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Mosi-oa-Tunya / Chutes Victoria

Zambie, Zimbabwe
Facteurs affectant le bien en 2012*
  • Espèces envahissantes/exotiques terrestres
  • Habitat
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Pollution atmosphérique
  • Pollution des eaux de surface
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Sécheresses
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Projet de construction d'un barrage en travers des gorges (problème résolu); 
  • Développement touristique non planifié ;
  • Développement urbain incontrôlé résultant d'un accroissement significatif de la population ;
  • Espèces envahissantes ;
  • Pollution (de l'eau, de l'air et visuelle) ;
  • Amoindrissement du débit des chutes en raison de la sécheresse et/ou de captages en amont (production d'énergie hydraulique). 
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2012
Demandes approuvées : 5 (de 2001-2007)
Montant total approuvé : 93 485 dollars E.U.
2007 Zimbabwe-Zambia meeting to plan the implementation of ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
2001 Capacity Building for Mosi-oa-Tunya/Victoria Falls and ... (Approuvé)   31 854 dollars E.U.
2001 Bi-national Workshop Zambia/Zimbabwe for the review of ... (Approuvé)   15 085 dollars E.U.
2001 National meeting on the Conservation of the Victoria ... (Approuvé)   7 496 dollars E.U.
2001 National Workshop on the conservation of Victoria ... (Approuvé)   9 050 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2012**

Novembre 2006 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/UICN 

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2012

Le 15 février 2012, les États parties de Zambie et du Zimbabwe ont soumis un rapport conjoint sur l’état de conservation rendant compte des progrès accomplis lors des deux années écoulées depuis leur dernier rapport en février 2010. Le rapport répond aux questions spécifiques soulevées par la décision 34 COM 7B.6 du Comité et donne un compte rendu général actualisé de la mise en œuvre des mesures prises pour satisfaire les recommandations de la mission de 2006. L’État partie de Zambie a également soumis le 14 octobre 2011 trois énoncés de projets environnementaux respectivement pour un ballon captif de cinq passagers, un amphicoach (autocar amphibie) et une installation de lodge et spa sous tente. L’énoncé de projet environnemental équivaut à une étude d’impact environnemental en vertu de la Règlementation zambienne sur la protection environnementale et le contrôle de la pollution (Evaluation environnementale), texte législatif n° 28 de 1997.

a) Coordination de la gestion transfrontalière

Les États parties indiquent que le Comité conjoint technique (CCT) et le Comité conjoint de gestion du site (CCGS) se sont l’un et l’autre réunis deux fois en 2010 et deux fois en 2011. La Commission ministérielle conjointe ne s’est pas encore réunie. Par le travail de ces comités, des plans d’action annuels ont été élaborés et le rapport des États parties détaille les progrès accomplis dans neuf domaines d’activité en 2010, tout en donnant également des détails du programme de travail prévu pour 2011. Les États parties notent que le financement reste un défi et qu’une forte rotation des effectifs, aggravée par des vacances de postes et un « ralentissement économique » dans un État partie, ont limité l’efficacité des opérations conjointes.

b) Suivi du site

Les États parties rendent compte de l’élaboration de 57 repères et indicateurs servant à suivre les progrès accomplis dans le maintien de la valeur universelle exceptionnelle et de l’intégrité écologique du bien. Les détails de ces repères et indicateurs sont présentés sous forme de tableau et les progrès accomplis pour atteindre chacun d’eux sont résumés. Pour la plupart, le travail est en cours.

c) Contrôle des espèces envahissantes

Les États parties rapportent une intensification des efforts de contrôle des espèces envahissantes dans la zone des Chutes à l’aide de moyens mécaniques, chimiques et biologiques. Un total de 2,5 ha de terre a été nettoyé de l’espèce envahissante Lantana camara mais les États parties indiquent être confrontés à d’importants défis en raison de sa rapide régénération. Les versants des gorges sont désormais infestés et les activités de contrôle dépendent du financement des États parties qui est inapproprié.

d) Développement et régulation du tourisme

Les États parties rapportent une hausse du nombre de visiteurs par rapport au chiffre de 2009, avec un total de 232 400 visiteurs en 2010 et 215 380 lors des 11 premiers mois de 2011. Une nouvelle hélisurface a été réalisée à l’écart des Chutes afin que les opérateurs d’hélicoptères puissent être délocalisés et la pollution sonore réduite. Les deux États parties ont rénové leurs centres d’information et installé une billetterie électronique. D’autres installations touristiques ont été améliorées du côté du Zimbabwe, avec un nouvel espace de vente des billets et la modernisation des installations sanitaires.

