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Zone de conservation de Ngorongoro

République-Unie de Tanzanie
Facteurs affectant le bien en 2015*
  • Activités de gestion
  • Activités illégales
  • Espèces envahissantes/exotiques terrestres
  • Gouvernance
  • Identité, cohésion sociale, modifications de la population locale / des communautés
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Infrastructures de transport de surface
  • Infrastructures liées aux énergies renouvelables
  • Modification du régime des sols
  • Production de semences
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Vastes infrastructures et/ou installations touristiques / de loisirs
  • Élevage de bétail / pacage d’animaux domestiques
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Accroissement de la population humaine
  • Braconnage 
  • Prolifération d’espèces envahissantes 
  • Pression touristique 
  • Empiétement  
  • Gouvernance du bien et participation communautaire
  • Situation difficile de la vie des communautés
  • L’impact potentiel du projet de développement d’un lodge au bord du cratère
  • Impact des différentes options de revêtement routier
  • Proposition d’une construction de musée à Laetoli
  • Condition et conservation des empreintes d'hominidés de Laetoli
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2015

50 000  dollars EU de la Suisse, 35 000  dollars EU des Pays-Bas, 20 000  dollars EU du Plan-Cadre des Nations Unies pour l'Aide au développement (PNUAD) et 8 000  dollars EU des Fonds auto bénéficiaire 2013-2014 de la République Unie de Tanzanie, 50 000 dollars EU du Fond en Dépôt des Flandres en 2014-2015.

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2015
Demandes approuvées : 16 (de 1979-2014)
Montant total approuvé : 290 386 dollars E.U.
2014 Building the capacity of local communities and ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
2009 Implementing Management Effectiveness Evaluations into ... (Approuvé)   14 960 dollars E.U.
2004 The World Heritage site Ngorongoro Conservation Area ... (Approuvé)   19 294 dollars E.U.
2001 Scientific Study in Ngorongoro crater (NOT IMPLEMENTED) (Approuvé)   10 000 dollars E.U.
1999 Project Planning Workshop for Strengthening ... (Approuvé)   7 500 dollars E.U.
1994 International Conference on Ngorongoro, in Bellagio, ... (Non approuvé)   0 dollars E.U.
1990 Purchase of a Land Rover and radio equipment for the ... (Approuvé)   49 782 dollars E.U.
1988 Purchase of 2 vehicles (one tipper truck and one 4x4 ... (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
1988 Contribution to the purchase of associated spare parts ... (Approuvé)   10 000 dollars E.U.
1987 Purchase of a Land Rover for anti-poaching activities ... (Approuvé)   17 500 dollars E.U.
1987 Participation of a specialist from Ngorongoro ... (Approuvé)   4 000 dollars E.U.
1987 Additional costs of equipment for Ngorongoro ... (Approuvé)   2 000 dollars E.U.
1986 Equipment to strengthen the protection of Ngorongoro ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1980 Additional financial assistance for the preparation of ... (Approuvé)   7 000 dollars E.U.
1979 Financial grant for establishment of a management plan ... (Approuvé)   24 950 dollars E.U.
1979 12-month fellowship in law/administration for ... (Approuvé)   18 000 dollars E.U.
1979 Drawing up by an architect-museologist of a project for ... (Approuvé)   5 400 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2015**

Avril 1986 : mission UICN ; avril-mai 2007 et décembre 2008 : mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / UICN ; février 2011 : mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS ; avril 2012 mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS / UICN.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2015

Le 6 janvier 2015, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation, lequel est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/39/documents/. Ce rapport présente les avancées concernant plusieurs problèmes de conservation signalés par le Comité lors de ses précédentes sessions :

