1.         Minaret et vestiges archéologiques de Djam (Afghanistan) (C 211rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2002

Critères  (ii)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2002-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Voir la décision du Comité 26 COM 23.3

État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

Voir la décision du Comité 31COM 7A.20

Mesures correctives identifiées

Voir la décision du Comité 31 COM 7A.20 

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

Un minimum de quatre ans a été convenu en 2007, c'est-à-dire jusqu'en 2011

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/211/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2002-2002)
Montant total approuvé : 20 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/211/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien : 845 000 dollars EU fournis par le gouvernement italien et 138 000 dollars EU par le gouvernement suisse. 

Missions de suivi antérieures

Bien qu’aucune mission de suivi réactif à proprement parler n’ait eu lieu, plusieurs missions d'experts de l’UNESCO ont été envoyées tous les ans entre 2002 et 2006 pour la mise en œuvre des projets opérationnels en faveur du bien. Néanmoins, depuis 2007, aucune mission d'experts de l'UNESCO n’a été effectuée sur le bien, en raison de la détérioration de la situation et des restrictions de sécurité de l'ONU.

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/211/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2011

Comme demandé par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session (décision 34 COM 7A.20), l’État partie a soumis au Centre du patrimoine mondial un projet de déclaration de valeur universelle exceptionnelle le 8 février 2011. Toutefois, aucun rapport d’avancement sur la mise en oeuvre des mesures correctives par l’État partie n’avait été soumis jusqu’au 12 mai 2011.

En raison de la situation instable de la sécurité en Afghanistan, aucune mission d’experts internationaux de l’UNESCO n’a pu être envoyée sur le bien pour suivre les projets de fonds-en dépôt UNESCO/Italie et Suisse de 2007 à 2009. C’est pourquoi le Centre du patrimoine mondial a identifié un partenaire afghan, l’Afghan Land Consulting Organisation (ALCO), pour reprendre et mettre en oeuvre les activités sur site en 2010, lors du premier travail de terrain entrepris par l’UNESCO sur le bien depuis trois ans.

En ce qui concerne les mesures correctives identifiées par le Comité du patrimoine mondial, les progrès suivants ont été notés :

a) Identification des limites du bien et de sa zone tampon

Financée par l’accord sur le fonds-en-dépôt UNESCO/Suisse, l’ALCO a effectué une mission de trois semaines à Djam en mai 2010. Accompagnée par deux fonctionnaires afghans du ministère de l’Information et de la Culture (ci-après dénommé MoIC), cette mission avait pour but de déterminer clairement les délimitations du bien et de rassembler une documentation technique sur le minaret. Le succès de cette mission a permis d’établir un plan topographique du bien et de fournir, en outre, une documentation complète en 3D sur le minaret et ses détails géométriques. Une session de formation in situ avait aussi été organisée simultanément à l’intention des deux fonctionnaires accompagnateurs pour les préparer à la poursuite des travaux. Le plan topographique va maintenant permettre aux autorités afghanes compétentes de définir précisément les limites du bien du patrimoine mondial et de sa zone tampon.

b) Consolidation et conservation à long terme du monument, sécurisation du site et renforcement des capacités du personnel du ministère de l’Information et de la Culture

Conformément au plan de travail révisé du projet de fonds-en-dépôt UNESCO/Italie, approuvé par le gouvernement italien le 16 avril 2010, le Centre du patrimoine mondial a envisagé d’effectuer quelques travaux de préservation sur site à Djam. Néanmoins, en raison de circonstances diverses, certaines activités comme le remplacement des éléments en bois à l’intérieur du minaret et les études géophysiques ont été reportées jusqu’en 2011.

En outre, en suivant une recommandation découlant de la deuxième réunion du groupe d’experts à Rome en 2008, le Centre du patrimoine mondial a fait de son mieux pour instaurer la coopération avec les Carabinieri Tutela Patrimonio Culturale italiens au travers d’une consultation mutuelle. Le but était d’organiser des programmes de formation pour renforcer la sécurité du site conformément aux « mesures correctives » telles que définies par le Comité du patrimoine mondial. De ce fait, il a été convenu d’améliorer les conditions de sécurité du site vis-à-vis du pillage et du vandalisme en organisant un atelier de formation de deux semaines à Kaboul. 

