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Angkor

Cambodge
Facteurs affectant le bien en 2003*
  • Activités illégales
  • Cadre juridique
  • Ressources humaines
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :

    Problèmes urgents de conservation

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Législation de protection inadéquate ;
  • Agence nationale de protection sans personnel adéquat ;
  • Limites permanentes établies et définition des zones tampons significatives ;
  • Nécessité d'établir lasurveillance et la coordination de l'effort international de conservation.
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2003
Demandes approuvées : 4 (de 1992-1998)
Montant total approuvé : 113 595 dollars E.U.
1998 Hydrological and topographical studies for the Moats of ... (Approuvé)   28 595 dollars E.U.
1994 Consolidation of the Pre Rupt monument in Angkor (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
1993 Financial contribution for the installation of an alarm ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1992 Mission to prepare a Tentative List and a nomination ... (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2003**

septembre 1997: mission d’un expert-juriste

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2003

Centre du patrimoine mondial :

Autre Secteur ou Bureau régional de l’UNESCO :

CLT/CH et Bureaux hors Siège de l’UNESCO.

A la suite de la décision du Comité du patrimoine mondial à sa 26e session (juin 2002), le gouvernement du Cambodge a présenté le 13 mars 2003 un rapport de situation contenant des détails techniques sur toutes les activités menées entre 1992 et 2002, ainsi que le Rapport national périodique à étudier à l’occasion de l’exercice d’établissement de rapports périodiques régionaux.

Toutes les informations ont été transmises à l’ICOMOS pour étude et information. Les activités de conservation suivantes de l’Autorité pour la protection du site et l’aménagement de la région d’Angkor (APSARA) et des autres équipes internationales entre 1992 et 2002 ont été présentées :

 

A. Activités de conservation menées par l’APSARA :

Entretien et nettoyage : Deux équipes de nettoyage ont été créées pour le site. L’une des équipes comprend 300 personnes et est chargée du nettoyage des surfaces des monuments et des environs immédiats. L’autre équipe comprend 20 personnes et est chargée du nettoyage des monuments, de la suppression des plantes, des mousses et des parasites qui prolifèrent sur les monuments. Un Service de conservation des monuments a été créé pour :

-  l’entretien des monuments et le travail de restauration important ;

-  la mise en œuvre de projets ;

-  l’exploitation des résultats et le suivi du travail de l’opérateur international.

 

Sécurité, prévention et protection : Depuis 1999, Angkor Vat est protégé par une équipe de sécurité dont les effectifs sont passés de 16 à 610 personnes actuellement. La protection, la prévention et la surveillance du site sont assurées grâce à la création en octobre 1997 d’un commissariat de police spécial employant 520 policiers. Ses effectifs sont actuellement de 250 personnes.

 

B. Activités de conservation sur le site entreprises par les équipes cambodgiennes et internationales (9 équipes internationales de conservation totalisent 583 personnes sur le site)

·  Cambodge : APSARA/DMA (Département des monuments et de l’Archéologie)

·  France : EFEO (Ecole Française d’Extrême-Orient)

·  Japon : JSA (Equipe du gouvernement japonais pour la sauvegarde d’Angkor, Sophia University, Institut de Nara pour la protection des biens culturels

·  Italie : IgeS (Ingegneria Geotecnica e Structurale)

·  Allemagne : GACP (Projet de conservation de l’APSARA allemande)

·  Etats-Unis : WMF (World Monuments Fund)

·  Suisse : SDC (Agence suisse pour le développement et la coopération )

·  Chine : (Sauvegarde chinoise d’Angkor)

·  Indonésie : ITASA (Assistance technique indonésienne pour la sauvegarde d’Angkor)

·  Hongrie : RAF (Fondation royale pour Angor)

·  Inde : ASI (Archaeological Survey of India).

 

Un montant total de 4 340 659 dollars E.U. a été fourni par l’UNESCO/Fonds-en-dépôt japonais pour la conservation de la place royale (Prasat Suor Prat et sa terrasse), le Bayon (élaboration d’un plan directeur) et Angkor Vat (Bibliothèque du Nord dans l’enceinte extérieure) pour la phase III, (2003-2005). Des activités de formation ont été menées en permanence par l’équipe du gouvernement japonais pour la sauvegarde d’Angkor dans le cadre de programmes de formation à long et court terme portant sur la restauration et la conservation.

