Faites une recherche à travers les informations du Centre du patrimoine mondial.

Parc national du Simien

Éthiopie
Facteurs affectant le bien en 2013*
  • Infrastructures de transport de surface
  • Modification du régime des sols
  • Élevage de bétail / pacage d’animaux domestiques
  • Autres menaces :

    Populations déclinantes de loups d’Ethiopie et bouquetins d'Abyssinie (Walia ibex) ainsi que d'autres espèces de grands mammifères

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a)  populations déclinantes de loups d’Ethiopie et bouquetins d'Abyssinie (Walia ibex) ainsi que d'autres espèces de grands mammifères ;

b)  accroissement de la population humaine et des têtes de bétail dans le parc ;

c)  empiètement des terres agricoles ;

d)  construction d’une route.

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril
  • Déclin des populations de bouquetins d'Abyssinie (Walia ibex) et d'autres grands mammifères
  • Menace d’empiètement
  • Impacts liés à la construction d'une route
Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
Mesures correctives pour le bien
Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives
Pas encore établi
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2013
Demandes approuvées : 10 (de 1978-2013)
Montant total approuvé : 323 171 dollars E.U.
2013 Prepare a proposal for a significant boundary ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
2008 Opening Arkuasiye Critical Wildlife Corridor by ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
2005 Assessment of alternative livelihood for settlers ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
1996 Technical workshop on the conservation of Simien ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
1991 Reconstruction of infrastructure and purchase of ... (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
1987 Contribution to the publication costs of the management ... (Approuvé)   3 500 dollars E.U.
1982 Expert service and financial contribution for a ... (Approuvé)   21 000 dollars E.U.
1982 In situ training of wardens of Simien National Park (Approuvé)   9 691 dollars E.U.
1981 Equipment for Simien National Park (Approuvé)   113 450 dollars E.U.
1979 Joint mission to prepare a technical cooperation ... (Approuvé)   5 530 dollars E.U.
1978 Simien: request for equipment and specialists services (Non approuvé)   0 dollars E.U.
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2013

Le 15 mars 2013, l’État partie a soumis un rapport complet sur l’état de conservation du bien qui aborde les mesures correctives dont la mise en œuvre n’avaient pas encore été achevées lors de la visite de la mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/UICN d’octobre 2009. Le rapport évoque également les autres recommandations faites par les missions de suivi de 2006 et de 2009.

a)  Améliorer la démarcation sur le terrain de l’extension envisagée du bien et finaliser sa publication officielle dans la législation nationale

L’État partie rapporte que le projet officialisant les nouvelles limites du parc a été soumis à l’adoption du Conseil des ministres et devrait être publié officiellement par la Chambre du Parlement d’ici trois mois (c. à d. avant mai 2013). L’État partie reconnaît qu’une fois la nouvelle publication faite, une étape importante consistera à faire une demande de modification des limites du bien du patrimoine afin que celles-ci coïncident avec les nouvelles limites définies du parc qui incluent des zones essentielles pour les bouquetins d’Abyssinie (Walia ibex) et les loups d’Éthiopie, animaux dont la présence justifie l’inscription du bien au titre du critère (x). Le Centre du patrimoine mondial prend note de l’accord donné, le 26 février 2013, par le Président du Comité du patrimoine mondial à une demande d’aide internationale destinée à financer le travail d’un consultant pour la préparation d’une demande de modification des limites. Les fonds ont été décentralisés vers le bureau de l’UNESCO d’Addis Abeba.

b)  Revoir la stratégie de la réduction de la pression du pacage, identifier des éléments pour sa mise en œuvre immédiate dans le cadre de projets et de programmes existants et chercher des soutiens supplémentaires pour la mise en œuvre d’autres actions prioritaires

