Faites une recherche à travers les informations du Centre du patrimoine mondial.

Fort de Bahla

Oman
Facteurs affectant le bien en 2010*
  • Activités de gestion
  • Cadre juridique
  • Habitat
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :

    Détérioration des structures en terre du fort

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Détérioration des structures en terre du fort ;

b) Utilisation de techniques de conservation inadéquates ;

c) Pression urbaine ;

d) Absence de plan de gestion et de législation adéquate. 

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2010

Montant total accordé au bien : 25.000 dollars EU (financement privé)

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2010
Demandes approuvées : 2 (de 1988-1988)
Montant total approuvé : 57 000 dollars E.U.
1988 Financial contribution to works and training for the ... (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
1988 Mission to evaluate the threats to the integrity of ... (Approuvé)   7 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2010**

2001, 2002 et 2003 : missions d'experts du Centre du patrimoine mondial ; 2009 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS / ICCROM

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2010

Le 12 février 2010, un rapport sur l’état de conservation du fort de Bahla et son oasis a été soumis par l’État partie. Le rapport met en avant les progrès accomplis dans l’élaboration du plan de gestion et le cadre institutionnel du bien ainsi que l’avancement des travaux de restauration en cours sur diverses parties du bien. Le rapport évoque également l’avancement du projet de réhabilitation du souq et l’amélioration des compétences traditionnelles de l’architecture de terre.

 

Du 18 au 23 décembre 2009, une mission de suivi conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM s’est rendu sur le site, comme demandé par le Comité du patrimoine mondial à sa 33e session (Séville, 2009).

a) Plan de gestion

Le rapport de l’État partie indique qu’un premier plan de gestion a été élaboré pour le bien entre 2003 et 2005. Il indique également, toutefois, que seule une partie du plan de gestion de 2005 a été adoptée par le Ministère du patrimoine et de la culture : la partie qui a trait aux politiques de sauvegarde et de mise en valeur du bien.

La mission de suivi réactif a constaté que le plan de gestion était toujours en cours d’achèvement. La mission a rencontré les consultants chargés du travail et s’est vu remettre un projet du plan actualisé, devant encore être officiellement avalisé par l’État partie. L’Etat partie a assuré à la mission que le plan de gestion allait rapidement être adopté, probablement sous la forme d’un décret royal.

b) Développement institutionnel

L’État partie indique qu’un nouveau bureau régional du Ministère du patrimoine et de la culture a été mis en place dans la région de Dhakhiliya, responsable du Fort de Bahla. Un bureau local a également été ouvert à Bahla et du personnel supplémentaire nommé. Ces nouveaux bureaux ont favorisé l’implication de la communauté locale sur le site. En outre, des réglementations en matière de construction ont également été adoptées.

c) Proposition de projet pour la restauration et la réhabilitation du souq

La proposition de projet initiale pour la réhabilitation du souq a été examinée par l’ICOMOS en 2009 et un certain nombre de modifications majeures a été demandé. L’État partie informe qu’en conséquence un architecte expert de l’ICOMOS a été nommé pour travailler avec les consultants du projet sur une proposition actualisée. L’État partie précise qu’il ne prendra aucune autre mesure tant que la proposition n’est pas approuvée par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives.

La mission a eu la possibilité d’examiner les progrès accomplis concernant le nouveau concept pour le souq et a trouvé que le projet tenait compte des inquiétudes émises par l’ICOMOS. La mission a également constaté le mauvais état de conservation de certains des édifices en terre dans le souq, essentiellement dû aux inondations et que le réseau d’évacuation des eaux a considérablement besoin d’être amélioré pour limiter les risques d’inondation.

d) Améliorations du savoir-faire constructif sur l’architecture de terre

L’État partie indique qu’afin de mettre en pratique les techniques traditionnelles de l’architecture de terre, une nouvelle source durable du matériau de base devait être identifiée. Celle-ci a été trouvée et le Ministère du patrimoine et de la culture a mis en place une unité de production centralisée pour fabriquer des briques en terre pour le bien.

