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Parc national du Simien

Éthiopie
Facteurs affectant le bien en 2001*
  • Identité, cohésion sociale, modifications de la population locale / des communautés
  • Infrastructures de transport de surface
  • Modification du régime des sols
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :

    Perte de biodiversité

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Présence de groupes armés
  • Perte de la biodiversité
  • Empiétements à l'intérieur des limites du site
  • Construction d'une route
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2001
Demandes approuvées : 7 (de 1978-1996)
Montant total approuvé : 233 171 dollars E.U.
1996 Technical workshop on the conservation of Simien ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
1991 Reconstruction of infrastructure and purchase of ... (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
1987 Contribution to the publication costs of the management ... (Approuvé)   3 500 dollars E.U.
1982 Expert service and financial contribution for a ... (Approuvé)   21 000 dollars E.U.
1982 In situ training of wardens of Simien National Park (Approuvé)   9 691 dollars E.U.
1981 Equipment for Simien National Park (Approuvé)   113 450 dollars E.U.
1979 Joint mission to prepare a technical cooperation ... (Approuvé)   5 530 dollars E.U.
1978 Simien: request for equipment and specialists services (Non approuvé)   0 dollars E.U.
Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 2001

Précédents débats :
Vingt-quatrième session du Comité – paragraphe VIII.8
Vingt-quatrième session ordinaire du Bureau – paragraphe IV.7

Nouvelles informations : Conformément à la recommandation de la dernière session du Comité tenue à Cairns, Australie (novembre-décembre 2000), une mission Centre/UICN a été organisée sur le site du 8 au 13 avril 2001. Un rapport détaillé présentant les conclusions et recommandations de la mission sera présenté au Bureau lors de sa session.

Les recherches préliminaires effectuées par l'UICN en prévision de la mission ont révélé qu'une mission de haut niveau sur le site avait été organisée en mars 2000 par le Gouvernement régional d'Amhara qui est maintenant directement responsable du Parc. En mars 2001, l'UICN a reçu un rapport de cette mission publié par le Centre suisse pour le Développement et l'Environnement. Un comité de coordination de haut niveau pour le développement et la conservation des montagnes du Simen, présidé par le vice-Président du Gouvernement régional, a été créé pour étudier les recommandations de la mission concernant : (a) la modification des limites du Parc ; (b) le réalignement de la route ; (c) l'aménagement dans la zone tampon et au-delà ; (d) la réinstallation de plusieurs villages hors du centre du Parc ; et (e) l'intégration du tourisme dans la gestion.

Il a récemment été signalé à l'UICN qu'il y a environ 1450 habitations dans le Parc et que la croissance démographique dans l'enceinte du Parc est d'environ 1,5 à 2%. La surface totale cultivée du Parc – environ 24% – n'a pas sensiblement augmenté depuis l'époque de sa création en 1969 mais on assiste à une augmentation de la pression que le pacage du bétail impose sur les forêts et les prairies. Cette pression est particulièrement importante près des établissements humains. Le Walia ibex menacé trouve généralement une certaine protection naturelle dans les escarpements raides près de la limite est du Parc. De grandes étendues de l'habitat afro-alpin unique de la région, abritant des loups d'Ethiopie, restent à l'extérieur des limites du Parc. Des efforts sont actuellement faits pour modifier les limites du Parc et réduire le braconnage de l'ibex mais aucun régime de suivi systématique des mouvements de la population de faune sauvage n'est encore instauré.

L'UICN signale qu'une route a été construite à travers le Parc vers le Camp de Chenneks et en direction du sud. Cette route a provoqué des érosions mais a facilité l'accès aux ressources du Parc, y compris pour l'aménagement touristique. L'application de la réglementation laisse à désirer et il semble que le pacage du bétail, qui représente une menace importante pour les habitats dans le Parc, soit peu contrôlé.

L'UICN va étudier le rapport de la mission sur ce site et présentera une recommandation verbale au Bureau en juin 2001.

Action requise

Le Bureau pourrait souhaiter étudier les conclusions et recommandations de la mission d'avril 2001 sur le site qui devraient être disponibles lors de sa session et prendre les décisions appropriées.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2001

Questions essentielles :

Contrôle des établissements humains illicites, de l’agriculture, du braconnage et de la construction d’une route et atténuation de leurs impacts ; coordination entre la conservation, le développement et le réalignement du périmètre du Parc pour améliorer la conservation des valeurs de patrimoine mondial du site.

Nouvelles informations :

Lors de sa vingt-cinquième session tenue en juin 2001, le Bureau a étudié un rapport d’une équipe de deux personnes qui ont visité le site du 8 au 13 avril 2001. Le Bureau a recommandé que le “Comité adopte les mesures de réhabilitation proposées par la mission d’experts” organisée par le Centre et l’UICN. Le texte intégral des recommandations du Bureau au Comité figure au paragraphe 33 du document WHC-01/CONF.208/3 ; une importance particulière doit être accordée aux repères spécifiques adoptés par le Bureau pour le retrait du site de la Liste du patrimoine mondial en péril : (a) le réalignement des limites du Parc excluant les villages qui bordent le Parc ; (b) l’extension du Parc de manière à inclure au moins les Réserves de faune sauvage de Mesarerya et Lemalino ; (c) la réduction significative et durable de la densité de la population humaine dans l’enceinte du Parc, surtout dans la zone centrale ; et (d) la conservation effective dans le Parc national ainsi étendu d’une plus grande population de Walia Ibex et Simien Fox. Au 15 octobre 2001, il n’y avait aucune réponse officielle des autorités nationales éthiopiennes ou des autorités régionales d’Amhara aux recommandations du Bureau qui leur ont été transmises par le Centre.

Décisions adoptées par le Comité en 2001
25 BUR V.29-33
Parc national du Simen (Ethiopie)

V.29       Le Centre a appris qu’une mission Centre/UICN a été organisée sur le site du 8 au 13 avril 2001 et il a pris note du rapport détaillé présentant les conclusions et recommandations de la mission et figurant dans le document  WHC-2001/CONF.205/INF.7.

V.30       Le Bureau a été informé qu'une mission de haut niveau avait été organisée en mars 2000 sur le site par le Gouvernement régional d'Amhara qui est maintenant directement responsable du Parc. Suite à cette mission de haut niveau, un comité de coordination de haut niveau pour le développement et la conservation des montagnes du Simen, présidé par le vice-Président du Gouvernement régional, a été créé pour étudier les recommandations de la mission concernant : (a) la modification des limites du Parc ; (b) le réalignement de la route ; (c) l'aménagement dans la zone tampon et au-delà ; (d) la réinstallation de plusieurs villages hors du centre du Parc ; et (e) l'intégration du tourisme dans la gestion.

V.31       On estime qu’il y a environ 1450 habitations dans le Parc et que la croissance démographique dans l'enceinte du Parc est d'environ 1,5 à 2%. La surface totale cultivée du Parc – environ 24% – n'a pas sensiblement augmenté depuis l'époque de sa création en 1969 mais on assiste à une augmentation de la pression que le pacage du bétail impose sur les forêts et les prairies. Cette pression est particulièrement importante près des établissements humains. Le Walia ibex menacé trouve généralement une certaine protection naturelle dans les escarpements raides près de la limite est du Parc. De grandes étendues de l'habitat afro-alpin unique de la région, abritant des loups d'Ethiopie, restent à l'extérieur des limites du Parc. Des efforts sont actuellement faits pour modifier les limites du Parc et réduire le braconnage de l'ibex mais aucun régime de suivi systématique des mouvements de la population de faune sauvage n'est encore instauré.

V.32       Une route construite à travers le Parc vers le Camp de Chennek et en direction du sud a provoqué des érosions mais a facilité l'accès aux ressources du Parc, y compris pour l'aménagement touristique. L'application de la réglementation laisse à désirer ; le pacage du bétail, qui représente une menace importante pour les habitats naturels du parc doit être contrôlé pour préserver les valeurs de patrimoine mondial du site.