Un montant de 48 195 dollars E.U. a été fourni par l’UNESCO/Fonds-en-dépôt japonais pour la production d’un CD-Rom sur le colloque international concernant la préservation du temple du Bayon (2002-2003). Ce CD-Rom présente le compte rendu du précédent colloque international sur la préservation du temple du Bayon, organisé entre 1996 et 2001. De plus, un montant de 16 183 dollars E.U. a été fourni par les Fonds-en-dépôt japonais pour la production des versions internationales d’une série de reportages vidéo sur Angkor.

Des fonds ont été fournis par le Fonds-en-dépôt japonais (27 459 dollars E.U.) et le Fonds-en-dépôt français (45 682 euros) pour soutenir le Comité international de coordination pour la sauvegarde et le développement du site historique d’Angkor (CIC).

La production d’un film documentaire et d’une publication retraçant 10 ans d’assistance internationale pour la sauvegarde et le développement du site historique d’Angkor a été cofinancée par le Fonds-en-dépôt japonais et le Fonds-en-dépôt français. Le film sera présenté lors de la conférence intergouvernementale prévue à Paris en novembre 2003. 

Le Fonds-en-dépôt italien (227 469 dollars E.U.) a apporté son soutien à la restauration du Temple de Pre Rup, soit la phase III du projet (2003-2004). Le projet vise à achever la restauration des tours les plus endommagées du temple et à réunir des informations sur l’état de conservation des autres constructions. Une formation sur site va être organisée pour transférer les expériences acquises aux techniciens locaux engagés dans le projet. La phase III constitue la phase finale de ce projet.

Le Groupe ACCOR, organisateur français de voyages, soutient un projet sur la consolidation et l’aménagement du temple de Bat Chum en 2003, avec la consolidation des trois tours et le nettoyage des douves entourant le temple. Ce projet est exécuté par l’APSARA.

Comme l’indique le Rapport national périodique présenté par le gouvernement du Cambodge, les monuments d’Angkor sont dans divers états de conservation. Depuis l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial et la Liste du patrimoine mondial en péril en 1992, plus de 20 grands projets de conservation et de restauration ont été entrepris sur le site. Etant donné l’immensité du bien, il reste cependant de nombreux monuments dont la conservation exige une surveillance.

En attendant, le bien attire un nombre croissant de visiteurs. Entre 2001 et 2002, le nombre de touristes internationaux sur le site a augmenté de 29 %, passant de 208 472 à 269 155. Pour permettre aux communautés locales d’absorber des changements sociaux aussi rapides et de retirer des avantages du tourisme tout en conservant en même temps les valeurs du bien, un projet intitulé « Formation de médiateurs culturels de l’APSARA » a été organisé par l’UNESCO et l’APSARA, en étroite coopération avec le Ministère du Tourisme. 

Décisions adoptées par le Comité en 2003
27 COM 7A.22
Angkor (Cambodge)

Le Comité du patrimoine mondial, 

1. Félicite le gouvernement du Cambodge, et en particulier l'Autorité pour la protection du bien et l'aménagement de la région d'Angkor (APSARA) d'avoir présenté un rapport détaillé au Comité sur les principales activités de conservation menées sur le bien avec de généreuses contributions techniques et financières du Japon, de la France, de l'Italie, de l'Allemagne, des États-Unis, de la Suisse, de la Chine, de l'Indonésie, de la Hongrie, de l'Inde, de groupes et fondations privés comme ACCOR et le World Monument Fund ;

2. Encourage l'APSARA à :

(a) Poursuivre la mise en œuvre du plan de gestion en vigueur comme il convient ;

(b) Réviser ce plan pour inclure des mesures appropriées pour contrôler le développement touristique afin d'atténuer les impacts négatifs sur la valeur universelle du bien et sur les communautés locales ;

(c) Renforcer les dispositions juridiques sur le bien concernant la protection du patrimoine, ainsi que leurs mesures administratives de mise en œuvre ;

3. Recommande à l'État partie de renforcer la coopération entre l'APSARA et les autorités provinciales pour améliorer les mesures préventives de lutte contre le pillage et le vol sur le bien ;

4. Demande au Secrétariat de l'UNESCO, aux organisations consultatives et aux autres partenaires internationaux de poursuivre la coopération avec les autorités nationales et locales pour mettre en œuvre l'action mentionnée ci-dessus en assurant l'assistance internationale appropriée ;

5. Demande à l'État partie de fournir un rapport sur l'état de conservation du bien, pour examen par la 28e session du Comité du patrimoine mondial en 2004, afin de permettre au Comité de décider s'il maintient ou non le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril ;

