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Site de Palmyre

République arabe syrienne
Facteurs affectant le bien en 2017*
  • Activités illégales
  • Effets liés à l’utilisation des Infrastructures de transport
  • Grandes installations linéaires
  • Guerre
  • Habitat
  • Humidité relative
  • Infrastructures de transport de surface
  • Installations localisées
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Vastes infrastructures et/ou installations touristiques / de loisirs
  • Autres menaces :

    altération très prononcée sur de nombreux blocs de pierre

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Avant le conflit :

  • Altération très prononcée de nombreux blocs de pierre due aux remontées capillaires et variations d'humidité et de température
  • Croissance urbaine de l'agglomération voisine
  • Route internationale goudronnée traversant le site
  • Trafic intense de voitures et de camions (vibrations, pollution, risques d'accidents...)
  • Oléoduc traversant la nécropole sud
  • Antenne de couleur voyante sur une colline
  • Construction d'un hôtel à proximité des sources thermales
  • Absence de plan de gestion

Depuis mars 2011 :

  • Destruction et dommages, fouilles illégales et pillage dus au conflit armé depuis mars 2011
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Destruction et menaces avérées et potentielles à la suite du conflit armé en Syrie qui a démarré en mars 2011.

Mesures correctives pour le bien

Pas encore identifiées

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives
Pas encore identifié
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2017

Montant total accordé : 100 000 dollars EU par le Gouvernement flamand ; 18 560 dollars EU du Fonds d’urgence de l’UNESCO

Montant total fourni aux six biens du patrimoine mondial en Syrie : 2,46 millions d’euros de l’Union européenne (pour le patrimoine mondial, le patrimoine mobilier et immatériel) ; 200 000 dollars EU du Centre régional arabe pour le patrimoine mondial à Bahreïn (pour le patrimoine culturel en situation de conflit) ; 170 000 dollars EU du Gouvernement flamand (pour le patrimoine mondial, le patrimoine mobilier et immatériel) ; 63 000 euros du Gouvernement autrichien (pour le patrimoine mondial, le patrimoine mobilier et immatériel)

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2017
Demandes approuvées : 5 (de 1989-2005)
Montant total approuvé : 81 250 dollars E.U.
2005 The Citadel of Palmyra-Repair works (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
2001 Photo exhibition on Syrian cultural heritage (Approuvé)   1 250 dollars E.U.
1999 Establishing an overall management plan of Palmyra (1st ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1998 Management plan for Palmyra (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
1994 Palmyra: topographical and architectural studies to be ... (Non approuvé)   0 dollars E.U.
1989 Contribution to a computer aided design conservation ... (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2017**

Avril 2016 : mission d’évaluation rapide du Centre du patrimoine mondial

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2017

Le 18 janvier 2017, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation des six biens syriens du patrimoine mondial, qui est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/23/documents/.

L’État partie précise qu’outre l’évaluation des dommages et les activités de documentation utilisant des technologies de pointe évoquées en mai 2016, la Direction générale des Antiquités et des Musées (DGAM) a déployé des mesures d’urgence pour les collections du musée. Grâce à l’appui financier de l’UNESCO et en collaboration avec une équipe polonaise de restaurateurs, la DGAM a nettoyé le musée, trié les décombres pour recueillir les fragments restants qu’elle a acheminés dans ses laboratoires à Damas, à l’exemple de la statue du Lion d’Athéna, afin d’éviter le pillage et dans la perspective d’une prochaine restauration. Le rapport indique également que la DGAM a établi une liste d’interventions d’urgence et ponctuelles avec un budget prévisionnel, et qu’elle a commencé à réunir la documentation relative à la proposition de modification mineure des limites du site et aux mesures de protection connexes. Le 26 décembre 2016, le Gouvernorat d’Homs a fait don d’un terrain qui jouxte le musée de Palmyre en vue d’une éventuelle extension de l’édifice. 

Entre le 11 décembre 2016 et le 2 mars 2017, Palmyre a été de nouveau occupée par des groupes armés extrémistes qui ont détruit le tétrapyle et des parties de l’avant-scène du théâtre et du mur du proscenium, comme l’ont confirmé les images satellites fournies par UNITAR/UNOSAT et ensuite par la DGAM. Le site est désormais placé sous le contrôle de l’État partie depuis le 2 mars 2017.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2017

Voir la décision générale 41 COM 50 du présent document sur les biens du patrimoine mondial de la République arabe syrienne.

L’évacuation des collections du musée de Palmyre à Damas et l’évaluation des dommages à l’intérieur du musée ont été effectuées de mai à août 2016.

Dans le cadre de l’atelier d’assistance technique organisé par le Centre du patrimoine mondial à Beyrouth du 13 au 15 décembre 2016, les experts de l’UNESCO ont apporté des conseils techniques au personnel de la DGAM concernant les dommages à la Citadelle, au musée et au site du patrimoine mondial de Palmyre. Dans leur rapport transmis à la DGAM en mars 2017 et disponible à https://whc.unesco.org/en/events/1386, les experts émettent des recommandations sur la stabilisation des structures endommagées à l’intérieur et autour du bien et recommandent de réunir toute la documentation disponible pour comprendre les travaux de conservation antérieurs, établir un bon diagnostic des structures restantes, étayer le portique du temple de Bel, déposer les pierres instables en haut de l’Arc de Triomphe. Les options de restauration potentielle par anastylose ne pourraient être envisagées que dans une seconde phase, suite à l’inventaire, l’enlèvement, le stockage des débris et éléments détruits et leur analyse, avec l’appui de la communauté scientifique internationale, lorsque la situation sécuritaire le permettra. 

Les experts ont observé qu’en dépit du fait que les dommages causés à la citadelle de Palmyre qui est en dehors de la zone tampon, sont étendus et visibles, ils n’altèrent pas sa valeur dans le paysage de Palmyre. Les destructions semblent résulter du glissement des structures sur le substrat rocheux instable du monument, déstabilisées par l’impact des combats. La restauration de la citadelle serait un projet complexe et coûteux ; la DGAM possède cependant les compétences pour l’entreprendre, étant donné que la destruction touche principalement des tours ayant été restaurées ou reconstruites antérieurement.

Les experts ont aussi procédé à l’examen des dommages au musée de Palmyre. En fonction du bon diagnostic des dégâts, du contenu scientifique et du programme fonctionnel souhaité, et du budget disponible, ils ont fait savoir que plusieurs options de restauration étaient concevables.  

Dans le cadre du projet intitulé « Mise en œuvre des décisions du Comité du patrimoine mondial pour le site de Palmyre », la DGAM prépare actuellement une proposition de modification mineure des limites du bien.  

Il est recommandé que le Comité encourage l’État partie à mettre en œuvre les recommandations de l’atelier d’assistance technique de l’UNESCO, dès que la situation le permettra.

Il est proposé d’entreprendre une mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM sur le site afin de procéder à une évaluation exhaustive de l’état de conservation du bien dès que les conditions de sécurité le permettront.


Décision générale sur les biens dupatrimoine mondial de la République arabe syrienne
  • Problèmes actuels de conservation

Le conflit armé en Syrie a débuté en mars 2011 et n’a cessé de s’intensifier, ce qui a donné lieu à une grande violence et à la détérioration des conditions humanitaires. Il continue à infliger des dommages aux biens inscrits ainsi qu’aux 12 sites inscrits sur la Liste indicative. Outre les destructions intentionnelles et l’utilisation inappropriée des sites archéologiques par les populations déplacées, les sites continuent à être endommagés par des tirs d’obus, des combats de rues, des explosions souterraines, de vastes fouilles illégales, une utilisation à des fins militaires, des violations aux règles sur la construction, et des extractions de matériaux.

Le 18 janvier 2017, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation, disponible à https://whc.unesco.org/fr/sessions/41COM/documents qui présente des informations détaillées sur la destruction et les dommages subis par les six biens du patrimoine mondial. Ce rapport constituent une déclaration officielle des autorités syriennes et rassemblent les informations disponibles recueillies jusqu’au 31 décembre 2016 auprès des antennes de la Direction générale des antiquités et des musées (DGAM) et des communautés locales. L’État partie signale que l’accès par voie terrestre étant limité pour les experts du patrimoine en Syrie, l’étendue exacte des dégâts subis par les biens du patrimoine mondial ne saurait être évaluée avec précision. En conséquence, le rapport ne donnent pas d’informations de première main sur tous les sites et ne permettent pas de saisir pleinement l’étendue des dommages subis par les biens.

L’État partie rapporte les actions entreprises par la DGAM, malgré des conditions de travail fort difficiles, afin de suivre les biens du patrimoine mondial et le patrimoine culturel en général, d’évaluer les dégâts, de mettre en œuvre, autant que possible, des actions de conservation d’urgence et d’atténuation des risques, et de dresser l’inventaire du patrimoine bâti et mobilier. Le rapport souligne également les efforts déployés par la DGAM pour maintenir les salaires de son personnel dans les régions inaccessibles du pays (Villages antiques du Nord de la Syrie, Ancienne ville de Bosra) et met en évidence le rôle positif joué, dans certains cas, par les communautés locales pour sauvegarder le patrimoine et limiter les fouilles illégales.

Le 9 avril 2017, l’État partie a fourni des informations actualisées suivantes sur la conservation des sites inscrits sur la Liste indicative :

  • À « Elba (Tell Mardikh) », « Mari (Tell Hariri) » et sur le site de Dura Europos, les fouilles illégales ont cessé ;
  • À « Apamea (Afamia) », les fouilles illégales se poursuivent mais dans une moindre mesure par rapport aux années précédentes ;
  • À « Maaloula », la Municipalité, en collaboration avec la DGAM et le PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement), a nettoyé le site afin d’accélérer le retour des habitants et a commencé à entreprendre des projets de réhabilitation tels que la restauration du monastère patriarcal de Mar Takla (presque achevée) et la réhabilitation de Mar Sarkis et d’une centaine de bâtiments résidentiels qui ont subi des dommages mineurs ou moyens. En outre, l’étude pour la réhabilitation des infrastructures a été achevée ;
  • Aucune information n’est communiquée sur les dommages subis par les sites de « Raqqa-Ràfiqa : la cité abbasside » (toujours sous le contrôle des groupes armés extrémistes) et « Un château au désert : Qasr al-Hayr ach-Charqui » (occupé par des groupes armés depuis 2013) ;
  • Sur le site des « Noréas de Hama », les autorités locales assurent la conservation des noréas et l’entretien de leur machinerie afin que le système demeure opérationnel. La DGAM prépare actuellement un projet de restauration des structures en maçonnerie qui devrait être mis en œuvre en 2017 ;
  • À « Ugrarit (Tell Shamra), la mission nationale archéologique assure l’entretien régulier du site.
  • Il n’est fait état d’aucun nouveau dommage subi par les sites de « Tartus : la cité-citadelle des Croisés » et de « L’île d’Arwad ».