  • Le département du patrimoine culturel a été établi, est devenu opérationnel en juillet 2014, et une feuille de route pour le renforcement des compétences de ce nouveau département est en cours d’élaboration. De plus, dès que les fonds seront disponibles, l’État partie prévoit de faire appel à un cabinet-conseil pour l’élaboration des plans de gestion généraux et des plans de conservation des biens culturels situés au sein du bien ;
  • Des projets de code de la construction ont été finalisés ; un projet d’études sur la stratégie routière et une étude de faisabilité, qui incluront une évaluation d’impact environnemental (EIE) des options prévues de revêtement routier, ont été lancés, mais dépendent des financements disponibles ;
  • Les projets d’aménagement de lodges ont été déplacés du bord du cratère à des zones écologiquement non sensibles identifiées en concertation avec les parties prenantes. Ces projets font l’objet d’une EIE ;
  • Pour répondre aux effets négatifs de l’accroissement du bétail sur les pâturages et à la pression de la population, le projet d’amélioration de l’élevage bovin de l’ensemble agricole expérimental du sous-village de Ngairish, dans le Kakesio, a été poursuivi. Le repérage de terres agricoles disponibles est fait en dehors de la zone de conservation et la sensibilisation des bergers à la réinstallation librement consentie dans le village de Jema, au sein du district de Ngorongoro, continue. De plus, un comité local des chefs traditionnels a été mis sur pied ;
  • Faisant suite au lancement réussi du projet de l’UNESCO « Population et faune sauvage : passé, présent et avenir » en août 2013, un groupe de travail des parties prenantes gouvernementales s’est réuni en juillet 2014 pour améliorer le dialogue et l’échange d’informations entre parties prenantes afin d’élaborer une approche renouvelée de l’équilibre entre les moyens de subsistance durables des communautés locales et les objectifs de la protection de la faune sauvage, la conservation et la gestion de l’écosystème ainsi que le tourisme durable ;
  • Le 10 septembre 2014, les autorités de la zone de conservation de Ngorongoro ont adressé une lettre à l’UNESCO pour l’informer qu’une étude d’énergie géothermique et d’activités de développement potentielles pourrait avoir lieu au sein de la zone de conservation de (ZCN). L’UNESCO a répondu que ce projet d’activité devait être évalué avec une grande attention avant que des documents spécifiques soient rédigés et avant de prendre des décisions irréversibles, conformément aux Orientations ;
  • Le 31 octobre 2014, l’État partie a informé oralement le Centre du patrimoine mondial que dans le cadre d’une EIE, un second ensemble d’empreintes de pas a été découvert dans le site de Laetoli, à proximité du premier ensemble découvert. Le 12 novembre 2014, une réunion entre le Centre du patrimoine mondial et l’État partie a permis d’évoquer cette nouvelle découverte, les activités de développement hôtelier dans le site, ainsi que les plans de l’État partie pour établir un comité consultatif international pour le projet de conservation des empreintes d’hominidés de Laetoli. Au nom du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives, l’ICCROM a ensuite participé à la première réunion du comité consultatif entre les 21 et 29 novembre 2014. De plus, l’État partie signale qu’aucune proposition n’a été finalisée pour la conservation à long terme des empreintes de Laetoli afin de parer aux dommages signalés pour leur intégrité suite à de nouvelles fouilles partielles en 2011, ni pour un musée du site. Enfin, une étude de faisabilité a été commandée sur le projet de musée de Laetoli ;
  • Grâce à un projet extrabudgétaire financé par le fonds en dépôt de l’UNESCO des Flandres, les gestionnaires du site et les parties prenantes locales participent à une série de groupes de travail dès mars 2015 pour élaborer une stratégie touristique qui s’appuie sur le nouveau module d’apprentissage en ligne conçu par le Programme de tourisme durable du patrimoine mondial. Enfin, l’État partie indique qu’une consultation a été annoncée pour la préparation d’une stratégie de destination touristique, qui étudiera les tendances touristiques, cartographiera les perspectives touristiques et élaborera des propositions pour le tourisme au sein de la ZCN ;
  • Le plan de gestion général sera revu d’ici 2016 pour incorporer la stratégie de tourisme durable et la gestion des biens culturels à cet égard. L’État partie indique qu’un plan de suivi pour la sauvegarde de l’état de conservation du bien est également maintenu, et que des copies des documents techniques et réglementaires pertinents seront transmises au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2015

La création du département du patrimoine culturel est accueillie positivement ; néanmoins, l’État partie doit toujours donner des garanties quant à la sécurisation des ressources appropriées pour sa pérennité ainsi que pour l’élaboration de plans de gestion pour les biens culturels au sein du bien.

