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Minaret et vestiges archéologiques de Djam

Afghanistan
Facteurs affectant le bien en 2011*
  • Activités de recherche / de suivi à fort impact
  • Activités illégales
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Troubles civils
  • Autres menaces :

    Inclinaison du minaret

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Instabilité politique 
  • Inclinaison du minaret 
  • Absence de plan de gestion 
  • Fouilles illégales et pillage
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Voir la décision du Comité 26 COM 23.3

Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

Voir la décision du Comité 31COM 7A.20

Mesures correctives pour le bien

Voir la décision du Comité 31 COM 7A.20 

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives
Un minimum de quatre ans a été convenu en 2007, c'est-à-dire jusqu'en 2011
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2011

Montant total accordé au bien : 845 000 dollars EU fournis par le gouvernement italien et 138 000 dollars EU par le gouvernement suisse. 

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2011
Demandes approuvées : 1 (de 2002-2002)
Montant total approuvé : 20 000 dollars E.U.
2002 Training for national and local authorities in the ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2011**

Bien qu’aucune mission de suivi réactif à proprement parler n’ait eu lieu, plusieurs missions d'experts de l’UNESCO ont été envoyées tous les ans entre 2002 et 2006 pour la mise en œuvre des projets opérationnels en faveur du bien. Néanmoins, depuis 2007, aucune mission d'experts de l'UNESCO n’a été effectuée sur le bien, en raison de la détérioration de la situation et des restrictions de sécurité de l'ONU.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2011

Comme demandé par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session (décision 34 COM 7A.20), l’État partie a soumis au Centre du patrimoine mondial un projet de déclaration de valeur universelle exceptionnelle le 8 février 2011. Toutefois, aucun rapport d’avancement sur la mise en oeuvre des mesures correctives par l’État partie n’avait été soumis jusqu’au 12 mai 2011.

En raison de la situation instable de la sécurité en Afghanistan, aucune mission d’experts internationaux de l’UNESCO n’a pu être envoyée sur le bien pour suivre les projets de fonds-en dépôt UNESCO/Italie et Suisse de 2007 à 2009. C’est pourquoi le Centre du patrimoine mondial a identifié un partenaire afghan, l’Afghan Land Consulting Organisation (ALCO), pour reprendre et mettre en oeuvre les activités sur site en 2010, lors du premier travail de terrain entrepris par l’UNESCO sur le bien depuis trois ans.

En ce qui concerne les mesures correctives identifiées par le Comité du patrimoine mondial, les progrès suivants ont été notés :

a) Identification des limites du bien et de sa zone tampon

Financée par l’accord sur le fonds-en-dépôt UNESCO/Suisse, l’ALCO a effectué une mission de trois semaines à Djam en mai 2010. Accompagnée par deux fonctionnaires afghans du ministère de l’Information et de la Culture (ci-après dénommé MoIC), cette mission avait pour but de déterminer clairement les délimitations du bien et de rassembler une documentation technique sur le minaret. Le succès de cette mission a permis d’établir un plan topographique du bien et de fournir, en outre, une documentation complète en 3D sur le minaret et ses détails géométriques. Une session de formation in situ avait aussi été organisée simultanément à l’intention des deux fonctionnaires accompagnateurs pour les préparer à la poursuite des travaux. Le plan topographique va maintenant permettre aux autorités afghanes compétentes de définir précisément les limites du bien du patrimoine mondial et de sa zone tampon.

b) Consolidation et conservation à long terme du monument, sécurisation du site et renforcement des capacités du personnel du ministère de l’Information et de la Culture

Conformément au plan de travail révisé du projet de fonds-en-dépôt UNESCO/Italie, approuvé par le gouvernement italien le 16 avril 2010, le Centre du patrimoine mondial a envisagé d’effectuer quelques travaux de préservation sur site à Djam. Néanmoins, en raison de circonstances diverses, certaines activités comme le remplacement des éléments en bois à l’intérieur du minaret et les études géophysiques ont été reportées jusqu’en 2011.

En outre, en suivant une recommandation découlant de la deuxième réunion du groupe d’experts à Rome en 2008, le Centre du patrimoine mondial a fait de son mieux pour instaurer la coopération avec les Carabinieri Tutela Patrimonio Culturale italiens au travers d’une consultation mutuelle. Le but était d’organiser des programmes de formation pour renforcer la sécurité du site conformément aux « mesures correctives » telles que définies par le Comité du patrimoine mondial. De ce fait, il a été convenu d’améliorer les conditions de sécurité du site vis-à-vis du pillage et du vandalisme en organisant un atelier de formation de deux semaines à Kaboul. 