La mission a constaté que, bien que la création de cette nouvelle unité de production soit une étape positive, il demeurait encore quelques inquiétudes quant à la nécessité d’une recherche appropriée et d’orientations sur l’utilisation des bons matériaux et mélanges pour les briques de terre. Cette recherche débouchera sur une amélioration de la qualité des briques et, par conséquent, la diminution des problèmes de conservation.

e) Autres points

La mission a noté que les limites actuellement définies pouvaient ne pas apporter une protection adéquate. Elle a par conséquent recommandé qu’une étude soit effectuée dans l’optique d’élargir la zone protégée et d’instaurer une zone tampon.

Un autre point examiné par la mission a porté sur le système d’irrigation falaj, le réseau d’adduction d’eau qui est une composante importante de l’oasis. La mission a recommandé que des travaux de conservation soient effectués sur certaines parties du réseau.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ont le sentiment que l’achèvement d’un plan de gestion actualisé constituerait une réalisation importante pour la création d’un système de gestion approprié pour le bien. Reste toutefois en suspend l’adoption totale et le plus rapidement possible du plan définitif par l’État partie, comme demandé précédemment par le Comité du patrimoine mondial.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ont le sentiment que la consolidation du cadre institutionnel et l’implication de la communauté locale du fort devraient être considérées comme des mesures particulièrement positives pour la durabilité à long terme du bien.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives sont satisfaits des mesures prises par l’État partie pour améliorer le projet du souq et examineront la nouvelle proposition dès qu’elle sera complétée par l’État partie et soumise au Centre du patrimoine mondial.

Décisions adoptées par le Comité en 2010
34 COM 7B.62
Fort de Bahla (Oman) (C 433)

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-10/34.COM/7B,

2. Rappelant la décision 33 COM 7B. 61, adoptée à sa 33e session (Séville, 2009),

3. Félicite l'État partie pour les progrès accomplis à la fois sur le plan de gestion, le projet du souq et la restauration de diverses parties du bien ;

4. Demande à l'État partie d'adopter le plan de gestion dans son intégralité dès qu'il sera achevé pour garantir la bonne gestion et la conservation du bien ;

5. Demande également à l'État partie de soumettre la proposition révisée pour la restauration du souq au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives et le Centre du patrimoine mondial ;

6. Demande par ailleurs à l'État partie de mettre en œuvre la série de recommandations définies dans le rapport de la mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM de suivi réactif de décembre 2009 notamment de poursuivre la recherche sur les briques de terre dans l'optique d'élaborer des orientations pour améliorer leur qualité en tant que matériau de construction, d'envisager l'établissement d'une zone tampon pour garantir la protection nécessaire du bien et de prendre des mesures pour commencer la conservation du système d'irrigation falaj ;

7. Demande enfin à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial d'ici le 1er février 2012 un rapport actualisé sur l'État de conservation et les progrès accomplis dans la mise en œuvre recommandations susmentionnées, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 36e session en 2012.

34 COM 8E
Adoption des déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le Document WHC-10/34.COM/8E,

2. Adopte les déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle, telles que présentées dans l'Annexe I des Documents WHC-10/34.COM/8E, WHC-10/34.COM/8E.Add et WHC-10/34.COM/8E.Add2 pour les biens du patrimoine mondial suivants:

  • Afrique du sud: Sites des hominidés fossiles de Sterkfontein, Swartkrans, Kromdraai et les environs ;
  • Algérie: La Kalâa des Béni Hammad; Vallée du M'Zab; Djémila; Tipasa; Tassili n'Ajjer; Timgad; Casbah d'Alger;
  • Autriche: Centre historique de la ville de Salzbourg; Palais et jardins de Schönbrunn; Paysage culturel de Hallstatt-Dachstein / Salzkammergut;
  • Bulgarie: Église de Boyana; Cavalier de Madara; Tombe thrace de Kazanlak; Églises rupestres d'Ivanovo; Monastère de Rila; Ancienne cité de Nessebar; Tombeau thrace de Svechtari;
  • Côte d'Ivoire: Parc national de la Comoé;
  • Danemark: Tumulus, pierres runiques et église de Jelling; Cathédrale de Roskilde;
  • Espagne: La Cathédrale, l'Alcázar et l'Archivo de Indias de Séville;
  • Ethiopie: Parc national du Simien;
  • Israël: Masada; Vieille ville d'Acre; Ville blanche de Tel-Aviv - le mouvement moderne; Route de l'encens - Villes du désert du Néguev; Tels bibliques - Megiddo, Hazor, Beer-Sheba;
  • Jordanie: Petra; Qusair Amra; Um er-Rasas (Kastrom Mefa'a);
  • Liban: Anjar; Byblos; Baalbek; Tyr; Ouadi Qadisha ou Vallée sainte et forêt des cèdres de Dieu (Horsh Arz el-Rab);
  • Malawi: Parc national du lac Malawi;
  • Maroc: Ksar d'Aït-Ben-Haddou; Ville historique de Meknès; Site archéologique de Volubilis; Médina d'Essaouira (ancienne Mogador); Médina de Fès; Médina de Marrakech; Médina de Tétouan (ancienne Titawin); Ville portugaise de Mazagan (El Jadida);
  • Mauritanie: Parc national du Banc d'Arguin; Anciens ksour de Ouadane, Chinguetti, Tichitt et Oualata;
  • Niger: Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré; Parc national du W du Niger;
  • Oman: Fort de Bahla;
  • Ouganda: Tombes des rois du Buganda à Kasubi;
  • Portugal: Forêt laurifère de Madère;
  • République arabe syrienne: Ancienne ville de Damas; Site de Palmyre; Ancienne ville de Bosra; Ancienne ville d'Alep; Crac desChevaliers et Qal'at Salah El-Din;
  • République démocratique du Congo: Réserve de faune à okapis;
  • République-Unie de Tanzanie: Réserve de gibier de Selous; Parc national du Kilimandjaro;
  • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord: Saltaire ; Littoral du Dorset et de l'est du Devon; Usines de la vallée de la Derwent; Jardins botaniques royaux de Kew; Liverpool - Port marchand; Paysage minier des Cornouailles et de l'ouest du Devon;
  • Sénégal: Parc national du Niokolo-Koba; Ile de Gorée;
  • Seychelles: Atoll d'Aldabra; Réserve naturelle de la vallée de Mai;
  • Soudan: Gebel Barkal et les sites de la région napatéenne;
  • Tunisie: Site archéologique de Carthage; Amphithéâtre d'El Jem; Parc national de l'Ichkeul; Médina de Sousse; Kairouan; Médina de Tunis; Cité punique de Kerkouane et sa nécropole; Dougga/Thugga;
  • Yemen: Ville Historique de Zabid

3. Décide que les déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle des biens du patrimoine mondial en péril seront passées en revue en priorité;

4. Décide également que, compte tenu du grand nombre de déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle à examiner, l'ordre dans lequel elles seront passées en revue suivra le deuxième cycle de soumission de Rapports périodiques, tel que:

  • biens du patrimoine mondial dans les États arabes;
  • biens du patrimoine mondial en Afrique;
  • biens du patrimoine mondial en Asie et Pacifique;
  • biens du patrimoine mondial en Amérique latine et aux Caraïbes;
  • biens du patrimoine mondial en Europe et Amérique du Nord.
Projet de décision : 34 COM 7B.62

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-10/34.COM/7B,

2. Rappelant la décision 33 COM 7B. 61, adoptée à sa 33e session (Séville, 2009),

3. Félicite l’État partie pour les progrès accomplis à la fois sur le plan de gestion, le projet du souq et la restauration de diverses parties du bien ;

4. Demande à l’État partie d’adopter le plan de gestion dans son intégralité dès qu’il sera achevé pour garantir la bonne gestion et la conservation du bien ;

5. Demande également à l’État partie de soumettre la proposition révisée pour la restauration du souq au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives et le Centre du patrimoine mondial ;

6. Demande par ailleurs à l’État partie de mettre en œuvre la série de recommandations définies dans le rapport de la mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM de suivi réactif de décembre 2009 notamment de poursuivre la recherche sur les briques de terre dans l’optique d’élaborer des orientations pour améliorer leur qualité en tant que matériau de construction, d’envisager l’établissement d’une zone tampon pour garantir la protection nécessaire du bien et de prendre des mesures pour commencer la conservation du système d’irrigation falaj ;

7. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial d’ici le 1er février 2012 un rapport actualisé sur l’état de conservation et les progrès accomplis dans la mise en œuvre recommandations susmentionnées, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 36e session en 2012.

Année du rapport : 2010
Oman
Date d'inscription : 1987
Catégorie : Culturel
Critères : (iv)
Liste en péril (dates) : 1988-2004
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 34COM (2010)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


top