Comme précisé précédemment, l’État partie de Zambie a soumis un nouvel énoncé de projet pour un ballon captif plus petit à un endroit différent. L’énoncé de projet pour cette proposition indique que le nouvel emplacement se trouve au sud de la cataracte est, ce qui signifie que le ballon n’apparaîtrait pas dans le couloir de vue des visiteurs qui regardent les Chutes du côté zambien.

e) Autres problèmes de conservation préoccupants – prélèvement d’eau, braconnage, pollution et développement urbain

Vis-à-vis des autres menaces et recommandations de la mission de 2006, les États parties signalent ce qui suit :

Un accord a été atteint pour réduire le prélèvement d’eau pour la production d’énergie hydroélectrique par Zambia Electricity Supply Corporation (ZESCO), ce qui entraîne une réduction de 40% de la production électrique et, par conséquent, un débit plus élevé aux Chutes pendant cinq heures lors des mois critiques de sècheresse, lorsque le débit du Zambèze descend en-dessous de 400 m³/s. Ceci dans l’optique de garantir le débit de la cataracte est (sur le côté zambien des Chutes) lors des pics d’affluence. Cependant, l’État partie indique que cette mesure ne sera pas mise en œuvre tant la centrale est reliée au réseau national, et qu’il n’y aura aucune réduction de la production électrique si le débit du Zambèze descend en-dessous de 200 m³/s.

L’État partie indique par ailleurs que le braconnage a été réduit de 65%, que 107 arrestations ont eu lieu et que 3 662 pièges et autres objets ont été confisqués à des braconniers. De plus, les États parties ont organisé des réunions et patrouilles de sécurité concertées, ont acquis l’équipement nécessaire et formé 44 gardes de terrain.

Le rapport indique également que la question de la pollution due à des rejets d’effluents des zones urbaines de part et d’autre de la frontière est maintenant traitée. Les bassins d’assainissement côté zimbabwéen ont été réhabilités mais ceux côté zambien sont encore signalés comme présentant des fuites. Des mesures d’atténuation ont été mises en place pour traiter la pollution des eaux usées de bateaux, notamment l’installation de toilettes chimiques à bord de tous les bateaux naviguant sur le Zambèze.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2012

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN accueillent favorablement les progrès accomplis, depuis l’introduction du Plan conjoint de gestion intégrée, dans l’élaboration d’une approche de gestion unifiée par les États parties au travers de réunions régulières des Comités conjoints technique et de gestion du site. Ils se félicitent de l’introduction de plans d’action annuels conjoints et notent que leur mise en œuvre a été handicappée par des problèmes d’effectifs et de budget qui dépassent largement le contrôle des autorités de gestion du site. Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN recommandent au Comité d’encourager les États parties à élaborer une stratégie de financement durable et un plan d’affaires pour le bien, grâce auxquels, entre autres, des revenus plus conséquents générés par les droits d’entrée du parc et autres sources seront à la disposition du bien et pourront être réinvestis pour satisfaire les besoins de gestion.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN notent également l’intention déclarée des États parties d’élaborer un plan de suivi général pour le bien pour décembre 2012 et encouragent le CCGS d’en faire une priorité. Il est nécessaire d’identifier des indicateurs quantifiables spécifiques et de réunir des données de manière systématique et reproductible afin de suivre le statut de la valeur universelle exceptionnelle du bien et des indicateurs de l’intégrité écologique du bien.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN notent qu’en dépit de certaines améliorations, l’utilisation d’hélicoptères et le bruit restent une préoccupation significative qui a un impact sur la qualité d’expérience des visiteurs sur le bien et demandent une régulation et gestion continues. Qui plus est, après avoir examiné l’énoncé de projet, le Centre du patrimoine mondial et l’UICN considèrent que le nouvel emplacement du ballon captif n’atténue pas les impacts visuels du ballon sur la vue depuis le côté zimbabwéen ni des croisières sur le fleuve depuis le haut des Chutes. Ils recommandent que le Comité rappelle sa décision 34 COM 7B.6, qui réitérait que tout projet de ballon captif près du bien aurait un impact négatif sur son intégrité car, en l’air, le ballon est susceptible d’apparaître dans le couloir de vue des Chutes.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN notent les mesures prises pour cesser tout autre projet hôtelier et aménagement d’installations touristiques sur les berges et les îles du fleuve ; pour réduire la pollution sonore et aquatique et préserver l’intégrité visuelle et la beauté naturelle intacte du site. Ils notent également que l’État partie de Zambie a soumis trois énoncés de projets environnementaux respectivement pour un ballon captif de cinq passagers, un amphicoach (autocar amphibie), et un lodge et spa sous tente avant de prendre une décision sur ces projets, comme demandé par les Orientations.

