Faites une recherche à travers les informations du Centre du patrimoine mondial.

Abou Mena

Égypte
Facteurs affectant le bien en 2015*
  • Activités de gestion
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Élévation du niveau de la nappe phréatique
  • Impact sur les structures dû à des vibrations du sol et autres formes de dommages sans doute causés par les engins de terrassement lourds (travaux terminés)
  • Absence de plan de conservation définissant des objectifs à court, moyen et long termes et fixant des paramètres techniques (matériaux, techniques, etc.) 
  • Nécessité d’un plan de gestion incluant les travaux de recherche, la mise en valeur et l’interprétation, le rôle des partenaires concernés (par ex. la communauté de Mar Mena), la dotation en personnel, le parrainage, les installations destinées aux visiteurs, l’accès, etc.
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril
  • Un programme de mise en valeur des terres et un projet d’irrigation sans mécanisme de drainage adapté, en vue du développement agricole de la région, ont causé une élévation spectaculaire du niveau de la nappe phréatique ;
  • La destruction de nombreuses citernes situées autour du bien a entraîné l’effondrement de plusieurs structures supérieures et d’énormes cavités souterraines se sont ouvertes dans la partie nord-ouest du bien ;
  • Une large route surélevée a été construite pour permettre les déplacements à l’intérieur du bien.
Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
Mesures correctives pour le bien
Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2015
Demandes approuvées : 1 (de 2001-2014)
Montant total approuvé : 7 000 dollars E.U.
2014 Burg Al Arab- Mariotte, Dir Mary Mena- Alexandria (Non approuvé)   0 dollars E.U.
2014 Burg Al Arab- Mariotte, Dir Mary Mena- Alexandria (Non approuvé)   0 dollars E.U.
2001 Technical advice on ground water related problems at ... (Approuvé)   7 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2015**

2002 : mission d’experts ; 2005, 2009 et 2012 : missions de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS 

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2015

Le 30 janvier 2015, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation, dont un résumé est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/90/documents. Les avancées sur divers problèmes de conservation soumis par le Comité lors de ses précédentes sessions sont présentées dans ce rapport comme suit :

  • Un groupe de travail de conservateurs a été mis en place pour préparer des relevés de condition précis ;
  • Le projet définit la surveillance et le mode opératoire concernant le problème de la nappe phréatique et les impacts dus à d’autres sources d’humidité ;
  • Un conseil d’administration composé des parties prenantes principales a été mis sur pied pour entamer des discussions sur l’enlèvement de nouvelles constructions inappropriées ;
  • Un cadre stratégique et un plan d’action ont été élaborés ;
  • Les limites de la zone tampon ont été définies et sont en attente d’approbation par le gouvernement avant d’être soumises au Centre du patrimoine mondial.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2015

L’État partie a répondu à plusieurs demandes de la décision 38 COM 7A.1 du Comité du patrimoine mondial et a communiqué des informations sur la protection du bien. Le rapport de l’État partie fournit un aperçu du cadre stratégique et du plan d’action qui comprennent :

  • La création d’un conseil d’administration composé de représentants des ministères compétents et des principales parties prenantes (achevé) ;
  • L’établissement d’une équipe de conservation pour commencer le processus de conservation des vestiges archéologiques ;
  • L’établissement d’une équipe archéologique pour entreprendre les relevés de condition ;
  • L’élaboration d’un programme de travaux de conservation à court et long termes ;
  • L’établissement d’une équipe d’ingénierie pour entreprendre la documentation et le suivi des matériaux de construction, des fondations et de la nappe phréatique du bien ;
  • L’achèvement de la stabilisation des sols, des travaux de fondation, et la remise en état des routes qui mènent au site.

Ce large aperçu ne donne pas l’ensemble des détails sur la manière dont le plan sera réalisé ni sur la date de début des travaux. Il est recommandé que le Comité demande à l’État partie de soumettre des informations précises et des plans au Centre du patrimoine mondial avant le début des travaux.

On doit souligner le fait que le plan de conservation envisagé dans le projet mis en œuvre par le Centre du patrimoine mondial et financé par le « Fonds Culturel Arts et Ouvrages » (FCAO), qui n’a pas encore été lancé, devrait être révisé pour éviter tout chevauchement avec les activités entreprises par l’État partie.

