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Réserve de gibier de Selous

République-Unie de Tanzanie
Facteurs affectant le bien en 2016*
  • Activités illégales
  • Espèces envahissantes/exotiques terrestres
  • Exploitation minière
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Infrastructures hydrauliques
  • Pétrole/gaz
  • Ressources financières
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :

    Réduction significative de la faune sauvage due au braconnage

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Réduction significative de la faune sauvage due au braconnage
  • Financement et gestion insuffisants
  • Prospection et exploitation de minerais et d'hydrocarbures
  • Gestion et développement du tourisme
  • Projet d'aménagement de barrages potentiel et proposé
  • Mise à exécution du projet d’exploitation d’uranium
  • Insuffisance de préparation aux catastrophes
  • Besoin d’une zone tampon
  • Besoin de renforcer l’implication des communautés locales
  • Espèces exotiques envahissantes
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Le braconnage et ses conséquences dramatiques sur les populations d’éléphants et ses effets sur l’écosystème

Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

Pas encore rédigé

Mesures correctives pour le bien

Pas encore identifiées

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives
Pas encore identifié
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2016
Demandes approuvées : 3 (de 1984-1999)
Montant total approuvé : 67 980 dollars E.U.
1999 Project Planning Workshop for Strengthening ... (Approuvé)   7 500 dollars E.U.
1987 Equipment for anti-poaching measures at Selous Game ... (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
1984 Purchase of a vehicle for Selous Game Reserve (Approuvé)   10 480 dollars E.U.
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

Le 26 février 2016, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/199/documents, qui rapporte les progrès accomplis de répondre aux problèmes de conservation soulevés précédemment par le Comité :

  • Aucune licence d’exploitation minière n’a été délivrée dans le bien. Le rapport rappelle toutefois qu’en vertu de la loi, la prospection et l’exploitation pétrolières, gazières ou d’uranium sont possibles dans toutes les réserves de gibier de Tanzanie depuis 2009 ;
  • Mobilisation d’un important soutien de la part de sources multilatérales et bilatérales ainsi que d’ONG ;
  • Capacités accrues et efforts renforcés pour combattre le braconnage ayant pour conséquence une stabilisation de la situation du bien ;
  • Efforts entrepris pour renforcer la coordination entre les agences gouvernementales, avec notamment la création d’un groupe de travail multi-agences en charge de la lutte contre les délits environnementaux et la criminalité liée à la faune sauvage ;
  • Efforts bilatéraux renforcés, avec notamment, la signature d’un accord avec le Mozambique sur l’écosystème transfrontalier Niassa-Selous, des initiatives mises en œuvre avec la Chine afin de lutter contre le commerce illégal de faune sauvage et des efforts de coordination régionale en cours ;
  • Début de l’activité, en octobre 2015, de l’Autorité tanzanienne en charge de la faune sauvage (Tanzanian Wildlife Authority : TAWA) ;
  • Consultations en cours avec des parties prenantes à propos du possible ajout de nouvelles zones au bien, sur son flanc occidental, et de la création d’une zone tampon ;
  • Nomination d’une équipe interministérielle en charge du suivi du projet de mine d’uranium de la rivière Mkuju (Mkuju River Project : MRP), et des efforts sont entrepris afin de définir des points de comparaison pour le suivi de l’eau ;
  • Confirmation qu’Uranium One envisage de recourir à la lixiviation in-situ (ISL) sur le site de MRP et qu’aucune autorisation n’a été à ce jour accordée pour une telle méthode d’extraction. En ce qui concerne la préparation aux risques, il est fait référence aux informations précédemment communiquées dans l’évaluation d’impact environnemental et social (EIES) réalisée pour le projet MRP ;
  • La société de construction brésilienne Odebrecht a été choisie comme entrepreneur exclusif pour développer le projet de barrage de la Gorge de Stiegler. Afin de réaliser une évaluation d’impact environnemental (EIE), la société a fait appel à des consultants locaux auxquels un expert international, qui reste à identifier, viendra apporter son aide. Selon le rapport, l’EIE doit commencer sous peu et sera soumise au Centre du patrimoine mondial dès qu’elle sera achevée ;
  • Soumission de l’EIE du projet de barrage de Kidunda au Conseil national de gestion de l’environnement (National Environment Management Center – NEMC) pour examen final et elle sera soumise au Centre du patrimoine mondial consécutivement ;
  • Le suivi de toutes les recommandations de la mission de suivi réactif de 2013 est en cours, avec notamment l’élaboration d’un État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR), qui a été soumis au Centre du patrimoine mondial le 16 mai 2016.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2016

Le lancement des activités de TAWA et les capacités globales accrues, y compris un soutien externe additionnel, représentent des opportunités d’amélioration de la gestion du bien et de ses alentours. Il sera essentiel de rendre sans délai la TAWA opérationnelle et efficace et de s’assurer de la coopération entre tous les partenaires.

Malgré les signes d’une possible interruption du déclin spectaculaire du nombre d’éléphants, il convient de toujours interpréter avec prudence les données de l’enquête, comme le précise le rapport de mission de 2013. Bien que les efforts entrepris pour coopérer avec les pays de destination des produits illégaux issus de faune sauvage témoignent d’une réponse de plus en plus élaborée, beaucoup reste à faire afin de résoudre la crise liée au braconnage afin de parvenir à  doubler les populations d’éléphants et de buffles, tel que proposé dans le DSOCR. Des études sont en cours pour combler les lacunes statistiques sur la population des éléphants et pour élaborer un calendrier détaillant les objectifs du DSOCR à atteindre d’ici 2017. Il faut rappeler que la mission de 2013 a conclu que la population des rhinocéros noirs a, outre celle des éléphants, également subi les graves conséquences du braconnage, et qu’elle a recommandé que le DSOCR devrait par conséquent comprendre des indicateurs précis s’agissant de ces deux espèces. Il est entendu que les données statistiques actuellement disponibles sur la population des rhinocéros noirs présente sur le site ne permettent pas de définir dans le DSOCR un indicateur précis visant au rétablissement de l’espèce. Il est donc recommandé au Comité de demander à l’État partie d’entreprendre une analyse de la situation actuelle du rhinocéros noir dans le bien afin de donner une estimation du nombre de rhinocéros présents dans le bien, et de fournir une réponse appropriée pour sécuriser le site, et de réviser en conséquence le DSOCR. Il est également recommandé au Comité de prier à nouveau instamment (décision 39 COM 7A.14) l’État partie d’élaborer et de mettre en œuvre un plan complet d’action d’urgence destiné à faire cesser d’ici 12 mois le braconnage à l’échelle de « l’écosystème plus vaste de Selous », comme recommandé par la mission de 2013.

La nomination d’une équipe interministérielle et le suivi de l’eau dans le cadre du projet de mine d’uranium de la rivière Mkuju, tel qu’évoqué dans le rapport, sont accueillis avec satisfaction. Il est important de rappeler la décision du Comité 38 COM 7B.95 aux termes de laquelle il a été demandé de réaliser un suivi quantitatif et qualitatif indépendant de l’eau, d’entreprendre une nouvelle EIE en cas de recours à la méthode ISL et de garantir une stratégie de préparation aux risques de catastrophes. Des informations plus détaillées sont nécessaires sur les progrès accomplis à ce sujet et l’état d’avancement du projet dans son ensemble afin de pouvoir évaluer si ces demandes du Comité ont été mises en œuvre de façon adéquate.

Depuis 2012 (décision 36 COM 8B.43), le Comité demande à l’État partie de s’engager à ne pas autoriser d’activités d’exploitation minière dans le bien, un engagement qui a été confirmé par l’État partie en 2015. Cependant, le cadastre public du Ministère de l’énergie et des minerais (http://portal.mem.go.tz/map/) permet d’observer un grand empiétement des secteurs concernés par les licences de prospection minière sur le territoire du bien, une préoccupation déjà exprimée par la mission de 2013, certaines de ces licences ayant été accordées pour des minerais (tels que le graphite) autres que ceux autorisés au titre la Loi sur la conservation de la faune sauvage (Wildlife Conservation Act) N° 5 de 2009. Pas moins de huit nouvelles demandes ont été soumises en 2016. Par ailleurs, les licences dans les zones adjacentes au bien soulèvent d’autres préoccupations en ce qui concerne « l’écosystème plus vaste de Selous », en particulier le corridor Selous-Niassa.

Il conviendrait de rappeler que le Comité, à ses 36e (Saint-Pétersbourg, 2012) et 37e (Phnom Penh, 2013) sessions, a exprimé ses plus vives préoccupations quant au projet de la Gorge de Stiegler qui, s’il était adopté, pourrait provoquer de graves et irréversibles dommages à la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, et que la mission de 2013 a recommandé à l’État partie de préciser, sans aucune ambigüité et par écrit, l’état actuel d’avancement de la planification et de la prise de décision relative au projet. Toutefois, de telles précisions n’ont pas encore été communiquées. L’état d’avancement du projet de barrage de Kidunda reste également assez flou. Il est fait état d’un changement important dans sa conception, transformant le barrage de rétention d’eau initialement prévu en un projet hybride associant un barrage de rétention à une centrale hydroélectrique, ce qui a causé des retards dans la préparation d’une EIES.

Il est recommandé au Comité de réitérer sa demande (décision 37 COM 7B.7) auprès de l’État partie afin qu’il entreprenne une évaluation environnementale stratégique (EES) permettant d’identifier de façon exhaustive les impacts cumulatifs de l’exploitation minière, des barrages de la Gorge de Stiegler et de Kidunda, de l’agriculture et des infrastructures associées telles que la construction de routes, tant sur le territoire du bien que dans les corridors de faune sauvage et les zones de dispersion qui sont essentiels pour le maintien de la VUE du bien.

L’ampleur des menaces auxquelles le bien doit faire face nécessite d’entreprendre d’importants efforts supplémentaires afin d’apporter des réponses adéquates. Alors que la pression exercée par les populations humaines s’accroit, une vision intégrée et une approche qui dépasse les limites administratives du bien et qui offre des opportunités aux communautés locales de participer à la prise de décision et au partage des bénéfices, notamment dans les Zones de gestion de la faune sauvage (Wildlife Management Areas – WMA), deviennent de plus en plus urgentes. Toutefois, il est fait état de peu d’avancées à ce sujet.

Alors que l’État partie réaliserait des progrès dans la réponse à la menace que constitue le braconnage, on peut estimer que l’exploitation minière et les projets de barrages représentent d’autres menaces importantes pour la VUE du bien. Il est par conséquent recommandé au Comité de demander à l’État partie d’inviter une mission de suivi réactif de l’UICN afin qu’elle évalue les progrès réalisés dans la lutte contre le braconnage et l’état d’avancement et les impacts probables de l’utilisation de la méthode d’extraction ISL à la mine d’uranium de la rivière Mkuju, des projets de barrages de la Gorge de Stiegler et de Kidunda et des licences de prospection minière dans des secteurs empiétant sur le bien et dans les zones adjacentes à celui-ci.

Enfin, il est recommandé au Comité de maintenir le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décisions adoptées par le Comité en 2016
40 COM 7A.47
Réserve de gibier de Selous (République-Unie de Tanzanie) (N 199bis)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7A.Add,
  2. Rappelant les décisions 36 COM 8B.43, 37 COM 7B.7, 38 COM 7B.95 et 39 COM 7A.14, adoptées respectivement à ses 36e (Saint-Pétersbourg, 2012), 37e (Phnom Penh, 2013), 38e (Doha, 2014) et 39e (Bonn, 2015) sessions,
  3. Félicite l’État partie et ses partenaires internationaux pour les efforts entrepris afin de résoudre la crise liée au braconnage et encourage tous les acteurs impliqués à consolider et à coordonner ces efforts ;
  4. Reconnait les progrès réalisés par l’État partie en ce qui concerne l’élaboration d’un État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR), en prenant en compte que d’autres études sont en cours pour combler les lacunes statistiques sur la population des éléphants et arrêter une proposition de calendrier d’activités pour la mise en œuvre du DSOCR.
  5. Demande à l’État partie d’entreprendre une analyse de l’état actuel de la population de rhinocéros noirs présente sur le territoire du bien afin que la réponse qu’il convient de donner pour protéger cette population bénéficie des conclusions de cette analyse, et de réviser le DSOCR en conséquence ; et demande également à l’État partie de soumettre, d’ici le 1er décembre 2017, une proposition actualisée du DSOCR pour son adoption par le Comité à sa 42e session en 2018
  6. Prie à nouveau instamment l’État partie d’élaborer et de mettre en œuvre un plan complet d’action d’urgence destiné à faire cesser d’ici 12 mois le braconnage dans « l’écosystème plus vaste de Selous », comme recommandé à l’origine par la mission de 2013 ;
  7. Accueille avec satisfaction l’établissement, en octobre 2015, de l’Autorité tanzanienne en charge de la faune sauvage (Tanzania Wildlife Authority – TAWA) et prie également instamment l’État partie de veiller à ce que cette entité soit opérationnelle et efficace en temps opportun et qu’elle dispose de ressources adéquates et fiables ;
  8. Félicite également les États parties de Tanzanie, du Mozambique et de Chine pour l’officialisation des accords respectivement signés sur l’écosystème transfrontalier de Niassa-Selous et la prévention de la criminalité liée à la faune sauvage, et encourage vivement tous les États parties impliqués à faire rapport au Centre du patrimoine mondial sur les activités menées dans le cadre de ces accords ;
  9. Exprime à nouveau sa plus vive préoccupation quant à :
    1. l’absence de clarté et de précisions s’agissant des méthodes d’extraction, du suivi de l’eau et de la préparation aux catastrophes pour le projet de la rivière Mkuju (Mkuju River Project – MRP),
    2. l’état d’avancement du projet de barrage de la Gorge de Stiegler, malgré une très haute probabilité de dommages graves et irréversibles à la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien,
    3. l’absence de soumission d’une évaluation complète d’impact environnemental et social (EIES) du projet de barrage de Kidunda, dont l’ampleur semble s’être accrue, et pourrait par conséquent avoir un impact plus fort sur l’intégrité du bien,
    4. la possibilité, en vertu de la loi, d’exploration et d’exploitation minières sur le territoire du bien et l’empiétement des secteurs concernés par les licences d’exploitation et de prospection minières sur le territoire du bien, malgré l’engagement pris par l’État partie de n’autoriser aucune activité minière sur le territoire du bien, conformément à la position établie du Comité selon laquelle l’exploration et l’exploitation minières, pétrolières et gazières sont incompatibles avec le statut de patrimoine mondial,
    5. l’absence de progrès, rapportés par l’État partie, dans la création d’opportunités pour les communautés locales de participer à la prise de décision et au partage des bénéfices, notamment dans les Zones de gestion de la faune sauvage (Wildlife Management Areas – WMA) ;
  10. Réitère sa demande auprès de l’État partie afin qu’il entreprenne une évaluation environnementale stratégique (EES) afin d’identifier de façon exhaustive les impacts cumulatifs de l’exploitation minière, du projet envisagé de barrage de la Gorge de Stiegler et du projet planifié de barrage de Kidunda, de l’agriculture et des infrastructures associées telles que la construction de routes, tant sur le bien que sur les importants corridors de faune sauvage et zones de dispersion qui sont essentiels au maintien de la VUE du bien, et prie par ailleurs instamment l’État partie d’abandonner les différents projets de développement qui sont incompatibles avec le statut de patrimoine mondial du bien ;
  11. Demande également à l’État partie d’inviter une mission de suivi réactif de l’UICN à se rendre sur le territoire du bien afin d’évaluer les progrès accomplis dans la lutte contre le braconnage et l’état d’avancement et les impacts possibles de la lixiviation in situ à la mine d’uranium de la rivière Mkuju, des projets de barrages de la Gorge de Stiegler et de Kidunda, et des licences de prospection dont les territoires empiètent sur le bien et sont situés dans les zones adjacentes, ainsi que de tout autre développement susceptible d’avoir un impact sur la VUE du bien ;
  12. Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien, sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés et sur les recommandations de la mission de 2013, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017 ;
  13. Décide de maintenir Réserve de gibier de Selous (République-Unie de Tanzanie) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
40 COM 8C.2
Mise a jour de la Liste du patrimoine mondial en péril (biens maintenus)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/16/40.COM/7A, WHC/16/40.COM/7A.Add et WHC/16/40.COM/7A.Add.2),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :
  • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 40 COM 7A.26)
  • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 40 COM 7A.27)
  • Belize, Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize (décision 40 COM 7A.32)
  • Bolivie (État plurinational de), Ville de Potosí (décision 40 COM 7A.1)
  • Chili, Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (décision 40 COM 7A.2)
  • Côte d'Ivoire, Parc national de la Comoé (décision 40 COM 7A.35)
  • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 40 COM 7A.36)
  • Égypte, Abou Mena (décision 40 COM 7A.9)
  • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 40 COM 7A.50)
  • Éthiopie, Parc national du Simien (décision 40 COM 7A.43)
  • Géorgie, Cathédrale de Bagrati et monastère de Ghélati (décision 40 COM 7A.28)
  • Honduras, Réserve de la Biosphère Río Plátano (décision 40 COM 7A.33)
  • Îles Salomon, Rennell Est (décision 40 COM 7A.49)
  • Indonésie, Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (décision 40 COM 7A.48)
  • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 40 COM 7A.10)
  • Iraq, Hatra (décision 40 COM 7A.11)
  • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision 40 COM 7A.12)
  • Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (site proposé par la Jordanie) (décision 40 COM 7A.13)
  • Madagascar, Forêts humides de l’Atsinanana (décision 40 COM 7A.44)
  • Mali, Tombouctou (décision 40 COM 7A.6)
  • Mali, Tombeau des Askia (décision 40 COM 7A.7)
  • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 40 COM 7A.45)
  • Palestine, Lieu de naissance de Jésus : l’église de la Nativité et la route de pèlerinage, Bethléem (décision 40 COM 7A.14)
  • Palestine, Palestine : pays d’olives et de vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (décision 40 COM 7A.15)
  • Panama, Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo – San Lorenzo (décision 40 COM 7A.3)
  • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 40 COM 7A.4)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville d'Alep (décision 40 COM 7A.16)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Bosra (décision 40 COM 7A.17)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Damas (décision 40 COM 7A.18)
  • République arabe syrienne, Villages antiques du Nord de la Syrie (décision 40 COM 7A.19)
  • République arabe syrienne, Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din (décision 40 COM 7A.20)
  • République arabe syrienne, Site de Palmyre (décision 40 COM 7A.21)
  • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St Floris (décision 40 COM 7A.34)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 40 COM 7A.37)
  • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 40 COM 7A.38)
  • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 40 COM 7A.39)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision 40 COM 7A.40)
  • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 40 COM 7A.41)
  • République-Unie de Tanzanie, Réserve de gibier de Selous (décision 40 COM 7A.47)
  • Sénégal, Parc national du Niokolo-Koba (décision 40 COM 7A.46)
  • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 40 COM 7A.30)
  • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 40 COM 7A.8)
  • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Liverpool – Port marchand (décision 40 COM 7A.31)
  • Venezuela (République bolivarienne du), Coro et son port (décision 40 COM 7A.5)
  • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 40 COM 7A.23)
  • Yémen, Vieille ville de Sana’a (décision 40 COM 7A.24)
  • Yémen, Ancienne ville de Shibam et son mur d'enceinte (décision 40 COM 7A.25).
Projet de décision : 40 COM 7A.47

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7A.Add,
  2. Rappelant les décisions 36 COM 8B.43, 37 COM 7B.7, 38 COM 7B.95 et 39 COM 7A.14, adoptées respectivement à ses 36e (Saint-Pétersbourg, 2012), 37e (Phnom Penh, 2013), 38e (Doha, 2014) et 39e (Bonn, 2015) sessions,
  3. Félicite l’État partie et ses partenaires internationaux pour les efforts entrepris afin de résoudre la crise liée au braconnage et encourage tous les acteurs impliqués à consolider et à coordonner ces efforts ;
  4. Reconnait les progrès réalisés par l’Etat partie en ce qui concerne l’élaboration d’un État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR), en prenant en compte que d’autres études sont en cours pour combler les lacunes statistiques sur la population des éléphants et arrêter une proposition de calendrier d’activités pour la mise en œuvre du DSOCR.
  5. Demande à l’État partie d’entreprendre une analyse de l’état actuel de la population de rhinocéros noirs présente sur le territoire du bien afin que la réponse qu’il convient de donner pour protéger cette population bénéficie des conclusions de cette analyse, et de réviser le DSOCR en conséquence ; et demande également à l’État partie de soumettre, d’ici le 1er décembre 2017, une proposition actualisée du DSOCR pour son adoption par le Comité à sa 42e session en 2018
  6. Prie à nouveau instamment l’État partie d’élaborer et de mettre en œuvre un plan complet d’action d’urgence destiné à faire cesser d’ici 12 mois le braconnage dans « l’écosystème plus vaste de Selous », comme recommandé à l’origine par la mission de 2013 ;
  7. Accueille avec satisfaction l’établissement, en octobre 2015, de l’Autorité tanzanienne en charge de la faune sauvage (Tanzania Wildlife Authority – TAWA) et prie également instamment l’État partie de veiller à ce que cette entité soit opérationnelle et efficace en temps opportun et qu’elle dispose de ressources adéquates et fiables ;
  8. Félicite également les États parties de Tanzanie, du Mozambique et de Chine pour l’officialisation des accords respectivement signés sur l’écosystème transfrontalier de Niassa-Selous et la prévention de la criminalité liée à la faune sauvage, et encourage vivement tous les États parties impliqués à faire rapport au Centre du patrimoine mondial sur les activités menées dans le cadre de ces accords ;
  9. Exprime à nouveau sa plus vive préoccupation quant à :
    1. l’absence de clarté et de précisions s’agissant des méthodes d’extraction, du suivi de l’eau et de la préparation aux catastrophes pour le projet de la rivière Mkuju (Mkuju River Project – MRP),
    2. l’état d’avancement du projet de barrage de la Gorge de Stiegler, malgré une très haute probabilité de dommages graves et irréversibles à la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien,
    3. l’absence de soumission d’une évaluation complète d’impact environnemental et social (EIES) du projet de barrage de Kidunda, dont l’ampleur semble s’être accrue, et pourrait par conséquent avoir un impact plus fort sur l’intégrité du bien,
    4. la possibilité, en vertu de la loi, d’exploration et d’exploitation minières sur le territoire du bien et l’empiétement des secteurs concernés par les licences d’exploitation et de prospection minières sur le territoire du bien, malgré l’engagement pris par l’État partie de n’autoriser aucune activité minière sur le territoire du bien, conformément à la position établie du Comité selon laquelle l’exploration et l’exploitation minières, pétrolières et gazières sont incompatibles avec le statut de patrimoine mondial,
    5. l’absence de progrès, rapportés par l’État partie, dans la création d’opportunités pour les communautés locales de participer à la prise de décision et au partage des bénéfices, notamment dans les Zones de gestion de la faune sauvage (Wildlife Management Areas – WMA) ;
  10. Réitère sa demande auprès de l’État partie afin qu’il entreprenne une évaluation environnementale stratégique (EES) afin d’identifier de façon exhaustive les impacts cumulatifs de l’exploitation minière, du projet envisagé de barrage de la Gorge de Stiegler et du projet planifié de barrage de Kidunda, de l’agriculture et des infrastructures associées telles que la construction de routes, tant sur le bien que sur les importants corridors de faune sauvage et zones de dispersion qui sont essentiels au maintien de la VUE du bien, et prie par ailleurs instamment l’État partie d’abandonner les différents projets de développement qui sont incompatibles avec le statut de patrimoine mondial du bien ;
  11. Demande également à l’État partie d’inviter une mission de suivi réactif de l’UICN à se rendre sur le territoire du bien afin d’évaluer les progrès accomplis dans la lutte contre le braconnage et l’état d’avancement et les impacts possibles de la lixiviation in situ à la mine d’uranium de la rivière Mkuju, des projets de barrages de la Gorge de Stiegler et de Kidunda, et des licences de prospection dont les territoires empiètent sur le bien et sont situés dans les zones adjacentes, ainsi que de tout autre développement susceptible d’avoir un impact sur la VUE du bien ;
  12. Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien, sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés et sur les recommandations de la mission de 2013, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017 ;
  13. Décide de maintenir Réserve de gibier de Selous (République-Unie de Tanzanie) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
Année du rapport : 2016
République-Unie de Tanzanie
Date d'inscription : 1982
Catégorie : Naturel
Critères : (ix)(x)
Liste en péril (dates) : 2014-présent
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2016) .pdf
arrow_circle_right 40COM (2016)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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