6. Décide de maintenir le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

27 COM 8B.2
Biens maintenus sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Faisant suite à l'examen des rapports sur l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-03/27.COM/7A),

2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :

  • Minaret et vestiges archéologiques de Djam, Afghanistan (27 COM 7A.21)
  • Butrint, Albanie (27 COM 7A.26 )
  • Tipasa, Algérie (27 COM 7A.17)
  • Palais royaux d'Abomey, Bénin (27 COM 7A.15)
  • Angkor, Cambodge (27 COM 7A.22)
  • Parc national du Manovo-Gounda St. Floris, République Centrafricaine (27 COM 7A.1)
  • Réserve naturelle intégrale du mont Nimba, Guinée et Côte d'Ivoire (27 COM 7A.4)
  • Parc national des Virunga, République démocratique du Congo (27 COM 7A.2)
  • Parc national de la Garamba, République démocratique du Congo (27 COM 7A.2)
  • Parc national de Kahuzi-Biega, République démocratique du Congo (27 COM 7A.2)
  • Réserve de faune à Okapis, République démocratique du Congo (27 COM 7A.2)
  • Parc national de la Salonga, République démocratique du Congo (27 COM 7A.2)
  • Parc national Sangay, Equateur (27 COM 7A.13)
  • Abou Mena, Egypte (27 COM 7A.18)
  • Parc national du Simien, Ethiopie (27 COM 7A.3)
  • Réserve de la biosphère Rio Platano, Honduras (27 COM 7A.14)
  • Sanctuaire de faune de Manas, Inde (27 COM 7A.9)
  • Ensemble monumental de Hampi, Inde (27 COM 7A.23) 
  • Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (27 COM 7A.29)
  • Tombouctou, Mali (27 COM 7A.16)
  • Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré, Niger (27 COM 7A.5)
  • Fort de Bahla, Oman (27 COM 7A.19)
  • Fort et jardins de Shalimar à Lahore, Pakistan (27 COM 7A.22)
  • Zone archéologique de Chan Chan, Pérou (27 COM 7A.28)
  • Rizières en terrasses des cordillères des Philippines, Philippines (27 COM 7A.25)
  • Parc national des oiseaux du Djoudj, Sénégal (27 COM 7A.6)
  • Parc national de l'Ichkeul, Tunisie (27 COM 7A.8)
  • Monts Rwenzori, Ouganda (27 COM 7A.7)
  • Parc national des Everglades, États-Unis d'Amérique (27 COM 7A.11)
  • Ville de Zabid, Yémen (27 COM 7A.20)

Projet 27 COM 7 (a) 22

 

« Le Comité du patrimoine mondial, 

1.  Félicite le gouvernement du Cambodge, et en particulier l’Autorité pour la protection du site et l’aménagement de la région d’Angkor (APSARA) d’avoir présenté un rapport détaillé au Comité sur les principales activités de conservation menées sur le site avec de généreuses contributions techniques et financières du Japon, de la France, de l’Italie, de l’Allemagne, des Etats-Unis, de la Suisse, de la Chine, de l’Indonésie, de la Hongrie, de l’Inde et de groupes privés comme ACCOR ;

2.  Encourage l’APSARA à :Poursuivre la mise en œuvre des plans de gestion en vigueur comme il convient, et harmoniser et réviser ces plans pour inclure des mesures appropriées pour contrôler le développement touristique afin d’atténuer les impacts négatifs sur les valeurs du patrimoine (matériel et immatériel) et sur les communautés locales ; b. Renforcer les dispositions juridiques sur le site concernant la protection du patrimoine, ainsi que leurs mesures administratives de mise en œuvre ;

3.  Recommande que l’Etat partie renforce sa coopération avec l’APSARA et les autorités provinciales pour améliorer les mesures préventives de lutte contre le pillage et le vol sur le site ;

4.  Demande à l’UNESCO, aux organisations consultatives et aux autres partenaires internationaux de poursuivre la coopération avec les autorités nationales et locales pour mettre en œuvre l’action mentionnée ci-dessus en assurant l’assistance internationale appropriée ;

5.  Demande à l’Etat partie de fournir un rapport sur l’état de conservation du bien, pour examen par la 28e session du Comité du patrimoine mondial ;

6.  Décide de maintenir le site sur la Liste du patrimoine mondial en péril. »

Année du rapport : 2003
Cambodge
Date d'inscription : 1992
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(ii)(iii)(iv)
Liste en péril (dates) : 1992-2004
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 27COM (2003)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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