V.33       Le Bureau a remercié le Gouvernement éthiopien, et en particulier le Gouvernement régional de l’Etat d’Amhara, d’avoir invité la mission et d’avoir aidé l’équipe de la mission dans son travail. Le Bureau a noté avec satisfaction que la déclaration du Simen comme site du patrimoine mondial en péril a probablement incité des bailleurs de fonds comme le FEM (Fonds pour l’environnement mondial) à entamer des négociations avec le Bureau de l’Agriculture de l’Etat régional d’Amhara pour concevoir et mettre au point des projets de conservation. Le Bureau a recommandé que le Comité adopte les repères fixés par l’équipe de la mission pour lui permettre d’étudier les façons d’aboutir au retrait du Simen de la Liste du patrimoine mondial en péril. Ces repères sont les suivants : (i) réalignement des limites du Parc et acceptation des nouvelles limites et de la réglementation associée en matière de conservation par les communautés locales ; (ii) exclusion des villages situés le long de la limite du Parc et empiétant sur le site du patrimoine mondial, selon la proposition du plan de gestion ; (iii) extension du Parc pour inclure les Réserves de faune sauvage de Mesarerya et Lemalino et instauration de mesures pour inclure la Réserve de faune sauvage de Ras Dejen ; (iv) réinstallation de toutes les populations humaines hors de la zone centrale du Parc et des nouveaux villages comme Muchilla et Kewa et réduction sensible et durable des impacts démographiques et environnementaux du village étendu de Gich, en coordination avec les communautés indigènes ; et (v) conservation effective et preuves de l’augmentation du nombre des populations de Walia ibex et de renards du Simen à l’intérieur des limites étendues du Parc / de l’aire de patrimoine mondial.

25 COM VIII.30-31
Parc national du Simien (Ethiopie)

VIII.30 Le Comité a noté que le Bureau, à sa vingtcinquième session tenue en juin 2001, avait étudié un rapport d'une mission UICN/Centre qui avait visité le site du 8 au 13 avril 2001 et qu'il avait recommandé l'adoption des données de référence précises suivantes pour le futur suivi de l'état de conservation du Simien et son retrait de la Liste du patrimoine mondial en péril : (a) le réalignement des limites du Parc excluant les villages qui bordent le Parc ; (b) l'extension du Parc de manière à inclure au moins les Réserves de faune sauvage de Mesarerya et Lemalino ; (c) la réduction significative et durable de la densité de la population humaine dans l'enceinte du Parc, surtout dans la zone centrale ; et (d) la conservation effective dans le Parc national ainsi étendu d'une plus grande population de Walia Ibex et de renards du Simen. Le Centre avait transmis les recommandations du Bureau au Comité par lettre datée du 11 juillet 2001 mais il n'a toujours pas reçu de réponse.

VIII.31 Le Comité a adopté les données de référence proposées par le Bureau et mentionnées ci-dessus comme base pour le futur suivi de l'amélioration de l'état de conservation du Simen et il a invité l'État partie à répondre officiellement à la lettre du Centre contenant les recommandations sus-mentionnées. Le Comité a prié instamment l'État partie et ses partenaires au niveau du site à reconnaître la nécessité de mettre le projet en oeuvre en étroite collaboration avec toutes les parties prenantes et particulièrement les communautés locales concernées. Le Comité a recommandé que le Centre et l'UICN collaborent avec l'État partie pour sensibiliser l'opinion internationale à la conservation de ce site et mobiliser les ressources financières indispensable à la mise en oeuvre des mesures de réhabilitation qui s'imposent pour assurer le retrait éventuel du site de la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Comité a décidé de maintenir ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Le Comité pourrait souhaiter adopter le texte suivant :

"Le Comité réitère les recommandations de la vingt-cinquième session du Bureau et invite l’Etat partie à répondre formellement à la lettre du Centre en date du 11 juillet 2001 transmettant ces recommandations. Le Comité demande en particulier que l’Etat partie réponde aux repères établis en vue d’un retrait possible du Simen de la Liste du patrimoine mondial en péril et prépare un plan de travail indiquant le calendrier nécessaire à l’Etat partie pour obtenir ces repères. Le Comité prie l’Etat partie et ses partenaires qui exécutent le projet au niveau du site de reconnaître le besoin de mettre en œuvre le projet en étroite concertation avec les individus et les communautés concernés. Le Comité recommande que le Centre et l’UICN collaborent avec l’Etat partie pour sensibiliser l’opinion internationale à la conservation de ce site et mobiliser les ressources financières indispensable à la mise en œuvre des mesures de réhabilitation qui s’imposent pour assurer le retrait du site de la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Comité décide de retenir ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril".

Année du rapport : 2001
Éthiopie
Date d'inscription : 1978
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(x)
Liste en péril (dates) : 1996-2017
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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