En conséquence, le Centre du patrimoine mondial prévoit de mettre en œuvre durant 2011 le programme suivant :

i) travaux de conservation, y compris remplacement des éléments internes du minaret qui sont en bois ;

ii) un programme de formation pour renforcer le développement des capacités en matière de conservation :

· formation de gardes et de personnel du MoIC en sécurité sur site;

· formation sur l’utilisation de matériels de mesure par des experts/fonctionnaires afghans du MoIC afin qu’ils puissent effectuer, d’une manière indépendante, le suivi futur de l’inclinaison du minaret ;

iii) élaboration d’un plan de conservation à long terme pour le minaret de Djam.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2011

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives reconnaissent que l’État partie s’est efforcé de coopérer en entreprenant la mission avec l’ALCO qui a conduit à l’identification claire des délimitations du bien. En outre, ils notent le maintien du soutien technique et financier et de l’engagement de la communauté internationale, notamment de l’Italie et de la Suisse, pour atteindre l’état de conservation souhaité du bien. Toutefois, ils regrettent qu’aucune information supplémentaire n’ait été mise à disposition en ce qui concerne les progrès de la mise en œuvre de l’ensemble des mesures correctives mentionnées ci-dessus. Ils regrettent également l’absence d’un véritable système de gestion du site, les carences en capacités au sein du MoIC et la non-soumission d’un rapport sur l’état de conservation par l’État partie. 

Décisions adoptées par le Comité en 2011
35 COM 7A.24
Minaret et vestiges archéologiques de Djam (Afghanistan) (C 211 rev)

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-11/35.COM/7A.Add,

2. Rappelant les décisions 33 COM 7A.20 et 34 COM 7A.20 adoptées respectivement à ses 33e (Séville, 2009) et 34e (Brasilia, 2010) sessions,

3. Prend note du projet de déclaration de valeur universelle exceptionnelle soumis par l'État partie, comme demandé par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session (Brasilia, 2010);

4. Regrette que l'État partie n'ait pas soumis un rapport sur l'état de conservation, comme demandé par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session (Brasilia, 2010);

5. Réitère sa demande à l'État partie de poursuivre ses efforts en faveur de la mise en oeuvre des mesures correctives adoptées à sa 31e session (Christchurch, 2007);

6. Invite la communauté internationale, en coopération avec le Centre du patrimoine mondial, à maintenir son soutien technique et financier dans l'optique de mettre en oeuvre toutes les mesures correctives convenues et, en particulier, les priorités identifiées dans les recommandations de la réunion du groupe d'experts tenue à Rome (juin 2008), y compris le renforcement des capacités nationales pour atteindre l'état de conservation souhaité pour le bien;

7. Demande à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2012, un rapport sur l'état de conservation du bien, sur la mise en oeuvre des mesures correctives et sur les progrès réalisés dans l'élaboration d'un véritable système de gestion du bien, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 36e session en 2012;

8. Décide de maintenir le Minaret et vestiges archéologiques de Djam (Afghanistan) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

35 COM 8C.2
Établissement de la Liste du patrimoine mondial en péril (biens maintenus)

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Faisant suite à l'examen des rapports sur l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-11/35.COM/7A, WHC-11/35.COM/7A.Add, et WHC-11/35.COM/7A.Add.Corr),

2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :

  • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam  (décision 35 COM 7A.24)
  • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan  (décision 35 COM 7A.25)
  • Belize, Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize (décision 35 COM 7A.15)
  • Chili, Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura  (décision 35 COM 7A.32)
  • Colombie, Parc national de Los Katios (décision 35 COM 7A.16)
  • Côte d'Ivoire, Parc national de la Comoé  (décision 35 COM 7A.2)
  • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba  (décision 35 COM 7A.3)
  • Égypte, Abou Mena  (décision 35 COM 7A.19)
  • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 35 COM 7A.14)
  • Ethiopie, Parc national du Simien  (décision 35 COM 7A.9)
  • Géorgie, Cathédrale de Bagrati et monastère de Ghélati (décision 35 COM 7A.29)
  • Géorgie, Monuments historiques de Mtskheta (décision 35 COM 7A.30)
  • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat)  (décision 35 COM 7A.20)
  • Iraq, Ville archéologique de Samarra  (décision 35 COM 7A.21)
  • Jérusalem, Vieille ville de Jérusalem et ses remparts  (décision 35 COM 7A.22)
  • Madagascar, Forêts humides de l'Atsinanana (décision 35 COM 7A.10)
  • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré  (décision 35 COM 7A.11)
  • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 35 COM 7A.17)
  • Pakistan, Fort et jardins de Shalimar à Lahore  (décision 35 COM 7A.27)
  • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan  (décision 35 COM 7A.33)
  • Philippines, Rizières en terrasses des cordillères des Philippines  (décision 35 COM 7A.28)
  • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St. Floris  (décision 35 COM 7A.1)
  • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga  (décision 35 COM 7A.4)
  • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega  (décision 35 COM 7A.5)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba  (décision 35 COM 7A.6)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga  (décision 35 COM 7A.7)
  • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis  (décision 35 COM 7A.8)
  • République islamique d'Iran, Bam et son paysage culturel (décision 35 COM 7A.26)
  • République-Unie de Tanzanie, Ruines de Kilwa Kisiwani et de Songo Mnara (décision 35 COM 7A.18)
  • Sénégal, Niokolo-Koba  (décision 35 COM 7A.12)
  • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 35 COM 7A.31)
  • Venezuela, Coro et son port  (décision 35 COM 7A.34)
  • Yémen, Ville historique de Zabid  (décision 35 COM 7A.23)
35 COM 8E
Adoption des Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le Document WHC-11/35.COM/8E,