Toutefois, concernant le projet d’amphicoach, l’énoncé de projet environnemental soumis ne traite pas pour l’instant de manière adéquate de l’atténuation des impacts visuels et physiques. Pour le projet de spa, l’énoncé devrait inclure une limite pour la hauteur des tentes et autres infrastructures associées aux lodge et spa, et spécifier des mesures pour éviter les impacts du spa sur la vue depuis le côté zimbabwéen du fleuve. Qui plus est, concernant le site du spa, des mesures adéquates devraient être prises pour éviter l’érosion de la terre végétale dans et autour du site des lodge et spa, ainsi que l’écoulement de limon dans le fleuve ou cours d’eau apparentés en conséquence du drainage de surface des eaux de pluies. S’il est possible d’évaluer les impacts de chaque projet de développement sur le bien, les effets cumulés de plusieurs aménagements de tourisme auront ensemble un impact sur la valeur universelle exceptionnelle du bien. Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN prennent note des préoccupations de longue date concernant l’impact visuel des structures élevées et recommandent que le Comité demande à l’État partie de réaliser une Evaluation stratégique environnementale (ESE) de l’aménagement au sein du bien et dans son voisinage, afin de protéger la valeur universelle exceptionnelle du bien, notamment sa valeur esthétique et les conditions d’intégrité afférentes.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN notent la perte de revenus (estimée à 218 160 dollars EU par an) qu’engendrerait la réduction de la quantité d’eau détournée des Chutes pour générer de l’électricité. Ils notent cependant que la centrale ZESCO, comme rapporté par l’État partie, a besoin de 175 m3/s pour fonctionner à plein régime, ce qui sous-entend un prélèvement de 44-87% du débit typique en saison sèche sur la période de septembre à janvier. Une telle quantité d’eau prélevée affecte l’impact visuel et la valeur esthétique du bien (à la base de son inscription sur la Liste du patrimoine mondial en vertu du critère (vii)) et peut avoir d’autres impacts à long terme comme la dégradation de la forêt ombrophile adjacente en conséquence d’une dispersion moindre lors des saisons critiques. Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN recommandent au Comité de prier l’État partie de Zambie d’envisager d’autres réductions volontaires en matière de prélèvement d’eau lors de la saison sèche afin de pleinement préserver la valeur universelle exceptionnelle du bien. 

