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Ensemble historique du Palais du Potala, Lhasa

Chine
Facteurs affectant le bien en 2001*
  • Activités de gestion
  • Destruction délibérée du patrimoine
  • Eau (pluie/nappe phréatique)
  • Habitat
  • Humidité relative
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Utilisations et associations rituelles/spirituelles/religieuses
  • Vastes infrastructures et/ou installations touristiques / de loisirs
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Délimitation du bien
  • Pressions dues au développement urbain et accroissement des activités liées au tourisme, engendrant de nombreuses constructions
  •  Reconstruction et/ou démolition de structures historiques et reconstruction avec de nouveaux matériaux ou éléments de décor
  • Déterioration des peintures murales due à l'humidité, usage de vernis ou retouches excessives 
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2001
Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars E.U.
Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 2001

Précédents débats :
23e session du Bureau (paragraphe numéro IV.53)
23e session du Bureau extraordinaire (paragraphe numéro III.C)
24e session du Bureau (paragraphe numéro IV.58)
24e session du Bureau extraordinaire (paragraphe numéro I.45)

Questions principales :     

Aménagement urbain incontrôlé et extension des infrastructures touristiques à l’intérieur et autour des zones protégées du Patrimoine mondial.

Nouvelles informations :

  1. A la suite d’une demande formulée par le Bureau en novembre 2000, le président de l’ICOMOS a effectué une mission de suivi réactif au palais de Potala et au monastère de Jokhang, du 26 février au 6 mars 2001.
  2. D’après le rapport de cette mission :
  • Le Plan d’aménagement urbain de Lhasa a pris en compte la protection des zones du patrimoine mondial.
  • Le manque de coordination des activités dans le passé s’est traduit par la construction de bâtiments non conformes dans les zones du patrimoine mondial.
  • Les autorités ont toutefois déclaré que les problèmes avaient été résolus et qu’une procédure d’approbation préalable de l’administration du patrimoine culturel de la région autonome du Tibet avait été mise en place.
  • La mission a remarqué une tour de télévision nouvellement construite à l’extérieur de la zone tampon mais qui interfère avec certains angles visuels du palais du Potala.
  • Le réaménagement des lacs et parcs situés au sud et à l’ouest du palais de Potala dans la zone tampon a été intégré dans le Plan d’aménagement de la ville de Lhasa ; il crée un environnement pittoresque pour le palais du Potala et un agréable espace de détente pour le grand public.
  • Dans la zone protégée située devant le palais du Potala (Shol Area), à l’intérieur du site du patrimoine mondial, où se trouvent de nombreux monuments historiques qui remplissaient autrefois un certain nombre de fonctions pour le Potala, de nombreux ajouts et modifications incompatibles ont été apportés dans le passé. Cette zone, actuellement occupée par des institutions et personnes privées, a été incluse dans un projet spécial de conservation par l’Administration du patrimoine culturel qui a commencé à reloger les habitants actuels avant d’entreprendre les travaux de conservation des bâtiments. Il a été décidé de n’accepter que des activités jugées compatibles avec le fonctionnement du palais du Potala.
  • Des plans de protection ont été préparés pour le palais du Potala et le monastère de Jokhang ; ils sont essentiellement axés sur la conservation, l’entretien et la surveillance, avec notamment des programmes annuels pour développer les activités religieuses et mieux utiliser le personnel et les fonds provenant de diverses sources, notamment des billets d’entrée .
  • En ce qui concerne l’éclairage général et les projecteurs spéciaux installés sur la place publique du monastère de Jokhang, la mission a proposé des améliorations et des modifications au maire et au personnel technique de l’autorité municipale de Lhasa.
  • En ce qui concerne les immenses fresques peintes sur un enduit chaux-argile, les autorités n’ont pris que des mesures préventives, car il n’y a pas, au Tibet, de personnel qualifié capable de s’occuper de la conservation des peintures. Les autorités ont demandé au Comité scientifique de l’ICOMOS pour les peintures murales de proposer une activité de formation afin de former des spécialistes de la conservation des peintures murales au Tibet.
  • Aucun travail scientifique de documentation et de conservation n’est prévu pour des milliers de peintures sur soie Thanka, dont certaines datent du XIe siècle, ainsi que pour les livres sacrés expliquant la doctrine du Mahayana, conservés depuis le VIIe siècle et écrits en sanscrit et en tibétain sur des feuilles de palmier, des écorces et du papier tibétain fabriqué à la main. Une mauvaise gestion des documents, les termites, les rats, l’humidité et le feu ont été identifiés comme les principales menaces pour ces biens culturels de grande valeur.
  • En ce qui concerne la coopération internationale, les autorités ont exprimé le souhait de collaborer avec des organisations internationales pour préserver les zones protégées du patrimoine mondial, mais ont réitéré l’exigence que tous les projets internationaux soient soumis à leur approbation et intégrés dans le plan général de conservation.
3. Le Secrétariat a appris récemment de diverses sources que certains trésors religieux du palais du Potala étaient exportés vers Shanghai, comme la statue en bronze et or de Maitriya - le futur Bouddha- haute de cinq mètres qui provient de la tombe du 7e dalaï-lama, ainsi que des statues et objets d’un autre sanctuaire du palais du Potala. Le 16 mai 2001, le Secrétariat a demandé aux autorités chinoises de lui donner de plus amples informations sur la politique actuelle à l’égard du patrimoine culturel mobilier du palais du Potala et du temple de Jokhang à Lhasa.
Action requise
Le Bureau remercie les autorités chinoises d’avoir facilité la mission de suivi réactif de l’ICOMOS au palais du Potala et au temple de Jokhang, à Lhasa. Il rappelle avoir encouragé les autorités chinoises à soumettre une demande de formation pour organiser un atelier de formation sur la conservation des peintures murales avec le soutien de l’UNESCO et des organes consultatifs. Le Bureau demande aussi aux autorités chinoises de lui fournir de plus amples informations sur la politique actuelle concernant des biens mobiliers qui font partie du patrimoine culturel du palais du Potala et du temple de Jokhang à Lhasa. De plus, le Bureau se déclare être prêt à envisager une assistance internationale du Fonds du patrimoine mondial pour soutenir les efforts nationaux et locaux de sauvegarde des biens du patrimoine mondial de Lhasa et demande au Centre du patrimoine mondial de préparer, en étroite collaboration avec l’Etat partie, un plan d’action pour résoudre les problèmes de conservation mis en évidence dans le compte rendu de la mission de suivi réactif de l’ICOMOS.
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2001