Il est pris note de la relocalisation des projets de développement de lodges du bord du cratère vers des zones écologiquement non sensibles, identifiées en concertation avec les communautés, et qui font l’objet d’EIE qui seront soumises au conseil d’administration de la ZCN et au Centre du patrimoine mondial. Il est recommandé que le Comité demande à l’État partie de donner des précisions sur les nouvelles localisations identifiées pour ces développements, et de garantir que les EIE comprendront une évaluation spécifique des impacts des développements prévus sur la Valeur Universelle Exceptionnelle (VUE) du bien pour étudier tous les critères pour lesquels il fut inscrit sur la Liste du patrimoine mondial, y compris les valeurs écologiques et esthétiques du bien qui justifient son inscription selon le critère (vii). Il est également pris note de l’élaboration de projets de code de la construction.

Il est pris note des avancées dans l’élaboration d’une stratégie d’aménagement routier et dans la conduite d’une étude de faisabilité, qui inclura une EIE au sujet de la route. Bien que le manque de financement pour ces activités soit reconnu, il est recommandé que l’on rappelle à l’État partie qu’aucun aménagement ne devrait être réalisé avant qu’une EIE complète – incluant une évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP) – soit achevée, et que le rapport ait été soumis au Centre du patrimoine mondial et examiné par l’UICN.

Pa ailleurs, il est pris note du rapport de l’État partie sur ses efforts continus pour améliorer la profitabilité de l’élevage bovin, repérer d’autres terres agricoles en dehors du bien et sensibiliser les bergers à la réinstallation volontaire. La création du comité des chefs locaux traditionnels est accueillie favorablement.

La collaboration avec l’UNESCO pour le projet « Population et faune sauvage » ainsi que pour la stratégie de tourisme durable est accueillie favorablement. Afin d’élaborer une stratégie d’ensemble pour une utilisation diversifiée des sols, conformément à la décision 38 COM 7B.61, il est recommandé que le Comité encourage l’État partie à poursuivre ses efforts pour que le processus de dialogue permette de revoir les vastes problèmes de gouvernance, y compris les approches en matière de gestion et de conservation, l’implication des parties prenantes et le partage des avantages, et de poursuivre les efforts pour dégager des options appropriées de moyens de subsistance durables dénués d’effets négatifs sur la VUE du bien, en coopération étroite avec les parties prenantes et en particulier les communautés résidentes. Il est également recommandé que les activités de subsistance durable et de tourisme durable soient soigneusement alignées avec le travail d’actualisation du plan de gestion général.

La création du comité consultatif international pour le projet de conservation des empreintes d’hominidés de Laetoli est accueillie favorablement, tout comme la décision d’entreprendre une étude de faisabilité sur le projet de musée du site. Le rapport de l’État partie indique que les conclusions de la réunion sont jointes en pièce annexe au rapport, mais aucune annexe n’a été reçue par le Centre du patrimoine mondial. Il a été demandé à l’État partie de communiquer ces conclusions dès que possible. Le Comité pourrait souhaiter prier instamment l’État partie de transmettre l’étude au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives avant que toute décision soit prise s’agissant du musée et de la conservation des empreintes. Un rapport précis sur le nouvel ensemble d’empreintes découvert dans le site en octobre 2014 devrait également être soumis, et l’État partie pourrait souhaiter inviter une mission consultative sur le bien pour s’attaquer à tout problème d’état de conservation faisant suite aux fouilles partielles des empreintes d’hominidés et apporter des conseils sur les besoins immédiats de conservation des deux ensembles d’empreintes en attendant qu’une décision soit prise au sujet du musée du site.