Décisions adoptées par le Comité en 2012
36 COM 7B.7
Mosi-oa-Tunya / Chutes Victoria (Zambie/Zimbabwe) (N 509)

Le Comité du patrimoine mondial,

1.   Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7B,

2.   Rappelant la décision 34 COM 7B.6 adoptée à sa 34e session (Brasilia, 2010),

3.   Accueille favorablement les avancements réalisés par les deux États parties dans la consolidation de la gestion conjointe du bien transfrontalier au travers du travail des Comités conjoints techniques et de gestion du site, et les mesures prises pour promouvoir le tourisme durable en cessant toute construction d’hôtels et de lodges sur les berges et îles du fleuve, en réduisant la pollution sonore et aquatique, et en modernisant les installations touristiques sur le bien ;

4.   Encourage les deux États parties à élaborer une stratégie de financement durable et un plan d’affaires pour le bien, reconnaissant que la mise en œuvre du plan conjoint de gestion intégrée peut être largement financée à partir des droits d’entrée du parc et autres sources générées en interne ;

5.   Accueille également favorablement l’accord volontaire de l’État partie de Zambie d’introduire une limite sur le prélèvement d’eau des Chutes en saison sèche à des fins de production d’énergie hydroélectrique, ce qui restaurerait de manière significative un attribut majeur de la valeur universelle exceptionnelle du bien, et demande à l’État partie de Zambie de mettre en œuvre ce nouveau régime de prélèvement d’eau dès que possible, et d’envisager d’autres réductions de prélèvement d’eau par la centrale ;

6.   Note que l’État partie de Zambie a soumis trois énoncés de projets environnementaux, y compris pour un projet de ballon captif adjacent au bien, réitère sa précédente conclusion à sa 34e session (Brasilia, 2010) que tout ballon captif proche du bien aura un impact négatif sur son intégrité visuelle, et prie les États parties de n’autoriser aucun ballon captif ou autres structures élevées dans le voisinage des Chutes ;

7.   Demande également à l’État partie de Zambie de répondre aux commentaires de l’UICN concernant les projets d’amphicoach et de lodge et spa, avant d’envisager de poursuivre les deux projets ;

8.   Recommande aux États parties de réaliser une Evaluation stratégique environnementale conjointe des aménagements au sein du bien et dans son voisinage, afin de protéger la valeur universelle exceptionnelle du bien, y compris sa valeur esthétique et les conditions d’intégrité afférentes ;

9.   Reconnaît également les progrès accomplis dans l’élaboration de repères et indicateurs pour suivre l’état de conservation du bien et demande également aux États parties d’élaborer un plan de suivi général pour le bien et d’en soumettre une copie au Centre du patrimoine mondial d’ici le 1er décembre 2012 ;

10. Réitère sa demande aux deux États parties de poursuivre leurs efforts de contrôle des espèces envahissantes ;

11. Demande en outre aux deux États parties de soumettre au Centre du patrimoine mondial d’ici le 1er février 2014 un rapport conjointement préparé sur l’état de conservation du bien, incluant des détails sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures destinées à répondre aux recommandations de la mission de 2006 et sur les points susmentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session en 2014.

36 COM 8E
Adoption des Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle

Le Comité du patrimoine mondial,

1.    Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/8E,

2.    Félicite les États Parties pour l’excellent travail accompli dans l’élaboration de déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle pour les biens du patrimoine mondial dans leurs territoires ;

3.    Adopte les déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle,  telles que présentées dans l’Annexe I du Document WHC-12/36.COM/8E, pour les biens du patrimoine mondial suivants :