 Activités entreprises par l’UNESCO

  • Depuis la 40e session du Comité (Istanbul/UNESCO, 2016), l’UNESCO n’a cessé d’agir pour aider l’État partie dans les efforts sans faille qu’il déploie afin de sauvegarder le patrimoine culturel ;
  • Au niveau international, l’UNESCO poursuit sa mission de sensibilisation de la communauté internationale à la destruction du patrimoine culturel en Syrie, notamment dans le cadre de la campagne #Unite4Heritage (#UnisPourLePatrimoine) et de la mise en œuvre de la résolution 2199 du Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU) adoptée le 12 février 2015. Le 24 mars 2017, le CSNU a adopté la résolution 2347 reconnaissant, pour la première fois, l’importance de la protection du patrimoine pour la paix et la sécurité ;
  • Au niveau national, l’UNESCO a poursuivi ses activités de suivi de l’état du patrimoine culturel syrien, entrepris des actions de sensibilisation à sa protection et de sauvegarde à court, moyen et long terme et coordonné le travail des entités nationales et internationales œuvrant à la sauvegarde du patrimoine culturel ;
  • Dans le cadre du projet « Sauvegarde d’urgence du patrimoine culturel syrien », financé par l’Union européenne (2,46 millions d’euros) et qui bénéficie d’un cofinancement des Flandres et de l’Autriche, lancé en mars 2014 et mis en œuvre en partenariat avec l’ICOMOS et l’ICCROM, les activités suivantes ont été entreprises :
    • Une réunion a été organisée par l’UNESCO et INTERPOL à Beyrouth les 14 et 15 décembre 2016 afin d’échanger avec d’autres organisations nationales et internationales sur les stratégies efficaces pour mettre en œuvre les accords internationaux conclus afin de lutter contre le trafic illicite des biens culturels,
    • Une vidéo de sensibilisation à la destruction du patrimoine en Syrie a été lancée le 23 novembre 2016 et partagée sur les réseaux sociaux, et disponible à http://fr.unesco.org/syrian-observatory/videos.
    • Depuis le 29 novembre 2016, le travail de documentation tridimensionnelle et d’analyse de la structure du Crac des Chevaliers est mené par la DGAM avec le soutien technique d’une équipe professionnelle,
    • Les 14 et 15 novembre 2016, une réunion de soutien de première urgence consacrée au suivi de la décision du Comité 40 COM 7A.18 sur l’Ancienne ville de Damas, a été organisée, en collaboration avec le Centre du patrimoine mondial, afin de coordonner avec toutes les parties prenantes les mesures à prendre en faveur de la protection du bien et de la reconstitution du quartier d’al-Asrooniya et, en particulier, du bâtiment historique de la « Banque ottomane »,
    • Une formation de suivi sur l’enregistrement tridimensionnel et l’archivage d’urgence du patrimoine culturel dans les zones à haut risque a été organisée par le Bureau de l’UNESCO à Beyrouth du 26 au 30 octobre 2016 à l’intention de membres du personnel de plusieurs ministères syriens, de municipalités, d’ONG et de membres du Syndicat des ingénieurs et de la société civile. Une formation a été dispensée sur l’utilisation de techniques modernes pour la numérisation de leurs archives,
    • Une formation à la sauvegarde et la numérisation des documents et archives historiques en Syrie a été organisée, en collaboration avec l’Institut allemand d’archéologie (DAI) du 19 au 23 septembre 2016 à Beyrouth,
    • Un documentaire de 52 minutes, en arabe, anglais et français, sur « la sauvegarde du patrimoine culturel syrien », consacré aux actions mises en œuvre pour protéger le patrimoine culturel en Syrie, est en cours de production. Sa sortie est prévue à la fin 2017 ;
  • Le Fonds d’urgence de l’UNESCO pour le patrimoine et le Centre du patrimoine mondial ont apporté leur soutien à l’évacuation des collections du musée de Palmyre et au travail d’évaluation des dommages subis par le musée, accomplies entre mai et août 2016. En outre, le Fonds d’urgence de l'UNESCO pour le patrimoine a soutenu l’organisation d’une réunion de coordination technique, évoquée ci-après, pour l’Ancienne ville d’Alep (du 1er au 3 mars 201), une réunion de coordination intitulée « Alep, la responsabilité et le défi » organisée par le ministère syrien du Tourisme à Alep (15 mars 2017), un travail d’évaluation des dommages subis et des travaux de consolidation entrepris à Alep ;
  • Suite à la deuxième réunion internationale pour la sauvegarde d’urgence du patrimoine culturel de Syrie, organisée par l’UNESCO à Berlin du 2 au 4 juin 2016, avec le soutien du Gouvernement allemand, la feuille de route révisée a été finalisée et publiée sur le site web du Centre du patrimoine mondial à https://whc.unesco.org/fr/actualites/1505/. La feuille de route, élaborée avec l’aide de 230 experts syriens et internationaux, concerne le patrimoine bâti, mobilier et immatériel de la Syrie. Le document aborde la coordination des actions, les initiatives en cours dans les domaines de la documentation et de l’évaluation des dommages, et les efforts de renforcement des capacités. En outre, il définit les prochaines étapes en mettant l’accent sur les plans d’urgence et de protection à venir ;
  • L’UNESCO a également organisé à Damas, du 25 au 27 octobre 2016, un atelier de formation pour les formateurs du kit « Le patrimoine mondial entre les mains des jeunes » ;
  • Le Centre du patrimoine mondial a réussi à lever des fonds avec le Fonds-en-dépôts des Flandres en faveur du projet « Mise en œuvre des décisions du Comité pour le site de Palmyre » (100 000 dollars EU) approuvé en décembre 2016 ;
  • La mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICCROM/ICOMOS, qui était prévue à Damas en décembre 2016, n’a pu se dérouler selon les règles de sécurité des Nations Unies. Toutefois, afin d’apporter une réponse aux besoins urgents de conservation, le Centre du patrimoine mondial a organisé un atelier d’assistance technique, au Bureau de l’UNESCO à Beyrouth du 13 au 15 décembre 2016, pour les biens du patrimoine mondial du Crac des Chevaliers, de Palmyre et de l’Ancienne ville de Damas. Cet atelier d’assistance technique a fourni au personnel de l’Unité de restauration de la DGAM l’aide technique nécessaire pour entreprendre les travaux de conservation et de restauration dans le quartier d’al-Asroonya à Damas, au Crac des Chevaliers et sur le site de Palmyre (citadelle, musée national de Palmyre, temple de Bel et arc de triomphe). Cet atelier a pris la forme d’échanges et de discussions sur des études, des dessins et des projets. Des conseils techniques ont été donnés et des recommandations formulées par les experts sur les priorités à donner et les actions à mettre en œuvre pour ces sites, voir la page : https://whc.unesco.org/fr/evenements/1386/;
  • Du 16 au 19 janvier 2017, le Bureau de l’UNESCO à Beyrouth a entrepris une mission d’évaluation rapide dans l’Ancienne ville d’Alep, en collaboration avec le Coordinateur résident des Nations Unies et la DGAM. La mission a confirmé l’étendue des dommages dans les zones accessibles du bien ainsi que la situation des institutions éducatives dans la ville, et identifié les besoins urgents et à court terme ;
  • Du 1er au 3 mars 2017, l’UNESCO a organisé à Beyrouth une réunion de coordination technique pour l’Ancienne ville d’Alep, qui a rassemblé les principaux représentants des acteurs nationaux et des entités internationales qui prennent part à la documentation, la protection, la conservation et la planification stratégique à Alep. L’objectif de cette réunion était de lier la sauvegarde des patrimoines culturels matériel et immatériel dans les futurs plans de restauration de la ville et de protéger le bien. Les participants ont convenu d’actions à court, moyen et long terme pour la réhabilitation et la revitalisation du bien (cf. Plan d’actions disponible à https://whc.unesco.org/fr/actualites/1639/) ;
  • Depuis avril 2017, l’UNESCO a nommé deux administrateurs nationaux à Alep, l’un pour la culture, l’autre pour l’éducation, afin d’assurer la coordination avec les autorités locales et nationales pour la mise en œuvre des activités de réhabilitation et de revitalisation du bien;
  • L’UNESCO et le Programme opérationnel pour les opérations satellitaires de l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR/UNOSAT) préparent conjointement une publication sur l’évaluation des dommages dans l’Ancienne ville d’Alep.

Activités entreprises par les Organisations consultatives

  • En septembre 2016, l’ICOMOS a accueilli à Paris un atelier international consacré à une réflexion sur l’élaboration d’orientations préliminaires pour la reconstruction des biens du patrimoine mondial. Cet atelier d’une durée de 3 jours a réuni des délégués des États parties, les Organisations consultatives et le Centre du patrimoine mondial ainsi que des experts indépendants ;
  • Les conclusions de l’atelier rassemblées dans un document intitulé « Orientations de l’ICOMOS pour le rétablissement et la reconstruction post-traumatiques des biens culturels du patrimoine mondial » ont été publiées en mars 2017 et sont disponibles à http://openarchive.icomos.org/1763/. Ces orientations sont destinées aux États parties qui doivent apporter une réponse aux situations traumatiques. Elles visent à combler le vide existant entre l’action d’urgence et la reconstruction. Ces orientations ne mettent pas l’accent sur des solutions toutes faites mais visent à présenter les processus participatifs nécessaires à l’élaboration d’une solution en mesure de rétablir la valeur culturelle, et tout particulièrement les attributs de la valeur universelle exceptionnelle (VUE). Ce document sera actualisé et complété par des études de cas ;
  • L’ICOMOS, par l’intermédiaire de l’ICORP, son Comité international scientifique sur la préparation aux risques, et l’ICCROM sont partenaires du programme « AMAL in Heritage » en charge de la gestion des risques de catastrophes et de conflits pour le patrimoine culturel au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Les autres partenaires sont le Global Heritage Fund, le Centre régional arabe pour le patrimoine mondial, le programme « Réponse culturelle d’urgence » du Fonds du Prince Claus et l’Institut iraquien pour la conservation des antiquités et du patrimoine d’Erbil. AMAL vise à renforcer les capacités des spécialistes du patrimoine et des membres des communautés locales dans les procédures de préparation aux risques et de réponses d’urgence ;
  • AMAL développe actuellement des applications mobiles et Internet pour une évaluation rapide des dommages. Celles-ci ont été testées en octobre 2016 lors d’un atelier organisé à Bahreïn, par les participants partenaires d’AMAL et d’autres experts originaires de la région. L’atelier a créé la Communauté AMAL Beta des experts du patrimoine culturel de Syrie, d’Iraq et de Tunisie qui contribuera au processus de conception de l’application mobile en cours, réalisera des exercices d’évaluation des dommages sur le terrain et conduira des projets en Syrie, Iraq et Tunisie ainsi que dans d’autres pays de la région lorsque les conditions le permettront.


  • Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

La situation de conflit armé en Syrie et son intensification ininterrompue ont eu des conséquences sur les six biens du patrimoine mondial et ont grandement limité les capacités nécessaires au soutien et à la protection adéquats de leur VUE. Les biens ont été de plus en plus menacés par des dangers avérés et potentiels, en particulier l’Ancienne ville d’Alep qui a connu une escalade dans sa destruction massive et qui court le risque d’autres destructions irréversibles durant la très difficile phase de réhabilitation du bien. Du 11 décembre 2016 au 2 mars 2017, Palmyre est repassée sous le contrôle de groupes extrémistes armés qui ont causé de nouveaux dommages inestimables pour le bien.

Les fouilles illégales sur les sites et tels archéologiques en Syrie sont une source importante du trafic illicite de biens culturels et causent de considérables et irréversibles dommages à ces sites dont la plupart sont sur le Liste indicative syrienne. En outre, ces fouilles illégales alimentent les marchés noirs régionaux et internationaux en objets culturels volés.

Il est recommandé au Comité de féliciter la DGAM, les experts du patrimoine en Syrie et les communautés locales qui ont déployé des efforts soutenus afin de protéger le patrimoine culturel et de le surveiller très attentivement.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives continueront à soutenir l’État partie dans le travail d’identification des mesures correctives nécessaires et d’élaboration d’un État de conservation souhaité en vue du retrait des biens de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) dès que la situation le permettra.

Il est important que les actions humanitaires et de sécurité soient menées en coordination avec les acteurs du patrimoine culturel afin d’éviter tout autre dommage irréversible pour les biens et de permettre la mise en œuvre de mesures d’urgence pour son patrimoine culturel. En outre, il est recommandé que le travail de documentation systématique de tous les dommages infligés aux biens du patrimoine mondial soit dûment poursuivi à chaque fois que la situation le permet. Il est par ailleurs recommandé au Comité de réitérer son appel à l’État partie afin qu’il sauvegarde les biens endommagés au moyen d’interventions minimales d’urgence visant à prévenir les vols, de nouveaux effondrements et la dégradation naturelle, et qu’il s’abstienne de mettre en œuvre d’autres mesures tant que la situation ne permet pas d’élaborer une stratégie globale et un plan d’action conformes aux normes internationales et respectant des méthodes scientifiques de haute qualité.

En ce qui concerne les interventions post-conflit, il est recommandé au Comité d’appeler l’État partie à planifier l’avenir des biens du patrimoine mondial conformément aux chartes et normes internationales de conservation, en étroite collaboration avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives.

Il est recommandé au Comité d’appeler les experts nationaux et internationaux du patrimoine à continuer à unir leurs efforts en faveur de la sauvegarde du patrimoine culturel syrien ; et à soutenir davantage sa sauvegarde grâce à des fonds spécialement dédiés et des contributions au Fonds d’urgence de l’UNESCO pour le patrimoine.

Dans l’attente d’une amélioration des conditions, il est également recommandé au Comité de prier instamment toutes les parties associées au conflit de s’abstenir de toute action susceptible d’endommager davantage le patrimoine du pays, en particulier les biens du patrimoine mondial et tous les sites inscrits sur la Liste indicative, et de satisfaire à leurs obligations au regard de la loi internationale, en particulier la résolution 2347 du Conseil de sécurités des Nations Unies de mars 2017, d’une part en prenant toutes les mesures possibles afin de protéger un tel patrimoine y compris en évacuant les biens du patrimoine mondial utilisés à des fins militaires, et d’autre part, en faisant cesser tous les dommages causés par l’utilisation des biens du patrimoine mondial en tant que cibles des tirs. Il est également recommandé au Comité de réitérer sa suggestion à l’État partie d’envisager la ratification du deuxième Protocole (1999) de la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé.

Il est en outre recommandé au Comité d’appeler toutes les parties associées au conflit en Syrie et la communauté internationale, en particulier les pays voisins de la Syrie, à mettre en œuvre des mesures efficaces de lutte contre le trafic illicite d’objets culturels, conformément à la résolution 2199 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Décisions adoptées par le Comité en 2017
41 COM 7A.49
Site de Palmyre (République arabe syrienne) (C 23)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7A.Add,
  2. Rappelant les décisions 38 COM 7A.12, 39 COM 7A.36 et 40 COM 7A.17, adoptées à ses 38e (Doha, 2014), 39e (Bonn, 2015) et 40e (Istanbul/UNESCO, 2016) sessions respectivement,
  3. Tenant compte de la décision 41 COM 7A.50 sur les biens du patrimoine mondial de la République arabe syrienne,
  4. Condamne les actes délibérés de destructions supplémentaires sur le bien et déplore les dommages considérables aux attributs de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) ;
  5. Encourage l’État partie à mettre en œuvre les recommandations de l’atelier d’assistance technique de l’UNESCO et, en particulier :
    1. Réunir toute la documentation disponible pour comprendre les travaux de restauration antérieurs réalisés sur le site,
    2. Établir un bon diagnostic structurel des structures restantes,
    3. Étayer le portique du temple de Bel et déposer les pierres instables en haut de l’Arc de Triomphe en fonction des évaluations structurelles ;
  6. Réitère sa demande à l’État partie de limiter les travaux de restauration aux interventions de première nécessité jusqu’à ce que la situation sécuritaire s’améliore et permette de mener des études détaillées et un travail de terrain approfondi, ainsi que des discussions sur la définition d’approches optimales ;
  7. Demande que l’État partie invite une mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM pour effectuer une évaluation complète de l’état de conservation du bien et identifier les mesures requises pour éviter la désintégration et assurer la conservation et la protection du bien, dès que la situation sécuritaire le permettra ;
  8. Appelle tous les États membres de l’UNESCO à soutenir les mesures de sauvegarde urgente, y compris à l’aide du Fonds d’urgence du patrimoine de l’UNESCO ;
  9. Notes avec satisfaction que l’État partie prépare actuellement une proposition de modification mineure des limites du bien et l’encourage à soumettre la proposition d’ici le 1erfévrier 2018, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018 ;
  10. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points susmentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018 ;
  11. Décide de maintenir le Site de Palmyre (République arabe syrienne) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
41 COM 7A.50
Décision générale sur les biens du patrimoine mondial de la République arabe syrienne

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7A.Add,
  2. Rappelant les décisions 38 COM 7A.12, 39 COM 7A.36 et 40 COM 7A.17, adoptées respectivement à ses 38e (Doha, 2014), 39e (Bonn, 2015) et 40e (Istanbul/UNESCO, 2016) sessions,
  3. Déplore la situation de conflit régnant dans le pays, la perte de vies humaines et la détérioration des conditions humanitaires ;
  4. Prenant note des rapports soumis par l’État partie concernant l’état de conservation des six biens syriens du patrimoine mondial et des sites inscrits sur la Liste indicative, félicite la Direction générale des antiquités et des musées (DGAM) ainsi que tous les spécialistes du patrimoine et les communautés locales en Syrie qui œuvrent actuellement au suivi et à la protection du patrimoine culturel, pour les efforts soutenus qu’ils ont déployés dans des conditions extrêmement difficiles, mais exprime sa plus vive préoccupation quant aux dommages subis et aux menaces auxquelles sont confrontés ces biens et le patrimoine culturel en général ;
  5. Prie instamment toutes les parties associées à la situation en Syrie de s’abstenir de toute action susceptible de causer de nouveaux dommages au patrimoine culturel du pays et de satisfaire à leurs obligations au regard de la loi internationale, et en particulier de la résolution 2347 du Conseil de sécurité des Nations Unies de mars 2017, en prenant toutes les mesures possibles afin de protéger un tel patrimoine, y compris en faisant cesser tous les dommages provoqués par l’utilisation en tant que cibles des biens du patrimoine mondial, des sites inclus sur la Liste indicative et des autres sites du patrimoine culturel ;
  6. Prie aussi instamment l’État partie d’adopter des mesures destinées à faire évacuer les biens du patrimoine mondial actuellement utilisés à des fins militaires ;
  7. Prie en outre instamment l’État partie et la communauté internationale d’inclure des actions visant à la réhabilitation et la revitalisation des biens dans la réponse globale humanitaire, sécuritaire et en faveur de la paix ;
  8. Prie par ailleurs instamment l’État partie de sauvegarder les biens endommagés au moyen d’interventions minimales d’urgence absolue afin de prévenir les vols, de nouveaux effondrements et la dégradation naturelle, et de s’abstenir d’entreprendre des travaux de conservation et de restauration avant que la situation ne permette l’élaboration de stratégies et d’actions globales de conservation qui répondent aux normes internationales, en étroite collaboration avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;
  9. Demande à l’État partie de poursuivre le travail de documentation systématique de tous les dommages subis par les biens du patrimoine mondial, quand les conditions le permettent, de mettre en œuvre toutes les mesures possibles d’atténuation des risques et de communiquer des informations sur l’élaboration de l’État de conservation souhaité pour le retrait des biens de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) et sur l’identification de mesures correctives pour les six biens ;
  10. Lance un appel à tous les États membres de l’UNESCO afin qu’ils coopèrent dans la lutte contre le trafic illégal de patrimoine culturel en provenance de la Syrie, conformément à la résolution 2199 du Conseil de sécurité des Nations Unies de février 2015, et s’engagent en faveur de la protection du patrimoine culturel en cas de conflit armé conformément à la résolution 2347 du Conseil de sécurité des Nations Unies de mars 2017, et réitère sa suggestion à l’État partie d’envisager la ratification du deuxième Protocole (1999) de la Convention de La Haye de 1954 pour la protection du patrimoine culturel en cas de conflit armé ;
  11. Insiste sur l’importance d’assurer une coordination efficace de tous les efforts en vue de la restauration, la reconstruction et la conservation du patrimoine culturel syrien avec la participation effective de l’UNESCO ;
  12. Appelle la communauté internationale à soutenir davantage la sauvegarde du patrimoine culturel syrien par l’intermédiaire de fonds spécialement dédiés à cette cause ou par une contribution au Fonds d’urgence de l’UNESCO pour le patrimoine ;
  13. Appelle également les experts nationaux et internationaux du patrimoine culturel à s’unir afin de sauvegarder le patrimoine culturel de la Syrie, et à poursuivre leurs initiatives en cours en coordination avec l’UNESCO ;
  14. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation des biens et la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018.
41 COM 8B.51
Site de Palmyre (République arabe syrienne)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les documents WHC/17/41.COM/8B.Add.2 et WHC/17/41.COM/INF.8B1.Add.2,
  2. Approuve la proposition de modification mineure des limites du Site de Palmyre, République arabe syrienne, à l’exception des sites archéologiques du palais Al Bazouriya, d’Al-Bakhra, du palais Al-Sukkari et de Khan Hallabat (mentionnés en Annexe 2 de la proposition de modification mineure des limites) ;
  3. Approuve également la zone tampon proposée pour le Site de Palmyre, République arabe syrienne ;
  4. Afin d’appuyer la protection et la gestion, recommande que l’État partie prenne les mesures supplémentaires suivantes dans l’attente de l’amélioration de la situation de conflit qui affecte le bien :
    1. Développer davantage des objectifs clairs et réalistes (notamment les utilisations interdites et autorisées) dans les différentes zones qui constituent la zone tampon,
    2. S’assurer que les utilisations autorisées et interdites dans la zone tampon traitent pleinement la vaste gamme des utilisations possibles des sols susceptibles de porter préjudice au matériel archéologique, tels que l’exploitation de carrières, les infrastructures d’énergie, d’alimentation en eau, les travaux de drainage, etc.,
    3. Poursuivre le développement des mesures de planification et des politiques pour les zones d’Ayn Fayad (au sud-ouest du bien) et la zone urbaine d’Aamiryat (au nord de la Zone Blanche) afin de garantir que des développements futurs ne fassent pas subir de pressions envahissantes au bien inscrit,
    4. Développer un plan de gestion pour la totalité du bien et sa zone tampon,
    5. Finaliser et mettre en œuvre le décret ministériel, qui définit la politique stratégique de protection du patrimoine mondial, et la Loi révisée sur les antiquités aussitôt que possible,
    6. Continuer d’améliorer la compréhension et la protection des attributs associés au bien du patrimoine mondial situés dans la zone tampon et son cadre environnant.
41 COM 8C.2
Mise à jour de la Liste du patrimoine mondial en péril (biens maintenus)
Le Comité du patrimoine mondial,
  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/17/41.COM/7A, WHC/17/41.COM/7A.Add et WHC/17/41.COM/7A.Add.2),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :
    • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 41 COM 7A.54)
    • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 41 COM 7A.55)
    • Belize, Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize (décision 41 COM 7A.2)
    • Bolivie (État plurinational de), Ville de Potosí (décision 41 COM 7A.23)
    • Chili, Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (décision 41 COM 7A.24)
    • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 41 COM 7A.6)
    • Égypte, Abou Mena (décision 41 COM 7A.32)
    • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 41 COM 7A.1)
    • Honduras, Réserve de la Biosphère Río Plátano (décision 41 COM 7A.3)
    • Îles Salomon, Rennell Est (décision 41 COM 7A.19)
    • Indonésie, Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (décision 41 COM 7A.18)
    • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 41 COM 7A.33)
    • Iraq, Hatra (décision 41 COM 7A.34)
    • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision 41 COM 7A.35)
    • Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (site proposé par la Jordanie) (décision 41 COM 7A.36)
    • Libye, Ancienne ville de Ghadamès (décision 41 COM 7A.40)
    • Libye, Site archéologique de Cyrène (décision 41 COM 7A.37)
    • Libye, Site archéologique de Leptis Magna (décision 41 COM 7A.38)
    • Libye, Site archéologique de Sabratha (décision 41 COM 7A.39)
    • Libye, Sites rupestres du Tadrart Acacus (décision 41 COM 7A.41)
    • Madagascar, Forêts humides de l’Atsinanana (décision 41 COM 7A.14)
    • Mali, Villes anciennes de Djenné (décision 41 COM 7A.28)
    • Mali, Tombouctou (décision 41 COM 7A.29)
    • Mali, Tombeau des Askia (décision 41 COM 7A.30)
    • Micronésie (États fédérés de), Nan Madol : centre cérémoniel de la Micronésie orientale (décision 41 COM 7A.56)
    • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 41 COM 7A.15)
    • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 41 COM 7A.31)
    • Ouzbékistan, Centre historique de Shakhrisyabz (décision 41 COM 7A.57)
    • Palestine, Lieu de naissance de Jésus : l’église de la Nativité et la route de pèlerinage, Bethléem (décision 41 COM 7A.42)
    • Palestine, Palestine : pays d’olives et de vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (décision 41 COM 7A.43)
    • Panama, Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo (décision 41 COM 7A.25)
    • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 41 COM 7A.26)
    • République arabe syrienne, Ancienne ville d'Alep (décision 41 COM 7A.44)
    • République arabe syrienne, Ancienne ville de Bosra (décision 41 COM 7A.45)
    • République arabe syrienne, Ancienne ville de Damas (décision 41 COM 7A.46)
    • République arabe syrienne, Villages antiques du Nord de la Syrie (décision 41 COM 7A.47)
    • République arabe syrienne, Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din (décision 41 COM 7A.48)
    • République arabe syrienne, Site de Palmyre (décision 41 COM 7A.49)
    • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St Floris (décision 41 COM 7A.4)
    • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 41 COM 7A.7)
    • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 41 COM 7A.8)
    • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 41 COM 7A.9)
    • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision 41 COM 7A.10)
    • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 41 COM 7A.11)
    • République-Unie de Tanzanie, Réserve de gibier de Selous (décision 41 COM 7A.17)
    • Sénégal, Parc national du Niokolo-Koba (décision 41 COM 7A.16)
    • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 41 COM 7A.21)
    • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Liverpool – Port marchand (décision 41 COM 7A.22)
    • Venezuela (République bolivarienne du), Coro et son port (décision 41 COM 7A.27)
    • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 41 COM 7A.51)
    • Yémen, Vieille ville de Sana’a (décision 41 COM 7A.52)
    • Yémen, Ancienne ville de Shibam et son mur d'enceinte (décision 41 COM 7A.53)
        Projet de décision : 41 COM 7A.49

        Le Comité du patrimoine mondial,

        1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7A.Add,
        2. Rappelant les décisions 38 COM 7A.12, 39 COM 7A.36 et 40 COM 7A.17, adoptées à ses 38e (Doha, 2014), 39e (Bonn, 2015) et 40e (Istanbul/UNESCO, 2016) sessions respectivement,
        3. Tenant compte de la décision 41 COM 7A.50 sur les biens du patrimoine mondial de la République arabe syrienne,
        4. Condamne les actes délibérés de destructions supplémentaires sur le bien et déplore les dommages considérables aux attributs de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) ;
        5. Encourage l’État partie à mettre en œuvre les recommandations de l’atelier d’assistance technique de l’UNESCO et, en particulier :
          1. Réunir toute la documentation disponible pour comprendre les travaux de restauration antérieurs réalisés sur le site,
          2. Établir un bon diagnostic structurel des structures restantes,
          3. Étayer le portique du temple de Bel et déposer les pierres instables en haut de l’Arc de Triomphe en fonction des évaluations structurelles ;
        6. Réitère sa demande à l’État partie de limiter les travaux de restauration aux interventions de première nécessité jusqu’à ce que la situation sécuritaire s’améliore et permette de mener des études détaillées et un travail de terrain approfondi, ainsi que des discussions sur la définition d’approches optimales ;
        7. Demande que l’État partie invite une mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM pour effectuer une évaluation complète de l’état de conservation du bien et identifier les mesures requises pour éviter la désintégration et assurer la conservation et la protection du bien, dès que la situation sécuritaire le permettra ;
        8. Appelle tous les États membres de l’UNESCO à soutenir les mesures de sauvegarde urgente, y compris à l’aide du Fonds d’urgence du patrimoine de l’UNESCO ;
        9. Notes avec satisfaction que l’État partie prépare actuellement une proposition de modification mineure des limites du bien et l’encourage à soumettre la proposition d’ici le 1erfévrier 2018, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018 ;
        10. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points susmentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018 ;
        11. Décide de maintenir le Site de Palmyre (République arabe syrienne) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

         

        Projet de décision : 41 COM 7A.50

        Le Comité du patrimoine mondial,

        1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7A.Add,
        2. Rappelant les décisions 38 COM 7A.12, 39 COM 7A.36 et 40 COM 7A.17, adoptées respectivement à ses 38e (Doha, 2014), 39e (Bonn, 2015) et 40e (Istanbul/UNESCO, 2016) sessions,
        3. Déplore la situation de conflit régnant dans le pays, la perte de vies humaines et la détérioration des conditions humanitaires ;
        4. Prenant note des rapports soumis par l’État partie concernant l’état de conservation des six biens syriens du patrimoine mondial et des sites inscrits sur la Liste indicative, félicite la Direction générale des antiquités et des musées (DGAM) ainsi que tous les spécialistes du patrimoine et les communautés locales en Syrie qui œuvrent actuellement au suivi et à la protection du patrimoine culturel, pour les efforts soutenus qu’ils ont déployés dans des conditions extrêmement difficiles, mais exprime sa plus vive préoccupation quant aux dommages subis et aux menaces auxquelles sont confrontés ces biens et le patrimoine culturel en général ;
        5. Prie instamment toutes les parties associées à la situation en Syrie de s’abstenir de toute action susceptible de causer de nouveaux dommages au patrimoine culturel du pays et de satisfaire à leurs obligations au regard de la loi internationale, et en particulier de la résolution 2347 du Conseil de sécurité des Nations Unies de mars 2017, en prenant toutes les mesures possibles afin de protéger un tel patrimoine, y compris en faisant cesser tous les dommages provoqués par l’utilisation en tant que cibles des biens du patrimoine mondial, des sites inclus sur la Liste indicative et des autres sites du patrimoine culturel ;
        6. Prie aussi instamment l’État partie d’adopter des mesures destinées à faire évacuer les biens du patrimoine mondial actuellement utilisés à des fins militaires ;
        7. Prie en outre instamment l’État partie et la communauté internationale d’inclure des actions visant à la réhabilitation et la revitalisation des biens dans la réponse globale humanitaire, sécuritaire et en faveur de la paix ;
        8. Prie par ailleurs instamment l’État partie de sauvegarder les biens endommagés au moyen d’interventions minimales d’urgence absolue afin de prévenir les vols, de nouveaux effondrements et la dégradation naturelle, et de s’abstenir d’entreprendre des travaux de conservation et de restauration avant que la situation ne permette l’élaboration de stratégies et d’actions globales de conservation qui répondent aux normes internationales, en étroite collaboration avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;
        9. Lance un appel à tous les États membres de l’UNESCO afin qu’ils coopèrent dans la lutte contre le trafic illégal de patrimoine culturel en provenance de la Syrie, conformément à la résolution 2199 du Conseil de sécurité des Nations Unies de février 2015, et s’engagent en faveur de la protection du patrimoine culturel en cas de conflit armé conformément à la résolution 2347 du Conseil de sécurité des Nations Unies de mars 2017, et réitère sa suggestion à l’État partie d’envisager la ratification du deuxième Protocole (1999) de la Convention de La Haye de 1954 pour la protection du patrimoine culturel en cas de conflit armé ;
        10. Demande à l’État partie de poursuivre le travail de documentation systématique de tous les dommages subis par les biens du patrimoine mondial, quand les conditions le permettent, de mettre en œuvre toutes les mesures possibles d’atténuation des risques et de communiquer des informations sur l’élaboration de l’État de conservation souhaité pour le retrait des biens de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) et sur l’identification de mesures correctives pour les six biens ;
        11. Appelle la communauté internationale à soutenir davantage la sauvegarde du patrimoine culturel syrien par l’intermédiaire de fonds spécialement dédiés à cette cause ou par une contribution au Fonds d’urgence de l’UNESCO pour le patrimoine ;
        12. Appelle également les experts nationaux et internationaux du patrimoine culturel à s’unir afin de sauvegarder le patrimoine culturel de la Syrie, et à poursuivre leurs initiatives en cours en coordination avec l’UNESCO ;
        13. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation des biens et la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018.
        Année du rapport : 2017
        République arabe syrienne
        Date d'inscription : 1980
        Catégorie : Culturel
        Critères : (i)(ii)(iv)
        Liste en péril (dates) : 2013-présent
        Documents examinés par le Comité
        Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
        Rapport (2017) .pdf
        arrow_circle_right 41COM (2017)
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        * : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

        ** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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