L’État partie constate l’absence de moyens financiers nécessaires à la mise en place d’une stratégie de réduction du pacage, en particulier du développement d’un schéma de zonage dans le cadre d’une approche intégrée avec participation des parties prenantes locales. Dans l’intervalle, l’État partie, avec l’aide de l’Autriche, prend actuellement des mesures de réduction de la pression exercée par le pacage sur le territoire du bien en développant la production de fourrage sur le site des fermes et en introduisant des techniques de gestion du bétail « zéro-pacage » (fourrage prêt à couper et à emporter) et des races de bétail améliorées. Par ailleurs, les patrouilles dans le parc ont été renforcées afin de restreindre le pacage de bétail dans les zones centrales de faune et de flore sauvages. Des cliniques vétérinaires ont également été créées et équipées en matériel dans la zone tampon du parc, elles proposent la vaccination ainsi que d’autres traitements pour le bétail présent sur et aux alentours du territoire du parc. Elles sont, par ailleurs, d’excellent moyen de contrôle des maladies, y compris en mettant en place des mesures contre la transmission de la rage par des chiens domestiques, une menace potentielle pour les loups d’Éthiopie.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN rappellent l’importance de l’introduction du zonage prévu dans la stratégie de pâturage et de rappeler que l’état de conservation souhaité pour le retrait du bien de la liste du patrimoine mondial en péril demande la création de zones sans pâturage couvrant 30% de la superficie du parc, et des « zones de récolte de fourrage » (pour la production et la récolte fourragère) couvrant une autre tranche de 20% du parc.

c)  Développer des moyens de subsistance alternatifs pour les habitants actuels du parc afin de permettre une réduction systématique des superficies de cultures illégales et du nombre de résidents dans le parc

L’État partie rapporte que les activités visant à promouvoir des moyens de subsistance alternatifs menées par le gouvernement éthiopien et financées par le Gouvernement autrichien commencent à porter leurs fruits, en effet, les stagiaires en formation à d’autres métiers que ceux de la ferme ont créé des biens et certains membres des communautés locales, à la recherche d’une meilleure vie, ont finalement décidé de quitter le parc pour les villes avoisinantes. Le gouvernement fédéral et son homologue régional demeurent pleinement engagés dans la réduction du nombre de résidents sur le territoire du parc en proposant des alternatives aux communautés concernées mais le faible niveau des ressources disponibles a jusqu’alors limité les résultats de ces initiatives, et, des expériences comme la délocalisation volontaire et réussie, en 2008/2009, des résidents du village de Akwasiye n’ont pu être reproduites ailleurs. Le projet concernant les moyens de subsistance alternatifs élaboré il y a environ six ans devrait vraisemblablement être révisé ; l’État partie estime en effet qu’avec seulement  la moitié du montant proposé à l’origine, 8,7 millions de dollars EU, il pourrait améliorer la situation de manière significative en créant des moyens de subsistance alternatifs pour la communauté résidant sur le territoire du parc et garantir ainsi une véritable conservation du bien.

d)  Conférence des bailleurs de fonds

L’État partie relate qu’en collaboration avec le Centre du patrimoine mondial et d’autres partenaires, il a organisé une conférence, couronnée de succès, réunissant des bailleurs de fonds à Addis Abeba, le 30 octobre 2012 et destinée à solliciter les financements nécessaires à la mise en œuvre de stratégies en matière de pacage et de moyens de subsistance alternatifs, stratégies essentielles afin de remplir les conditions définies par les mesures correctives. L’État partie conclut que presque toutes les organisations invitées, tant gouvernementales, que non gouvernementales, privées et internationales ainsi que les particuliers, se sont montré disposées à prendre part aux projets et à jouer un rôle dans le cadre de leur champ d’activité. Le Centre du patrimoine mondial prend note du soutien pérenne accordé au bien par la Coopération autrichienne au développement. Suite à la conférence des bailleurs de fonds, le Centre du patrimoine mondial, avec l’aide de l’Espagne et du PNUD-Processus de petites subventions (Small Grants Facilities – SGF) en Éthiopie, a travaillé avec l’État partie à la mise en œuvre d’activités communautaires de conservation sur le territoire du bien en s’appuyant sur l’expérience du projet COMPACT qui a supervisé la mise en œuvre d’activités semblables dans des sites pilotes partout dans le monde.

e)  Autres problèmes de conservation – croissance des populations de faune sauvage, nouveau tracé des routes et capacité de gestion

L’État partie rapporte que le nombre de spécimens des principales espèces de faune sauvage a continuellement progressé au cours des dix dernières années comme le prouve un recensement régulier qui fait état d’une population estimée de 899 Walia Ibex (bouquetins d’Abyssinie) et de 102 loups d’Éthiopie. Il estime que l’augmentation observée est révélatrice de progrès en cours dans l’amélioration de la gestion du parc.

