcer cette coopération pour réduire les activités criminelles transfrontalières liées à l’environnement, comme le braconnage et le commerce transfrontalier illégal de produits fauniques ;
  6. Note également avec satisfaction l’équipement en colliers radio de quatre éléphants supplémentaires et demande également à l’État partie de poursuivre ses efforts pour améliorer le suivi et la protection de cette espèce ;
  7. Exprime à nouveau sa plus vive inquiétude pour les 48 girafes du Kordofan qui subsistent au sein du bien, sous-espèce considérée en danger critique d’extinction, réitère sa demande à l’État partie de poursuivre les efforts de suivi et de protection écologiques de cette espèce, et demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial la stratégie et le plan d’action pour la conservation des girafes au sein du bien qui auraient été finalisés ;
  8. Réitère également sa demande à l’État partie de fournir une mise à jour sur les avancées effectuées en faveur de la création d’une zone tampon pour le bien afin de renforcer la protection de sa valeur universelle exceptionnelle (VUE) ;
  9. Note avec préoccupation l’absence persistante d’un plan de gestion du bien, prie instamment l’État partie d’accélérer l’achèvement du plan d’Aménagement et de Gestion et d’en soumettre un projet au Centre du patrimoine mondial pour examen par l’UICN ;
  10. Note également que l’État partie a confirmé la relocalisation des camps de réfugiés à l’extérieur du bien et encourage également l’autorité de gestion du parc à poursuivre ses efforts pour atténuer les menaces au sein et autour du bien ;
  11. Regrette à nouveau que l’État partie n’ait toujours pas soumis la version finale de l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) et réitère par ailleurs sa demande à l’État partie de développer des indicateurs clairs pour le rétablissement des populations clés d’espèces sauvages sur la base des données disponibles du recensement aérien de 2016 et du système de suivi, afin de fixer un calendrier réaliste pour un retrait éventuel du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril ;
  12. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020 ;
  13. Décide de continuer d’appliquer le mécanisme de suivi renforcé pour le bien ;
  14. Décide également de maintenir Parc national de la Garamba (République démocratique du Congo) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
Année du rapport : 2019
République démocratique du Congo
Date d'inscription : 1980
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(x)
Liste en péril (dates) : 1984-1992, 1996-présent
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2019) .pdf
arrow_circle_right 43COM (2019)
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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