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Petra

Jordanie
Facteurs affectant le bien en 2015*
  • Développement commercial
  • Habitat
  • Infrastructures de transport de surface
  • Modification du régime des sols
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Vastes infrastructures et/ou installations touristiques / de loisirs
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Importantes inondations en 1996 (problème résolu)
  • Insuffisance ou inexistence des systèmes d'évacuation des eaux usées (problème résolu)
  • Conservation insuffisante des antiquités (problème résolu)
  • Impact des nouveaux hôtels en cours de construction à proximité du site du patrimoine mondial de Petra
  • Développement incontrôlé des villages à proximité du site
  • Prolifération des commerces
  • Projets de construction ou d'élargissement de route conduisant au site
  • Autres atteintes à l'intégrité du site
  • Absence de plan de gestion du bien
  • Absence de limites précises du bien
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2015

Montant total accordé: 1 million de dollars EU du fonds-en-dépôts italien

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2015
Demandes approuvées : 4 (de 1987-2010)
Montant total approuvé : 167 079 dollars E.U.
2010 Urgent Investigation of the Rock Stability in the Siq ... (Approuvé)   67 579 dollars E.U.
2001 World Heritage Skills Development Workshop for Young ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1995 Flash flood control at Petra (Approuvé)   29 500 dollars E.U.
1987 Contribution towards research work on weathering and ... (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2015**

Septembre 2000 : mission ICOMOS ; mars 2004 : mission UNESCO ; 2009 : missions d'expertise technique UNESCO ; décembre 2010 : mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2015

Le 1er février 2015, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation et le 19 mars 2015, des documents justificatifs complémentaires qui sont disponible à : https://whc.unesco.org/fr/list/326/documents/. Le rapport et les documents offrent des informations détaillées sur la vaste gamme d’initiatives prises pour la conservation, la protection et la gestion du bien. Le rapport traite en détail les inquiétudes du Comité du patrimoine mondial formulées à sa 37e session (Phnom Penh, 2013). A l’invitation de l’État partie, le Centre du patrimoine mondial a entrepris une mission à Petra en février 2015 afin de discuter les progrès réalisés et les besoins actuels.

  • Zone tampon : l’État partie a entrepris une étude globale pour définir la zone tampon du bien, qui comprend une Aire protégée, subdivisée en quatre, dont une zone non-aménageable, en plus de cinq zones de gestion spéciale dédiées à l’éco-tourisme, l’agriculture, l’éco-panorama, les points de vue et une zone de gestion spéciale du Parc Archéologique de Petra (PAP). Des ressources spécifiques pour la protection et des instruments juridiques ont été attribués à chaque zone. Des consultations avec les communautés locales sont en cours afin de finaliser l’adoption de toutes les dispositions légales relatives à la zone tampon.
  • Plan de réduction des risques de catastrophes : dans un projet soutenu par le PNUD, « International Risk Assessment for the Petra Development and Tourism Region » (2013), les risques associés à la survenue de tremblements de terre, crues soudaines, glissements de terrain et chutes de pierres ont été évalués. En 2014, une étude sur les inondations éclairs a été effectuée, à la suite de laquelle un Système d’alerte précoce contre les inondations éclairs a été considéré comme une priorité. Le projet de suivi de la stabilité du Siq mise en œuvre par le Bureau de l’UNESCO à Amman a permis la mise en place de points de référence pour le suivi dans le Siq afin de garantir des mesures appropriées et permettre des décisions d’atténuation des risques. Le projet a permis de former des inspecteurs du PAP et du Département des Antiquités (DoA). La stabilité du Siq est une préoccupation majeure et des chutes de pierre se produisent continuellement.
  • Le plan d’action de conservation de Petra, adopté en décembre 2014, annexé au rapport, a été mis au point sur la base des nombreuses études entreprises sur Petra ces dernières années ; il définit les stratégies et les priorités des besoins de conservation concernant en particulier les risques imminents et décrit les ressources financières limitées qui leur sont allouées. L’Autorité régionale de Petra pour le développement et le tourisme (PDTRA), le ministère du Tourisme et des Antiquités (MoTA) et le DoA ont consolidé leurs relations de travail et lancé une série d’initiatives insérées dans le plan d’exploitation prioritaire du PAP (2010-2015). Le plan de gestion du site sera développé avec le soutien du bureau de l’UNESCO à Amman.
  • Une stratégie de gestion des visiteurs a été élaborée pour servir de référence aux actions menées sur les aires fonctionnelles centrales du parc dans l’articulation des actions entreprises vis-à-vis des principaux domaines fonctionnels du parc, en accordant une grande attention à la conservation, à la protection, à l’accueil des visiteurs, aux services, au fonctionnement, à l’entretien et à la gestion des installations, tandis que de nouveaux décrets étaient adoptés en juillet 2014 définissant le cadre légal du fonctionnement du PAP, y compris une étude d’impact environnemental et social (EIES), relatif à la gouvernance, la protection et la gestion du tourisme et à une répartition des rôles et des responsabilités entre le PAP et le DoA.
  • L’État partie fournit aussi des informations sur le renforcement des capacités, les initiatives de formation et le personnel nouvellement recruté.

L’État partie fait état de divers autres points, tels que : une base de données archéologiques et des réglementations sur les fouilles et les sondages archéologiques, les travaux de conservation et les études sur le temple des lions ailés, le plateau du Deir et le Wadi al-Jarra, la sensibilisation pour un meilleur traitement des animaux, la construction du projet de route de desserte de Petra, le Centre de développement local d’Um Sayhoun et une étude de la communauté d’Um Sayhoun ainsi qu’un projet de développement local et touristique intitulé : Phase 2 du village du patrimoine culturel de Petra : plan directeur conceptuel.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2015

L’État partie a réalisé des progrès considérables dans le traitement des questions soulevées par le Comité du patrimoine mondial à sa 37e session (Phnom Penh, 2013). En particulier, l’État partie a adopté un plan d’action de conservation qui est actuellement examiné par les Organisations consultatives. Il a aussi amélioré la coordination entre la PDTRA et le DoA.

Néanmoins, au vu de l’importance des défis et des tâches à venir, il reste encore à développer un plan de gestion global pour le bien, incluant en priorité des besoins de renforcement de capacité avec les ressources nécessaires pour les traiter et à s’assurer du soutien officiel de ce plan de gestion par les organes de gouvernance. La stratégie de gestion des visiteurs, incluant des règlementations de l’utilisation publique au regard de la capacité d’accueil du bien est toujours attendue.

Les efforts déployés par l’État partie pour envisager les défis auxquels est confronté Petra de manière intégrée, au niveau du territoire en prenant en compte les problèmes économiques et sociaux, sont importants. Naturellement, la taille du PAP implique un plan régional intégré et des politiques de développement durable local. Il est recommandé que le Comité encourage l’État partie à poursuivre cette approche intégrée, à opter pour des projets et des études de faisabilité approfondies avant mise en œuvre et à allouer de toute urgence des ressources appropriées à une solution équitable pour améliorer les conditions de vie de la communauté d’Um Sayhoun qui a été expulsée du bien.

La zone tampon et ses réglementations locales seront soumises dans leur version finale et en accord avec le format demandé par le Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives. Il conviendrait de s’abstenir d’élever de nouvelles constructions dans la zone non-aménageable, comme c’est le cas aujourd’hui avec l’extension prévue d’un hôtel, selon des informations que le Centre du patrimoine mondial a eues de l’État partie pendant sa mission de février 2015 et d’éviter tout empiètement urbain, comme observé par la mission au village d’Um Sahyoun. Il est recommandé que le Comité du patrimoine mondial demande à l’État partie de s’abstenir de faire de nouvelles constructions à proximité du site et de soumettre tous plans de construction ou de développement avant le lancement de toute procédure de construction, en particulier concernant les plans de construction définitifs du projet de route de desserte de Petra et du Musée de Petra.

Décisions adoptées par le Comité en 2015
39 COM 7B.52
Petra (Jordanie) (C 326)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 37 COM 7B.50, adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Note les progrès considérables accomplis par l’État partie pour améliorer la conservation et la gestion du bien en réponse aux inquiétudes formulées par le Comité du patrimoine mondial, et en particulier l’adoption du plan d’action de conservation de Petra ;
  4. Réitère sa demande de poursuivre les progrès réalisés pour gérer le bien et soumettre un plan de gestion pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, tout en assurant des synergies avec des initiatives de planification existantes (par exemple le plan d’action de conservation de 2015 et le plan d’exploitation prioritaire du parc archéologique de Petra 2010-2015) et entreprendre le processus d’adoption nécessaire pour assurer la mise en œuvre effective ;
  5. Encourage l’État partie à poursuivre ses efforts en créant des opportunités pour le développement local durable autour du bien ;
  6. Encourage également l’État partie à mettre en place les conditions de prise en charge durables des communautés locales déplacées du bien du patrimoine mondial ;
  7. Demande à l’État partie de poursuivre ses efforts actuels, en accordant une attention particulière aux points suivants :
    1. Poursuivre les progrès accomplis en vue d’adopter la zone tampon et d’élaborer des mesures réglementaires adéquates afin d’en assurer la protection et soumettre un projet de modification mineure des limites d’ici le 1er février 2017 pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017,
    2. Contrôler strictement le développement urbain en conformité avec la zone tampon, jusqu’à l’adoption de la modification mineure des limites susmentionnée,
    3. Poursuivre ses efforts pour traiter la réduction des risques de catastrophes et obtenir les ressources nécessaires pour sa mise en œuvre, en donnant la priorité à la stabilisation du Siq ;
  8. Demande également à l’État partie de soumettre les plans architecturaux du projet de Musée de Petra pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives avant le début des travaux ;
  9. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.
Projet de décision : 39 COM 7B.52

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 37 COM 7B.50, adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Note les progrès considérables accomplis par l’État partie pour améliorer la conservation et la gestion du bien en réponse aux inquiétudes formulées par le Comité du patrimoine mondial, et en particulier l’adoption du plan d’action de conservation de Petra ;
  4. Réitère sa demande de poursuivre les progrès réalisés pour gérer le bien et soumettre un plan de gestion pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, tout en assurant des synergies avec des initiatives de planification existantes (par exemple le plan d’action de conservation de 2015 et le plan d’exploitation prioritaire du parc archéologique de Petra 2010-2015) et entreprendre le processus d’adoption nécessaire pour assurer la mise en œuvre effective ;
  5. Encourage l’État partie à poursuivre ses efforts en créant des opportunités pour le développement local durable autour du bien ;
  6. Prie instamment l’État partie d’allouer les ressources nécessaires pour garantir des solutions de conditions de vie durables pour les communautés locales expulsées du bien du patrimoine mondial ;
  7. Demande à l’État partie de poursuivre ses efforts actuels, en accordant une attention particulière aux points suivants :
    1. Poursuivre les progrès accomplis en vue d’adopter la zone tampon et d’élaborer des mesures réglementaires adéquates afin d’en assurer la protection et soumettre un projet de modification mineure des limites d’ici le 1er février 2016 pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016,
    2. Contrôler strictement les empiètements en s’abstenant de faire de nouvelles constructions dans la zone non-aménageable de la zone tampon,
    3. Poursuivre ses efforts pour traiter la réduction des risques de catastrophes et obtenir les ressources nécessaires pour sa mise en œuvre, en donnant la priorité à la stabilisation du Siq ;
  8. Demande également à l’État partie de soumettre les plans de construction du projet de la route de desserte et du Musée de Petra pour approbation par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives avant le début des travaux ;
  9. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.


DECISION REVISEE SOUMISE LE 30/06/2015 PAR LE CENTRE DU PATRIMOINE MONDIAL ET L’ICOMOS

Projet de décision : 39 COM 7B.52 Rev

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 37 COM 7B.50, adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Note les progrès considérables accomplis par l’État partie pour améliorer la conservation et la gestion du bien en réponse aux inquiétudes formulées par le Comité du patrimoine mondial, et en particulier l’adoption du plan d’action de conservation de Petra ;
  4. Réitère sa demande de poursuivre les progrès réalisés pour gérer le bien et soumettre un plan de gestion pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, tout en assurant des synergies avec des initiatives de planification existantes (par exemple le plan d’action de conservation de 2015 et le plan d’exploitation prioritaire du parc archéologique de Petra 2010-2015) et entreprendre le processus d’adoption nécessaire pour assurer la mise en œuvre effective ;
  5. Encourage l’État partie à poursuivre ses efforts en créant des opportunités pour le développement local durable autour du bien ;
  6. Prie instamment l’État partie d’allouer les ressources nécessaires pour garantir des solutions de conditions de vie durables pour les communautés locales expulsées du bien du patrimoine mondial ;
  7. Demande à l’État partie de poursuivre ses efforts actuels, en accordant une attention particulière aux points suivants :
    1. Poursuivre les progrès accomplis en vue d’adopter la zone tampon et d’élaborer des mesures réglementaires adéquates afin d’en assurer la protection et soumettre un projet de modification mineure des limites d’ici le 1er février 2017 pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017,
    2. Contrôler strictement le développement urbain en conformité avec la zone tampon, jusqu’à l’adoption de la modification mineure des limites susmentionnée,
    3. Poursuivre ses efforts pour traiter la réduction des risques de catastrophes et obtenir les ressources nécessaires pour sa mise en œuvre, en donnant la priorité à la stabilisation du Siq ;
  8. Demande également à l’État partie de soumettre les plans architecturaux du projet de Musée de Petra pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives avant le début des travaux ;
  9. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.
Année du rapport : 2015
Jordanie
Date d'inscription : 1985
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(iii)(iv)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2015) .pdf
arrow_circle_right 39COM (2015)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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