L’État partie rapporte également qu’une nouvelle route reliant Debark à Mekan Berhan et Dilyibza est en cours de construction par l’Autorité éthiopienne en charge des routes permettant ainsi d’éviter le tronçon entre Buyit Ras et le passage de Bwahit qui traverse les fragiles habitats d’Afromontane orientale du parc. Le rapport précise également que le tracé alternatif à une autre route fait actuellement l’objet de discussion, il s’agit de la route principale entre Debark et Adi Arkay qui à ce jour traverse la zone de Lemalimo qui a été incluse dans les limites révisées du parc.

Enfin, l’État partie rapporte que l’accent est toujours mis sur l’amélioration des capacités de gestion du parc et que le budget accordé par le gouvernement au parc a quadruplé entre 2004/2005 et 2011/2012 afin d’atteindre la somme de 2,2 millions de birrs éthiopiens (soit 118.000 dollars EU), en comparaison, les revenus générés par le tourisme (environ 17.000 visiteurs par an) atteignent environ 9 millions de birrs éthiopiens (soit 480.000 dollars EU) qui sont partagés à part égale entre le gouvernement et les organisations locales. 

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2013

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN recommandent que le Comité du patrimoine mondial accueille avec satisfaction les efforts accomplis par l’État partie afin de mettre en œuvre les mesures correctives exceptionnelles. Ils prennent note de l’imminence de la nouvelle publication officielle des limites du parc et sont désireux de donner les conseils nécessaires à la préparation d’une demande de modification des limites du bien, une fois la publication officielle accomplie, demande pour laquelle une assistance internationale du Fonds du patrimoine mondial a été approuvée.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN accueillent avec satisfaction l’organisation réussie de la conférence des bailleurs de fonds et soulignent qu’il est désormais essentiel pour l’État partie de faire un suivi des bailleurs de fonds intéressés et de développer des projets concrets visant à soutenir la mise en œuvre des stratégies sur les moyens alternatifs de subsistance et sur le pacage du bétail. Ils soulignent qu’il est essentiel de garantir les ressources financières complémentaires nécessaires à la mise en œuvre des mesures correctives restant à exécuter et visant à réduire la pression exercée par le pacage, la culture et le nombre de résidents présents sur le territoire du bien, et ce, afin de garantir l’intégrité écologique à long terme du bien et de créer les conditions qui permettront un retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN accueillent également avec satisfaction la décision de l’État partie de réviser la version initiale du projet concernant les moyens de subsistance, de réduire le budget accordé et de faire le meilleur usage des ressources financières disponibles, et, rappellent également la recommandation de la mission de suivi de 2009 de réviser la Stratégie de réduction de la pression exercée par le pacage afin d’identifier des priorités à mettre en œuvre immédiatement. Ils suggèrent que l’État partie puisse faire une demande d’assistance internationale auprès du Fonds du patrimoine mondial afin d’être aidé dans cette tâche s’il le juge nécessaire.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN expriment l’espoir que, suite à la conférence des bailleurs de fonds, les ressources financières nécessaires à la réalisation de ces projets puissent être garanties et recommandent que l’État partie élabore un programme de suivi et de rapport des six indicateurs définis par l’État de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril, et ce, afin d’évaluer les progrès accomplis dans la restauration de l’intégrité écologique et de la Valeur universelle exceptionnelle du bien. Ils recommandent que le Comité maintienne le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril. 

