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Mosi-oa-Tunya / Chutes Victoria

Zambie, Zimbabwe
Facteurs affectant le bien en 1998*
  • Vastes infrastructures et/ou installations touristiques / de loisirs
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Projet de construction d'un barrage en travers des gorges (problème résolu) 

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 1998
Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 1998**
Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1998
A la demande du Centre, l'UICN a étudié le "Rapport sur la portée des impacts potentiels associés au développement proposé de l'ensemble hôtelier de Mosi-oa-Tunya" préparé par la Division de l'Eau, de l'Environnement et des Techniques de Sylviculture, CSIR, Afrique du Sud. Ce rapport a été commandé par Sun International, la société qui aimerait développer cet ensemble hôtelier du côté zambien de ce site transfrontalier du patrimoine mondial. En résumé, les commentaires de l'UICN sont les suivants :
  • le rapport est d'une grande qualité technique et a totalement reconnu et étudié les recommandations du document intitulé "Evaluation écologique stratégique d'aménagements autour de Victoria Falls", préparé et publié par l'UICN en 1996 ;
  • le problème essentiel reste que cet aménagement est proposé dans le périmètre du site du patrimoine mondial. Toutefois, comme le fait observer le rapport, la zone proposée pour les aménagements a déjà été affectée par des infrastructures hôtelières existantes et les nouveaux aménagements ne causeront pas de nouvelles dégradations au site mais pourraient en fait contribuer à réhabiliter et améliorer les qualités d'intérêt panoramique de la région ;
  • le rapport reconnaît tout à fait une série d'impacts potentiels écologiques et sociaux, pour la plupart dans la ligne de précédents rapports préparés par l'UICN sur ce site, mais ne suggère pas de moyens clairs de les résoudre ou de les limiter ;
  • étant donné que les aménagements proposés sont très importants, les autorités basées à Livingstone pourraient ne pas pouvoir traiter de questions comme la sécurité, les problèmes sanitaires, l'évacuation des eaux usées, etc. Le gouvernement central de Zambie doit intervenir pour résoudre ces problèmes. Toutefois, aucune information n'a été reçue du gouvernement zambien sur la manière dont il compte régler ces questions ;
  • les partenaires concernés par cette proposition d'aménagement ont insisté sur l'importance économique du projet pour la Zambie et ont exprimé le souhait que le projet soit réalisé le plus rapidement possible.
Du point de vue de l'UICN, les principaux points préoccupants sont les suivants :
  • l'emplacement du projet d'aménagement est situé dans le périmètre du site et particulièrement près des berges de la rivière ;
  • l'appui institutionnel qui pourrait être fourni par le gouvernement zambien pour traiter les problèmes d'environnement n'est pas défini ;
  • étant donné que le site appartient à deux Etats parties, le gouvernement zambien doit discuter le projet avec le gouvernement zimbabwéen afin de rechercher son accord sur la politique de mise en oeuvre, ses procédures et son calendrier.

La réponse du Département zimbabwéen des Parcs nationaux et de la Gestion de la Faune sauvage (ZDNPWLM) à la proposition d'aménagement hôtelier de Sun International a été transmise au Centre le 25 septembre 1998 par la Commission nationale du Zimbabwe auprès de l'UNESCO. Le ZDNPWLM a souligné la nécessité de préserver le site du patrimoine mondial comme un atout collectif et il a insisté sur le fait que toute proposition d'aménagement devait se conformer aux procédures de l'étude d'impact environnemental qui impliquent une participation totale de la collectivité.

Le ZDNPWLM a fait remarquer qu'il manque de détails et d'informations sur la proposition de développement hôtelier. Le ZDNPWLM est par conséquent incapable de faire des commentaires spécifiques et constructifs ou d'approuver le projet d'aménagement.

Action requise
Décision requise : Le Bureau pourrait souhaiter adopter le texte suivant et le transmettre au Comité pour qu'il en prenne note :
"Le Bureau demande au Centre de coopérer avec le Bureau régional de l'UICN pour l'Afrique australe afin d'organiser une réunion binationale réunissant les gouvernements de Zambie et du Zimbabwe. La réunion doit être conçue et organisée de manière à clarifier les questions concernant ce projet d'aménagement, conformément à la responsabilité commune des deux Etats parties de conserver et de gérer convenablement ce bien transfrontalier du patrimoine mondial."
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1998

Le Bureau a été informé de l'étude par l'UICN du "Rapport sur la portée des impacts potentiels associés au développement proposé de l'ensemble hôtelier de Mosi-oa-Tunya" préparé par la Division de l'Eau, de l'Environnement et des Techniques de Sylviculture, CSIR, Afrique du Sud. Ce rapport a été commandé par Sun International, la société qui aimerait développer cet ensemble hôtelier du côté zambien de ce site transfrontalier du patrimoine mondial.

Du point de vue de l'UICN, les questions les plus préoccupantes sont les suivantes :
(a) l'emplacement du projet d'aménagement est situé dans le périmètre du site et particulièrement près des berges de la rivière ;
(b) l'appui institutionnel qui pourrait être fourni par le gouvernement zambien pour traiter les problèmes d'environnement n'est pas défini ;
(c) étant donné que le site appartient à deux Etats parties, le gouvernement zambien doit discuter le projet avec le gouvernement zimbabwéen afin de rechercher son accord sur la politique de mise en œuvre, ses procédures et son calendrier.

 La réponse du Département zimbabwéen des Parcs nationaux et de la Gestion de la Faune sauvage (ZDNPWLM) à la proposition d'aménagement hôtelier de Sun International a été transmise au Centre le 25 septembre 1998 par la Commission nationale du Zimbabwe auprès de l'UNESCO. Le ZDNPWLM a souligné la nécessité de préserver le site du patrimoine mondial comme un atout collectif et il a insisté sur le fait que toute proposition d'aménagement devait se conformer aux procédures de l'étude d'impact environnemental qui impliquent une participation totale de la collectivité. Le ZDNPWLM a fait remarquer qu'il manque de détails et d'informations sur la proposition de développement hôtelier. Le ZDNPWLM est par conséquent incapable de faire des commentaires spécifiques et constructifs ou d'approuver le projet d'aménagement.

Le Bureau a demandé au Centre de coopérer avec le Bureau régional de l'UICN pour l'Afrique australe afin d'organiser une réunion binationale réunissant les gouvernements de Zambie et du Zimbabwe. La réunion doit être conçue et organisée de manière à clarifier les questions concernant ce projet d'aménagement, conformément à la responsabilité commune des deux Etats parties de conserver et de gérer convenablement ce bien transfrontalier du patrimoine mondial. Le Bureau a également soutenu la position du ZDNPWLM insistant sur la nécessité de protéger le site du patrimoine mondial comme un atout collectif et de soumettre toute nouvelle proposition de développement aux procédures des études d'impact environnemental avec l'entière participation du public.

Décisions adoptées par le Comité en 1998
22 COM VII.27
Rapports sur l'état de conservation de biens naturels que le Comité a notés

VII.27 Le Comité a pris note des décisions de la vingtdeuxième session extraordinaire du Bureau telles que reflétées dans le Rapport de la session du Bureau (document de travail WHC-98/CONF.203/5) et inclus en Annexe IV, concernant les biens suivants :

  • La Grande Barrière (Australie)

En plus du rapport dont le Comité a pris note, (Annexe III), le délégué de l'Australie a informé le Comité que l'Australie avait tenu un colloque international sur la gestion de l'écosystème marin tropical (ITMEMS) qui a lancé un appel à la communauté internationale pour agir d'urgence et coordonner les efforts pour traiter les menaces qui pèsent sur les récifs de corail et les systèmes marins tropicaux. Le Comité a noté et soutenu cette initiative et a incité les États parties à définir des zones appropriées de récifs de corail, de mangroves et de prairies sousmarines pour les proposer à l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial et demander qu'ils soient protégés au titre d'autres traités internationaux.

  • Les îles Heard et McDonald (Australie)
  • Baie Shark - Australie occidentale (Australie)
  • Tropiques humides de Queensland (Australie)
  • Forêt Belovezhskaya Pushcha/Bialowieza Belovezhskaya Puscha (Bélarus/Pologne)
  • Parc national d'Iguaçu (Brésil)
  • Réserve de faune du Dja (Cameroun)
  • Parcs des Rocheuses canadiennes (Canada)
  • Région d'intérêt panoramique et historique de la vallée de Jiuzhaigou (Chine)
  • Région d'intérêt panoramique et historique de Huanglong (Chine)
  • Région d'intérêt panoramique et historique de Wulingyuan (Chine)
  • Parc national de Los Katios (Colombie)
  • Parc national de Morne Trois Pitons (Dominique)
  • Parc national de Nanda Devi (Inde)
  • Sanctuaire de baleines d'El Vizcaino (Mexique)
  • Parc national de Royal Chitwan (Népal)
  • Parc national de Sagarmatha (Népal)
  • Sanctuaire de l'oryx arabe (Oman)
  • Parc national de Huascaran (Pérou)

Le Comité a noté que la décision du Bureau reflétait également la suggestion de créer un groupe de contact informel sur l'exploitation minière et le patrimoine mondial et que le document de l'UICN intitulé "Draft Policy on mining and protected areas" serait distribué.

  • Volcans du Kamtchatka (Fédération de Russie)

L'observateur de la Fédération de Russie a informé le Comité que les autorités fédérales et régionales sont d'accord avec le développement du projet de mine d'or d'Aginskoe dans la province du Kamtchatka. Les données et documents nouveaux ont été transmis au Centre ; ils comprennent une Etude de faisabilité qui faisait état que le projet de développement du projet d'exploitation minière se trouve à l'extérieur du territoire du Parc naturel de Bystrinsky. Le Comité a noté les efforts de l'UICN pour contrôler l'état de conservation de cette zone du site du patrimoine mondial si le projet d'exploitation de la mine d'or d'Aginskoe se poursuit.

  • Forêts vierges de Komi (Fédération de Russie)
  • Grottes de Skocjan (Slovénie)
  • Sanctuaires de faune de Thung Yai-Huai Kha Khaeng (Thaïlande)
  • Ile de St. Kilda (Royaume-Uni)
  • Baie d'Ha-Long (Viet Nam)
  • Parc national Durmitor (République fédérale de Yougoslavie)

Le Comité a noté que le nom officiel de l'État partie selon l'appellation des Nations Unies était : "République fédérale de Yougoslavie".

  • Mosi-oa-Tunya/Victoria Falls (Zambie/Zimbabwe)

 

Pas de projet de décision

Année du rapport : 1998
Zambie Zimbabwe
Date d'inscription : 1989
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(viii)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 22COM (1998)
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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