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Minaret et vestiges archéologiques de Djam

Afghanistan
Facteurs affectant le bien en 2013*
  • Activités de recherche / de suivi à fort impact
  • Activités illégales
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Troubles civils
  • Autres menaces :

    Inclinaison du Minaret

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Instabilité politique ;
  • Inclinaison du minaret ;
  • Absence de plan de gestion ;
  • Fouilles illégales et pillage.
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril
  • Absence de protection juridique ;
  • Absence d’organisme efficace de protection des monuments ;
  • Absence de personnel qualifié en protection et conservation ;
  • Absence de plan de gestion d’ensemble.
Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
Mesures correctives pour le bien
Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2013

Montant total accordé au bien : 844,901 dollars EU fournis par le Fonds-en-dépôt italien (2003-2012) et 124,300 dollars EU par le Fonds-en-dépôt suisse (2003-2012).

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2013
Demandes approuvées : 1 (de 2002-2002)
Montant total approuvé : 20 000 dollars E.U.
2002 Training for national and local authorities in the ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2013**

Plusieurs missions d’experts de l’UNESCO ont été envoyées tous les ans entre 2002 et 2006 pour la mise en œuvre des projets opérationnels pour le bien. Après une période de trois ans d’inactivité de 2007 à 2009 en raison des problèmes de sécurité, l’UNESCO a envoyé en 2010 une mission en coopération avec une ONG afghane locale pour reprendre les activités sur place.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2013

Le 11 février 2013, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien présentant des informations sur l’avancement réalisé pour atteindre l’état de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril.

a)         Sécurité du site

L’État partie indique que le Ministère de l’Information et de la Culture (MoIC), en collaboration avec le Ministère de l’Intérieur, a placé une équipe de policiers sur le site, notamment pour lutter contre le pillage du site.

b)         Consolidation et conservation à long terme du Minaret de Djam et des vestiges archéologiques

L’État partie signale aussi qu’une partie des murs de protection – édifiés dans le cadre du projet 2006-2008 de Défense contre les inondations, pour préserver le minaret des inondations saisonnières de la rivière Djam et du fleuve Hari Rud – a été endommagée et s’est partiellement écroulée à la suite des inondations dévastatrices de l’automne 2012.

Afin d’aider rapidement le MoIC, l’armée américaine, à la suite d’un accord signé le 16 octobre 2012, a fourni un financement pour ces travaux d’urgence, en se fondant sur l’évaluation des dégâts effectuée sur place par l’équipe  de l’USAID (United States AID), et l’équipe lituanienne provinciale de reconstruction. Les travaux urgents ont donc pu être entrepris sans délai en 2012. Le rapport mentionne également la nécessité de trouver des fonds complémentaires pour résoudre à long terme les problèmes de consolidation face aux risques que représentent les deux cours d’eau.

c)         Définition et indication claire des limites et zones tampons du bien

Sur cinq mesures correctives adoptées par le Comité du patrimoine mondial, on note une avancée notable dans l’établissement d’une topographie précise du bien, présentant clairement ses limites et ses zones tampons. Le Centre du patrimoine mondial, dans le cadre de Fonds-en-dépôt UNESCO/Italie, a pu produire une topographie détaillée du bien, grâce à une nouvelle technique d’imagerie satellite stéréo GeoEye ; cette technique permet une cartographie extrêmement précise (de l’ordre du 1 mètre au-dessus du niveau du sol) et un échantillonnage spatial très fin sans entreprendre d’étude sur le terrain. Grâce à l’utilisation de cette technique satellite stéréo de télédétection très récente, et après étude approfondie de la documentation existante sur la recherche archéologique sur Djam, une topographie détaillée a été finalement mise au point en 2012. Elle donne une définition claire du bien – non seulement du minaret, mais aussi des vestiges archéologiques comme le cimetière juif avec ses inscriptions en hébreu, les châteaux, murs et tours défensifs de Ghurid – de ses zones tampons et des secteurs concernés par le pillage illicite. De plus, une recherche hydrologique a été réalisée à partir des données complémentaires fournies par l’imagerie satellite stéréo GeoEye. Cette étude a largement contribué à l’établissement d’une stratégie à long terme pour la conservation du minaret, notamment pour le protéger des inondations fluviales, en faisant clairement avancer d’une étape les études hydrologiques et les mesures à prendre sur place.

d)         Questions diverses

Le Centre du patrimoine mondial a organisé, en étroite coopération avec la Délégation permanente de l’Afghanistan auprès de l’UNESCO, UNESCO-Kaboul et le Museo d’Arte Orientale de Turin, la Troisième réunion du groupe de travail d’experts sur la Vieille ville d’Hérat et le bien du patrimoine mondial de Djam au Museo d’Arte Orientale de Turin, Italie (4-6 septembre 2012). Cette réunion du groupe de travail, tenue dans le cadre de Fonds-en-dépôt UNESCO/Italie, a présenté les priorités d’action pour la conservation du bien et a adopté un ensemble de recommandations pour parvenir à l’état de conservation souhaité. 

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2013

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives reconnaissent les efforts de l’État partie pour parvenir à l’état de conservation tel qu’adopté par le Comité du patrimoine mondial, en particulier concernant la sécurité du site et la conservation du minaret – y compris sa protection contre les inondations et l’érosion fluviale. Ils reconnaissent en outre le soutien financier et technique fourni par la communauté internationale, notamment des Gouvernements italien, suisse et des États-Unis d’Amérique, que ce soit par l’intermédiaire de l’UNESCO ou bilatéralement.

Ils considèrent que l’achèvement du levé topographique et archéologique de Djam marque une étape essentielle de la planification et de la mise en œuvre appropriées d’une stratégie de conservation efficace du bien. Cette stratégie doit inclure l’important ancien lieu de peuplement ainsi que l’importance exacte de ce qui reste à définir.

Ils font également remarquer que l’on peut encore renforcer les capacités nationales, notamment au sein du Ministère afghan de la Culture et de l’Information. À cet égard, il est souhaitable que plusieurs Fonds-en-dépôt UNESCO produisent des synergies entre leurs projets respectifs, en particulier pour renforcer les capacités nationales en matière de conservation et de gestion d’importants sites historiques et archéologiques afghans. Il reste des progrès à faire pour élaborer un système de gestion d’ensemble incluant une politique générale de conservation à long terme établie et mise en œuvre pour le bien.

Ils rappellent en outre que le calendrier de mise en œuvre des mesures correctives précédemment proposé ne peut être respecté et doit être actualisé en vue de parvenir à l’état de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décisions adoptées par le Comité en 2013
37 COM 7A.29
Minaret et vestiges archéologiques de Djam (Afghanistan) (C 211 rev)

Le Comité du patrimoine mondial,

1.   Ayant examiné le document WHC-13/37.COM/7A,

2.   Rappelant la décision 36 COM7A.2 5 , adoptée à sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012),

3.   Réitère sa demande à l’État partie de poursuivre ses efforts pour la mise en œuvre de toutes les mesures correctives adoptées à sa 31e session (Christchurch, 2007), et demande à l’État partie d’actualiser le calendrier de mise en œuvre pour atteindre l’état de conservation souhaité permettant le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril ;

4.   Demande également à l’État partie d’entériner la carte topographique détaillée du bien réalisée en 2012 grâce à une technique d’imagerie satellite stéréo GeoEye, et de soumettre la demande de modification mineure des limites au Centre du patrimoine mondial pour étude par les Organisations consultatives ;

5.   Invite la communauté internationale à poursuivre son soutien technique et financier, en coopération avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, pour s’unir aux efforts de réalisation du programme aux priorités bien définies établi par la Troisième réunion du groupe de travail d’experts de Turin (septembre 2012), concernant notamment le programme de défense contre les inondations de la Djam et de l’Hari Rud ;

6.   Engage l’État partie à poursuivre ses efforts pour élaborer et mettre en œuvre un système de gestion d’ensemble incluant une politique générale de conservation à long terme pour le bien ;

7.   Demande en outre à l’État partie de poursuivre son travail sur la mise en œuvre des mesures correctives adoptées et d’élaborer, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, un calendrier révisé pour la mise en œuvre des mesures correctives ;

8.   Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 201 4 , un rapport sur les progrès accomplis dans l’état de conservation du bien et un calendrier révisé pour la mise en œuvre des mesures correctives, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session en 2014 ;

9.   Décide de maintenir le Minaret et vestiges archéologiques de Djam (Afghanistan) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

37 COM 8C.2
Mise à jour de la Liste du patrimoine mondial en péril (biens maintenus)

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-13/37.COM/7A, WHC-13/37.COM/7A.Add et WHC-13/37.COM/7A.Add.2),

2.  Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :

  • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 37 COM 7A.29 )
  • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 37 COM 7A.30 )
  • Belize, Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize (décision 37 COM 7A.16 )
  • Chili, Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (décision 37 COM 7A.37 )
  • Colombie, Parc national de Los Katíos (décision 37 COM 7A.17 )
  • Côte d'Ivoire, Parc national de la Comoé (décision 37 COM 7A.2 )
  • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 37 COM 7A.3 )
  • Egypte, Abou Mena (décision 37 COM 7A.23 )
  • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision  37 COM 7A.15 )
  • Ethiopie, Parc national du Simien (décision 37 COM 7A.10 )
  • Géorgie, Cathédrale de Bagrati et monastère de Ghélati (décision 37 COM 7A.32 )
  • Géorgie, Monuments historiques de Mtskheta (décision 37 COM 7A.33 )
  • Honduras, Réserve de la Biosphère Río Plátano (décision 37 COM 7A.18 )
  • Indonésie, Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (décision 37 COM 7A.14 )
  • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 37 COM 7A.24 )
  • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision 37 COM 7A.25 )
  • Jérusalem, Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (décision 37 COM 7A.26 )
  • Madagascar, Forêts humides de l’Atsinanana (décision 37 COM 7A.11 )
  • Mali, Tombouctou (décision 37 COM 7A.19 )
  • Mali, Tombeau des Askia (décision 37 COM 7A.20 )
  • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 37 COM 7A.12 )
  • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 37 COM 7A.21 )
  • Palestine, Lieu de naissance de Jésus : l’église de la Nativité et la route de pèlerinage, Bethléem (décision 37 COM 7A.27 )
  • Panama, Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo – San Lorenzo (décision 37 COM 7A.36 )
  • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 37 COM 7A.38 )
  • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St Floris (décision 37 COM 7A.1 )
  • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 37 COM 7A.4 )
  • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 37 COM 7A.5 )
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 37 COM 7A.6 )
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision 37 COM 7A.7 )
  • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 37 COM 7A.8 )
  • République-Unie de Tanzanie, Ruines de Kilwa Kisiwani et de Songo Mnara (décision 37 COM 7A.22 )
  • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Liverpool – Port marchand (décision 37 COM 7A.35)
  • Sénégal, Parc national du Niokolo-Koba (décision 37 COM 7A.13 )
  • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 37 COM 7A.34 )
  • Venezuela, Coro et son port (décision 37 COM 7A.39)
  • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 37 COM 7A.28 )
Projet de décision : 37COM 7A.29

Le Comité du patrimoine mondial,

1.         Ayant examiné le document WHC-13/37.COM/7A,

2.         Rappelant la décision 36 COM7A.25, adoptée à sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012),

3.         Réitère sa demande à l’État partie de poursuivre ses efforts pour la mise en œuvre de toutes les mesures correctives adoptées à sa 31e session (Christchurch, 2007), et demande à l’État partie d’actualiser leur calendrier de mise en œuvre pour atteindre l’état de conservation souhaité permettant le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril ;

4.         Demande également à l’État partie d’entériner la carte topographique détaillée du bien réalisée en 2012 grâce à une technique d’imagerie satellite stéréo GeoEye, et de soumettre la demande de modification mineure des limites au Centre du patrimoine mondial pour étude par les Organisations consultatives ;

5.         Invite la communauté internationale à poursuivre son soutien technique et financier, en coopération avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, pour s’unir aux efforts de réalisation du programme aux priorités bien définies établi par la Troisième réunion du groupe de travail d’experts de Turin (septembre 2012), concernant notamment le programme de défense contre les inondations de la Djam et de l’Hari Rud ;

6.         Engage l’État partie à poursuivre ses efforts pour élaborer et mettre en œuvre un système de gestion d’ensemble incluant une politique générale de conservation à long terme pour le bien ;

7.         Demande également à l’État partie de poursuivre son travail sur la mise en œuvre des mesures correctives adoptées et d’élaborer, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, un calendrier révisé pour la mise en œuvre des mesures correctives ;

8.         Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2014, un rapport sur le progrès dans l’état de conservation du bien et un calendrier révisé pour la mise en œuvre des mesures correctives, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session en 2014 ;

9.         Décide de maintenir le Minaret et vestiges archéologiques de Djam (Afghanistan) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Année du rapport : 2013
Afghanistan
Date d'inscription : 2002
Catégorie : Culturel
Critères : (ii)(iii)(iv)
Liste en péril (dates) : 2002-présent
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 37COM (2013)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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