    • Australie : La Grande Barrière ; Îles Lord Howe ; Forêts humides Gondwana de l’Australie ; Tropiques humides de Queensland ; Île Fraser ; Sites fossilifères de mammifères d’Australie (Riversleigh / Naracoorte); Îles Heard et McDonald ; Île Macquarie ; Parc national de Purnululu ;
    • Bangladesh : Ville-mosquée historique de Bagerhat ;
    • Cambodge : Angkor ;
    • Chine : Mont Taishan ; La Grande Muraille ; Palais impériaux des dynasties Ming et Qing à Beijing et à Shenyang ; Grottes de Mogao ; Site de l’homme de Pékin à Zhoukoudian ; Région d’intérêt panoramique et historique de la vallée de Jiuzhaigou ; Temple et cimetière de Confucius et résidence de la famille Kong à Qufu ; Ensemble de bâtiments anciens des montagnes de Wudang ; Ensemble historique du palais du Potala, Lhasa ; Parc national de Lushan ; Paysage panoramique du Mont Emei, incluant le paysage panoramique du Grand Bouddha de Leshan ; Vieille ville de Lijiang ; Temple du Ciel, autel sacrificiel impérial à Beijing ; Mont Wuyi ; Sculptures rupestres de Dazu ; Mont Qincheng et système d’irrigation de Dujiangyan ; Capitales et tombes de l’ancien royaume de Koguryo ; Sanctuaires du grand panda de Sichuan – Wolong, Mont Siguniang et Montagnes de Jiajin ;
    • Côte d’Ivoire et Guinée : Réserve naturelle intégrale du Mont Nimba;
    • Egypte : Wadi Al-Hitan (La vallée des Baleines) ;
    • Estonie : Centre historique (vieille ville) de Tallinn ;
    • Ethiopie : Eglises creusées dans le roc de Lalibela ; Basse vallée de l’Aouache ; Basse vallée de l’Omo ; Harar Jugol, la ville historique fortifiée ;
    • Gambie : Île Kunta Kinteh et sites associés;
    • Gambie et Sénégal : Cercles mégalithiques de Sénégambie;
    • Ghana : Forts et châteaux de Volta, d’Accra et ses environs et des régions centrale et ouest ; Bâtiments traditionnels ashanti ;
    • Iles Salomon : Rennell Est ;
    • Inde : Le Taj Mahal ; Parc national de Keoladeo ; Parc national des Sundarbans ; Parcs nationaux de Nanda Devi et de la Vallée des fleurs ;
    • Indonésie : Ensemble de Borobudur ; Ensemble de Prambanan ;
    • Kazakhstan : Mausolée de Khoja Ahmad Yasawi ; Pétroglyphes du paysage archéologique de Tamgaly ;
    • Madagascar : Réserve naturelle intégrale du Tsingy de Bemaraha ; Colline royale d’Ambohimanga ;
    • Malaisie : Parc national du Gunung Mulu ;
    • Mali : Tombouctou ; Falaises de Bandiagara (pays dogon) ; Tombeau des Askia ;
    • Mongolie : Paysage culturel de la vallée de l’Orkhon ;
    • Népal : Parc national de Sagarmatha ; Vallée de Kathmandu ; Parc national de Chitwan ; Lumbini, lieu de naissance du Bouddha ;
    • Nigéria : Forêt sacrée d’Osun-Oshogbo ;
    • Nouvelle-Zélande : Te Wahipounamu – zone sud-ouest de la Nouvelle-Zélande ; Iles subantarctiques de Nouvelle-Zélande ;
    • Ouzbékistan : Centre historique de Boukhara ; Centre historique de Shakhrisyabz ; Samarkand – carrefour de cultures ;
    • Pakistan : Ruines archéologiques de Mohenjo Daro ;
    • Philippines : Eglises baroques des Philippines ; Parc national de la rivière souterraine de Puerto Princesa ;
    • République de Corée : Grotte de Seokguram et temple Bulguksa ; Temple d’Haeinsa Janggyeong Panjeon, les dépôts des tablettes du Tripitaka Koreana ; Sanctuaire de Jongmyo ; Ensemble du palais de Changdeokgung ; Forteresse de Hwaseong ; Zones historiques de Gyeongju ; Sites de dolmens de Gochang, Hwasun et Ganghwa ;
    • République démocratique du Congo : Parc national des Virunga ; Parc national de la Garamba ; Parc national de Kahuzi-Biega ; Parc national de la Salonga ;
    • République islamique d’Iran : Bam et son paysage culturel ;
    • République populaire démocratique de Corée : Ensemble des tombes de Koguryo ;
    • République-unie de Tanzanie : Parc national de Serengeti; Sites d’art rupestre de Kondoa ;
    • Thaïlande : Ville historique d’Ayutthaya ;
    • Turkménistan : Parc national historique et culturel de l’ « Ancienne Merv »; Kunya-Urgench ;
    • Viet Nam : Baie d’Ha Long ; Sanctuaire de Mi-sön ; Parc national de Phong Nha-Ke Bang ;
    • Zambie et Zimbabwe : Mosi-oa-Tunya / Chutes Victoria ;
    • Zimbabwe : Monument national du Grand Zimbabwe ; Ruines de Khami ; Monts Matobo ;

