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Baie d'Ha-Long

Viet Nam
Facteurs affectant le bien en 2000*
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Infrastructures de transport de surface
  • Infrastructures de transport maritime
  • Autres menaces :

    Risques liés au fait de traiter les impacts environnementaux de différents projets en négligeant le suivi des impacts cumulatifs de l'aménagement d'ensemble de la ville d'Ha-Long et d'autres secteurs entourant l'aire de patrimoine mondial

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Nouveau port devant être construit dans la baie
  • Licence pour un vaste hôtel flottant sur le site 
  • Divers projets de développement
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2000
Demandes approuvées : 4 (de 1996-2000)
Montant total approuvé : 67 615 dollars E.U.
2000 Workshop for Strengthening the Capacity of Ha Long Bay ... (Approuvé)   14 508 dollars E.U.
1998 Geomorphology Study of the Ha Long Bay World Heritage ... (Approuvé)   8 857 dollars E.U.
1997 Support to the Management Department of Ha Long Bay, ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1996 Management Planning for Sustainable Tourism at Ha Long ... (Approuvé)   24 250 dollars E.U.
Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 2000

Précédents débats :
Vingt-troisième session du Comité – Paragraphe X.28 et l'Annexe VIII.
Vingt-troisième session ordinaire du Bureau – chapitre IV.45

Nouvelles informations : L'UICN a soumis un rapport détaillé sur l'état de conservation de ce site, à la suite d'une mission sur le terrain en février 2000. D'une manière générale, la qualité de la gestion s'est améliorée depuis l'inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial. Toutefois, plusieurs menaces affectent toujours le site du patrimoine mondial, notamment :

Les détritus - Les plages, chemins touristiques et sentiers sont jonchés de détritus, comme la surface de la baie ;

La pêche - C'est l'une des plus importantes industries de la région. Le niveau de prise a cependant beaucoup diminué, ce qui témoigne d'un possible déclin de productivité ;

Le ramassage de coraux et de spéléothèmes pour l'industrie des souvenirs pour touristes et de plantes pour l'industrie du jardinage. Ce problème a été limité mais existe toujours. Le problème essentiel reste celui de la pauvreté relative de la communauté des pêcheurs ;

Les dépôts de déchets solides dans la baie – Des déchets pierreux, du charbon, de la vase et d'autres matériaux encombrent la baie à la suite d'activités d'aménagement sur le rivage ;

L'introduction de déchets organiques ou d'éléments nutritifs – Il y a un problème de déchargement de déchets organiques humains provenant des zones urbaines en expansion rapide. S'y ajoute le problème plus sérieux du déversement possible de nitrates, phosphates et autres éléments nutritifs provenant de pratiques agricoles et industrielles effectuées dans la zone du bassin versant ;

Le déversement de l'eau des ballasts ou de sédiments provenant des navires - Il est demandé aux navires d'effectuer tout déchargement en dehors de la baie mais on ne sait pas dans quelle mesure cette réglementation est effectivement appliquée. C'est un problème potentiel très sérieux pour le corail et autres biotes marins ; et

Le déversement d'hydrocarbures et autres substances nocives provenant des navires - Ce risque est maintenant beaucoup plus limité mais des plans d'urgence doivent être en place en permanence.

Les recommandations essentielles de l'UICN incluent les points suivants :

  • Le département de gestion de la Baie d'Ha-Long doit être félicité pour les progrès réalisés dans l'amélioration permanente de la qualité de l'environnement de l'aire de patrimoine mondial ;
  • Le département de gestion devrait réétudier et améliorer sa politique générale et ses pratiques en matière de lutte contre les déchets ;
  • Le gouvernement devrait : (a) formuler une politique éducative afin de réduire le dépôt de déchets dans la baie ; et formuler une législation et renforcer les pratiques d'application permettant le contrôle de la qualité de l'eau des ballasts et leur déversement dans tous les ports ; et
  • Le gouvernement provincial, conjointement avec le département de gestion, devrait :
  • Favoriser la mise en place d'une industrie d'aquaculture, qui appartiendrait à des propriétaires locaux et pourrait être contrôlée localement ;
  • Poursuivre les efforts pour réduire le ramassage illicite du corail, des spéléothèmes et des plantes ;
  • Renforcer le contrôle effectif du déversement de l'eau des ballasts ;
  • S'assurer de la disponibilité d'équipement adapté et de personnel qualifié pour empêcher et traiter tout déversement accidentel d'eau ; et
  • Instituer un programme de suivi et d'évaluation de l'environnement marin, concernant en particulier : (a) le dépôt de vase et autres résidus solides dans la baie ; et (b) la qualité de l'eau, en se souciant notamment de la pollution par des matières organiques et des nutriments. L'UICN se félicite des efforts de l'Etat partie pour améliorer la gestion de ce site. Elle convient avec l'Etat partie que le développement intégré de la région entourant la Baie d'Ha-Long est une condition essentielle à la protection des valeurs naturelles de ce site. Le Bureau de l'UICN au Viet Nam continue de travailler avec l'Etat partie pour traiter cette question.