Selon la demande du Bureau à sa vingt-cinquième session, le Secrétariat a continué à travailler en étroite collaboration avec l’Administration d’Etat du patrimoine culturel chinois et le Gouvernement de la Région autonome du Tibet pour préparer l’organisation d’un atelier de formation sur la conservation des peintures murales prévu au Palais du Potala, site du patrimoine mondial.

Dans le contexte de l’exercice régional de présentation de rapports périodiques, le Centre collabore étroitement avec l’Etat partie pour élaborer un plan d’action afin de renforcer la conservation et la gestion du bien.

Le Centre a été informé par des rapports indépendants et par la presse internationale de l’existence de plans de construction d’un monument de 35 m de haut dans le périmètre des zones classées patrimoine mondial du bien. Lors d’une mission UNESCO en Chine en août 2001, le Directeur adjoint du Centre a consulté des représentants de l’Administration du patrimoine culturel de la Région autonome du Tibet et de l’Administration d’Etat du patrimoine culturel chinois qui l’ont informé que ce plan avait été abandonné.

Le Centre a été informé que des pluies importantes en août 2001 avaient causé l’effondrement de l’un des principaux murs du Palais du Potala, ainsi que d’autres parties des zones protégées en tant que patrimoine mondial. En coopération avec les autorités chinoises compétentes, une mission d’enquête WHC-Chine doit se rendre en Chine début novembre 2001. Le rapport sur l’état de conservation du Palais du Potala et sur le temple du Jokhang à Lhasa sera présenté au Bureau à sa vingt-cinquième session extraordinaire.

 

Décisions adoptées par le Comité en 2001
25 BUR V.227-232
Palais du Potala et monastère du temple du Jokhang, Lhasa (Chine)

V.227     Le Bureau a examiné les conclusions de la mission de l’ICOMOS au palais du Potala et au monastère de Jokhang (26 février – 6 mars 2001) suite à la demande qu’il avait formulée à sa vingt-quatrième session extraordinaire. La mission de l’ICOMOS a été effectuée conjointement avec la mission d’évaluation de la proposition d’inscription de l’extension du site pour inclure le palais de Norbulingka.

V.228     L’attention du Bureau a été attirée sur l’aménagement urbain incontrôlé et l’extension des infrastructures touristiques qui se poursuivent, selon les dires, à l’intérieur et aux abords immédiats des zones de patrimoine mondial. Le Bureau a rappelé que la zone protégée de Shöl abrite de nombreux monuments historiques qui remplissaient des fonctions jadis intégrées du Potala et que de nombreux ajouts et modifications incompatibles ont été apportés dans le passé à différentes époques. Le Bureau a été informé que la zone de Shöl, auparavant occupée par des institutions et des particuliers, est maintenant régie par l’Administration du patrimoine culturel de la Région autonome du Tibet (RAT) qui a commencé à reloger les habitants avant d’entreprendre les travaux de réhabilitation des bâtiments.

V.229     Faisant allusion au transport récent d’une quarantaine d’objets provenant du palais du Potala, dont une statue de Maitriya en bronze et or de 3 mètres de haut, l’Observateur de la Chine a confirmé que ces trésors avaient été temporairement déplacés pour être présentés à l’exposition sur « Les trésors culturels du Tibet » qui se tient à Shangaï jusqu’au 25 octobre 2001. Une fois l’exposition terminée, ces objets seraient restitués au palais du Potala, conformément aux politiques nationales qui s’appliquent au patrimoine culturel mobilier.

V.230     En réponse à la préoccupation exprimée par les experts internationaux concernant le mauvais état des peintures murales du palais du Potala et l’insuffisance des installations de stockage nécessaires à la protection de milliers de livres sacrés sur le bouddhisme mahayana conservés depuis le VIIe siècle et de peintures sur soie Thanka du XIe siècle, le Bureau a été informé par l’Observateur de la Chine que l’Administration centrale du patrimoine culturel chinois appuierait pleinement l’organisation d’un atelier de formation sur la conservation des peintures murales sous réserve de la demande officielle émanant du Gouvernement de la Région autonome du Tibet.

V.231     Le Bureau a exprimé sa satisfaction pour les efforts accomplis par les autorités nationales et locales dans l’élaboration des plans de protection du palais de Potala et du temple Jokhang. Ces plans portent sur la conservation, l’entretien et le suivi du site ainsi que sur les programmes annuels destinés à mettre en valeur les activités religieuses, sur une utilisation optimale du personnel disponible et les fonds provenant des sources différentes, y compris les revenus reçus des entrées des visiteurs.

V.232     Le Bureau a remercié les autorités nationales et locales d’avoir facilité la mission de suivi réactif de l’ICOMOS au palais du Potala et au temple de Jokhang, à Lhasa. Notant sa préoccupation au sujet de l’état de conservation des divers éléments de ce site du patrimoine mondial, le Bureau s’est dit de nouveau prêt à considérer favorablement une demande d’assistance internationale de la Chine afférente à l’organisation d’un atelier de formation sur la conservation des peintures murales, avec le soutien de l’UNESCO et des organes consultatifs, au même titre que d’autres activités destinées à soutenir les efforts nationaux et locaux pour la sauvegarde des zones de patrimoine mondial de Lhasa. Le Bureau a demandé au Centre du patrimoine mondial d’élaborer un plan d’action, dans le contexte de la préparation des rapports périodiques, en étroite collaboration avec l’Etat partie, pour résoudre les problèmes de conservation et de gestion soumis à l’examen du Bureau et de lui en rendre compte en temps voulu.

25 COM X.B
Ensemble historique du Palais du Potala, Lhassa [Extension pour inclure la zone de Norbulingka] (Chine)

Nom du bien : Ensemble historique du Palais du Potala, Lhassa [Extension pour inclure la zone de Norbulingka]

N° d'ordre : 707 Ter

État partie : Chine

Critères : C (i) (iv) (vi)

Le Comité a décidé d'approuver l'extension du bien inscrit, Palais du Potala et le monastère du temple du Jokhang, Lhassa, pour inclure la zone de Norbulingka en maintenant les critères (i), (iv) et (vi).

Le Comité a pris note que, compte tenu des pressions liées aux développement dans la ville de Lhassa, une attention particulière soit accordée pour atténuer les changements dans les zones environnant les biens du patrimoine mondial.

Le Bureau pourrait souhaiter examiner des informations complémentaires lors de sa session. 

Année du rapport : 2001
Chine
Date d'inscription : 1994
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(iv)(vi)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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