On peut s’inquiéter quant au fait que le développement de l’énergie géothermique pourrait avoir des effets négatifs sur la VUE du bien, y compris sur sa beauté naturelle exceptionnelle telle que reconnue selon le critère (vii). Il est par conséquent recommandé que le Comité demande à l’État partie de garantir que le développement géothermique au sein du bien ne sera pas autorisé, et d’identifier des localisations autres, nettement situées à l’extérieur du bien, pour tout développement de cette énergie.

Aucune information actualisée n’a été communiquée sur les avancées effectuées en matière de lutte contre le braconnage, spécialement celui des éléphants, pas plus que sur les autres conclusions ou recommandations de la mission de suivi réactif de 2012. L’État partie devrait être encouragé à poursuivre ses efforts de lutte contre le braconnage, et devrait donner des informations sur ses efforts de mise en œuvre des recommandations de la mission de suivi réactif de 2012. Enfin, conformément à la décision 38 COM 7B.61, il est recommandé qu’une stratégie précise de contrôle des espèces envahissantes soit mise en place et que l’apparition d’espèces végétales envahissantes, en particulier Parthenium hysterophorus, soit suivie avec attention.

Le plan de gestion général, qui doit être revu en 2016, devrait inclure tous les aspects relevant de la gestion durable du bien, tels que les problèmes de gouvernance, la gestion de l’utilisation des sols, la participation des parties prenantes et le partage des avantages, le code de la construction, le plan de suivi, la stratégie d’aménagement routier, la gestion des biens culturels et une stratégie touristique durable. Le plan de gestion général actualisé devrait être soumis au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives, avec des copies des documents techniques et réglementaires pertinents.

Décisions adoptées par le Comité en 2015
39 COM 7B.34
Zone de conservation de Ngorongoro (Tanzanie, République-Unie de) (C/N 39bis)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B.Add,
  2. Rappelant les décisions 34 COM 8B.13, 36 COM 7B.35 et 38 COM 7B.61, adoptées respectivement à ses 34e (Brasilia, 2010), 36e (Saint-Pétersbourg, 2012) et 38e (Doha, 2014) sessions,
  3. Accueille favorablement l’établissement du département du patrimoine mondial au sein des autorités de la zone de conservation de Ngorongoro (AZCN) et encourage l’État partie de continuer à allouer les ressources appropriées pour son fonctionnement à long terme;
  4. Note la décision de relocaliser les projets de développement de lodges du bord du cratère vers d’autres zones que l’État partie considère comme étant moins écologiquement sensibles, et demande à l’État partie de soumettre une évaluation d’impact environnemental (EIE) des projets, y compris une évaluation spécifique des impacts des développements prévus sur la Valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, telle que reconnue selon tous ses critères d’inscription, conformément à la Note de conseil de l’UICN sur le patrimoine mondial : l’évaluation environnementale, et au Guide de l’ICOMOS pour les évaluations d’impact sur le patrimoine appliquées aux biens culturels du patrimoine mondial (EIP), et d’informer le Centre du patrimoine mondial de tout nouveau changement ou développement qui pourrait avoir des effets négatifs sur la VUE du bien, conformément au paragraphe 172 des Orientations;