2. Adopte les Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle, telles que présentées dans l'Annexe I du document WHC-11/35.COM/8E, pour les biens du patrimoine mondial suivants :

  • Afghanistan: Minaret et vestiges archéologiques de Djam; Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan;
  • Afrique du Sud: Parc de la zone humide d'iSimangaliso; Robben Island; Paysage culturel de Mapungubwe; Aires protégées de la Région florale du Cap; Dôme de Vredefort;
  • Allemagne: Vallée du Haut-Rhin moyen;
  • Bahreïn: Qal'at al-Bahreïn - ancien port et capitale de Dilmoun;
  • Bénin: Palais royaux d'Abomey;
  • Botswana: Tsodilo;
  • Cameroun: Réserve de faune du Dja;
  • Chine: Aires protégées des trois fleuves parallèles au Yunnan;
  • Inde: Sanctuaire de faune de Manas;
  • Kenya: Parcs nationaux du lac Turkana; Vieille ville de Lamu;
  • Malawi: Art rupestre de Chongoni;
  • Mali: Villes anciennes de Djenné;
  • Ouganda: Forêt impénétrable de Bwindi; Monts Rwenzori;
  • Pakistan: Fort et jardins de Shalimar à Lahore;
  • Pérou: Zone archéologique de Chan Chan;
  • Philippines: Rizières en terrasses des cordillères des Philippines;
  • République centrafricaine: Parc national du Manovo-Gounda St Floris;
  • République-unie de Tanzanie: Ruines de Kilwa Kisiwani et de Songo Mnara;
  • Sénégal: Île de Saint-Louis;
  • Togo: Koutammakou, le pays des Batammariba;
  • Turquie: Zones historiques d'Istanbul;
  • Yémen: Ancienne ville de Shibam et son mur d'enceinte; Vieille ville de Sana'a;
  • Zimbabwe: Parc national de Mana Pools, aires de safari Sapi et Chewore;

3. Décide que les déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle des biens du patrimoine mondial en péril seront passées en revue en priorité;

4. Décide également que, compte tenu du grand nombre de déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle à examiner, l'ordre dans lequel elles seront passées en revue suivra le deuxième cycle de soumission de Rapports périodiques, tel que:

  • biens du patrimoine mondial dans les États arabes;
  • biens du patrimoine mondial en Afrique;
  • biens du patrimoine mondial en Asie et Pacifique;
  • biens du patrimoine mondial en Amérique latine et aux Caraïbes;
  • biens du patrimoine mondial en Europe et Amérique du Nord.
Projet de décision: 35 COM 7A.24

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-11/35.COM/7A.Add,

2. Rappelant les décisions 33 COM 7A.20 et 34 COM 7A.20 adoptées respectivement à ses 33e (Séville, 2009) et 34e (Brasilia, 2010) sessions,

3. Prend note du projet de déclaration de valeur universelle exceptionnelle soumis par l’État partie, comme demandé par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session (Brasilia, 2010) ;

4. Regrette que l’État partie n’ait pas soumis un rapport sur l’état de conservation, comme demandé par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session (Brasilia, 2010) ;

5. Réitère sa demande à l’État partie de poursuivre ses efforts en faveur de la mise en oeuvre des mesures correctives adoptées à sa 31e session (Christchurch, 2007) ;

6. Invite la communauté internationale, en coopération avec le Centre du patrimoine mondial, à maintenir son soutien technique et financier dans l’optique de mettre en oeuvre toutes les mesures correctives convenues et, en particulier, les priorités identifiées dans les recommandations de la réunion du groupe d’experts tenue à Rome (juin 2008), y compris le renforcement des capacités nationales pour atteindre l’état de conservation souhaité pour le bien ;

7. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2012, un rapport sur l’état de conservation du bien, sur la mise en oeuvre des mesures correctives et sur les progrès réalisés dans l’élaboration d’un véritable système de gestion du bien, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 36e session en 2012 ; 

8. Décide de maintenir le Minaret et vestiges archéologiques de Djam (Afghanistan) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Année du rapport : 2011
Afghanistan
Date d'inscription : 2002
Catégorie : Culturel
Critères : (ii)(iii)(iv)
Liste en péril (dates) : 2002-présent
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 35COM (2011)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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