4.    Décide que les déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle des biens du patrimoine mondial en péril seront passées en revue par les Organisations consultatives en priorité ;

5.    Décide également que, compte tenu du grand nombre de déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle à examiner, l’ordre dans lequel elles seront passées en revue par les Organisations consultatives suivra le deuxième cycle de soumission de Rapports périodiques, tel que :

    • biens du patrimoine mondial dans les États arabes ;
    • biens du patrimoine mondial en Afrique ;
    • biens du patrimoine mondial en Asie et Pacifique ;
    • biens du patrimoine mondial en Amérique latine et aux Caraïbes ;
    • biens du patrimoine mondial en Europe et Amérique du Nord. 
Projet de décision : 36 COM 7B.7

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7B,

2. Rappelant la décision 34 COM 7B.6 adoptée à sa 34e session (Brasilia, 2010),

3. Accueille favorablement les avancements réalisés par les deux États parties dans la consolidation de la gestion conjointe du bien transfrontalier au travers du travail des Comités conjoints techniques et de gestion du site, et les mesures prises pour promouvoir le tourisme durable en cessant toute construction d’hôtels et de lodges sur les berges et îles du fleuve, en réduisant la pollution sonore et aquatique, et en modernisant les installations touristiques sur le bien ;

4. Encourage les deux États parties à élaborer une stratégie de financement durable et un plan d’affaires pour le bien, reconnaissant que la mise en œuvre du plan conjoint de gestion intégrée peut être largement financée à partir des droits d’entrée du parc et autres sources générées en interne ;

5. Accueille également favorablement l’accord volontaire de l’État partie de Zambie d’introduire une limite sur le prélèvement d’eau des Chutes en saison sèche à des fins de production d’énergie hydroélectrique, ce qui restaurerait de manière significative un attribut majeur de la valeur universelle exceptionnelle du bien, et demande à l’État partie de Zambie de mettre en œuvre ce nouveau régime de prélèvement d’eau dès que possible, et d’envisager d’autres réductions de prélèvement d’eau par la centrale ;

6. Note que l’État partie de Zambie a soumis trois énoncés de projets environnementaux, notamment pour un projet de ballon captif adjacent au bien, réitère sa précédente conclusion à sa 34e session (Brasilia, 2010) que tout ballon captif proche du bien aura un impact négatif sur son intégrité visuelle, et prie les États parties de n’autoriser aucun ballon captif ou autres structures élevées dans le voisinage des Chutes ;

7. Demande également à l’État partie de Zambie de répondre aux commentaires de l’UICN concernant les projets d’amphicoach et de lodge et spa, avant d’envisager de poursuivre les deux projets ;

8. Recommande aux États parties de réaliser une Evaluation stratégique environnementale conjointe des aménagements au sein du bien et dans son voisinage, afin de protéger la valeur universelle exceptionnelle du bien, y compris sa valeur esthétique et les conditions d’intégrité afférentes ;

9. Reconnaît également les progrès accomplis dans l’élaboration de repères et indicateurs pour suivre l’état de conservation du bien et demande également aux États parties d’élaborer un plan de suivi général pour le bien et d’en soumettre une copie au Centre du patrimoine mondial d’ici le 1er décembre 2012 ;

10. Réitère sa demande aux deux États parties de poursuivre leurs efforts de contrôle des espèces envahissantes ;

11. Demande en outre aux deux États parties de soumettre au Centre du patrimoine mondial d’ici le 1er février 2014 un rapport conjointement préparé sur l’état de conservation du bien, incluant des détails sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures destinées à répondre aux recommandations de la mission de 2006 et sur les points susmentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session en 2014.

Année du rapport : 2012
Zambie Zimbabwe
Date d'inscription : 1989
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(viii)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 36COM (2012)
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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