L’État partie n’a pas fourni d’informations sur :

  • Les avancées du projet de surveillance de la nappe phréatique ;
  • L’élaboration du plan de gestion, en consultation avec les parties prenantes concernées, qui répondrait aux menaces de manière complète et intégrée, et comprendrait la recherche, la mise en valeur et l’interprétation, le rôle des parties prenantes, la dotation en personnel, le parrainage, les installations destinées aux visiteurs, l’accès, etc. ;
  • L’impact sur les structures dû aux vibrations du sol et à d’autres formes de dégâts probables qui résulteraient de l’utilisation de lourds engins de terrassement ;
  • La description de toutes les interventions de restauration en cours ou prévues sur le bien, particulièrement celle de la Grande Basilique et la stratégie d’enfouissement, y compris l’anastylose inappropriée indiquée par l’État partie en 2014, et les actions de remédiation annoncées pour son enlèvement et « remplacement » ;
  • La préparation d’un plan de conservation définissant les objectifs à court, moyen et long termes et établissant des paramètres techniques (matériaux, techniques, etc.).

Bien que l’État partie ait effectué des avancées pour prendre en compte les préoccupations du Comité du patrimoine mondial et y répondre, la mise en œuvre de mesures d’urgence est toujours nécessaire pour garantir la protection et la conservation continue du bien. Par conséquent, il est recommandé que le Comité demande à l’État partie de mettre en œuvre toutes les mesures adaptées mentionnées dans les rapports de mission et les décisions du Comité précédents.

Par conséquent, il est considéré que l’État souhaité de conservation en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) n’a pas encore été pleinement atteint et que, bien que l’État partie ait fait des efforts louables, les mesures correctives doivent toujours être intégralement mises en œuvre.

Décisions adoptées par le Comité en 2015
39 COM 7A.24
Abou Mena (Égypte) (C 90)
Le Comité du patrimoine mondial,
  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 38 COM 7A.1, adoptée à sa 38e session (Doha, 2014),
  3. Félicite l’État partie pour ses efforts en faveur de la mise en œuvre de mesures pour le bien et l’encourage à soutenir ces efforts pour protéger et conserver le bien et sa zone tampon ;
  4. Prie instamment l’État partie de poursuivre la mise en œuvre des mesures correctives en accordant une attention particulière aux points suivants :
    1. Entreprendre des relevés de condition précis pour identifier les interventions prioritaires et garantir la stabilisation des vestiges archéologiques,
    2. Continuer à surveiller la nappe phréatique et mettre en œuvre le projet qui la concerne,
    3. Élaborer un plan de conservation établissant des objectifs à court, moyen et long termes et des paramètres techniques,
    4. Faire en sorte que le conseil d’administration entame des discussions avec les communautés afin d’élaborer un programme d’enlèvement des nouvelles constructions inappropriées et la création d’équipements de culte religieux dans des zones situées hors des limites du bien et de sa zone tampon ;
  5. Demande à l’État partie d’élaborer le plan de gestion, d’établir un cadre règlementaire clair, d’identifier les stratégies et actions (avec des échéanciers précis, les coûts et les responsabilités pour la mise en œuvre) des principaux aspects qui concernent le bien, comme la recherche, la mise en valeur et l’interprétation, le rôle des parties prenantes, lela dotation en personnel, le parrainage, les installations destinées aux visiteurs, l’accès. Le Plan devrait être soumis dès que possible au Centre du patrimoine mondial pour examen ;
  6. Demande également à l’État partie de soumettre dès que possible les modifications apportées aux limites du bien et de la zone tampon, conformément aux paragraphes 163 à 165 des Orientations, pour examen par le Comité du patrimoine mondial ;
  7. Demande en outre à l’État partie de soumettre, conformément au paragraphe 172 des Orientations, des précisions sur toutes les interventions de restauration en cours ou prévues pour le bien, particulièrement celles de la Grande Basilique, et la stratégie d’enfouissement, pour examen avant mise en œuvre, y compris les évaluations d’impact sur le patrimoine (EIP) ;
  8. Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016 ;
  9. Décide de maintenir Abou Mena (Égypte) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
39 COM 8C.2
Mise à jour de la Liste du patrimoine mondial en péril