  5. Prie instamment l’État partie de mobiliser les fonds nécessaires à l’achèvement des études commencées avec l’EIE, y compris une EIP, concernant les options de revêtement routier, y compris une évaluation spécifique des impacts sur la VUE, conformément à la Note de conseil de l’UICN sur le patrimoine mondial : l’évaluation environnementale, et au Guide de l’ICOMOS pour les EIP appliquées aux biens culturels du patrimoine mondial, et de la soumettre au Centre du patrimoine mondial pour examen par les organes consultatifs ;
  6. Accueille également favorablement les efforts continus pour maintenir un dialogue ouvert avec toutes les parties prenantes grâce au projet « Population et faune sauvage » avec l’UNESCO, et les autres efforts pour prendre en compte la subsistance durable et la protection de la faune sauvage avec les parties prenantes et pour réduire les impacts du pâturage et la pression accrue de la population sur la VUE du bien, et demande également l’élaboration d’une stratégie holistique durable pour le bien pour répondre à l’ensemble problèmes du bien en coopération étroite avec les différentes parties prenantes et en particulier les communautés résidentes ;
  7. Accueille en outre favorablement la création du comité consultatif international pour le projet de conservation des empreintes d’hominidés de Laetoli, ainsi que l’étude de faisabilité commandée au sujet du projet de musée de Laetoli, et demande en outre qu’une copie de l’étude de faisabilité, le document de mise en œuvre du projet et l’évaluation de l’impact sur le patrimoine culturel soient soumis au centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives ;
  8. Encourage également l’État partie à solliciter une assistance internationale pour la préparation d’un rapport précis sur le nouvel ensemble d’empreintes découvert dans le site en octobre 2014, et encourage en outre l’État partie à envisager d’inviter une mission consultative de l’ICOMOS pour répondre aux besoins de conservation des deux ensembles d’empreintes ;
  9. Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre des informations actualisées sur toute nouvelle avancée répondant à la menace du braconnage, particulièrement affectant la population d’éléphants, ainsi que les avancées effectuées dans la mise en œuvre des recommandations exceptionnelles de la mission de suivi réactif de 2012 pour le bien, y compris l’élaboration d’une stratégie de contrôle des espèces envahissantes, particulièrement de la fausse camomille (Parthenium hysterophorus) ;
  10. Demande de plus à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, le plan de gestion général de 10 ans actualisé, qui devrait également inclure les éléments suivants :
    1. la stratégie de développement du tourisme durable attendue pour la zone de conservation de Ngorongoro,
    2. la stratégie d’aménagement routier,
    3. les plans de gestion généraux pour les biens culturels situés au sein de la zone de conservation de Ngorongoro ;
  11. Demande finalement à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.
Projet de décision : 39 COM 7B.34

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B.Add,
  2. Rappelant les décisions 34 COM 8B.13, 36 COM 7B.35 et 38 COM 7B.61, adoptées respectivement à ses 34e (Brasilia, 2010), 36e (Saint-Pétersbourg, 2012) et 38e (Doha, 2014) sessions,
  3. Accueille favorablement l’établissement du département du patrimoine mondial au sein des autorités de la zone de conservation de Ngorongoro (AZCN) et réitère sa demande à l’État partie de s’assurer que les ressources appropriées pour son fonctionnement à long terme soient garanties ;
  4. Note la décision de relocaliser les projets de développement de lodges du bord du cratère vers d’autres zones que l’État partie considère comme étant moins écologiquement sensibles, et demande à l’État partie de soumettre une évaluation d’impact environnemental (EIE) des projets, y compris une évaluation spécifique des impacts des développements prévus sur la Valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, telle que reconnue selon tous ses critères d’inscription, conformément à la Note consultative de l’UICN sur le patrimoine mondial : l’évaluation environnementale, et au Guide de l’ICOMOS pour les évaluations d’impact sur le patrimoine appliquées aux biens culturels du patrimoine mondial (EIP), et d’informer le Centre du patrimoine mondial de tout nouveau changement ou développement qui pourrait avoir des effets négatifs sur la VUE du bien, conformément au paragraphe 172 des Orientations;
  5. Prie instamment l’État partie de mobiliser de manière urgente les fonds nécessaires à l’achèvement des études commencées avec l’EIE, y compris une EIP, concernant les options de revêtement routier, y compris une évaluation spécifique des impacts sur la VUE, conformément à la Note consultative de l’UICN sur le patrimoine mondial : l’évaluation environnementale, et au Guide de l’ICOMOS pour les EIP appliquées aux biens culturels du patrimoine mondial, et de la soumettre au Centre du patrimoine mondial pour examen par les organes consultatifs ;
  6. Accueille également favorablement les efforts continus pour maintenir un dialogue ouvert avec toutes les parties prenantes grâce au projet « Population et faune sauvage » avec l’UNESCO, et les autres efforts pour prendre en compte la subsistance durable et la protection de la faune sauvage avec les parties prenantes et pour réduire les impacts du pâturage et la pression accrue de la population sur la VUE du bien, et réitère sa demande d’élaboration d’une stratégie d’ensemble pour répondre à ces problèmes en coopération étroite avec les différentes parties prenantes et en particulier les communautés résidentes ;
  7. Accueille par ailleurs favorablement la création du comité consultatif international pour le projet de conservation des empreintes d’hominidés de Laetoli, ainsi que l’étude de faisabilité commandée au sujet du projet de musée de Laetoli, et demande également une copie du rapport final et des conclusions de la première réunion du comité consultatif de novembre 2014, ainsi qu’une copie de l’étude de faisabilité, qui sera soumise au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives avant que tout projet soit engagé ou que toute décision irréversible soit prise ;
  8. Demande en outre à l’État partie de soumettre de toute urgence un rapport précis sur le nouvel ensemble d’empreintes découvert dans le site en octobre 2014, et encourage l’État partie à envisager d’inviter une mission consultative de l’ICOMOS pour s’attaquer aux problèmes d’état de conservation des empreintes d’hominidés faisant suite aux fouilles partielles, et apporter des conseils sur les besoins immédiats de conservation des deux ensembles d’empreintes en attendant qu’une décision soit prise au sujet du musée du site ;
  9. Note avec une préoccupation importante qu’une étude d’énergie géothermique et que des activités de développement potentielles pourraient avoir lieu au sein du bien étant donné les effets potentiels de tels développements sur la VUE, et demande par ailleurs à l’État partie de garantir qu’aucun développement de l’énergie géothermique ne sera autorisé au sein du bien, et d’identifier d’autres localisations nettement situées hors du bien pour tout développement géothermique ;
  10. Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre des informations actualisées sur toute nouvelle avancée répondant à la menace du braconnage, particulièrement affectant la population d’éléphants, ainsi que les avancées effectuées dans la mise en œuvre des recommandations exceptionnelles de la mission de suivi réactif de 2012 pour le bien, y compris l’élaboration d’une stratégie de contrôle des espèces envahissantes, particulièrement de la fausse camomille (Parthenium hysterophorus) ;
  11. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, le plan de gestion général de 10 ans actualisé, qui devrait également inclure les éléments suivants :
    1. la stratégie de développement du tourisme durable attendue pour la zone de conservation de Ngorongoro,
    2. la stratégie d’aménagement routier, et les plans de gestion généraux pour les biens culturels situés au sein de la zone de conservation de Ngorongoro ;
  12. Demande finalement à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.

