1.         Angkor (Cambodge) (C 668)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1992

Critères  (i)(ii)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1992-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/668/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1992-1994)
Montant total approuvé : 85 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/668/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/668/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1996

Le Comité international de coordination pour Angkor (ICC) coprésidé par la France et le Japon, ainsi que le Représentant spécial du Directeur général de l'UNESCO pour Angkor ont reçu l'assurance de S.E. M. Vann Molyvann, ministre d'Etat du Gouvernement royal du Cambodge et d'autres hautes personnalités du Gouvernement que les instructions données par S.A.R. Samdech Krom Preah Norodom Ranariddh, Premier ministre, et S.E. Samdech Hun Sen, Premier ministre adjoint, de faire respecter la réglementation sur la protection du site du patrimoine mondial d'Angkor serait strictement appliquée. Ces promesses font suite aux interventions de l'ICC et de l'UNESCO au sujet de projets de construction de plusieurs hôtels qui seraient à l'étude et qui, s'ils étaient approuvés, enfreindraient la réglementation de zonage adoptée par la Gouvernement royal du Cambodge après l'inscription d'Angkor sur la Liste du patrimoine mondial.

Action requise

Le Bureau a demandé au Président du Comité d'écrire à S.E. M. Vann Molyvann, afin de rendre hommage au nom du Comité à l'engagement du Gouvernement du Cambodge en faveur de la Convention du patrimoine mondial et pour demander au Gouvernement de tenir le Comité du patrimoine mondial informé de tout fait nouveau qui pourrait concerner le Comité conformément à l'article 58 des Orientations devant guider la mise en oeuvre de la Convention du patrimoine  mondial.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1996

Dans le cadre de l'assistance fournie par le Secrétariat de l'UNESCO auprès des autorités cambodgiennes pour la mise en œuvre des obligations découlant de l'inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial et sur la Liste du patrimoine en péril, l'UNESCO assiste le Royaume du Cambodge à préparer les décrets d'application et les décisions de classement indispensables à la mise en œuvre de la Loi sur la protection du patrimoine culturel national qui a été promulguée le 25 janvier 1996.

Le Gouvernement royal du Cambodge a confirmé, lors du Comité technique du 2 avril 1996, sa détermination de respecter les engagements pris à travers l'inscription du site d'Angkor sur la Liste du patrimoine mondial. Ainsi l'APSARA (Autorité pour la Protection du Site et l'Aménagement de la Région d'Angkor), dont la création constituait également une des obligations découlant de l'inscription, a été dotée des ressources humaines et financières nécessaires à son fonctionnement.

Le Gouvernement royal a également fait part de la décision de faire examiner par l'APSARA tous les projets relatifs au zonage et de veiller à ce que les projets de développement économique soient en accord avec la législation et la réglementation en vigueur et conformes aux engagements pris par le Gouvernement royal vis-à-vis de la communauté internationale. Dans cet esprit, les projets d'aménagement touristique ont été étudiés avec le plus grand soin et ont fait l'objet de nombreuses réunions. A l'issue de celles-ci ont été refusés tous les projets non conformes au plan de zonage. Le Gouvernement Royal du Cambodge a, en outre, insisté sur le caractère sacré des temples d'Angkor, qui exclut, de facto, toute activité ou entreprise qui ne soit pas respectueuse des traditions religieuses des lieux.

Le Comité international de coordination pour la sauvegarde et le développement du site historique d'Angkor, créé en octobre 1993 par la Conférence de Tokyo et dont l'UNESCO assure le Secrétariat, a tenu une session plénière le 9 janvier 1996 et deux sessions du Comité technique le 2 avril et 27 septembre 1996. Il est à rappeler que le Comité assure, en coopération avec les autorités cambodgiennes, la coordination et le suivi des actions internationales entreprises pour préserver le site, conserver ses monuments et protéger son environnement.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

"Le Comité prend note du rapport présenté par le Secrétariat et félicite le Gouvernement cambodgien de ses mesures pour remplir les obligations énumérées par le Comité lors de l'inscription d'Angkor sur la Liste du patrimoine mondial. Le Comité demande au Gouvernement cambodgien de le tenir informé des progrès réalisés dans ses efforts pour assurer la préservation d'Angkor, particulièrement dans le cadre de la promotion du développement d'un tourisme durable en matière d'environnement et en harmonie avec le caractère socio-culturel de la région. Conscient des conditions exceptionnelles qui règnent toujours dans le site, le Comité décide de maintenir Angkor sur la Liste du patrimoine mondial en péril."

Décision adoptée: 20 BUR IV.7

Après avoir pris connaissance du rapport fourni par le Secrétariat concernant les projets de construction d'un hôtel et des explications faisant suite à une demande d'information émanant d'un membre du Bureau sur le "son et lumière" à Angkor Wat, le Bureau a adopté la décision suivante:

Le Bureau a demandé au Président du Comité d'écrire à S.E. M. Vann Molyvann, afin de rendre hommage au nom du Comité à l'engagement du Gouvernement du Cambodge en faveur de la Convention du patrimoine mondial et pour demander au Gouvernement de tenir le Comité du patrimoine mondial informé de tout fait nouveau qui pourrait concerner le Comité conformément à l'article 56 des Orientations devant guider la mise en oeuvre de la Convention du patrimoine mondial.

Décision adoptée: 20 COM VII.C.24

VII.24 Angkor (Cambodge)

Le Comité a été informé du rapport que le Secrétariat a présenté sur les progrès réalisés par le Gouvernement cambodgien pour satisfaire aux obligations découlant de l'inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial et sur la Liste du patrimoine en péril. Le Secrétariat a informé le Comité qu'il continuait d'assister le Royaume du Cambodge à préparer les décrets d'application indispensables à la mise en œuvre de la Loi sur la protection du patrimoine culturel national qui a été promulguée le 25 janvier 1996.

L'Autorité pour la Protection du Site et l'Aménagement de la Région d'Angkor (APSARA), dont la création constituait également une des obligations découlant de l'inscription, a été dotée des ressources humaines et financières nécessaires à son fonctionnement. Elle poursuit actuellement l'examen de tous les projets de développement économique, y compris le tourisme.

Le Gouvernement royal a, en outre, insisté sur le caractère sacré des temples d'Angkor, qui exclut, de facto, toute activité ou entreprise qui ne soit pas respectueuse des traditions religieuses des lieux.

Le Directeur de la Division du patrimoine culturel du Secteur de la Culture de l'UNESCO a indiqué au Comité qu'il avait reçu l'assurance du Gouvernement que l'APSARA allait examiner scrupuleusement tous les projets de développement et veiller à ce que la réglementation du zonage soit strictement respectée. Il a également présenté une mise à jour des projets actuellement réalisés par les équipes internationales, notamment l'équipe japonaise de l'Université de Waseda et l'équipe française de l'Ecole Française d'Extrême-Orient. Il a aussi formulé l'espoir que le programme de formation très apprécié de l'Université des Beaux Arts de Phnom Penh, financé au titre du Fonds-en-dépôt japonais, pourrait être maintenu durant la prochaine année universitaire pour assurer la formation d'une nouvelle génération d'experts nationaux. Dans le domaine des activités promotionnelles, il a fait état de l'avancement de la préparation d'une grande exposition sur Angkor qu'organisent l'UNESCO et la Réunion des Musées Nationaux française à Paris en 1998, et de la production du CD-Rom sur l'exposition. Il a informé le Comité que cette exposition serait également présentée à Washington. Par ailleurs, il a rappelé le succès de la seconde édition de la publication "100 Objets disparus", actuellement mise à jour en collaboration avec l'ICOM. Le Comité s'est félicité du travail de l'UNESCO qui a soutenu les efforts du Gouvernement cambodgien.

Le Délégué du Japon a ajouté que son pays continue à apporter son aide à la sauvegarde d'Angkor et, à ce sujet, il a mis l'accent sur l'importance de la formation.

Le Comité a pris note du rapport présenté par le Secrétariat et a félicité le Gouvernement cambodgien de ses mesures pour remplir les obligations énumérées par le Comité lors de l'inscription d'Angkor sur la Liste du patrimoine mondial. Le Comité a demandé au Gouvernement cambodgien de le tenir informé des progrès réalisés dans ses efforts pour assurer la préservation d'Angkor, le contrôle du tourisme et la promotion en particulier d'un développement durable qui ne nuise pas à l'environnement et qui soit en harmonie avec le caractère socio- culturel de la région. Conscient des conditions exceptionnelles qui règnent toujours dans le site, le Comité a décidé de maintenir Angkor sur la Liste du patrimoine mondial en péril.