En février 2000, le Président a approuvé l'octroi d'une somme de 14.508 dollars pour organiser une table ronde de bailleurs de fonds afin de concevoir des projets destinés à renforcer les capacités du département de gestion de la Baie d'Ha-Long. Le Directeur du Centre, pendant sa visite au Viet Nam, a été informé du fait que plusieurs bailleurs de fonds, dont le PNUD et la Banque mondiale, coopéraient avec les Bureaux de l'UNESCO et de l'UICN à Hanoï, Viet Nam, pour mettre au point des projets et des programmes permettant d'améliorer la conservation de l'aire de patrimoine mondial de la Baie d'Ha-Long.

Action requise
Le Bureau félicite l'Etat partie de ses efforts pour améliorer en permanence cette aire de patrimoine mondial située dans une zone d'activités de développement économique intense. Le Bureau engage l'Etat partie à envisager de mettre en œuvre les recommandations du rapport de l'UICN sur l'état de conservation du site et à coopérer avec le Centre et l'UICN pour négocier avec des bailleurs de fonds afin de lancer des programmes et des projets destinés à améliorer la conservation de l'aire de patrimoine mondial.
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2000

La Commission nationale vietnamienne pour l’UNESCO, par lettre datée du 8 septembre 2000, a soumis un rapport annuel sur la Gestion et la Préservation de l'aire de patrimoine mondial de la Baie d'Ha-Long (1999-2000). L'UICN a étudié ce rapport et a noté un certain nombre de faits nouveaux positifs, notamment :

(i)                   le personnel a été doté de nouveaux effectifs ;

(ii)                 le Plan directeur pour l'aménagement et la conservation de la Baie d'Ha-Long jusqu'en 2020 a été achevé et attend sa ratification par le Premier Ministre ;

(iii)                le cinquième anniversaire de l'inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial a été célébré par un séminaire d'experts nationaux et internationaux financé par un festival public organisé par le Département du Tourisme de Quang Ninh pour sensibiliser l'opinion publique ;

(iv)               un atelier sur la gestion du patrimoine mondial destiné aux directeurs et au personnel administratif des sites vietnamiens proposées et classés au patrimoine mondial s'est tenu dans la ville d'Ha-Long les 20 et 21 juillet 2000 ; et

(v)                 un atelier de sensibilisation à la conservation par un enseignement fondé sur la communauté a pris effet. On se sert régulièrement de programmes télévisés et de documentaires pour sensibiliser l'opinion publique à l'importance mondiale du site. L'étude de faisabilité sur l'écomusée de la Baie d'Ha-Long, financée par le PNUD et réalisée en commun par le Bureau de l’UNESCO au Viet Nam et le Département de gestion de la Baie d'Ha-Long (HLBMD), a été lancée le 1er juillet 2000. Les premières activités comprennent un atelier de constitution d'équipes et la production d'une brochure promotionnelle. Une équipe d'experts internationaux et nationaux dresse une carte des atouts culturels et naturels de l'aire de patrimoine mondial et de son arrière-pays. Le principal apport du projet sera un plan de gestion interprétatif que le HLBMD devra mettre en œuvre. Ce dernier créera, entre autres, des produits interprétatifs visant à créer des emplois locaux, à soutenir les traditions culturelles locales artistiques et artisanales et à sensibiliser l'opinion publique. L'UICN au Viet Nam, la Commission nationale vietnamienne pour l’UNESCO et la Province de Quang Ninh ont organisé en commun un séminaire sur "Le renforcement de la capacité du Département de gestion de la Baie d'Ha-Long" qui s'est tenu à Ha-Long les 19 et 20 juillet. Cet atelier a étudié l'avant-projet établi par l'UICN en consultation avec le gouvernement provincial de Quang Ninh, le Département de gestion de la Baie d'Ha-Long et la Commission nationale vietnamienne pour l’UNESCO. L'avant-projet, après commentaires des participants à l'atelier, est en cours de révision et sera ensuite transmis aux bailleurs de fonds appropriés.