En conséquence, le Centre du patrimoine mondial prévoit de mettre en œuvre durant 2011 le programme suivant :

i) travaux de conservation, y compris remplacement des éléments internes du minaret qui sont en bois ;

ii) un programme de formation pour renforcer le développement des capacités en matière de conservation :

· formation de gardes et de personnel du MoIC en sécurité sur site;

· formation sur l’utilisation de matériels de mesure par des experts/fonctionnaires afghans du MoIC afin qu’ils puissent effectuer, d’une manière indépendante, le suivi futur de l’inclinaison du minaret ;

iii) élaboration d’un plan de conservation à long terme pour le minaret de Djam.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives reconnaissent que l’État partie s’est efforcé de coopérer en entreprenant la mission avec l’ALCO qui a conduit à l’identification claire des délimitations du bien. En outre, ils notent le maintien du soutien technique et financier et de l’engagement de la communauté internationale, notamment de l’Italie et de la Suisse, pour atteindre l’état de conservation souhaité du bien. Toutefois, ils regrettent qu’aucune information supplémentaire n’ait été mise à disposition en ce qui concerne les progrès de la mise en œuvre de l’ensemble des mesures correctives mentionnées ci-dessus. Ils regrettent également l’absence d’un véritable système de gestion du site, les carences en capacités au sein du MoIC et la non-soumission d’un rapport sur l’état de conservation par l’État partie. 

Décision adoptée: 35 COM 7A.24

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-11/35.COM/7A.Add,

2. Rappelant les décisions 33 COM 7A.20 et 34 COM 7A.20 adoptées respectivement à ses 33e (Séville, 2009) et 34e (Brasilia, 2010) sessions,

3. Prend note du projet de déclaration de valeur universelle exceptionnelle soumis par l'État partie, comme demandé par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session (Brasilia, 2010);

4. Regrette que l'État partie n'ait pas soumis un rapport sur l'état de conservation, comme demandé par le Comité du patrimoine mondial à sa 34e session (Brasilia, 2010);

5. Réitère sa demande à l'État partie de poursuivre ses efforts en faveur de la mise en oeuvre des mesures correctives adoptées à sa 31e session (Christchurch, 2007);

6. Invite la communauté internationale, en coopération avec le Centre du patrimoine mondial, à maintenir son soutien technique et financier dans l'optique de mettre en oeuvre toutes les mesures correctives convenues et, en particulier, les priorités identifiées dans les recommandations de la réunion du groupe d'experts tenue à Rome (juin 2008), y compris le renforcement des capacités nationales pour atteindre l'état de conservation souhaité pour le bien;

7. Demande à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2012, un rapport sur l'état de conservation du bien, sur la mise en oeuvre des mesures correctives et sur les progrès réalisés dans l'élaboration d'un véritable système de gestion du bien, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 36e session en 2012;

8. Décide de maintenir le Minaret et vestiges archéologiques de Djam (Afghanistan) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 35 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Faisant suite à l'examen des rapports sur l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-11/35.COM/7A, WHC-11/35.COM/7A.Add, et WHC-11/35.COM/7A.Add.Corr),

2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :

Décision adoptée: 35 COM 8E

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le Document WHC-11/35.COM/8E,

2. Adopte les Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle, telles que présentées dans l'Annexe I du document WHC-11/35.COM/8E, pour les biens du patrimoine mondial suivants :

3. Décide que les déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle des biens du patrimoine mondial en péril seront passées en revue en priorité;

4. Décide également que, compte tenu du grand nombre de déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle à examiner, l'ordre dans lequel elles seront passées en revue suivra le deuxième cycle de soumission de Rapports périodiques, tel que: