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Petra

Jordanie
Facteurs affectant le bien en 1997*
  • Activités de gestion
  • Développement commercial
  • Déchets solides
  • Habitat
  • Infrastructures de transport de surface
  • Inondations
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Vastes infrastructures et/ou installations touristiques / de loisirs
  • Autres menaces :

    Conservation des antiquités

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • impact des nouveaux hôtels en cours de construction à proximité du site du patrimoine mondial de Pétra
  • insuffisance ou l'inexistence des systèmes d'évacuation des eaux usées
  • développement incontrôlé des villages à proximité du site
  • prolifération des commerces
  • conservation insuffisante des antiquités
  • projets de construction ou d'élargissement de route conduisant au site
  • autres atteintes à l'intégrité du site
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 1997
Demandes approuvées : 2 (de 1987-1995)
Montant total approuvé : 79 500 dollars E.U.
1995 Flash flood control at Petra (Approuvé)   29 500 dollars E.U.
1987 Contribution towards research work on weathering and ... (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 1997**
Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1997

Le Centre a reçu en décembre 1996 un rapport du Directeur des Antiquités de la Jordanie faisant état de ses efforts pour préserver le site. Il semble cependant que, sur place, un manque de coordination dans les actions des différents intervenants sur le terrain entraîne une déperdition des efforts et certaines interventions préjudiciables à la bonne conservation du site.

C'est ainsi que le "Petra Regional Council" et que le Groupe de coordination du Ministère des Antiquités et du Tourisme ne sont toujours pas en mesure de fonctionner de façon satisfaisante, alors que la municipalité de Wadi Musa a perdu le contrôle des permis de construire. Ceci permet la poursuite de construction anarchique d'hôtels, de bâtiments et de logements à l'entrée du site et sur la route de Taybeh, et la surélévation ou l'extension désordonnée de maisons existantes, souvent pour accueillir des touristes. On peut également s'inquiéter de l'élargissement de la route de Taybeh et de celui en cours sur la route venant de Beida et traversant la forêt de chênes d'Hishe, destinés à faciliter le passage des cars de touristes. Un projet de construction de souk à l'extérieur du site à l'emplacement d'une forêt de pins paraît très regrettablement choisi et un projet de coloration en rose des maisons de la périphérie du site paraît jurer avec les couleurs de l'environnement naturel. En revanche, malgré les difficultés rencontrées en raison de fortes crues des eaux en novembre 1996, la construction de gabions financée par le Fonds du patrimoine mondial (29.500 dollars E.U. donnés par le Comité en décembre 1995) pour contrôler les inondations brutales à l'intérieur du site se poursuit de façon satisfaisante. D'autre part, des liens ont été établis avec la Banque mondiale pour tenter de coordonner avec les autorités jordaniennes les différentes initiatives prises sur le terrain et établir une échelle de priorités des interventions et des règles de préservation du site.

Action requise

Après avoir pris connaissance du rapport du Secrétariat sur le site de Pétra et du rapport du Directeur du Département des Antiquités de décembre 1996, le Bureau remercie les autorités jordaniennes de leurs efforts pour protéger le site, mais insiste encore pour que des mesures de préservation soient prises d'urgence et que la coordination des activités sur place soit renforcée avec l'aide de l'UNESCO. Parmi ces mesures, il conviendrait de doter le "Petra Regional Council" et le Groupe de coordination du Ministère des Antiquités et du Tourisme des moyens de fonctionner ; de réglementer et de limiter d'urgence la construction d'hôtels, de bâtiments et la surélévation d'habitations à proximité du site et sur la route de Taybeh ; d'étudier soigneusement les impacts négatifs des mesures favorisant l'afflux incontrôlé des touristes, telles que l'élargissement des routes ; et de préserver l'environnement naturel en conservant toutes les zones boisées (forêt de chênes d'Hishe et de pins près de l'entrée du site), et en évitant une coloration malencontreuse des maisons. Il les invite également à ne pas entreprendre de restaurations à l'intérieur du site sans que l'état des monuments soit préalablement soigneusement documenté.

Décisions adoptées par le Comité en 1997
21 BUR IV.B.44
Pétra (Jordanie)

Après avoir pris connaissance du rapport du Secrétariat sur le site de Pétra et du rapport du Directeur du Département des Antiquités de décembre 1996, le Bureau a remercié les autorités jordaniennes de leurs efforts pour protéger le site, mais a encore insisté pour que des mesures de préservation soient prises d'urgence et que la coordination des activités sur place soit renforcée avec l'aide de l'UNESCO. Parmi ces mesures, il conviendrait de doter le "Petra Regional Council" et le Groupe de coordination du Ministère des Antiquités et du Tourisme des moyens de fonctionner ; de réglementer et de limiter d'urgence la construction d'hôtels trop proches du site, de bâtiments et la surélévation d'habitations à proximité du site et sur la route de Taybeh ; d'étudier soigneusement les impacts négatifs des mesures favorisant l'afflux incontrôlé des touristes, telles que l'élargissement des routes ; et de préserver l'environnement naturel en conservant toutes les zones vertes et boisées (forêt de chênes d'Hishe, forêt de pins et terrasses agricoles près de l'entrée du site). Il les a invités également à ne pas entreprendre de restaurations à l'intérieur du site sans que l'état des monuments soit préalablement soigneusement documenté.

21 BUR IV.B.63
Etat de conservation

A la suite des discussions sur le pillage du musée de site de Butrinti, Albanie, le Secrétariat a rappelé que le trafic illicite était une grave problème dans un certain nombre de sites du patrimoine mondial (Angkor, Baalbek, Petra, la Vallée de Kathmandu, Saqqara, etc.) et que l'on pouvait trouver un appui auprès de l'UNESCO pour la formation, nouer des contacts avec d'autres réseaux internationaux tels qu'INTERPOL et l'ICOM et contribuer au recouvrement des objets (communiqués de presse de l'UNESCO et notices de biens culturels volés). L'UNESCO pourrait également aider les États à mettre en oeuvre la Convention de l'UNESCO sur le trafic illicite (1970) et la Convention UNIDROIT sur les biens culturels volés ou illégalement exportés (1995). La Convention du patrimoine mondial compte 150 États parties, contre seulement 86 pour la Convention de 1970. Il a été demandé de fournir davantage d'informations sur la participation des États à ces conventions et un tableau informatif à été distribué.

Année du rapport : 1997
Jordanie
Date d'inscription : 1985
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(iii)(iv)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 21COM (1997)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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