DECISION REVISEE SOUMISE LE 30/06/2015 PAR LE CENTRE DU PATRIMOINE MONDIAL ET L’ICOMOS
Projet de décision : 39 COM 7B.34 Rev

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B.Add,
  2. Rappelant les décisions 34 COM 8B.13, 36 COM 7B.35 et 38 COM 7B.61, adoptées respectivement à ses 34e (Brasilia, 2010), 36e (Saint-Pétersbourg, 2012) et 38e (Doha, 2014) sessions,
  3. Accueille favorablement l’établissement du département du patrimoine mondial au sein des autorités de la zone de conservation de Ngorongoro (AZCN) et encourage l’État partie de continuer à allouer les ressources appropriées pour son fonctionnement à long terme;
  4. Note la décision de relocaliser les projets de développement de lodges du bord du cratère vers d’autres zones que l’État partie considère comme étant moins écologiquement sensibles, et demande à l’État partie de soumettre une évaluation d’impact environnemental (EIE) des projets, y compris une évaluation spécifique des impacts des développements prévus sur la Valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, telle que reconnue selon tous ses critères d’inscription, conformément à la Note consultative de l’UICN sur le patrimoine mondial : l’évaluation environnementale, et au Guide de l’ICOMOS pour les évaluations d’impact sur le patrimoine appliquées aux biens culturels du patrimoine mondial (EIP), et d’informer le Centre du patrimoine mondial de tout nouveau changement ou développement qui pourrait avoir des effets négatifs sur la VUE du bien, conformément au paragraphe 172 des Orientations;
  5. Prie instamment l’État partie de mobiliser de manière urgente les fonds nécessaires à l’achèvement des études commencées avec l’EIE, y compris une EIP, concernant les options de revêtement routier, y compris une évaluation spécifique des impacts sur la VUE, conformément à la Note consultative de l’UICN sur le patrimoine mondial : l’évaluation environnementale, et au Guide de l’ICOMOS pour les EIP appliquées aux biens culturels du patrimoine mondial, et de la soumettre au Centre du patrimoine mondial pour examen par les organes consultatifs ;
  6. Accueille également favorablement les efforts continus pour maintenir un dialogue ouvert avec toutes les parties prenantes grâce au projet « Population et faune sauvage » avec l’UNESCO, et les autres efforts pour prendre en compte la subsistance durable et la protection de la faune sauvage avec les parties prenantes et pour réduire les impacts du pâturage et la pression accrue de la population sur la VUE du bien, et demandeégalement l’élaboration d’une stratégie holistique durable pour le bien pour répondre à l’ensemble problèmes du bien en coopération étroite avec les différentes parties prenantes et en particulier les communautés résidentes ;
  7. Accueille par ailleurs favorablement la création du comité consultatif international pour le projet de conservation des empreintes d’hominidés de Laetoli, ainsi que l’étude de faisabilité commandée au sujet du projet de musée de Laetoli, et demande en outre qu’une copie de l’étude de faisabilité, le document de mise en œuvre du projet et l’évaluation de l’impact sur le patrimoine culturel soient soumis au centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives;
  8. Encourage également l’État partie à demander une assistance internationale pour la préparation d’un rapport précis sur le nouvel ensemble d’empreintes découvert dans le site en octobre 2014, et encourage en outre l’État partie à envisager d’inviter une mission consultative de l’ICOMOS pour  répondre aux besoins de conservation des deux ensembles d’empreintes en attendant qu’une décision soit prise au sujet du musée du site ;
  9. Note avec une préoccupation importante qu’une étude d’énergie géothermique et que des activités de développement potentielles pourraient avoir lieu au sein du bien étant donné les effets potentiels de tels développements sur la VUE, et demande par ailleurs à l’État partie de garantir qu’aucun développement de l’énergie géothermique ne sera autorisé au sein du bien, et d’identifier d’autres localisations nettement situées hors du bien pour tout développement géothermique ;
  10. Demande de plus à l’État partie de soumettre des informations actualisées sur toute nouvelle avancée répondant à la menace du braconnage, particulièrement affectant la population d’éléphants, ainsi que les avancées effectuées dans la mise en œuvre des recommandations exceptionnelles de la mission de suivi réactif de 2012 pour le bien, y compris l’élaboration d’une stratégie de contrôle des espèces envahissantes, particulièrement de la fausse camomille (Parthenium hysterophorus) ;
  11. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, le plan de gestion général de 10 ans actualisé, qui devrait également inclure les éléments suivants :
    1. la stratégie de développement du tourisme durable attendue pour la zone de conservation de Ngorongoro,
    2. la stratégie d’aménagement routier, et les plans de gestion généraux pour les biens culturels situés au sein de la zone de conservation de Ngorongoro ;
  12. Demande finalement à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.
Année du rapport : 2015
République-Unie de Tanzanie
Date d'inscription : 1979
Catégorie : Mixte
Critères : (iv)(vii)(viii)(ix)(x)
Liste en péril (dates) : 1984-1989
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2015) .pdf
arrow_circle_right 39COM (2015)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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