Décisions adoptées par le Comité en 2013
37 COM 7A.10
Parc national du Simien (Éthiopie) (N 9)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-13/37.COM/7A.Add,
  2. Rappelant la décision 36 COM 7A.9 , adoptée à sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012),
  3. Accueille avec satisfaction le rapport de l’État partie selon lequel la nouvelle publication officielle du Parc national du Simien dans ses limites révisées est presque achevée, ainsi que les efforts accomplis pour renforcer l’efficacité de la gestion du bien et pour mettre en œuvre les recommandations des précédentes missions de suivi ;
  4. Accueille également avec satisfaction l’organisation réussie de la conférence des bailleurs de fonds et demande à l’État partie d’organiser un suivi des bailleurs de fonds intéressés afin de mobiliser les fonds complémentaires nécessaires à la mise en œuvre des principales mesures correctives latentes, en particulier, la stratégie de réduction de la pression exercée par le pacage et les stratégies de moyens de subsistance alternatifs ;
  5. Constate avec satisfaction l’aide déjà accordée par divers bailleurs de fonds à l’État partie dans la mise en œuvre des mesures correctives, en particulier par la Coopération autrichienne au développement, l’Espagne et le PNUD, et réitère son appel auprès de la communauté internationale afin qu’elle augmente l’aide financière accordée à cet effort ;
  6. Prie instamment l’État partie de poursuivre ses efforts actuels de mise en œuvre des trois mesures correctives latentes, comme demandé par le Comité dans ses précédentes décisions, en particulier :
    1. achever le travail de publication officielle des limites étendues du parc dans le cadre de la loi nationale,
    2. mettre en œuvre une stratégie efficace de réduction du pacage,
    3. fournir des moyens de subsistance alternatifs à ceux qui dépendent actuellement de la culture et d’autres types de ressources exploitées sur le territoire du bien,
  7. Encourage l’État partie à faire une demande d’assistance internationale auprès du Fonds du patrimoine mondial afin de réviser la Stratégie de réduction de la pression exercée par le pacage et d’identifier des priorités à mettre en œuvre immédiatement comme recommandé par la mission de suivi de 2009 ;
  8. Demande au Centre du patrimoine mondial et à l’UICN de conseiller l’État partie sur la préparation d’une proposition de modification des limites du bien du patrimoine mondial, une fois la nouvelle publication officielle accomplie, qui soit la traduction des nouvelles limites du parc national et pour laquelle une assistance financière a été accordée par le Fonds du patrimoine mondial ;
  9. Recommande que l’État partie établisse un programme de suivi et de rapport des six indicateurs identifiés par l’État de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril, afin d’évaluer les progrès accomplis dans la restauration de l’intégrité écologique et de la Valeur universelle exceptionnelle du bien ;
  10. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2014 , un rapport sur l’état de conservation du bien, en particulier sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures correctives  latentes et des recommandations de la mission de 2009, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session en 2014 ;
  11. Décide de maintenir le Parc national du Simien (Éthiopie) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
37 COM 8C.2
Mise à jour de la Liste du patrimoine mondial en péril (biens maintenus)

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-13/37.COM/7A, WHC-13/37.COM/7A.Add et WHC-13/37.COM/7A.Add.2),

2.  Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :

  • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 37 COM 7A.29 )
  • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 37 COM 7A.30 )
  • Belize, Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize (décision 37 COM 7A.16 )
  • Chili, Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (décision 37 COM 7A.37 )
  • Colombie, Parc national de Los Katíos (décision 37 COM 7A.17 )
  • Côte d'Ivoire, Parc national de la Comoé (décision 37 COM 7A.2 )
  • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 37 COM 7A.3 )
  • Egypte, Abou Mena (décision 37 COM 7A.23 )
  • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision  37 COM 7A.15 )
  • Ethiopie, Parc national du Simien (décision 37 COM 7A.10 )
  • Géorgie, Cathédrale de Bagrati et monastère de Ghélati (décision 37 COM 7A.32 )
  • Géorgie, Monuments historiques de Mtskheta (décision 37 COM 7A.33 )
  • Honduras, Réserve de la Biosphère Río Plátano (décision 37 COM 7A.18 )
  • Indonésie, Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (décision 37 COM 7A.14 )
  • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 37 COM 7A.24 )
  • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision 37 COM 7A.25 )
  • Jérusalem, Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (décision 37 COM 7A.26 )
  • Madagascar, Forêts humides de l’Atsinanana (décision 37 COM 7A.11 )
  • Mali, Tombouctou (décision 37 COM 7A.19 )
  • Mali, Tombeau des Askia (décision 37 COM 7A.20 )
  • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 37 COM 7A.12 )
  • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 37 COM 7A.21 )
  • Palestine, Lieu de naissance de Jésus : l’église de la Nativité et la route de pèlerinage, Bethléem (décision 37 COM 7A.27 )
  • Panama, Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo – San Lorenzo (décision 37 COM 7A.36 )
  • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 37 COM 7A.38 )
  • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St Floris (décision 37 COM 7A.1 )
  • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 37 COM 7A.4 )
  • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 37 COM 7A.5 )
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 37 COM 7A.6 )
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision 37 COM 7A.7 )
  • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 37 COM 7A.8 )
  • République-Unie de Tanzanie, Ruines de Kilwa Kisiwani et de Songo Mnara (décision 37 COM 7A.22 )
  • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Liverpool – Port marchand (décision 37 COM 7A.35)
  • Sénégal, Parc national du Niokolo-Koba (décision 37 COM 7A.13 )
  • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 37 COM 7A.34 )
  • Venezuela, Coro et son port (décision 37 COM 7A.39)
  • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 37 COM 7A.28 )
Projet de décision :  37 COM 7A.10