Certains bailleurs de fonds qui assistaient à la réunion continuent d'étudier des possibilités de collaboration avec le HLBMD. Un projet de l'Union européenne au Viet Nam, exécuté par des institutions universitaires belges, prévoit d'utiliser le SIG pour effectuer un relevé de l'utilisation des ressources et serait intéressé par le lancement d'une nouvelle phase du projet ; celle-ci serait centrée sur l'aire de patrimoine mondial et ses environs. Un séminaire sur les activités du projet au Viet Nam, qui comprendra des débats sur des projets potentiels futurs pour l'aire de patrimoine mondial de la Baie d'Ha-Long, est prévu le 14 novembre avec la participation de personnel du Cabinet belge de Coopération pour le Développement.

 Le rapport annuel soumis par l'Etat partie définit également les actions complémentaires suivantes qui ont été soulignées de manière positive par l'UICN :

(i)                   un projet de services de gestion de l'eau doit démarrer et assurer toutes les installations de traitement des eaux usées pour l'ensemble de la Baie d'Ha-Long et de la ville de Cam Pha, ce qui atténuera une importante source de pollution des eaux de la Baie ;

(ii)                 le secteur du port charbonnier de Hong Gai, près d'Ha-Long, a été fermé et va être nettoyé et réaménagé à des fins touristiques et commerciales ;

(iii)                le pont de Bai Chay, une fois terminé, pourrait, selon l'Etat partie, faire cesser les problèmes de pollution causés par les ferries qui traversent la Baie et par les véhicules pénétrant dans les ferries à partir des jetées ;

(iv)               une politique permettant aux pêcheurs locaux de vendre des souvenirs et des rafraîchissements dans l'aire de patrimoine mondial en échange de la collecte des ordures et des déchets flottants donne de bons résultats mais ne résout pas la cause du problème de production des déchets ; et

(v)                 le Département rédige actuellement des propositions de régulation des flux de visiteurs pour renforcer la protection de l'environnement.

Le Président du Comité populaire de la province de Quang Ninh, par lettre du 18 juillet 2000, a demandé à l’UNESCO son avis sur la construction du pont de Bai Chay. Le projet est prévu à un endroit à l'extérieur de l'aire de patrimoine mondial, près de la limite extérieure de la zone tampon du site. L'avis de l’UNESCO a été sollicité pour les négociations du Gouvernement avec des bailleurs de fonds potentiels en vue de financer le projet de construction du pont. L'UICN avait fourni au Centre des commentaires par écrit sur les documents soumis par l'Etat partie à la fin de 1999 sur :

(i)                   le projet d'ingénierie du pont ;

(ii)                 l'évaluation d'impact environnemental (EIE) du projet de construction du pont ; et

(iii)                l'étude environnementale de la Baie d'Ha-Long, mise en œuvre en commun par le Gouvernement vietnamien et la JICA.

A partir des observations et commentaires de l'UICN, la lettre du Directeur au Président du Comité populaire de Quang Ninh a souligné les points suivants :

·         L'EIE de la construction du pont de Bai Chay fournit un bon cadre de mesures palliatives à prendre pour ne pas affecter l'état de conservation du site. Cependant, les assertions selon lesquelles le grand pont aurait un effet positif sur les valeurs paysagères du site ne sont pas justifiables et les principales valeurs paysagères de l'aire dépendent essentiellement des caractéristiques naturelles protégées par l'aire de patrimoine mondial de la BHL ;

·         Les impacts paysagers et visuels de la construction de la route sont préoccupants, comme la vue à partir du site par les routes d'accès, en particulier par celle de Hon Gai qui traverse la zone tampon du site du patrimoine mondial. Selon le rapport de l'EIE, la construction et le fonctionnement du pont seront clairement visibles ;

·         S'agissant de la qualité de l'eau sur le site du patrimoine mondial, elle ne devrait pas être touchée par les effets de l'érosion et des coupes pratiquées pour construire les routes d'accès à condition que les mesures palliatives préconisées dans l'EIE soient mises en œuvre ;

·         Les impacts associés à la construction du pont de Bai Chay sont relativement peu importants dans le contexte du Plan directeur pour le développement d'ensemble de la Baie d'Ha-Long. On doit tenir compte de la nécessité d'aménager et d'industrialiser la Baie de Bai Chay. Les impacts de l'aménagement de l'environnement physique d'Ha-Long peuvent potentiellement avoir des conséquences négatives à long terme sur l'environnement marin et les caractéristiques paysagères de l'aire, y compris sur le site du patrimoine mondial. L'UICN convient avec le rapport de l'EIE de la nécessité d'équilibrer tous les plans d'aménagement proposés pour assurer l'intégrité à long terme du site du patrimoine mondial. En particulier, les projets de construction du port de Cai Lan restent très préoccupants car le fonctionnement futur du port pourrait accroître de manière significative les risques d'accidents et de marées noires dans l'aire de patrimoine mondial ;

·         Le rapport de l'EIE reconnaît le haut degré d'incertitude de la possibilité de mettre effectivement en œuvre ou de faire respecter les mesures palliatives relatives au projet de construction du pont de Bai Chay. Actuellement, la législation sur l'environnement et le processus de l'EIE ne fournissent aucun moyen de vérifier l'application des mesures palliatives relatives à la phase de construction. L'Etat partie doit aborder clairement cette question, en particulier en étudiant les effets cumulatifs d'un certain nombre de projets d'aménagement sur le site du patrimoine mondial ;

·         L'UICN considère que le Programme de suivi environnemental et de vérification externe des comptes recommandés par le rapport de l'EIE pour le projet de construction du pont de Bai Chay est complet. L'Etat partie devrait assurer la mise en œuvre des mesures palliatives précisées dans le rapport – pendant et après la phase de construction. L'UICN estime pourtant qu'étant donné les divers projets d'aménagement des environs de l'aire de patrimoine mondial de la Baie d'Ha-Long, la mise en œuvre d'un Programme de suivi environnemental et de vérification externe des comptes, comme proposé dans l'Etude sur la gestion de l'environnement de la Baie d'Ha-Long (JICA, 1999), est également urgente et importante.

 

Décisions adoptées par le Comité en 2000
24 BUR IV.B.42
Baie d’Ha-Long (Viet Nam)

Le Centre a informé le Bureau qu’une table ronde de bailleurs de fonds sur la conception de projets destinés à renforcer les capacités du département de gestion de la Baie d’Ha-Long aura lieu les 19 et 20 juillet 2000 et qu’une étude de faisabilité concernant le projet de création de l’Ecomusée de la Baie d’Ha-Long pour un montant de 130.000 dollars des États-Unis, était actuellement réalisée par le PNUD d’Hanoï.

L’UICN a informé le Bureau qu’elle avait fait un rapport détaillé sur l’état de conservation de ce site après avoir effectué une mission sur place. Un certain nombre d’améliorations de la gestion ont été constatées. Toutefois, de graves problèmes subsistent, en particulier au niveau de la surpêche et du dépôts de résidus solides dans la baie. Les principales recommandations portent sur la nécessité d’une bonne planification régionale tenant compte de l’impact des activités dans la région et sur la nécessité de renforcer le département de gestion de la Baie d’Ha-Long. L’UICN a suggéré de rendre compte de cette question à la prochaine session du Bureau.

Le Bureau a félicité l’État partie de ses efforts pour améliorer en permanence cette aire de patrimoine mondial située dans une zone d’activités de développement économique intense. Il a invité l’État partie à envisager de mettre en œuvre les recommandations du rapport de l’UICN sur l’état de conservation du site. L’État partie devrait aussi coopérer avec le Centre et l’UICN pour négocier avec des bailleurs de fonds afin de lancer des programmes et des projets destinés à améliorer la conservation à long terme de l’aire de patrimoine mondial, tout en rendant compte à la vingt-quatrième session du Bureau, des progrès accomplis à cet égard.

24 COM VIII.iii
Rapports sur l’état de conservation de biens naturels dont le Comité a pris note

Rapports sur l'état de conservation de biens naturels dont le Comité a pris note:

La forêt de Belovezhskaya Pushcha/Bialowieza (Bélarus/Pologne)

Parc national de Pirin (Bulgarie)

Réserve de faune du Dja (Cameroun)

Parc national du Gros Morne (Canada)

Parcs des Rocheuses canadiennes (Canada) 

Parc national de la Comoé (Côte d'Ivoire)

Iles Galapagos (Equateur)

Parc national de Komodo (Indonésie)

Parc national de Lorentz (Indonésie)

Parc national /Forêt naturelle du Mont Kenya (Kenya)

Te Wahipounamu - Zone sud-ouest de la Nouvelle-Zélande (Nouvelle-Zélande)

Sanctuaire de l'oryx arabe (Oman)

Parc national de Huascaran (Pérou)

Delta du Danube (Roumanie)

Lac Baïkal (Fédération de Russie)

Parc national du Niokolo-Koba (Sénégal)

Parc national de Doñana (Espagne)

Réserve forestière de Sinharaja (Sri Lanka)

Forêt impénétrable de Bwindi (Ouganda)

Ile de Gough (Royaume-Uni)

Zone de conservation de Ngorongoro et Parc national de Serengeti (République-Unie de Tanzanie)

Baie d'Ha-Long (Viet Nam)

Mosi-oa-Tunya/Chutes Victoria (Zambie/Zimbabwe)

24 COM X.A.2
Inclusion d’un critère supplémentaire - Baie d'Ha-Long (proposition représentée) (Viet Nam)

Nom du bien : Baie d'Ha-Long (proposition représentée)

N° d'ordre : 672Bis

État partie : Viet Nam

Critères : N (I) (iii)

Le Comité a décidé d'inscrire la Baie d'Ha-Long sur la Liste du patrimoine mondial au titre du critère naturel (i) en plus de son inscription, effective depuis 1994, au titre du critère (iii).

Critère (i): Il s'agit du plus vaste et du meilleur exemple de karst à tourelles ennoyé par la mer et de l'une des plus importantes régions de karst à fengcong et fenglin au monde. Les dimensions donnent une intégrité suffisante au site pour que ces processus géomorphologiques se poursuivent sans entrave.

La proposition d'inscription au titre du critère (i) a été appuyée par plusieurs Délégués qui ont demandé pourquoi ce critère n'avait pas été pris en compte à l'origine. Le Délégué de la Hongrie a également signalement l'évaluation d'impact environnemental mentionnée au point « État de conservation des biens » discuté à la vingtquatrième session extraordinaire du Bureau.

Le Bureau pourrait souhaiter adopter le texte suivant et le transmettre au Comité pour en prendre note:

"Le Bureau félicite l'Etat partie de son engagement à continuer à améliorer l'infrastructure et la capacité de protection du site et d'avoir fourni un rapport sur la gestion et la préservation du site. Le Bureau attire cependant l'attention de l'Etat partie sur les risques liés au fait de traiter les impacts environnementaux de différents projets en négligeant le suivi des impacts cumulatifs de l'aménagement d'ensemble de la ville d'Ha-Long et d'autres secteurs entourant l'aire de patrimoine mondial. Le Bureau engage vivement le Gouvernement vietnamien et le Gouvernement provincial de Quang Ninh à rechercher le soutien de bailleurs de fonds, y compris de la JICA et d'autres institutions japonaises qui ont collaboré à l'élaboration de l'Etude sur la gestion environnementale de la Baie d'Ha-Long, pour entamer la mise en œuvre des recommandations de l'Etude le plus rapidement possible. Le Bureau recommande que l'Etat partie amende la législation sur l'environnement comme il convient pour assurer l'application totale du Programme de gestion de l'environnement et la vérification externe des comptes préconisés par l'EIE du Projet de construction du pont de Bai Chay, pendant la phase de construction et ultérieurement. Le Bureau invite l'Etat partie à soumettre un rapport d'avancement sur le résultat de ses efforts pour appliquer les recommandations susmentionnées à la prochaine session extraordinaire du Bureau à la fin de 2001."

 

Année du rapport : 2000
Viet Nam
Date d'inscription : 1994
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(viii)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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