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-15/39.COM/7A et WHC-15/39.COM/7A.Add),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :
  • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 39 COM 7A.38)
  • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 39 COM 7A.39)
  • Belize, Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize (décision 39 COM 7A.18)
  • Bolivie (État plurinational de), Ville de Potosi (décision 39 COM 7A.44)
  • Chili, Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (décision 39 COM 7A.45)
  • Côte d'Ivoire, Parc national de la Comoé (décision 39 COM 7A.2)
  • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 39 COM 7A.3)
  • Égypte, Abou Mena (décision 39 COM 7A.24)
  • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 39 COM 7A.17)
  • Éthiopie, Parc national du Simien (décision 39 COM 7A.10)
  • Géorgie, Cathédrale de Bagrati et monastère de Ghélati (décision 39 COM 7A.40)
  • Géorgie, Monuments historiques de Mtskheta (décision 39 COM 7A.41)
  • Honduras, Réserve de la Biosphère Río Plátano (décision 39 COM 7A.20)
  • Îles Salomon, Rennell Est (décision 39 COM 7A.16)
  • Indonésie, Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (décision 39 COM 7A.15)
  • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 39 COM 7A.2)
  • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision 39 COM 7A.25)
  • Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (site proposé par la Jordanie) (décision 39 COM 7A.27)
  • Madagascar, Forêts humides de l’Atsinanana (décision 39 COM 7A.11)
  • Mali, Tombouctou (décision 39 COM 7A.21)
  • Mali, Tombeau des Askia (décision 39 COM 7A.22)
  • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 39 COM 7A.12)
  • Palestine, Lieu de naissance de Jésus : l’église de la Nativité et la route de pèlerinage, Bethléem (décision 39 COM 7A.28)
  • Palestine, Palestine : pays d’olives et de vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (décision 39 COM 7A.29)
  • Panama, Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo – San Lorenzo (décision 39 COM 7A.46)
  • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 39 COM 7A.47)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Damas (décision 39 COM 7A.30)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Bosra (décision 39 COM 7A.31)
  • République arabe syrienne, Site de Palmyre (décision 39 COM 7A.32)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville d'Alep (décision 39 COM 7A.33)
  • République arabe syrienne, Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din (décision 39 COM 7A.34)
  • République arabe syrienne, Villages antiques du Nord de la Syrie (décision 39 COM 7A.35)
  • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St Floris (décision 39 COM 7A.1)
  • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 39 COM 7A.4)
  • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 39 COM 7A.5)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 39 COM 7A.6)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision 39 COM 7A.7)
  • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 39 COM 7A.8)
  • République-Unie de Tanzanie, Réserve de gibier de Selous (décision 39 COM 7A.95)
  • Sénégal, Parc national du Niokolo-Koba (décision 39 COM 7A.13)
  • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 39 COM 7A.42)
  • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 39 COM 7A.23)
  • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Liverpool – Port marchand (décision 39 COM 7A.43)
  • Venezuela, Coro et son port (décision 39 COM 7A.48)
  • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 39 COM 7A.37)
Projet de décision : 39 COM 7A.24

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 38 COM 7A.1, adoptée à sa 38e session (Doha, 2014),
  3. Félicite l’État partie pour ses efforts en faveur de la mise en œuvre de mesures pour le bien et l’encourage à soutenir ces efforts pour protéger et conserver le bien et sa zone tampon ;
  4. Prie instamment l’État partie de poursuivre la mise en œuvre des mesures correctives en accordant une attention particulière aux points suivants :
    1. Entreprendre des relevés de condition précis pour identifier les interventions prioritaires et garantir la stabilisation des vestiges archéologiques,
    2. Continuer à surveiller la nappe phréatique et mettre en œuvre le projet qui la concerne,
    3. Élaborer un plan de conservation établissant des objectifs à court, moyen et long termes et des paramètres techniques,
    4. Faire en sorte que le conseil d’administration entame des discussions avec les communautés afin d’élaborer un programme d’enlèvement des nouvelles constructions inappropriées et la création d’équipements de culte religieux dans des zones situées hors des limites du bien et de sa zone tampon ;
  5. Demande à l’État partie d’élaborer le plan de gestion, d’établir un cadre règlementaire clair, d’identifier les stratégies et actions (avec des échéanciers précis, les coûts et les responsabilités pour la mise en œuvre) des principaux aspects qui concernent le bien, comme la recherche, la mise en valeur et l’interprétation, le rôle des parties prenantes, lela dotation en personnel, le parrainage, les installations destinées aux visiteurs, l’accès. Le Plan devrait être soumis dès que possible au Centre du patrimoine mondial pour examen ;
  6. Demande également à l’État partie de soumettre dès que possible les modifications apportées aux limites du bien et de la zone tampon, conformément aux paragraphes 163 à 165 des Orientations, pour examen par le Comité du patrimoine mondial ;
  7. Demande en outre à l’État partie de soumettre, conformément au paragraphe 172 des Orientations, des précisions sur toutes les interventions de restauration en cours ou prévues pour le bien, particulièrement celles de la Grande Basilique, et la stratégie d’enfouissement, pour examen avant mise en œuvre, y compris les évaluations d’impact sur le patrimoine (EIP) ;
  8. Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016 ;
  9. Décide de maintenir Abou Mena (Égypte) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
Année du rapport : 2015
Égypte
Date d'inscription : 1979
Catégorie : Culturel
Critères : (iv)
Liste en péril (dates) : 2001-présent
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2015) .pdf
arrow_circle_right 39COM (2015)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


top