1.         Site de Palmyre (République arabe syrienne) (C 23bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1980

Critères  (i)(ii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2013-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Destruction et menaces avérées et potentielles à la suite du conflit armé en Syrie qui a démarré en mars 2011.

Mesures correctives identifiées

Pas encore identifiées

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

Pas encore identifié

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/23/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1989-2005)
Montant total approuvé : 81 250 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/23/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé : 100 000 dollars EU par le Gouvernement flamand ; 18 560 dollars EU du Fonds d’urgence de l’UNESCO

Montant total fourni aux six biens du patrimoine mondial en Syrie : 2,46 millions d’euros de l’Union européenne (pour le patrimoine mondial, le patrimoine mobilier et immatériel) ; 200 000 dollars EU du Centre régional arabe pour le patrimoine mondial à Bahreïn (pour le patrimoine culturel en situation de conflit) ; 170 000 dollars EU du Gouvernement flamand (pour le patrimoine mondial, le patrimoine mobilier et immatériel) ; 63 000 euros du Gouvernement autrichien (pour le patrimoine mondial, le patrimoine mobilier et immatériel)

Missions de suivi antérieures

Avril 2016 : mission d’évaluation rapide du Centre du patrimoine mondial

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Avant le conflit :

Depuis mars 2011 :

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/23/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2017

Le 18 janvier 2017, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation des six biens syriens du patrimoine mondial, qui est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/23/documents/.

L’État partie précise qu’outre l’évaluation des dommages et les activités de documentation utilisant des technologies de pointe évoquées en mai 2016, la Direction générale des Antiquités et des Musées (DGAM) a déployé des mesures d’urgence pour les collections du musée. Grâce à l’appui financier de l’UNESCO et en collaboration avec une équipe polonaise de restaurateurs, la DGAM a nettoyé le musée, trié les décombres pour recueillir les fragments restants qu’elle a acheminés dans ses laboratoires à Damas, à l’exemple de la statue du Lion d’Athéna, afin d’éviter le pillage et dans la perspective d’une prochaine restauration. Le rapport indique également que la DGAM a établi une liste d’interventions d’urgence et ponctuelles avec un budget prévisionnel, et qu’elle a commencé à réunir la documentation relative à la proposition de modification mineure des limites du site et aux mesures de protection connexes. Le 26 décembre 2016, le Gouvernorat d’Homs a fait don d’un terrain qui jouxte le musée de Palmyre en vue d’une éventuelle extension de l’édifice. 

Entre le 11 décembre 2016 et le 2 mars 2017, Palmyre a été de nouveau occupée par des groupes armés extrémistes qui ont détruit le tétrapyle et des parties de l’avant-scène du théâtre et du mur du proscenium, comme l’ont confirmé les images satellites fournies par UNITAR/UNOSAT et ensuite par la DGAM. Le site est désormais placé sous le contrôle de l’État partie depuis le 2 mars 2017.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Voir la décision générale 41 COM 50 du présent document sur les biens du patrimoine mondial de la République arabe syrienne.

L’évacuation des collections du musée de Palmyre à Damas et l’évaluation des dommages à l’intérieur du musée ont été effectuées de mai à août 2016.

Dans le cadre de l’atelier d’assistance technique organisé par le Centre du patrimoine mondial à Beyrouth du 13 au 15 décembre 2016, les experts de l’UNESCO ont apporté des conseils techniques au personnel de la DGAM concernant les dommages à la Citadelle, au musée et au site du patrimoine mondial de Palmyre. Dans leur rapport transmis à la DGAM en mars 2017 et disponible à https://whc.unesco.org/en/events/1386, les experts émettent des recommandations sur la stabilisation des structures endommagées à l’intérieur et autour du bien et recommandent de réunir toute la documentation disponible pour comprendre les travaux de conservation antérieurs, établir un bon diagnostic des structures restantes, étayer le portique du temple de Bel, déposer les pierres instables en haut de l’Arc de Triomphe. Les options de restauration potentielle par anastylose ne pourraient être envisagées que dans une seconde phase, suite à l’inventaire, l’enlèvement, le stockage des débris et éléments détruits et leur analyse, avec l’appui de la communauté scientifique internationale, lorsque la situation sécuritaire le permettra. 

Les experts ont observé qu’en dépit du fait que les dommages causés à la citadelle de Palmyre qui est en dehors de la zone tampon, sont étendus et visibles, ils n’altèrent pas sa valeur dans le paysage de Palmyre. Les destructions semblent résulter du glissement des structures sur le substrat rocheux instable du monument, déstabilisées par l’impact des combats. La restauration de la citadelle serait un projet complexe et coûteux ; la DGAM possède cependant les compétences pour l’entreprendre, étant donné que la destruction touche principalement des tours ayant été restaurées ou reconstruites antérieurement.

Les experts ont aussi procédé à l’examen des dommages au musée de Palmyre. En fonction du bon diagnostic des dégâts, du contenu scientifique et du programme fonctionnel souhaité, et du budget disponible, ils ont fait savoir que plusieurs options de restauration étaient concevables.  

Dans le cadre du projet intitulé « Mise en œuvre des décisions du Comité du patrimoine mondial pour le site de Palmyre », la DGAM prépare actuellement une proposition de modification mineure des limites du bien.  

Il est recommandé que le Comité encourage l’État partie à mettre en œuvre les recommandations de l’atelier d’assistance technique de l’UNESCO, dès que la situation le permettra.

Il est proposé d’entreprendre une mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM sur le site afin de procéder à une évaluation exhaustive de l’état de conservation du bien dès que les conditions de sécurité le permettront.


Décision générale sur les biens dupatrimoine mondial de la République arabe syrienne

Le conflit armé en Syrie a débuté en mars 2011 et n’a cessé de s’intensifier, ce qui a donné lieu à une grande violence et à la détérioration des conditions humanitaires. Il continue à infliger des dommages aux biens inscrits ainsi qu’aux 12 sites inscrits sur la Liste indicative. Outre les destructions intentionnelles et l’utilisation inappropriée des sites archéologiques par les populations déplacées, les sites continuent à être endommagés par des tirs d’obus, des combats de rues, des explosions souterraines, de vastes fouilles illégales, une utilisation à des fins militaires, des violations aux règles sur la construction, et des extractions de matériaux.

Le 18 janvier 2017, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation, disponible à https://whc.unesco.org/fr/sessions/41COM/documents qui présente des informations détaillées sur la destruction et les dommages subis par les six biens du patrimoine mondial. Ce rapport constituent une déclaration officielle des autorités syriennes et rassemblent les informations disponibles recueillies jusqu’au 31 décembre 2016 auprès des antennes de la Direction générale des antiquités et des musées (DGAM) et des communautés locales. L’État partie signale que l’accès par voie terrestre étant limité pour les experts du patrimoine en Syrie, l’étendue exacte des dégâts subis par les biens du patrimoine mondial ne saurait être évaluée avec précision. En conséquence, le rapport ne donnent pas d’informations de première main sur tous les sites et ne permettent pas de saisir pleinement l’étendue des dommages subis par les biens.

L’État partie rapporte les actions entreprises par la DGAM, malgré des conditions de travail fort difficiles, afin de suivre les biens du patrimoine mondial et le patrimoine culturel en général, d’évaluer les dégâts, de mettre en œuvre, autant que possible, des actions de conservation d’urgence et d’atténuation des risques, et de dresser l’inventaire du patrimoine bâti et mobilier. Le rapport souligne également les efforts déployés par la DGAM pour maintenir les salaires de son personnel dans les régions inaccessibles du pays (Villages antiques du Nord de la Syrie, Ancienne ville de Bosra) et met en évidence le rôle positif joué, dans certains cas, par les communautés locales pour sauvegarder le patrimoine et limiter les fouilles illégales.

Le 9 avril 2017, l’État partie a fourni des informations actualisées suivantes sur la conservation des sites inscrits sur la Liste indicative :

 Activités entreprises par l’UNESCO

Activités entreprises par les Organisations consultatives



La situation de conflit armé en Syrie et son intensification ininterrompue ont eu des conséquences sur les six biens du patrimoine mondial et ont grandement limité les capacités nécessaires au soutien et à la protection adéquats de leur VUE. Les biens ont été de plus en plus menacés par des dangers avérés et potentiels, en particulier l’Ancienne ville d’Alep qui a connu une escalade dans sa destruction massive et qui court le risque d’autres destructions irréversibles durant la très difficile phase de réhabilitation du bien. Du 11 décembre 2016 au 2 mars 2017, Palmyre est repassée sous le contrôle de groupes extrémistes armés qui ont causé de nouveaux dommages inestimables pour le bien.

Les fouilles illégales sur les sites et tels archéologiques en Syrie sont une source importante du trafic illicite de biens culturels et causent de considérables et irréversibles dommages à ces sites dont la plupart sont sur le Liste indicative syrienne. En outre, ces fouilles illégales alimentent les marchés noirs régionaux et internationaux en objets culturels volés.

Il est recommandé au Comité de féliciter la DGAM, les experts du patrimoine en Syrie et les communautés locales qui ont déployé des efforts soutenus afin de protéger le patrimoine culturel et de le surveiller très attentivement.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives continueront à soutenir l’État partie dans le travail d’identification des mesures correctives nécessaires et d’élaboration d’un État de conservation souhaité en vue du retrait des biens de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) dès que la situation le permettra.

Il est important que les actions humanitaires et de sécurité soient menées en coordination avec les acteurs du patrimoine culturel afin d’éviter tout autre dommage irréversible pour les biens et de permettre la mise en œuvre de mesures d’urgence pour son patrimoine culturel. En outre, il est recommandé que le travail de documentation systématique de tous les dommages infligés aux biens du patrimoine mondial soit dûment poursuivi à chaque fois que la situation le permet. Il est par ailleurs recommandé au Comité de réitérer son appel à l’État partie afin qu’il sauvegarde les biens endommagés au moyen d’interventions minimales d’urgence visant à prévenir les vols, de nouveaux effondrements et la dégradation naturelle, et qu’il s’abstienne de mettre en œuvre d’autres mesures tant que la situation ne permet pas d’élaborer une stratégie globale et un plan d’action conformes aux normes internationales et respectant des méthodes scientifiques de haute qualité.

En ce qui concerne les interventions post-conflit, il est recommandé au Comité d’appeler l’État partie à planifier l’avenir des biens du patrimoine mondial conformément aux chartes et normes internationales de conservation, en étroite collaboration avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives.

Il est recommandé au Comité d’appeler les experts nationaux et internationaux du patrimoine à continuer à unir leurs efforts en faveur de la sauvegarde du patrimoine culturel syrien ; et à soutenir davantage sa sauvegarde grâce à des fonds spécialement dédiés et des contributions au Fonds d’urgence de l’UNESCO pour le patrimoine.

Dans l’attente d’une amélioration des conditions, il est également recommandé au Comité de prier instamment toutes les parties associées au conflit de s’abstenir de toute action susceptible d’endommager davantage le patrimoine du pays, en particulier les biens du patrimoine mondial et tous les sites inscrits sur la Liste indicative, et de satisfaire à leurs obligations au regard de la loi internationale, en particulier la résolution 2347 du Conseil de sécurités des Nations Unies de mars 2017, d’une part en prenant toutes les mesures possibles afin de protéger un tel patrimoine y compris en évacuant les biens du patrimoine mondial utilisés à des fins militaires, et d’autre part, en faisant cesser tous les dommages causés par l’utilisation des biens du patrimoine mondial en tant que cibles des tirs. Il est également recommandé au Comité de réitérer sa suggestion à l’État partie d’envisager la ratification du deuxième Protocole (1999) de la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé.

Il est en outre recommandé au Comité d’appeler toutes les parties associées au conflit en Syrie et la communauté internationale, en particulier les pays voisins de la Syrie, à mettre en œuvre des mesures efficaces de lutte contre le trafic illicite d’objets culturels, conformément à la résolution 2199 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Décision adoptée: 41 COM 7A.49

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7A.Add,
  2. Rappelant les décisions 38 COM 7A.12, 39 COM 7A.36 et 40 COM 7A.17, adoptées à ses 38e (Doha, 2014), 39e (Bonn, 2015) et 40e (Istanbul/UNESCO, 2016) sessions respectivement,
  3. Tenant compte de la décision 41 COM 7A.50 sur les biens du patrimoine mondial de la République arabe syrienne,
  4. Condamne les actes délibérés de destructions supplémentaires sur le bien et déplore les dommages considérables aux attributs de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) ;
  5. Encourage l’État partie à mettre en œuvre les recommandations de l’atelier d’assistance technique de l’UNESCO et, en particulier :
    1. Réunir toute la documentation disponible pour comprendre les travaux de restauration antérieurs réalisés sur le site,
    2. Établir un bon diagnostic structurel des structures restantes,
    3. Étayer le portique du temple de Bel et déposer les pierres instables en haut de l’Arc de Triomphe en fonction des évaluations structurelles ;
  6. Réitère sa demande à l’État partie de limiter les travaux de restauration aux interventions de première nécessité jusqu’à ce que la situation sécuritaire s’améliore et permette de mener des études détaillées et un travail de terrain approfondi, ainsi que des discussions sur la définition d’approches optimales ;
  7. Demande que l’État partie invite une mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM pour effectuer une évaluation complète de l’état de conservation du bien et identifier les mesures requises pour éviter la désintégration et assurer la conservation et la protection du bien, dès que la situation sécuritaire le permettra ;
  8. Appelle tous les États membres de l’UNESCO à soutenir les mesures de sauvegarde urgente, y compris à l’aide du Fonds d’urgence du patrimoine de l’UNESCO ;
  9. Notes avec satisfaction que l’État partie prépare actuellement une proposition de modification mineure des limites du bien et l’encourage à soumettre la proposition d’ici le 1erfévrier 2018, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018 ;
  10. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points susmentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018 ;
  11. Décide de maintenir le Site de Palmyre (République arabe syrienne) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 41 COM 7A.50

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7A.Add,
  2. Rappelant les décisions 38 COM 7A.12, 39 COM 7A.36 et 40 COM 7A.17, adoptées respectivement à ses 38e (Doha, 2014), 39e (Bonn, 2015) et 40e (Istanbul/UNESCO, 2016) sessions,
  3. Déplore la situation de conflit régnant dans le pays, la perte de vies humaines et la détérioration des conditions humanitaires ;
  4. Prenant note des rapports soumis par l’État partie concernant l’état de conservation des six biens syriens du patrimoine mondial et des sites inscrits sur la Liste indicative, félicite la Direction générale des antiquités et des musées (DGAM) ainsi que tous les spécialistes du patrimoine et les communautés locales en Syrie qui œuvrent actuellement au suivi et à la protection du patrimoine culturel, pour les efforts soutenus qu’ils ont déployés dans des conditions extrêmement difficiles, mais exprime sa plus vive préoccupation quant aux dommages subis et aux menaces auxquelles sont confrontés ces biens et le patrimoine culturel en général ;
  5. Prie instamment toutes les parties associées à la situation en Syrie de s’abstenir de toute action susceptible de causer de nouveaux dommages au patrimoine culturel du pays et de satisfaire à leurs obligations au regard de la loi internationale, et en particulier de la résolution 2347 du Conseil de sécurité des Nations Unies de mars 2017, en prenant toutes les mesures possibles afin de protéger un tel patrimoine, y compris en faisant cesser tous les dommages provoqués par l’utilisation en tant que cibles des biens du patrimoine mondial, des sites inclus sur la Liste indicative et des autres sites du patrimoine culturel ;
  6. Prie aussi instamment l’État partie d’adopter des mesures destinées à faire évacuer les biens du patrimoine mondial actuellement utilisés à des fins militaires ;
  7. Prie en outre instamment l’État partie et la communauté internationale d’inclure des actions visant à la réhabilitation et la revitalisation des biens dans la réponse globale humanitaire, sécuritaire et en faveur de la paix ;
  8. Prie par ailleurs instamment l’État partie de sauvegarder les biens endommagés au moyen d’interventions minimales d’urgence absolue afin de prévenir les vols, de nouveaux effondrements et la dégradation naturelle, et de s’abstenir d’entreprendre des travaux de conservation et de restauration avant que la situation ne permette l’élaboration de stratégies et d’actions globales de conservation qui répondent aux normes internationales, en étroite collaboration avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;
  9. Demande à l’État partie de poursuivre le travail de documentation systématique de tous les dommages subis par les biens du patrimoine mondial, quand les conditions le permettent, de mettre en œuvre toutes les mesures possibles d’atténuation des risques et de communiquer des informations sur l’élaboration de l’État de conservation souhaité pour le retrait des biens de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) et sur l’identification de mesures correctives pour les six biens ;
  10. Lance un appel à tous les États membres de l’UNESCO afin qu’ils coopèrent dans la lutte contre le trafic illégal de patrimoine culturel en provenance de la Syrie, conformément à la résolution 2199 du Conseil de sécurité des Nations Unies de février 2015, et s’engagent en faveur de la protection du patrimoine culturel en cas de conflit armé conformément à la résolution 2347 du Conseil de sécurité des Nations Unies de mars 2017, et réitère sa suggestion à l’État partie d’envisager la ratification du deuxième Protocole (1999) de la Convention de La Haye de 1954 pour la protection du patrimoine culturel en cas de conflit armé ;
  11. Insiste sur l’importance d’assurer une coordination efficace de tous les efforts en vue de la restauration, la reconstruction et la conservation du patrimoine culturel syrien avec la participation effective de l’UNESCO ;
  12. Appelle la communauté internationale à soutenir davantage la sauvegarde du patrimoine culturel syrien par l’intermédiaire de fonds spécialement dédiés à cette cause ou par une contribution au Fonds d’urgence de l’UNESCO pour le patrimoine ;
  13. Appelle également les experts nationaux et internationaux du patrimoine culturel à s’unir afin de sauvegarder le patrimoine culturel de la Syrie, et à poursuivre leurs initiatives en cours en coordination avec l’UNESCO ;
  14. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation des biens et la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018.

Décision adoptée: 41 COM 8B.51

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les documents WHC/17/41.COM/8B.Add.2 et WHC/17/41.COM/INF.8B1.Add.2,
  2. Approuve la proposition de modification mineure des limites du Site de Palmyre, République arabe syrienne, à l’exception des sites archéologiques du palais Al Bazouriya, d’Al-Bakhra, du palais Al-Sukkari et de Khan Hallabat (mentionnés en Annexe 2 de la proposition de modification mineure des limites) ;
  3. Approuve également la zone tampon proposée pour le Site de Palmyre, République arabe syrienne ;
  4. Afin d’appuyer la protection et la gestion, recommande que l’État partie prenne les mesures supplémentaires suivantes dans l’attente de l’amélioration de la situation de conflit qui affecte le bien :
    1. Développer davantage des objectifs clairs et réalistes (notamment les utilisations interdites et autorisées) dans les différentes zones qui constituent la zone tampon,
    2. S’assurer que les utilisations autorisées et interdites dans la zone tampon traitent pleinement la vaste gamme des utilisations possibles des sols susceptibles de porter préjudice au matériel archéologique, tels que l’exploitation de carrières, les infrastructures d’énergie, d’alimentation en eau, les travaux de drainage, etc.,
    3. Poursuivre le développement des mesures de planification et des politiques pour les zones d’Ayn Fayad (au sud-ouest du bien) et la zone urbaine d’Aamiryat (au nord de la Zone Blanche) afin de garantir que des développements futurs ne fassent pas subir de pressions envahissantes au bien inscrit,
    4. Développer un plan de gestion pour la totalité du bien et sa zone tampon,
    5. Finaliser et mettre en œuvre le décret ministériel, qui définit la politique stratégique de protection du patrimoine mondial, et la Loi révisée sur les antiquités aussitôt que possible,
    6. Continuer d’améliorer la compréhension et la protection des attributs associés au bien du patrimoine mondial situés dans la zone tampon et son cadre environnant.

Décision adoptée: 41 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,
  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/17/41.COM/7A, WHC/17/41.COM/7A.Add et WHC/17/41.COM/7A.Add.2),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :