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Sanctuaire de faune de Manas

Inde
Facteurs affectant le bien en 1999*
  • Activités illégales
  • Identité, cohésion sociale, modifications de la population locale / des communautés
  • Modification du régime des sols
  • Troubles civils
  • Autres menaces :

    Destruction des infrastructures du parc

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Construction d'un barrage (problème résolu);
  • Insurrection du peuple Bodo;
  • Destruction des infrastructures du parc;
  • Arrachage illégal de la végétation;
  • Braconnage
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 1999
Demandes approuvées : 2 (de 1997-1997)
Montant total approuvé : 165 000 dollars E.U.
1997 Contribution towards the implementation of an Emergency ... (Approuvé)   90 000 dollars E.U.
1997 Contribution to the implementation of an Emergency ... (Approuvé)   75 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 1999**

janvier 1997: mission du Centre du patrimoine mondial

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédentes délibérations : A sa dernière session (Kyoto, 1998), le Comité a appris que la mise en œuvre du plan de réhabilitation progressait de manière satisfaisante. Le Comité a approuvé l'utilisation du solde de 872 dollars sur la première subvention de 75 000 dollars pour contribuer au financement d’une visite sur site d’un fonctionnaire du Bureau de l'UNESCO à New Delhi. Le Comité a appris que la construction de bâtiments de postes de garde et de logements pour le personnel à entreprendre avec la seconde tranche de 90 000 dollars a été retardée en raison de mauvaises conditions climatiques dans la région en 1998. Le Comité a appris que malgré l'amélioration des conditions de sécurité à Manas et aux alentours, le problème de l'insurrection est toujours bien présent dans l'Etat d'Assam et que des militants traversaient souvent le Sanctuaire. Néanmoins, le Comité a été informé que les autorités indiennes estimaient que les conditions de protection du site et les relations avec les populations des villages de la région s'amélioraient peu à peu ; le ministère de l'Environnement et des Forêts (MOEF) a fourni 400 000 dollars pour renforcer la conservation à Manas en 1997­ 1998 et un versement complémentaire de 100 000 dollars en 1998. Le MOEF envisage de verser des contributions supplémentaires dès utilisation des fonds fournis selon les plans approuvés par le MOEF, le gouvernement de l’Etat d’Assam, les gestionnaires du site et le Bureau en 1997. Le Comité a également demandé au Directeur général de l'UNESCO d'inviter le gouvernement bhoutanais à ratifier la Convention du patrimoine mondial et à envisager de proposer l'inscription au patrimoine mondial du Parc national royal de Manas situé au Bhoutan. Le Comité a noté que cela pourrait contribuer à renforcer la protection d'ensemble de l'écosystème transfrontalier de Manas.

Nouvelles informations : Un fonctionnaire du Bureau de l’UNESCO à New Delhi, Inde, a entrepris une visite sur site à Manas les 6 et 7 mars 1999 et a confirmé que tout l’équipement acheté et livré grâce au premier versement de 75 000 dollars est maintenant opérationnel et utilisé. S’agissant du second versement de 90 000 dollars, les plans d’achat de deux nouveaux bateaux en fibre de verre et de 400 ensembles d’équipement de surveillance pour un montant de 20 000 dollars sont inchangés et en cours de réalisation. L’utilisation du solde de 70 000 dollars pour la construction de postes de garde et de logements pour le personnel est en cours de réexamen car l’ensemble du Sanctuaire n’offre pas toutes les conditions de sécurité pour y loger du personnel. Par ailleurs, la direction du site semble désireuse d’appuyer un certain nombre d’activités qui profiteraient aux villages des environs et favoriseraient l’établissement de relations de confiance entre la direction et la communauté locale. A la suite de la visite sur site, le MOEF a présenté au Centre un budget révisé comprenant seize activités pour l’utilisation des 70 000 dollars. Le Centre, après consultation avec l’UICN, recherche des clarifications auprès des autorités indiennes sur les avantages en matière de conservation attendus de six des seize activités destinées à répondre aux besoins des villageois des environs. Dès réception de clarifications de la part du MOEF, le budget révisé pour l’utilisation des 70 000 dollars sera présenté au Président pour accord comme base de mise en œuvre d’un futur projet.

Le Bureau bhoutanais du WWF, par lettre du 12 avril 1999, a informé le Centre qu’il était prêt à l’aider à passer en revue une documentation détaillée sur la Convention afin de conseiller le gouvernement royal bhoutanais sur les conséquences de la ratification de la Convention du patrimoine mondial par le Bhoutan et de la proposition d’inscription du Parc national royal de Manas sur la Liste du patrimoine mondial. Le Centre a transmis toutes les informations pertinentes au Bureau bhoutanais du WWF et poursuivra sa collaboration avec le WWF et d’autres organisations internationales de conservation situées au Bhoutan afin d’engager le gouvernement royal bhoutanais à ratifier la Convention dès que possible.

Action requise

Le Bureau pourrait souhaiter engager le Centre et l’UICN à coopérer pour mettre au point la révision du budget concernant l’utilisation des 70 000 dollars et pour accélérer le rythme de mise en œuvre du plan de réhabilitation qui semble s’être ralenti en 1998. Le Bureau pourrait souhaiter approuver les efforts du Centre et de l’UICN pour coopérer avec l’UICN et d’autres partenaires afin d’inciter le gouvernement bhoutanais à ratifier la Convention et à proposer dès que possible l’inscription du Parc national royal de Manas sur la Liste du patrimoine mondial. Le Bureau pourrait souhaiter recommander que le Comité maintienne ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1999

Assistance internationale : Manas a reçu 165.000 dollars au titre de l’assistance d’urgence depuis juin 1997, en deux versements de 75.000 dollars et 90.000 dollars respectivement, pour la mise en œuvre d’un plan de réhabilitation sur trois ans approuvé par le Bureau en juin 1997. Le coût total de la mise en œuvre du plan a été estimé à 2.335.000 dollars dont 2.100.000 dollars sont fournis par le gouvernement indien et le gouvernement de l’Etat d’Assam. Le solde de 235.000 dollars a été demandé au Fonds du patrimoine mondial.

Selon la demande de la vingt-troisième session du Bureau (5-10 juillet 1999), l’UICN a étudié les justifications fournies par les autorités indiennes (lettre du 21 juin 1999) relatives aux révisions budgétaires concernant l’utilisation des 70.000 dollars sur les 90.000 dollars approuvés par la vingt et unième session du Comité (Naples, Italie, 1997). La somme de 70.000 dollars devait initialement servir à la construction de camps pour les gardes et de logements pour le personnel, détruits au cours de la lutte armée menée les Bodo entre 1989 et 1992. Les propositions de révisions suggéraient de limiter la construction des camps aux secteurs du Sanctuaire où les conditions de sécurité s’étaient suffisamment améliorées. La direction du site avait proposé d’utiliser les économies réalisées en limitant le nombre de constructions à des activités d’assistance telles que l’organisation de camps vétérinaires et médicaux, la réparation des installations d’irrigation existantes, etc., qui profitent directement aux villageois. La direction du site estime ces activités essentielles pour continuer à améliorer les relations entre la direction et les villageois de l’endroit. Les révisions budgétaires ont donc été acceptées et les activités sont actuellement en cours.

Résumé des précédents débats :

Vingt-deuxième session du Comité – paragraphe VII.9. Vingt-troisième session du Bureau – paragraphe IV.8.

Nouvelles informations : L’UICN a étudié le rapport sur l’état de conservation de ce site fourni par l’Etat partie en annexe de sa lettre du 21 juin 1999 adressée au Centre. L’UICN a noté plusieurs faits nouveaux positifs dus à la mise en œuvre du plan de réhabilitation approuvés par l’Etat partie et le Bureau en 1997. Ainsi, les sièges de la Nansbari Range et de la direction comprennent maintenant des membres de la Force de protection forestière de l’Assam qui peuvent agir rapidement et effectuer des opérations de patrouille et de surveillance dans les zones sensibles. Le site est ouvert au public depuis 1995 et le nombre de visiteurs augmente lentement. Les dommages écologiques causés par la lutte armée Bodo sont négligeables et l’on estime que les populations de grands mammifères devraient pouvoir retrouver leurs niveaux d’avant 1989 au cours des prochaines années. La restauration des infrastructures du site (routes, installations pour le personnel, etc.) progresse cependant lentement et la formation du personnel exige de l’attention. Le problème principal qui se pose au site est l’aliénation des villageois vivant aux alentours du site. Ils sont pauvres et dépendent des ressources naturelles pour assurer leur subsistance. La direction du site tente d’organiser des activités d’assistance mais il faudra intensifier les efforts à cet égard. L’UICN a signalé au Centre un rapport récent indiquant que le ministre de l’Environnement et des Forêts aurait l’intention de créer une force de police armée pour protéger la faune sauvage des braconniers et préserver la forêt des coupes illégales. L’UICN vérifie d’autres rapports non confirmés indiquant un contrôle par la guérilla tribale de certaines parties du Sanctuaire d’où se seraient retirées les forces paramilitaires.

Décisions adoptées par le Comité en 1999
23 BUR IV.A.8
Sanctuaire de faune de Manas (Inde)

Le Bureau a rappelé que le Comité, à sa dernière session (Kyoto, 1998), a appris que la mise en œuvre du plan de réhabilitation progressait de manière satisfaisante. Le Comité a également appris que la construction de bâtiments de postes de garde et de logements pour le personnel à entreprendre avec la seconde tranche de 90.000 dollars EU a été retardée en raison de mauvaises conditions climatiques dans la région en 1998. Le Comité a été informé que malgré l'amélioration des conditions de sécurité à Manas et aux alentours, le problème de l'insurrection est toujours bien présent et que des militants traversaient souvent le Sanctuaire. Néanmoins, le Comité a noté que les conditions de protection du site et les relations avec les populations des villages de la région s'amélioraient peu à peu. Le ministère de l'Environnement et des Forêts (MOEF) a fourni 400.000 dollars EU pour renforcer la conservation à Manas en 1997-1998 et un versement complémentaire de 100.000 dollars EU en 1998. Le MOEF envisage de verser des contributions supplémentaires dès utilisation des fonds fournis selon les plans approuvés par le MOEF, le gouvernement de l’Etat d’Assam, les gestionnaires du site et le Bureau en 1997. Le Comité a également demandé au Directeur général de l'UNESCO d'inviter le gouvernement bhoutanais à ratifier la Convention du patrimoine mondial et à envisager de proposer l'inscription au patrimoine mondial du Parc national royal de Manas situé au Bhoutan. Le Comité a noté que cela pourrait contribuer à renforcer la protection d'ensemble de l'écosystème transfrontalier de Manas.

Le Bureau a été satisfait de recevoir la confirmation par le Centre que tout l'équipement acheté et livré grâce au premier versement de 75.000 dollars EU est maintenant opérationnel et utilisé. S’agissant du second versement de 90.000 dollars EU, les plans d’achat de deux nouveaux bateaux en fibre de verre et de 400 ensembles d’équipement de surveillance pour un montant de 20.000 dollars EU sont inchangés et en cours de réalisation. L’utilisation du solde de 70.000 dollars EU pour la construction de postes de garde et de logements pour le personnel est en cours de réexamen car l’ensemble du Sanctuaire n’offre pas toutes les conditions de sécurité pour y loger du personnel. Par ailleurs, la direction du site semble désireuse d’appuyer un certain nombre d’activités qui profiteraient aux villages des environs et favoriseraient l’établissement de relations de confiance entre la direction et la communauté locale. Le MOEF a présenté au Centre un budget révisé comprenant seize activités pour utiliser les 70.000 dollars EU. Le Centre, après consultation avec l’UICN, a recherché des clarifications auprès des autorités indiennes sur les avantages en matière de conservation attendus de six des seize activités destinées à répondre aux besoins des villageois des environs. Le Bureau a été informé que le MOEF avait transmis, par lettre du 21 juin 1999, un rapport détaillé sur l’état de conservation de Manas qui incluait les clarifications demandées par le Centre. Le Bureau a demandé au Centre de transmettre le rapport à l'UICN pour étude.

Le Bureau a été informé que le Bureau bhoutanais du WWF avait proposé au Centre de l’aider à passer en revue une documentation détaillée sur la Convention, afin de conseiller le gouvernement royal bhoutanais sur les conséquences de la ratification de la Convention du patrimoine mondial par le Bhoutan et de la proposition d’inscription du Parc national royal de Manas sur la Liste du patrimoine mondial. Le Bureau a noté que le Centre avait transmis toutes les informations pertinentes au Bureau bhoutanais du WWF. Le Bureau a invité le Centre et l'UICN à poursuivre leur collaboration avec le WWF et d’autres organisations internationales de conservation au Bhoutan afin d’engager le gouvernement royal bhoutanais à ratifier la Convention et à proposer l'inscription du Parc national de Manas au patrimoine mondial dès que possible.

Le Bureau a engagé le Centre et l’UICN à terminer la révision du budget concernant l’utilisation des 70.000 dollars EU et à accélérer le rythme de mise en œuvre du plan de réhabilitation qui semble s’être ralenti en 1998. Le Bureau a recommandé que le Comité maintienne ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

23 COM X.A.9
SOC : Sanctuaire de faune de Manas (Inde)

X.9 Sanctuaire de faune de Manas (Inde)

Le Comité a été informé que, selon la demande de la vingttroisième session ordinaire du Bureau (5-10 juillet 1999), l'UICN a étudié les justifications fournies par les autorités indiennes relatives aux révisions budgétaires concernant l'utilisation des 70.000 dollars sur les 90.000 dollars approuvés par la vingt et unième session du Comité (Naples, Italie, 1997). La somme de 70.000 dollars devait initialement servir à la construction de camps pour les gardes et de logements pour le personnel, détruits au cours de la lutte armée menée par les Bodo entre 1989 et 1992. Les propositions de révisions suggéraient de limiter la construction des camps aux secteurs du Sanctuaire où les conditions de sécurité s'étaient suffisamment améliorées. La direction du site essaie d'utiliser les économies réalisées en limitant le nombre de constructions à des activités d'assistance telles que l'organisation de camps vétérinaires et médicaux, la réparation des installations d'irrigation existantes, etc., au profit de la population. La direction du site estime ces activités essentielles pour continuer à améliorer les relations entre la direction et les villageois de l'endroit. Selon les conseils de l'UICN, le Centre a accepté ces révisions budgétaires et la mise en oeuvre du projet a été accélérée.

L'UICN a également étudié le rapport sur l'état de conservation du site fourni par l'État partie en annexe de sa lettre du 21 juin 1999 adressée au Centre. L'UICN a noté plusieurs faits nouveaux positifs dus à la mise en oeuvre du plan de réhabilitation approuvé par l'État partie et le Bureau en 1997. Ainsi, les sièges de la Nansbari Range et de la direction comprennent maintenant des membres de la Force de protection forestière de l'Assam qui peuvent agir rapidement et effectuer des opérations de patrouille et de surveillance dans les zones sensibles. Le site est ouvert au public depuis 1995 et le nombre de visiteurs augmente lentement. Les dommages écologiques causés par la lutte armée Bodo sont négligeables et l'on estime que les populations de grands mammifères devraient pouvoir retrouver leurs niveaux d'avant 1989 au cours des prochaines années. La restauration des infrastructures du site (routes, installations pour le personnel, etc.) progresse cependant lentement et la formation du personnel exige de l'attention. Le problème principal qui se pose au site est l'isolement des villageois vivant aux alentours du site. Ils sont pauvres et dépendent des ressources naturelles pour assurer leur subsistance. La direction du site tente d'organiser des activités d'assistance mais il faudra intensifier les efforts à cet égard. L'UICN a signalé au Centre un rapport récent indiquant que le ministre de l'Environnement et des Forêts aurait l'intention de créer une force de police armée pour protéger la faune sauvage des braconniers et préserver la forêt des coupes illégales. L'UICN vérifie d'autres rapports non confirmés indiquant un contrôle par la guérilla tribale de certaines parties du Sanctuaire d'où se seraient retirées les forces paramilitaires.

Le Comité a décidé de maintenir ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Comité a invité l'État partie à coopérer avec le Centre et l'UICN pour la préparation d'un rapport d'avancement sur la mise en oeuvre du plan de réhabilitation depuis le second semestre 1997, pour présentation à la vingt-quatrième session du Comité en l'an 2000. Un tel rapport pourrait inclure une évaluation des mesures complémentaires nécessaires et fournir une indication de la période requise pour le retrait de ce site de la Liste du patrimoine mondial en péril.

Le Comité pourrait maintenir ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Comité pourrait inviter l’Etat partie à coopérer avec le Centre et l’UICN pour la préparation d’un rapport d’avancement sur la mise en œuvre du plan de réhabilitation depuis le second semestre 1997, pour présentation à la vingt-quatrième session du Comité en l’an 2000. Un tel rapport pourrait inclure une évaluation des mesures complémentaires nécessaires et fournir une indication de la période requise pour le retrait de ce site de la Liste du patrimoine mondial en péril.

Année du rapport : 1999
Inde
Date d'inscription : 1985
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(ix)(x)
Liste en péril (dates) : 1992-2011
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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