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le document WHC-13/37.COM/7A.Add,

2.  Rappelant la décision 36 COM 7A.9, adoptée à sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012),

3.  Accueille avec satisfaction le rapport de l’État partie selon lequel la nouvelle publication officielle du Parc national du Simien dans ses limites révisées est presque achevée, ainsi que les efforts accomplis pour renforcer l’efficacité de la gestion du bien et pour mettre en œuvre les recommandations des précédentes missions de suivi ;

4.  Accueille également avec satisfaction l’organisation réussie de la conférence des bailleurs de fonds et demande à l’État partie d’organiser un suivi des bailleurs de fonds intéressés afin de mobiliser les fonds complémentaires nécessaires à la mise en œuvre des principales mesures correctives latentes, en particulier, la stratégie de réduction de la pression exercée par le pacage et les stratégies de moyens de subsistance alternatifs ;

5.  Constate avec satisfaction l’aide déjà accordée par divers bailleurs de fonds à l’État partie dans la mise en œuvre des mesures correctives, en particulier par la Coopération autrichienne au développement, l’Espagne et le PNUD, et réitère son appel auprès de la communauté internationale afin qu’elle augmente l’aide financière accordée à cet effort ;

6.  Prie instamment l’État partie de poursuivre ses efforts actuels de mise en œuvre des trois mesures correctives latentes, comme demandé par le Comité dans ses précédentes décisions, en particulier :

a)  achever le travail de publication officielle des limites étendues du parc dans le cadre de la loi nationale,

b)  mettre en œuvre une stratégie efficace de réduction du pacage,

c)  fournir des moyens de subsistance alternatifs à ceux qui dépendent actuellement de la culture et d’autres types de ressources exploitées sur le territoire du bien,

7.  Encourage l’État partie à faire une demande d’assistance internationale auprès du Fonds du patrimoine mondial afin de réviser la Stratégie de réduction de la pression exercée par le pacage et d’identifier des priorités à mettre en œuvre immédiatement comme recommandé par la mission de suivi de 2009 ;

8.  Demande au Centre du patrimoine mondial et à l’UICN de conseiller l’État partie sur la préparation d’une proposition de modification des limites du bien du patrimoine mondial, une fois la nouvelle publication officielle accomplie, qui soit la traduction des nouvelles limites du parc national et pour laquelle une assistance financière a été accordée par le Fonds du patrimoine mondial ;

9.  Recommande que l’État partie établisse un programme de suivi et de rapport des six indicateurs identifiés par l’État de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril, afin d’évaluer les progrès accomplis dans la restauration de l’intégrité écologique et de la Valeur universelle exceptionnelle du bien ;

10.  Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2014, un rapport sur l’état de conservation du bien, en particulier sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures correctives  latentes et des recommandations de la mission de 2009, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session en 2014 ;

11.  Décide de maintenir le Parc national du Simien (Éthiopie) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

 

Année du rapport : 2013
Éthiopie
Date d'inscription : 1978
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(x)
Liste en péril (dates) : 1996-2017
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 37COM (2013)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


top